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Par Agra

Fleurs : les Français peinent à voir l’utilité des labels dans l’acte d’achat

Lors d’une visioconférence le 4 mars, l’interprofession Valhor a présenté les résultats d’une enquête Kantar sur la perception des consommateurs concernant les labels et certifications végétaux. Selon Kantar,  la présence d’un label «n’est que très secondaire dans les critères d’achats, par rapport au prix ou la résistance du végétal», et citée que par 3% des répondants. Cela vient certainement d’une méconnaissance : 50% n’ont jamais entendu parler des labels végétaux ou vaguement (43%). En assisté, Fleurs de France est le label purement végétal le plus connu à 33% (Label Rouge, AB et IGP occupent le podium) et générant la confiance (93%).

A noter que les labels régionaux ont un même niveau de confiance. Les Français les considèrent  généralement comme sérieux (73%) dignes de confiance (72%) et garantissant la qualité et la traçabilité (71%). Cependant, ils peinent à voir leur utilité dans le choix d’un produit (64%) et à comprendre les labels (56%). En termes de prix, une toute petite minorité (entre 5 et 7%) serait disposée à payer 10% plus cher un végétal labellisé , la moyenne se situant plutôt à un peu moins de 5% (un tiers des répondants). Et cela quel que soit le type de garanties (rémunération du producteur, qualité supérieure, environnement, origine).

Source Agra


Par Agra

Vrac : les consommateurs renouent avec le vrac et diversifient leurs achats

Selon l’enquête de NielsenIQ présentée à un point presse du Réseau Vrac et Réemploi le 12 mars, les achats en vrac des ménages (hors fruits et légumes) se stabilisent après plusieurs années de recul, tout en se diversifiant. En effet, la proportion de foyers acheteurs de produits alimentaires sans emballage au cours des 12 derniers mois est passée de 25 % en décembre 2024 à 26 % en décembre 2025 (+1 point). Quant aux types de produits, les achats d’épices, de biscuits et de café ont le plus progressé, ce qui montre que «le spectre s’élargit» au-delà des classiques graines, riz et légumineuses, selon l’institut de sondage. Ainsi, les proportions de foyers acheteurs en vrac d’épices (18 %), de biscuits (14 %) et de café (13 %) sont en progression respective sur un an de 3,5 points, 3,3 points et 2,3 points.

Le réseau des entreprises engagées escompte une nouvelle progression en mars, dont il a fait le «Mois du vrac et du réemploi», grâce à la mise en avant des progrès réalisés en termes d’hygiène, de prix ou de facilitation des usages. Le Réseau Vrac et Réemploi rappelle l’objectif français de 20 % de distribution sans emballage en 2030.

Source Agra


Par Eva DZ

Bio : des signes de reprise en magasins spécialisés, mais l’inquiétude persiste

Malgré des «signaux positifs» sur le marché de la bio, le label Bio équitable en France (5000 fermes) s’inquiète de «la fragilité de la filière», dans un communiqué le 17 septembre. Du côté des réjouissances, le label créé en 2020 souligne la «reprise encourageante» du marché bio, notamment dans les magasins spécialisés. Ces derniers affichent un chiffre d’affaires (CA) en hausse de 9,1% sur le mois d’août, soit un bilan en cumul à date (depuis janvier) de +7,42%, selon le magazine Bio Linéaires. «Le CA 2024 pourrait dépasser les 4 milliards [d’euros]» ce qui marquerait une «forte reprise pour le secteur», est-il écrit dans ce magazine. En revanche «il n’y a pas de reprise réelle de l’activité» dans les grandes surfaces alimentaires, malgré un tassement de la décroissance des volumes.

Devant ce constat, Bio équitable en France estime que les agriculteurs bio sont «pris en tenaille entre le ralentissement de la production et la baisse des prix en magasin», notamment les producteurs de céréales et les éleveurs de bovins, qui doivent par ailleurs composer avec «le dérèglement climatique». «Les agriculteurs et agricultrices, et notamment ceux en bio, ont besoin que le « commerce autrement » se duplique partout», affirme le directeur Vincent Rousselet, cité dans le communiqué.