Mot-clé : abattage sanitaire

Par Agra

Bovins/DNC : Culture Viande défend l’abattage et appelle à la « rigueur » sur la biosécurité

Dans un communiqué du 15 décembre, le syndicat de l’abattage-découpe Culture Viande estime que la stratégie gouvernementale de lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est « à ce stade le seul dispositif permettant d’assurer une protection sanitaire efficace et de préserver le statut indemne de la France ». La stratégie actuelle repose sur trois piliers : biosécurité (restrictions de mouvements), vaccination autour des foyers et abattage total des lots d’animaux infectés. Cette dernière mesure est vivement contestée par de nombreux éleveurs. Par ailleurs, les abatteurs mettent en garde contre les conséquences d’une éventuelle vaccination généralisée, qui constitueraient à leurs yeux « un affaiblissement majeur du dispositif sanitaire ». « Un tel choix conduirait inévitablement à la perte du statut de pays indemne, avec des conséquences immédiates et durables sur les échanges intra et extra européens. » Enfin, alors que des mouvements illicites d’animaux sont suspectés dans la dissémination de la maladie, Culture Viande réclame « un respect rigoureux des protocoles sanitaires par tous les maillons de la filière bovine », martelant que « la santé animale n’est pas négociable ».


Par Agra

Bovins/DNC : un premier foyer dans l’Aude, les 10 bovins abattus (préfecture)

Un nouveau département occitan a été atteint par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) le 14 décembre : l’Aude, avec un foyer à Pomas, à une dizaine de kilomètres de Carcassonne, selon un communiqué de la préfecture diffusé le lendemain. « Dès confirmation de la maladie ce dimanche (14 décembre, NDLR), l’unité épidémiologique, composée de dix bovins, a dû être abattue », précisent les autorités. Selon le décompte du ministère de l’Agriculture au 15 décembre, l’Occitanie compte 25 foyers de DNC : 21 dans les Pyrénées-Orientales, un en Ariège, un dans les Hautes-Pyrénées et un en Haute-Garonne. Les P.O ont été le premier département touché à partir du 11 octobre, avec plusieurs actions contre la stratégie d’abattage total en cas de contamination. Une mobilisation qui a changé d’échelle après le foyer en Ariège apparu le 9 décembre, suivi d’une occupation de l’élevage qui s’est achevée par des heures d’affrontements avec les forces de l’ordre. Au niveau national, on dénombre 115 foyers depuis l’arrivée de la DNC fin juin.


Par Agra

Bovins/DNC : Genevard « condamne » les violences, la FNSEA défend l’abattage

Dans un message sur X, Annie Genevard a « condamné sans réserve » les violences survenues dans la nuit du 11 au 12 décembre aux Bordes-sur-Arize (Ariège), où plusieurs centaines de manifestants ont tenté d’empêcher l’abattage d’un troupeau infecté par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). « Ces actes sont irresponsables. Ils mettent en danger une stratégie qui fonctionne déjà », selon la ministre de l’Agriculture. « La maladie doit être combattue en s’appuyant sur la science », a estimé de son côté Arnaud Rousseau lors d’une conférence de presse le 12 décembre. Relatant le point de vue des experts consultés par le syndicat, le président de la FNSEA a rappelé que l’abattage total des lots infectés constitue « la meilleure manière de contenir la maladie ». Et de préciser la position de la FNSEA : « préserver le plus de vaches possible, donc avoir le moins possible de foyers » de DNC, et « maintenir le revenu des éleveurs ». « Si la maladie n’est plus sous contrôle, nous serons mis sous cloche par l’Europe et nous devrons cesser toute exportation », a-t-il prévenu. Tout en reconnaissant que les abattages sanitaires provoquent une « émotion légitime », alors que les éleveurs sont « sous pression ». En raison notamment des perspectives de signature de l’accord UE-Mercosur, « il y a beaucoup de colère, et la DNC, c’est la goutte de trop ».


Par Agra

Bovins/DNC : premier cas confirmé en Haute-Garonne, l’élevage ariégeois abattu

Un foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmé à Touille, dans le sud-est de la Haute-Garonne, a annoncé la préfecture dans un communiqué le 12 décembre. Il s’agit du premier cas dans ce département limitrophe de l’Ariège et des Hautes-Pyrénées, où des foyers ont été récemment déclarés. Ce nouveau foyer se situe dans la zone réglementée de 50 km établie autour du cas ariégeois. La préfecture de Haute-Garonne a annoncé le « dépeuplement de l’unité de bovins dans laquelle la présence de la DNC a été confirmée, conformément à la réglementation en vigueur ». En Ariège, les quelque 200 bovins du Gaec de Mouriscou ont été euthanasiés le 12 décembre malgré l’intense mobilisation pour empêcher l’abattage total. Après plusieurs heures d’affrontement avec les manifestants, les forces de l’ordre ont pris le contrôle de l’exploitation le 11 décembre vers 23h, rapporte l’AFP. Plusieurs centaines de manifestants étaient présents depuis le matin, essentiellement des fermiers affiliés à la Coordination rurale ou à la Confédération paysanne, mais aussi quelques militants « d’ultragauche », selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Enfin, dans les Hautes-Pyrénées, les 20 vaches d’un élevage de Luby-Betmont ont également été abattues le 12 décembre, conformément à la règlementation en vigueur.


Par Agra

Maladies animales: les députés défiscalisent les indemnités d’abattage

A l’occasion de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 en séance publique le 13 novembre, les députés ont adopté un amendement socialiste visant à exonérer complètement de fiscalité les indemnités versées en cas d’abattage sanitaire, sans distinction entre les animaux. Le dispositif actuel vise la seule plus-value sur les animaux affectés à la reproduction, expliquent les auteurs dans l’exposé des motifs. Et d’ajouter : il «permet certes d’étaler l’imposition des indemnités sur plusieurs années, mais il reste insuffisant face à l’ampleur des crises et à la diversité des situations des éleveurs». Cette demande avait déjà été formulée par la FNSEA en 2024, sans succès. Par ailleurs, l’amendement supprime la condition de renouvellement du cheptel. «Une grande partie de ces indemnités intervenant dans le cadre d’un abattage total prescrit par l’administration, de nombreux éleveurs et éleveuses ne peuvent pas reprendre la même activité, expliquent les députés. Ces indemnités visant à compenser un préjudice subi, il n’y a donc pas lieu de les conditionner à la reprise d’une activité économique identique.» Via une proposition de loi (PPL) déposée le 16 septembre, le député macroniste Freddy Sertin (Ensemble pour la République, Calvados) veut instaurer l’exonération totale de l’ensemble des indemnités perçues au titre des crises sanitaires (abattage, pertes économiques, pertes dues à la prédation), «sous réserve d’un réinvestissement des sommes dans l’outil de production ».