«La question de la TVA emploi doit devenir un thème important de la campagne présidentielle» a estimé le président de la FNSEA Xavier Beulin à l’occasion d’une rencontre avec la presse le 14 décembre. Une manière, pour le syndicat agricole, de répondre à l’objectif du « produire en France », développé par la plupart des candidats.
L’analyse économique de la FNSEA est la suivante : l’augmentation évaluée à 3 points de la TVA sur les produits permet de dégager (de 32 à 33 milliards d’euros) de quoi financer les allocations familiales actuellement payées par les employeurs et donc de réduire leurs charges salariales (estimées par exemple à 65 % des coûts dans le cas des fruits et légumes ou de 40 % pour les viandes transformées).
Pour compenser le risque, estimé réduit, de hausse des prix, une aide aux consommateurs à faible revenu serait accordée. L’avantage de cette TVA emploi serait également d’être assise sur les produits importés. « Il ne s’agit pas d’enlever des droits aux salariés » insiste Xavier Beulin qui indique que le problème des charges des entreprises françaises vis-à-vis de leurs concurrents européens, allemands surtout, fait l’objet d’un diagnostic partagé chez la plupart des candidats à la présidentielle.
Didier Bouville