Aveyron | Par Jérémy Duprat

Le point sur la conjoncture en filière caprine

L’interprofession laitière caprine du Sud-Ouest (Cilaisud caprin) a organisé, aux côtés de la Fédération régionale des syndicats caprins de Midi-Pyrénées, une journée d’information technique sur la filière caprine.

La traditionnelle journée technique s’est déroulée à Monteils. Jacky Salingardes et Joël Mazars de la Fédération régionale des syndicats caprins Midi-Pyrénées, et Davy Hecht (Cilaisud caprin), ont présenté la conjoncture de la filière. L’un des points qui intéresse le plus les éleveurs, c’est bien le prix. En juillet 2023, le prix moyen du lait de chèvre payé au producteur était de 848 euros. C’est 6,3% de plus (50 euros) par rapport à juillet 2022. À noter que les intervenants précisent qu’il y a peu d’écart entre l’AOP et le conventionnel. En résumé, depuis deux ans, le prix du lait a augmenté de 20%. «Preuve qu’Egalim a fonctionné», selon les intéressés. Sans mettre de côté les effets de l’inflation observés depuis deux ans, à raison de 5% par an.

L’indice IPAMPA à, de son côté, grimpé de 13% en 2022. Avec des hausses importantes pour les intrants. Cependant, les charges sont en légère baisse depuis quelques mois et les éleveurs espèrent une continuité pour l’année à venir.

En 2022, la collecte de lait de chèvre est supérieure de 1,6% à celle de 2021. Fin juillet 2023, cette même collecte est égale (+0,1) à la période janvier-juillet 2022. Les mois d’août et septembre, d’après les premiers chiffres, sont semblables (-0,1).

Ce maintien de la production cette année, après une augmentation de 2021 à 2022, est marqué par une disparité régionale. La région Nouvelle-Aquitaine accuse une baisse de la collecte de lait de chèvre de 2,1% cette année. Avec une tendance baissière depuis 4 ans en passant sous la barre des 140 millions de litres, quand l’Occitanie, à l’inverse, augmente continuellement après avoir franchi les 40 millions de litres il y a 3 ans (+1,6 cette année). Tout comme les Pays-de-la-Loire (+0,9) à près de 70 millions.

Au niveau des échanges commerciaux, l’importation de lait, lait concentré, ultra-filtrat, pré-fromage et de caillé a chuté de 26,7% en un an. Soit 31 millions d’équivalents litres de lait de chèvre. Les exportations de fromages de chèvre quant à elles sont en recul de 6,8%, aux alentours de 12 500 tonnes.

En seconde partie de la matinée, l’IDELE a présenté le réseau Inosys avec Nicolas Bossis et Patrick Salles de la Chambre d’agriculture a exposé le projet Batcool qui vise à rendre les bâtiments caprins plus résilients face au changement climatique.

Jérémy Duprat

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