Fil info

Les articles de la proposition de loi du député aveyronnais Les Républicains, Arnaud Viala, «visant à restaurer la compétitivité de l’agriculture française» sont actuellement rejetés les uns après les autres, lors de son examen en commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Le texte devrait être examiné sans amendement en séance. Célia de Lavergne, députée La République en marche (LRM) et coordinatrice des États généraux de l’alimentation (EGA), a expliqué que ce texte était rejeté parce qu’il «ne respecte pas le travail collectif fait en parallèle», faisant référence aux EGA. Le député Viala a regretté le rejet de son texte: «cette posture détonne avec l’approche que vous appelez de vos voeux», a-t-il lancé à destination du représentant du groupe LRM, Jean-Baptiste Moreau.

Didier Bouville

Le 25 septembre, la secrétaire d’Etat en charge de l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, a rappelé lors de la présentation de sa feuille de route que les agricultrices seraient les premières non-salariées à bénéficier d’une amélioration de leur congé maternité. Cependant, si une concertation a été ouverte à la fin du premier semestre, les agricultrices n’ont pour l’instant pas de vision concrète des évolutions qui pourraient advenir. La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a donc sollicité par courrier, le 29 septembre, un rendez-vous avec la secrétaire d’Etat pour « avoir des éclaircissements sur les projets d’évolution du congé maternité des non-salariées agricoles », et lui indiquer la vision de la FNSEA sur le sujet « en amont des décisions à venir ».

Didier Bouville

«Le risque d’émergence de la peste porcine africaine (PPA) sur le territoire chinois est important», notamment du fait de l’augmentation du commerce à destination de la Chine, annonce le Cirad, suite à la parution d’une étude internationale à laquelle participaient des chercheurs français. Concentrant la moitié des porcs élevés à travers le monde, essentiellement dans de petites fermes, la Chine «constituerait un réservoir énorme si la PPA s’y implantait», avertit le chercheur du Cirad, François Roger, cité dans un communiqué de l’institut paru le 19 septembre. La PPA a émergé en Afrique de l’Est au début du XXème siècle. En 2007, elle s’est introduite en Géorgie, par où elle s’est ensuite propagée vers l’Europe de l’Est et la Russie, rappelle le Cirad. L’introduction en Géorgie est probablement due à l’utilisation, dans l’alimentation des porcs, de détritus ou d’eaux grasses provenant de bateaux, d’avions ou de restaurants, estime l’étude. «Un reste de sandwich contaminé, jeté puis consommé par un porc suffit à déclencher une épidémie», explique François Roger. Cette pratique est interdite en Chine. Le principal risque de contamination de la Chine proviendrait de la contrebande en provenance de pays contaminés par la PPA. Le Cirad rappelle qu’il n’existe aucun vaccin à la PPA.

Didier Bouville

Les Canalisateurs de France (poseurs de canalisations d’eau, de gaz et fluides divers) ont dénoncé la baisse du budget des Agences de l’eau prévue dans le Projet de loi de finances 2018, qui sera examiné à partir du 17 octobre. Selon eux, elle s’élève à 20% du budget annuel des Agences de l’eau, soit 400M€. L’Agence de l’eau Adour-Garonne précise à Agra presse le 2 octobre: «Notre ministère de tutelle (celui de la Transition écologique) nous demande de baisser la redevance. Cela revient à baisser nos recettes.» Et d’ajouter que la baisse concernerait la durée des programmes d’intervention des Agences de l’eau en cours d’élaboration (2019-2024): «Si nous voulons être à l’équilibre, il faut qu’on diminue les dépenses.» L’inquiétude sur l’avenir des interventions de ces établissements publics émane aussi des collectivités. En septembre, l’assemblée des départements de France demandait au chef de l’Etat et à son nouveau gouvernement que «les ressources financières et humaines dédiées au lourd défi de la politique de l’eau soient entièrement sauvegardées.»

Didier Bouville

A l’issue de leur congrès qui s’est tenu à Poullan-sur-Mer (Finistère) le 1er octobre, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) a voté une motion sur l’adoption d’une loi en faveur des communes et de la ruralité. « Nous avons besoin en début de quinquennat d’ingénierie réelle, d’une véritable simplification des procédures pour que des projets puissent voir le jour », estiment les maires ruraux, qui demandent également « plus de souplesse » dans les transferts de compétence aux intercommunalités, et une lecture plus fine des conditions de maintien en ZRR (zone de revitalisation rurale) des communes qui en ont besoin, ainsi que des moyens supplémentaires via « des mécanismes de dotations dynamiques et pérennes, basés sur l’égalité entre urbains et ruraux, et une péréquation plus forte ». L’AMRF annonce qu’elle proposera un texte au Parlement dans les prochaines semaines, et appelle les parlementaires à s’en saisir pour le concrétiser. « L’enjeu rural doit être véritablement pris en compte dans l’ensemble des textes de lois », rappelle l’organisation.

