National | Par Didier Bouville

Congrès FNB : Bruno Le Maire solidaire des éleveurs

A Strasbourg, où s’est déroulé le Congrès de la Fédération nationale bovine, les 8 et 9 février, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire n’a pas ménagé les compliments pour séduire les éleveurs. Il n’est pas venu les mains vides. Le solde de la part nationale de la prime à la vache allaitante de la campagne 2011, soit 63,5 millions d’euros, a été versé, début février 2012, avec un mois d’avance sur le calendrier prévu. Par ailleurs, le solde de la part communautaire de la PMTVA, soit 200 millions d’euros, sera exceptionnellement payé, le 15 mars, un mois plus tôt qu’habituellement.

La relance de la production prônée par la FNB et la nécessité d’améliorer la compétitivité ? Le ministre de l’Agriculture y est bien entendu favorable. Et ce d’autant plus que de nouveaux marchés s’ouvrent à l’export et que la France est en mesure de tirer profit du retrait de l’Argentine et du Brésil sur les marchés internationaux.

Mais c’est sur sa volonté d’alléger les contraintes et normes qui pèsent sur les éleveurs que le ministre a été le plus offensif. « Nous devons respecter les règles européennes, je refuse qu’on impose des règles nationales plus sévères » a-t-il déclaré sous les applaudissements. Avant d’annoncer dans les jours qui viennent la convocation des préfets de région et des services déconcentrés à Paris.

Solidaire des éleveurs sur l’environnement, le ministre l’est aussi sur la réforme de la Pac. Ainsi a-t-il dénoncé l’excès de verdissement préconisé par Dacian Ciolos : les 7 % de jachère écologique et les 30 % d’aides vertes… Bruxelles n’est pas hostile non plus au maintien du couplage de la prime à la vache allaitante et serait prêt à accepter un dépassement de l’enveloppe qui y est affectée au-delà des 10 % prévu pour soutenir et développer la production de viande bovine.

Notre photo, de gauche à droite : Pierre Chevalier, président de la FNB, Jean Pierre Fleury, secrétaire général de la FNB, et Guy Hermouet, vice président de la FNB.

Lire notre article complet dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 16 février 2012.

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Longtemps poussées à l’agrandissement et à la spécialisation céréalière, les zones intermédiaires sont aujourd’hui confrontées aux limites de la recherche de performance. Une étude des Chambres d’agriculture France appelle à un changement de modèle axé sur la « robustesse et la synergie territoriale ». Crédit : iStock – Florent Martin A l’image des autres territoires français, les zones intermédiaires sont confrontées à la multiplication des chocs climatiques, économiques et géopolitiques. S’étendant dans une vingtaine de départements de la Lorraine aux Charentes, ces territoires aux sols pierreux et peu profonds disposent d’une réserve en eau limitée. Historiquement dédiés à la polyculture-élevage, ils se sont spécialisés dans les grandes cultures sous l’effet des soutiens à l’hectare de la PAC. Entre 1988 et…