Mot-clé : bien-être

Par La rédaction

Porc : au Danemark, obligation d’anesthésier avant castration depuis le 1er mars

Dans un communiqué paru le 28 février, le ministère danois de l’Alimentation et de l’Agriculture informe de l’entrée en vigueur le 1er mars de l’obligation d’anesthésier les porcelets avant leur castration. Les éleveurs seront par ailleurs tenus de rafraîchir les porcs dès que les températures vont s’élever en actionnant les gicleurs (sprinklers) installés dans leurs bâtiments selon une fréquence et une durée appropriées. Le communiqué mentionne le lien entre la chaleur estivale favorisant l’agressivité des porcs et les cas de caudophagie. Cette agressivité doit être contrôlée puisqu’un nouveau régime fiscal encourage les éleveurs à réduire la pratique de section des queues des porcelets. Ces dispositions, rappelle le communiqué, font partie du programme «Ensemble pour les animaux» signé en février 2024 entre le gouvernement (social-démocrate, de gauche, modéré), le parti populaire socialiste, l’alliance libérale, le parti populaire conservateur, la gauche radicale, le Parti populaire danois et l’Alternative. Le ministre Jacob Jensen se félicite de la pleine réalisation de ce programme de 31 initiatives visant à améliorer le bien-être des animaux de toutes espèces, y compris de compagnie.

Source Agra


Par La rédaction

Porc / bien-être animal : moins de caudophagie sur sol plein ou caillebotis partiel

L’élevage porcin sur sol plein, parce qu’il permet le paillage, favorise les comportements naturels et réduit les risques de caudophagie, confirme le Centre national de référence pour le bien-être animal (CNR BEA) dans une synthèse bibliographique sur les avantages et inconvénients des différents types de sols. Le CNR BEA a rendu le 22 novembre son avis, un an après sa saisine par quatre organisations de défense des animaux d’élevage*. Il en ressort, entre autres, que si les sols alternatifs au caillebotis intégral nécessitent une meilleure gestion de la ventilation et plus de surfaces disponibles, ils permettent de réguler les comportements et en particulier la caudophagie. Les experts reconnaissent toutefois que le caillebotis intégral reste le type de sol majoritaire aujourd’hui en France, et que le changement de sol ne va pas de soi. Aussi le document présente-t-il différentes possibilités d’amélioration du bien-être des porcs quel que soit le type de sol. Il mentionne à cet égard les obligations découlant de la directive 2008/120/CE «établissant les normes minimales relatives à la protection des porcs», dont celle de réduire le recours à la caudectomie systématique.
*CIWF, Welfarm, OABA et LFDA


Aveyron | Par La rédaction

Un capteur pour évaluer le stress thermique et l’ambiance du bâtiment 24h/24

Par le biais du groupe expert Optilait et avec la collaboration du Rhône conseil élevage, le service bovin lait de l’Aveyron a testé un capteur connecté pour évaluer le stress thermique subi par les animaux dans leur milieu de vie. Depuis le 15 juillet, la ferme de Bernussou a bénéficié de prises de mesures en continu à l’aide de capteur innovant développé avec une start-up et non encore commercialisé. Les…


National | Par La rédaction

Le monde du lait à l’épreuve du climat

La hausse des températures a de réelles conséquences sur la santé des vaches. Elle pourrait aussi, à l’avenir, peser sur la sécurité sanitaire du lait lui-même, a mis en exergue le Sommet mondial du lait à Paris. © fabrikasimf/freepik Si l’élevage est un contributeur important aux émissions de gaz à effet de serre, les animaux sont aussi les premiers à souffrir des conséquences du changement climatique, ont souligné les experts…


Par La rédaction

Œufs : le référentiel de l’Étiquette bien-être animal finalisé pour les poules pondeuses

L’association Étiquette bien-être animal (AEBEA) annonce avoir finalisé son référentiel pour l’étiquetage des produits issus des poules pondeuses, qui met en valeur l’accès au plein air. Sur les 144 critères de ce système de notation, 86 portent sur l’élevage des poules pondeuse, 26 sur celui des parentaux et sur les couvoirs, 23 sur l’élevage des poulettes et 9 sur le ramassage et la traçabilité. «Les élevages avec accès au plein air pourront prétendre aux notes A et B. Les systèmes au sol avec véranda, reconnus comme améliorant significativement le bien-être des pondeuses, pourront obtenir la note C», illustre l’association dans un communiqué du 29 octobre. Les produits pouvant prétendre à l’étiquetage sont les œufs coquilles, les ovoproduits, ainsi que tous produits contenant des œufs, précise-t-il. Les œufs font l’objet du troisième référentiel construit par l’association, après les volailles de chair et le porc. L’AEBEA vante le déploiement de l’étiquette dans le poulet de chair, «avec près de 40% des éleveurs français audités et 70% de la grande distribution engagée», ainsi que d’une trentaine de gammes étiquetées en rayon, selon le communiqué.


Par Eva DZ

Bien-être animal/étiquetage : l’Anses appelle à s’appuyer sur des indicateurs mesurables

Alors qu’un projet d’harmonisation est en cours d’étude au niveau européen, l’Anses a publié le 2 mai ses lignes directrices pour l’étiquetage du bien-être animal, dans lesquelles elle préconise de se baser «de façon prioritaire» sur des indicateurs mesurés sur les animaux, plutôt que des indicateurs de moyens généralement utilisés actuellement. En particulier, «l’indication du seul mode d’élevage sur une étiquette ne peut être assimilée à un étiquetage du bien-être animal», car il correspond seulement à «un potentiel» de bien-être animal.

L’agence sanitaire, qui s’est auto-saisie en septembre 2021, propose des dizaines d’indicateurs pouvant être mesurés sur les animaux et leur environnement dans six domaines : génétique, alimentation, environnement, santé, interactions comportementales et état mental. Par ailleurs, l’Anses recommande que l’évaluation du bien-être animal concerne aussi l’étage de sélection-multiplication, soumis à «des conditions d’élevage particulières», et rarement pris en compte aujourd’hui. Enfin, l’Anses plaide pour une notation sur cinq niveaux (A à E, le plus bas correspondant au «strict respect de la législation») dans le cas d’un étiquetage obligatoire, et sur quatre niveaux (A à D) s’il est volontaire.