Didier Bouville

Dans un communiqué, l’Inra révèle les résultats d’une étude sur la séquestration du carbone dans les sols agricoles, publiée dans la revue Environmental Research Letters, le 2 octobre. En 2050, selon les estimations de l’étude, la séquestration de carbone dans les sols agricoles pourrait compenser jusquà 3,5 milliards de tonnes de dioxyde de carbone (7% des émissions anthropogéniques mondiales en 2010). Selon l’Inra, «certaines pratiques agricoles, par exemple l’utilisation de cultures intermédiaires, l’agriculture de conservation, l’agroécologie, l’agroforesterie et la gestion des résidus, permettent d’augmenter les stocks de carbone dans le sol pendant une durée finie, généralement estimée à quelques décennies». L’institut conclut en s’appuyant sur l’étude: «Les sols agricoles pourraient fournir une solution clé pour l’atténuation (…) mais cette option est largement négligée dans la planification politique».

Didier Bouville

Les initiateurs de la marque de lait équitable « C’est qui le patron?! » ont annoncé le 2 octobre que leur initiative avait connu deux nouveaux succès en devenant fournisseur de lait sous marque distributeur chez Monoprix et Carrefour. Les représentants de « C’est qui le Patron ?! » ont été reçus le 2 octobre par la conseillère agriculture du président Emmanuelle Macron, Audrey Bourolleau. Ils lui ont annoncé que le groupe Monoprix avait décidé de passer tout son lait de marque de distributeur (MDD) en lait équitable, avec le lait des producteurs suivant le cahier des charges « C’est qui le patron?! ». Ils ont aussi indiqué que Carrefour allait introduire ce lait dans deux de ses produits MDD: les yaourts natures et le fromage blanc. «La raison d’être d’un distributeur n’est pas de proposer des produits moins cher mais des produits de qualité au meilleur rapport qualité/prix», a commenté Régis Schultz, président de Monoprix. L’équipe de « La marque du Consommateur » et la laiterie LSDH voulaient se lancer dans le lait ingrédient.

Didier Bouville

L’Agence bio (Fnab, APCA, Synabio, Coop de France) a rappelé les propositions des acteurs de la bio aux Etats généraux de l’alimentation le 2 octobre. Elle propose notamment «l’introduction progressive de produits bio et locaux en restauration collective publique avec un objectif de 20% à horizon 2022», «le doublement du fonds Avenir bio pour la structuration de filières bio nationales», «la priorisation de l’accès au foncier pour les installations en agriculture biologique» ou encore «un plan dédié à l’agriculture bio sur cinq ans co-construit avec l’Etat, les régions, les agences de l’eau et les acteurs de la bio, de l’amont à l’aval.»

Didier Bouville

Agreste Conjoncture (service de statistiques du ministère de l’Agriculture) estime que les abattages CVJA de porcins, en têtes, sont en baisses de 0,7 % en août 2017 par rapport à août 2016. Depuis janvier 2017 les abattages, en têtes et en poids, ont reculé de près de 4 %. La production porcine française a reculé de 4,5 % sur les sept premiers mois de l’année. En août le prix du porc a baissé par rapport au mois précédent, il rejoint le niveau d’août 2016 et se replie de près de 3 % par rapport au prix moyen entre 2012 et 2016. Le prix de l’aliment porcin a augmenté de 2 % en juillet en glissement annuel mais il reste en repli de 10 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Didier Bouville

Avec plus de 289 000 têtes, en août 2017 les abattages totaux (CVJA) d’agneaux sont en reculs de 1 % par rapport à 2016, estime Agreste Conjoncture (service de statistiques du ministère de l’Agriculture). Ce chiffre confirme la baisse entamée depuis le début de l’année, en huit mois les abattages d’agneaux ont diminué de 1,8 % en têtes et en poids. A 6,53 €/kg de carcasse le cours de l’agneau diminue légèrement en août mais reste supérieur de 2,2 % à ceux d’août 2016 et de 3,7 % par rapport à la moyenne quinquennale. En juillet 2017, la production ovine est en baisse de 4,5 % en poids en glissement annuel, les importations ont, quant à elles, progressées de 0,6 %. La consommation apparente de viande ovine est en repli de 4,6 % en glissement annuel.

Didier Bouville