Mot-clé : bovins viande

Par Agra

Bovins viande : la FNB veut revenir à l’aide à la vache dans la Pac post-2027

Alors que, dans la programmation actuelle, l’aide couplée aux bovins est attribuée à toutes les catégories d’animaux, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) souhaite revenir à l’aide à la vache allaitante dans la prochaine Pac (2028-2034). Une position formalisée lors de son congrès à Cournon (Puy-de-Dôme), les 4 et 5 février, a indiqué son président Patrick Bénézit. À ses yeux, le critère actuel de distribution constitue « un signal politique désastreux ». « Les deux années où la décapitalisation a été la plus forte, c’est 2022 et 2023, les années où le choix français a été annoncé, puis appliqué », rappelle-t-il. Avec ces aides attribuées à l’UGB (unité gros bovin), le ministre de l’Agriculture de l’époque, Julien Denormandie, souhaitait développer l’engraissement sur le sol français. Pour le président de la FNB, « l’engraissement doit être soutenu par des contrats qui garantissent les marges », tandis que les aides de la Pac doivent inciter à garder « les vaches qui font des veaux » pour relancer les naissances. M. Bénézit souhaite aussi que le cadre national « encourage les régions à aider les investissements en élevage ». La FNB milite enfin pour des « soutiens aux surfaces herbagères et fourragères et une ICHN attachée à l’animal », selon Réussir Bovins viande. Autant d’orientations partagées par les autres syndicats de ruminants de la FNSEA.


Par Agra

Bovins viande : rebond des naissances en avril après dix mois de chute (Idele)

« Pour la première fois depuis dix mois, les naissances allaitantes étaient en hausse en avril », de 1 % par rapport à avril 2024 (à 311 000 têtes), constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 23 juin. Il s’agit de la première hausse depuis le début de la campagne de vêlage, démarrée en juillet 2024 et fortement perturbée à l’automne par les maladies vectorielles (FCO et MHE), à l’origine de nombreux avortements. Le timide rebond du mois d’avril ne permet pas de compenser le « retard pris depuis plusieurs mois à cause de la situation sanitaire » : les naissances depuis le début de la campagne affichent en avril un recul de 189 000 veaux sur un an (contre 197 000 en mars). Depuis début 2025, le cumul des naissances allaitantes est en baisse de 6 % sur un an (à 1,262 millions de têtes), alors que « les naissances laitières reculent nettement moins fortement (-2,9 %) ». Les conséquences de ce déficit de naissances (pénurie d’animaux pour l’engraissement, l’export en maigre et le renouvellement) vont s’aggraver dans les prochains mois. « Les maladies vont se répercuter sur les disponibilités en broutards fin 2025 et 2026 et donc sur l’offre de JB (jeunes bovins engraissés en France, NDLR) en 2026-2027 », indique Boris Duflot, directeur du département Économie de l’Idele.


Aveyron | Par Iabelle Sicard

Maxence Rey, éleveur à Camjac : pour un monde agricole plus soutenu et plus entendu

Maxence Rey, 23 ans est originaire de Camjac. Depuis son plus jeune âge, il baigne dans ce milieu agricole à travers le métier de son père éleveur de bovins viande. Pour l’instant Maxence travaille depuis 3 ans dans un GAEC, en qualité de salarié agricole. Il étoffe ainsi ses compétences et prépare son entrée dans la profession d’éleveur.En effet, même si aucune échéance précise n’est fixée pour son installation sur…


Par Elisa Llop

Bovins viande : surmortalité de 14%, notamment en raison de la FCO et de la MHE (presse)

Un an après l’apparition de la maladie hémorragique épizootique (MHE) et la résurgence de la fièvre catarrhale ovine de sérotype 8 (FCO-8), «on observe 14% de surmortalité chez les vaches allaitantes adultes entre octobre 2023 et septembre 2024», estime Valérie David, de l’Idele, interrogée par Réussir Bovins viande. Cette surmortalité correspond à «près de 11 700 vaches mortes en plus par rapport à la normale (moyenne des trois années précédentes)». Bien que les maladies vectorielles ne soient pas la seule explication, «l’évolution de la surmortalité suit les trajectoires des propagations de la MHE et des FCO», notent nos confrères. Les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, premiers départements touchés par la MHE, affichent une hausse de mortalité de 33% (1100 têtes). Le Cantal et l’Aveyron, où est apparu à l’été 2023 un nouveau variant de la FCO-8, connaissent de leur côté une surmortalité de 31% (1900 têtes). Plus récemment, au troisième trimestre 2024, «les départements au nord et nord-est de la France accusent un peu plus de mortalité», indique Valérie David, qui y voit «un début d’effet de la FCO 3» (sérotype exotique arrivé en France en août).


Par Eva DZ

Élevage/élections européennes : la FNB appelle à «inverser la trajectoire»

Lors d’une conférence de presse le 23 avril, le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) Patrick Bénézit a appelé à «inverser la trajectoire» qui consiste à «baisser la production [de viande bovine] au niveau européen tout en favorisant les importations par des accords internationaux». «Refuser de produire moins pour importer plus», c’est le premier axe – et «la pierre angulaire», selon M. Bénézit – des propositions du syndicat pour les élections européennes. «Tant qu’il n’y aura pas de clauses miroir dans les accords, on ne souhaite pas de nouveau quota d’importation», résume-t-il, tout en remarquant que les accords commerciaux récemment signés ou en cours de négociation comportent «à chaque fois une offre de contingent de viande bovine». Les autres volets proposés par la FNB portent sur des «prix rémunérateurs pour les producteurs» et sur «l’enjeu d’une PAC soutenant l’élevage bovin». Réformées dans la nouvelle programmation PAC, «les aides couplées animales doivent être renforcées», et la PAC doit mieux reconnaître les «aménités positives» de l’élevage, plaide le syndicat. Enfin, le quatrième et dernier axe vise une «transition écologique reconnaissant nos systèmes d’élevage bovins, durables et porteurs de services».