Une étude de Santé Publique France consacrée au comportement des Français pendant la période de confinement montre que les Français ont globalement réduit leur consommation d’alcool, 24 % déclarant l’avoir diminuée, 65 % estimant qu’elle est restée stable et seulement 11 % qu’elle a augmenté. Ces chiffres confirment «que les ventes réalisées en grande distribution ne sont pas venues compenser le marché des cafés, hôtels et restaurants», relève l’association Vin & Société dans un communiqué.
Durant les six premières semaines de confinement, les ventes de vins tranquilles en grande surface ont même baissé de 6 % et celles de vins effervescents de 45 % selon IRI Worldpanel. Les professionnels estiment que le confinement devrait représenter une baisse de ventes de vin cumulée de l’ordre de 40 % à 50 % minimum pendant cette période. «Les Français n’ont jamais aussi peu bu de vin», conclut Joël Forgeau, le président de Vin & Société, pour qui «nous faisons face à une tendance structurelle de déconsommation de vin».
Didier Bouville


