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La société Agritel, experte en stratégies des marchés agricoles, estime la récolte de blé tendre française à 36,64 millions de tonnes, dans la moyenne 2008-2015 et d’une qualité exceptionnelle, a indiqué le 21 juillet son directeur général Michel Portier. Le rendement moyen national serait de 71,20 q/ha, en retrait de 3,6 % par rapport à la moyenne de cette période Le maintien d’une sole de blé très élevée, en hausse de 3,6 % par rapport à la période de référence a compensé la chute de rendement. «Les conditions particulièrement chaudes et sèches de la fin de cycle auront permis d’atteindre sur une large partie du territoire de très hauts niveaux qualitatifs», selon Michel Portier. Les poids spécifiques «sont généralement élevés tandis que le cap des 12 % de protéines sera probablement dépassé cette année».

Didier Bouville

Pour que les États généraux de l’alimentation aient un véritable impact sur la production française de charcuteries, il faut «des solutions courageuses et concrètes» comme les clauses de renégociation des contrats d’approvisionnement en cas de fortes fluctuations des prix des matières premières. Telle est une des demandes de la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viandes (Fict), dans un communiqué publié le 21 juillet. Cette dernière propose que ces clauses «soient renforcées et rendues opérantes», pour «la juste rémunération de tous les maillons de production». La Fict appelle aussi les filières à s’organiser pour répondre à la demande croissante de produits sous signes de qualité et bio. «Cette demande n’est pas satisfaite : seules 10 000 tonnes de porc bio français sont produites pour une demande des charcutiers de 50 000 tonnes».

Didier Bouville

Une fois de plus une faible vendange s’annonce. Selon les premières estimations du service statistique du ministère de l’Agriculture, publiées par Agreste, la production française de vin cette année serait inférieure de 17% à celle de 2016 et de 16% à la moyenne des cinq dernières années. La production française de 2017 pourrait s’établir entre 37 et 38,2 millions d’hectolitres, un niveau historiquement faible. Déjà l’an dernier, la vendange avait frôlé le record de niveau bas de 1991. Agreste estime que cette année il sera atteint : «La production serait alors historiquement basse et inférieure à celle de 1991, concernée elle aussi par un gel sévère». Le gel de printemps aurait affecté fortement la production du Sud-Ouest (essentiellement du Bordelais), des Charentes, du Jura et de l’Alsace. Les réserves hydriques des sols sont déficitaires dans les bassins d’Alsace, du Sud-Est et de Corse. L’évolution de ce déficit au cours de l’été «pourrait influer sur le niveau de la récolte à venir».

Didier Bouville

Dans un communiqué du 20 juillet, Nicolas Hulot et Stéphane Travert ont annoncé la signature le 18 juillet de l’arrêté fixant le nombre maximal de loups dont le prélèvement pourra être autorisé pour la période 2017-2018. Ainsi, l’arrêté fixe à 40 le nombre de loups pouvant être prélevés », selon le communiqué. « Au-delà d’un seuil intermédiaire de 32 loups, les tirs de prélèvement ne seront plus autorisés » et « seuls des tirs de défense ou de défense renforcée pourront avoir lieu, lorsque les loups sont en situation d’attaque et l’éleveur en situation de défense de son troupeau », explique les ministères. Pour l’heure, l’arrêté n’a pas été publié au journal officiel. D’après le communiqué, « dans les prochains mois, l’ensemble du dispositif sera revu à la lumière des études existantes et dans la perspective de l’établissement du prochain plan Loup – 2018/2022 ». Une concertation est prévue à la rentrée avec une mise en œuvre du prochain plan Loup dès janvier 2018.

Didier Bouville

Pour produire une alimentation saine et de qualité, les agriculteurs ont besoin de revenu, rappellent les Jeunes Agriculteurs le 19 juillet, avant l’ouverture des États généraux de l’alimentation. Dans cette optique ils proposent « trois axes de travail pour améliorer le revenu des producteurs » : l’organisation des filières, la création de valeur ajoutée, et la sécurisation par « des politiques publiques adaptées ». Sur ce 3e axe, ils préconisent le respect des lois existantes (Macron, Sapin 2, LME), mais aussi la mise en œuvre d’un coefficient multiplicateur pour limiter la marge de chacun des maillons des filières ou la lutte contre la volatilité des prix à travers une réforme de la Pac.

