Mot-clé : Changement climatique

Par Agra

Prairies : la pousse de l’herbe démarre en trombe, record depuis 1989 (Agreste)

« La pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors Drom) est supérieure de 53 % à la moyenne observée sur la période de référence 1989-2018 », constate le service de statistique du ministère de l’Agriculture dans une note publiée le 29 avril. « Il s’agit du meilleur début de campagne depuis 1989 », selon ce premier bilan, arrêté au 20 avril, qui marque le lancement de la campagne de suivi des prairies pour 2026-2027. Cette pousse exceptionnelle est due « aux températures souvent supérieures à la normale et aux pluies relativement fréquentes des mois passés », explique Agreste. Résultat : « Alors qu’habituellement 20 % de la pousse annuelle est réalisée au 20 avril, cette proportion atteint déjà 31 % cette année ». Au niveau géographique, « la pousse de l’herbe des prairies permanentes est excédentaire sur l’ensemble du territoire », d’après le document. En tête, le nord-est, qui a « bénéficié de températures particulièrement clémentes » (rendement à 191 % de la moyenne en Grand Est, à 175 % en Bourgogne-Franche-Comté). À l’inverse, « l’excédent est un peu moins important dans les régions ayant souffert des inondations de l’hiver dans le quart sud-ouest et sur la façade Atlantique » (126 % en Nouvelle-Aquitaine, 135 % en Occitanie).


Par Actuagri

Gram’in été : sécuriser l’autonomie fourragère face au changement climatique

Face aux sécheresses récurrentes qui fragilisent l’autonomie de 200 000 élevages français, l’Inrae et le pôle de compétitivité dédié au végétal (Vegepolys Valley) ont lancé le projet Gram’in été. Doté d’un budget de 757 000 €, ce programme soutenu par FranceAgriMer vise à généraliser l’usage des graminées fourragères estivales (sorgho, teff grass, millet, moha) d’ici 2029. D’origine tropicale, ces plantes offrent une meilleure efficience de l’eau et une tolérance accrue à la chaleur, produisant plus de biomasse que les prairies tempérées en conditions arides. Le projet explore deux leviers : l’ensilage (sorgho monocoupe en substitution du maïs) et le pâturage estival. Coordonné par l’Inrae avec 14 partenaires, le projet mobilise 11 sites expérimentaux dans six régions clés (Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne et Occitanie). Après une phase d’acquisition de références agronomiques et nutritionnelles (2026-2027), des recommandations d’itinéraires techniques et de rationnement seront diffusées dès 2028. L’objectif est de transformer ces cultures, aujourd’hui marginales, en solutions structurantes pour la résilience des systèmes d’élevage.


Par Agra

Adaptation au changement climatique : 110 agriculteurs accompagnés par les chambres

Selon un communiqué de presse du 9 avril, les chambres d’agriculture ont réalisé 110 accompagnements sur l’adaptation au changement climatique dans le cadre du projet ClimaTerra. Arrêté à mars 2026, ce chiffre représente un tiers de l’objectif de ce projet exploratoire (350 accompagnements). Piloté par Chambres d’agriculture France, le projet Casdar ClimaTerra (2023-2026) vise, à terme, à « proposer à tous les agriculteurs un accompagnement dans la mise en œuvre d’un plan d’action personnalisé ». Il permet déjà à des agriculteurs de bénéficier gratuitement d’un « diagnostic de vulnérabilité » de leur exploitation. Les étapes suivantes de la démarche sont la construction d’un plan d’action personnalisé (deux jours, 557 plans réalisés) et l’accompagnement à la mise en place des différents leviers (quatre jours). Par ailleurs, ClimaTerra a permis de sensibiliser 10 241 personnes (agriculteurs, conseillers, étudiants). Le projet Casdar sera suivi d’une phase de massification, qui vise à accompagner 10 000 agriculteurs par an jusqu’en 2030. Une suite dont la forme n’est pas encore définie (nouveau projet ou poursuite du projet actuel) : « Nous ne savons pas encore sous quelle forme pourront être menés ces accompagnements et avec quels fonds », indique-t-on chez Chambres d’agriculture France.


