Aveyron | Par La rédaction

N’oubliez pas les busards !

La disparition progressive des milieux naturels au cours des dernières décennies a contraint les Busards, cendrés et Saint-Martin, à déplacer leurs sites de nidification habituels dans les prairies artificielles fourragères.

À leur retour de migration au printemps, ces oiseaux trouvent dans ces prairies des milieux favorables qui ne constituent pourtant pas des refuges sûrs car les couvées sont détruites dès les premières fauches : une intervention est alors indispensable pour assurer leur sauvegarde.
Depuis plus de 10 ans, bénévoles et stagiaires de l’association, passionnés, arpentent la campagne afin de localiser les nids avant qu’ils ne soient détruits par les travaux agricoles.
Ces oiseaux se révèlent être des alliés «hors-pair» de l’agriculture en capturant près de 3 000 campagnols par couple de Busard, durant les quelques mois que dure leur reproduction… En protégeant les busards, c’est aussi les récoltes que l’on protège.
Dans plusieurs secteurs du département, les fauches ont débuté et elles vont s’intensifier dans les semaines à venir.

Que faire si on trouve un nid de busards en cours de fauche ?

Un grand oiseau brun s’envole à quelques mètres devant la faucheuse ? Cela signale à coup sûr la présence d’un nid de Busard. Dans l’urgence et pour ne pas bloquer le travail, il faut appeler le plus vite possible «SOS Busards» au 06 75 72 13 87 et laisser un carré de 8 mètres sur 8 mètres d’herbe non fauchée (si le nid a été frôlé sur un côté, il se trouvera en bordure de cette surface, ce n’est pas un souci).
Suite à cet appel, une équipe de bénévoles de «SOS Busards» interviendra pour sécuriser le nid et répondre aux questions. Un suivi de la nichée sera ensuite assuré et forte d’une solide expérience (près de 350 nids à son actif) l’association donnera le maximum de chance à la nichée pour parvenir jusqu’à l’envol.
Les Busards cendré et Saint-Martin sont très proches de l’extinction dans le département et même à l’échelle de Midi-Pyrénées. De plus, les tempêtes sahariennes deviennent récurrentes courant avril et rendent la migration des busards cendrés plus difficile et même parfois mortelle.
Aujourd’hui ces actions de protection, soutenues par la majorité des agriculteurs qui aident concrètement l’association à localiser et à protéger les busards, prouvent que des solutions simples et profitables à tous existent. «Agissons ensemble pour la sauvegarde des Busards : un patrimoine qu’il serait dommage de laisser disparaître et qui fait que nos milieux agricoles restent synonyme de vie», encourage Viviane Lalanne-Bernard, présidente de SOS Busards.

Contact : SOS busards – 12800 Quins – Tél : 06.75.72.13.87 – sos-busards12@sfr.fr

La rédaction

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