Didier Bouville

Les Etats généraux de l’alimentation ont débuté ce jeudi 20 juillet, avec une déception : Emmanuel Macron ne viendra pas clôturer les travaux, étant en déplacement sur la base militaire d’Istres, déplacement « qui risque de se prolonger », souligne l’Elysée. Edouard Philippe qui a introduit les Etats généraux, a précisé que le président de la République interviendrait en octobre, au moment des premières conclusions des ateliers consacrés à la répartition de la valeur. Dans son discours, le Premier ministre a rappelé les « défis » de ces Etats généraux : rétablir une répartition équitable de la valeur ; rétablir la confiance sur les produits agricoles et alimentaires. « Nous ne manquons pas de structures mais notre efficacité laisse à désirer », a-t-il expliqué. Il s’agit aussi de réussir la transition écologique. « Nous avons tous un intérêt à agir ensemble », a-t-il insisté.

Didier Bouville

Alors que le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot entend présenter au conseil des ministres du 9 août un plan concernant la politique de l’eau, Irrigants de France partagent le constat du changement climatique mais rappelle aussi les solutions attendues et possibles pour l’agriculture. Il apparait ainsi nécessaire de stocker l’eau en hiver pour l’utiliser l’été : « les besoins de stockage représentent 500 millions de m3 au niveau national et nécessitent 1,5 milliard d’euros d’investissement », explique l’organisation, qui évoque également la réutilisation des eaux traitées, alors que « des projets viables existent mais sont compromis par une réglementation nationale trop contraignante », qu’il faut assouplir. « Préserver l’agriculture irriguée, c’est aussi contribuer à l’économie des territoires. Il faut la développer ! », ajoute Irrigants de France.

Didier Bouville

En réponse au président de la République qui déclarait, lors de la Conférence nationale des territoires, que « la ruralité ne demand[ait] pas l’aumône, mais les mêmes chances de réussir que d’autres territoires », l’association de consommateurs Familles rurales estime que « la couverture numérique constitue une urgence absolue mais au-delà des effets d’annonce, c’est bien l’aumône que l’on pourrait offrir aux territoires ruraux sans une clarification des objectifs en la matière ». Les opérateurs considèrent ainsi que 512kb/s constituent du haut débit, alors que l’utilisation d’internet reste difficile dans ce cas. Familles rurales « demande au gouvernement de considérer le haut débit comme efficient à partir de 8 mégas » pour mettre fin la « double peine » que subissent les zones rurales en matière d’accès au numérique : « la dématérialisation des services publics les plus élémentaires et un débit ne permettant pas l’accès à cette dématérialisation ».

Didier Bouville

« La transformation laitière maintient artificiellement un prix de lait payé aux éleveurs le plus bas possible pour conforter ses marges et ses parts de marché » dénonce la FNPL dans un communiqué, le 18 juillet. Alors que les entreprises laitières semblaient avoir admis la nécessité de revoir à la hausse les prix du lait, les prix affichés au 3e trimestre 2017 sont toujours « largement insuffisants », regrette la FNPL qui tient à mettre les choses au point à l’avant-veille de l’ouverture des États généraux de l’alimentation. Pour elle, la question n’est pas de « créer toujours plus de valeur », puisque la filière laitière française est déjà « forte » d’un excédent commercial de 4 milliards d’euros. Ce qu’il faut, estime la FNPL, c’est un véritable « partage de la valeur avec transparence et équité ».

Didier Bouville

Les trois quarts des nappes phréatiques de France présentent un niveau « modérément bas à très bas », du fait d’une recharge hivernale déficiente, a indiqué le 17 juillet le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bilan au 1er juillet. Quelque 74 % des nappes sont concernées (70 % selon le précédent bilan, datant du mois dernier). Seuls 26 % des points suivis se situent autour de la moyenne voire plus hauts. Ces quelques rares secteurs se situent au sud du Bassin parisien (les nappes des calcaires de Beauce) et dans les régions de Nîmes et Montpellier. En revanche la vallée du Rhône au sud de Lyon enregistre des niveaux « bas voire très bas ». Autres secteurs à niveaux bas: la nappe de la craie champenoise, les nappes du bassin Adour-Garonne et celle des calcaires jurassiques de Lorraine. Au total, près de 9 points sur 10 (87 %) sont désormais orientés à la baisse, note le BRGM pour qui cette situation de basses eaux « n’est pas totalement inhabituelle pour la période estivale mais elle est tout de même précoce ».

Didier Bouville