Par Agra

Climat : mars 2026, quatrième mois de mars les plus chaud jamais enregistré

Mars 2026 se classe au quatrième rang des mois de mars les plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, avec une température moyenne de l’air en surface de 13,94 °C, au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), a indiqué l’observatoire européen Copernicus dans son bulletin mensuel du 10 avril. À l’échelle européenne, le mois de mars 2026 se classe au deuxième rang des mois de mars les plus chaud, derrière celui de 2025, avec une température moyenne de 5,88°C, soit 2,2°C au-dessus de la normale 1991-2020. La quasi-totalité du continent a enregistré des températures supérieures à la moyenne, particulièrement marquées dans les pays nordiques, les Etats baltes et le nord-ouest de la Russie. « Les données de Copernicus pour mars 2026 nous donnent à réfléchir », a commenté Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique, cité dans le bulletin. « Chaque chiffre est frappant en soi, mais ensemble, ils offrent un tableau d’un système climatique soumis à des pressions soutenues et de plus en plus fortes », a-t-il jugé. Dans ce contexte, le retour de plus en plus probable d’El Niño dans la seconde partie de l’année fait craindre aux climatologues que l’humanité ne se dirige vers de nouvelles chaleurs extrêmes. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées.


National | Par Actuagri

Les exploitations agricoles à l’épreuve de la météo

L’hiver qui s’achève restera dans les annales comme l’un des plus éprouvants pour l’agriculture française. Avec un mois de février historiquement pluvieux et des sols saturés à un niveau jamais vu depuis 1959, le bilan publié par Météo-France le 4 mars dessine le portrait d'une France sous les eaux. Tous les agriculteurs, quels qu’ils soient, quelles que soient leurs productions et où ils se trouvent, ont connu un des hivers…


Par Agra

Prairies/climat : le réchauffement pourrait diviser par deux les surfaces mondiales (étude)

D’ici 2100, le réchauffement climatique pourrait provoquer une « sévère contraction », jusqu’à 50 %, des surfaces adaptées au pâturage des ruminants (bovins, ovins, caprins) au niveau mondial, conclut une étude publiée le 9 février dans la revue PNAS (article payant). Selon l’intensité du dérèglement climatique, entre 36 et 50 % des surfaces aujourd’hui propices aux prairies deviendraient incultivables, « affectant plus de 100 millions d’éleveurs pastoraux et jusqu’à 1,6 milliard de ruminants », d’après un communiqué. Au cours de ces travaux, les chercheurs du PIK (Postdam Institute for Climate Impact Research) ont modélisé l’évolution de l’« espace climatique sûr », selon leurs mots : des zones propices à la pousse de l’herbe caractérisées par leur température (-3 à 29°C), leurs précipitations (entre 50 et 2 627 mm/an), leur humidité (de 39 à 67 %) et la vitesse du vent qui y souffle (entre 1 et 6 m/s). L’étude souligne aussi que « l’Afrique sera particulièrement vulnérable », avec une réduction des surfaces prairiales attendue entre 16 et 65 %. Un impact trop fort et trop rapide les moyens d’adaptation habituellement utilisés (changement d’espèce, migrations de cheptel).


Par Agra

Blé : jusqu’à six fois plus de canicules et de sécheresses d’ici 2100, selon l’Inrae

Dans un communiqué du 10 février, l’Inrae a présenté une méthode pour anticiper et mesurer la fréquence des années à haut risque pour les récoltes françaises de blé d’ici 2100. Elle explicite divers scénarios, variant selon l’intensité du changement climatique. Selon l’institut, dans le pire des cas, les épisodes de canicules et de sécheresses verraient leur probabilité d’apparaître multipliée par trois à six d’ici la fin du siècle, selon les secteurs. Par ailleurs, les hivers doux et les printemps excessivement humides pourraient devenir « douze fois plus fréquents dans le nord de la France ». À l’inverse, dans un scénario modéré « conforme aux objectifs de l’accord de Paris », les risques climatiques demeureraient similaires aux conditions actuelles. L’élaboration de ces projections par les scientifiques de l’Inrae est le résultat d’une combinaison « de modèles de développement de variétés de blé, de données climatiques historiques, de projections climatiques du GIEC », relate le communiqué. La méthode de l’institut a été publiée dans la revue Agricultural and Forest Meteorology.


National | Par La rédaction

Le gouvernement mise sur les «contrats d’avenir» et le 100 % origine UE

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est déplacé le 30 janvier dans une exploitation d’amandiers à Baigneaux (Eure-et-Loir). Il y a annoncé une réforme de la commande publique et le déploiement des «contrats d’avenir», notamment réclamés par les Jeunes agriculteurs. © capture X-JA C’est entouré de trois ministres* que le chef du gouvernement a effectué un déplacement sur une exploitation eurélienne produisant des amandiers. Tout un symbole dans ces terres qui…


Par Agra

Climat : 2025 sera encore parmi les années les plus chaudes de l’histoire en France

Conséquence du changement climatique, l’année 2025 figurera parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées en France, avec une température moyenne supérieure de 1°C par rapport aux normales climatiques, selon un bilan provisoire de Météo-France paru le 15 décembre. Les trois années les plus chaudes observées en France sont toutes intervenues après 2020, et les dix années les plus chaudes après 2010. Selon l’établissement public, cette année devrait se classer au troisième ou quatrième rang des années les plus chaudes en France depuis le début des mesures en 1900, sans toutefois dépasser les records établis en 2022 et 2023. Reste que 2025 aura été marquée par plusieurs épisodes de températures « anormalement élevées au cours des mois de mai, juin, août, novembre et décembre », souligne l’établissement public. À l’échelle mondiale, 2025 est en passe de devenir la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, quasiment au même niveau que le record de 2023, selon les données de l’observatoire européen Copernicus. En France, la température moyenne annuelle de cette année est estimée à « environ 14°C, soit une anomalie de 1°C au-dessus de la normale 1991-2020 », indique Météo-France. Selon les projections climatiques de Météo-France (TRACC), si les tendances actuelles se poursuivent, le réchauffement climatique de la France atteindra les +2,7°C d’ici 2050 et les +4°C d’ici 2100 par rapport à la période pré-industrielle.


Par Agra

Climat : 2025 en passe d’être une des trois années les plus chaudes dans le monde

L’année 2025 est en passe de devenir la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, à égalité avec 2023, selon des données publiées le 9 décembre par l’Observatoire européen Copernicus. « L’anomalie de température moyenne mondiale pour la période de janvier à novembre 2025 est de 0,60° C au-dessus de la moyenne 1991-2020, ou 1,48° C au-dessus de la référence préindustrielle de 1850-1900 », avant que le climat ne se réchauffe durablement sous l’effet de l’activité humaine. L’année 2025 présente un niveau identique à celui de 2023, en attendant la publication des statistiques pour décembre et le bilan annuel, qui pourrait donc placer 2025 derrière le record historique de température établi en 2024. Le dérèglement climatique engendré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs. Et novembre « a été marqué par plusieurs phénomènes météorologiques extrêmes, notamment des cyclones tropicaux en Asie du Sud-Est, qui ont provoqué des inondations catastrophiques à grande échelle et causé des pertes humaines », détaille Copernicus. À l’échelle mensuelle, novembre 2025 a été le troisième mois de novembre le plus chaud de l’histoire après 2023 et 2024, avec une température moyenne à la surface du globe de 14,02° C, soit 0,65° C au-dessus de la moyenne 1991-2020.