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18 Octobre 2018 | Actus nationales

FNSEA et DBV renforcent leurs convergences pour façonner l’avenir de la PAC

Le 16 octobre, la FNSEA et la DBV (association des agriculteurs allemands), avaient organisé, à l’ambassade de France à Berlin, une manifestation pour appeler les États membres à augmenter leurs contributions à Bruxelles.

Les présidents des deux organisations ont souligné qu’une réduction du budget de la PAC était inacceptable. « La PAC doit rester une politique communautaire et ne doit pas conduire à 27 politiques nationales », a ajouté Joachim Rukwied, président du DBV.

Pour Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, la PAC doit avoir pour objectif la double performance environnementale et économique des exploitations. Les deux présidents se sont accordés sur la nécessité de travailler ensemble en faveur d’une PAC, avec pour objectif de responsabiliser davantage les États. Lors de cette soirée sur l’avenir de la PAC ils ont présenté un document de position commune afin de montrer que le DBV et la FNSEA œuvrent de concert pour une PAC forte.

Cette communication commune est articulée autour de 7 axes : maintenir un budget agricole stable, harmoniser au sein du marché intérieur, répondre aux besoins de simplification des agriculteurs, encadrer les options laissées aux États membres sous le 1er pilier, configurer l’architecture Verte, investir dans la compétitivité durable sous le 2e pilier, améliorer la résilience des exploitations agricoles sur les marchés.

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16 Octobre 2018 | Actus nationales

Didier Guillaume, nouveau ministre de l’Agriculture

Passation de pouvoirs entre Stéphane Travert et Didier Guillaume,au ministère de l'Agriculture, le 16 octobre (photo Actuagri).

A la suite du remaniement intervenu le 16 octobre, Stéphane Travert a cédé sa place au sénateur Didier Guillaume au ministère de l’Agriculture. Familier des questions agricoles, ce dernier entend défendre l’agriculture et la ruralité, notamment au niveau européen.

Régulièrement cité comme ministrable à chaque annonce de remaniement au cours du précédent quinquennat, le sénateur de la Drôme Didier Guillaume a finalement été nommé ministre de l’Agriculture le 16 octobre, remplaçant Stéphane Travert dont le départ était pressenti. Ce dernier aura eu le temps de mener à bien le chantier des Etats généraux de l’alimentation, avec le vote de la loi Egalim le 2 octobre.

Âgé de 59 ans, le nouveau ministre a été président de la Drôme pendant 11 ans puis président du groupe socialiste au sénat de 2014 à 2017, avant de rejoindre le groupe RDSE en mai 2018.

« Mon histoire personnelle et familiale est intrinsèquement liée à la ruralité et à l’agriculture », a tenu à souligner Didier Guillaume lors de la passation de pouvoirs. Le nouveau venu rue de Varenne connait en effet les lieux, puisqu’il a été conseiller politique de Jean Glavany lorsque ce dernier était ministre de l’Agriculture.

Saluant le travail accompli par son prédécesseur avec la loi sur l’alimentation, il entend poursuivre le travail engagé, probablement sans changement de ligne. « Je serai un inlassable militant, défenseur et promoteur de la ruralité et de l’agriculture », a-t-il rappelé, soulignant que l’agriculture française devait être appréhendée dans ses deux dimensions : le lien avec le local et l’environnement à travers l’agroécologie, mais aussi la compétitivité économique et l’exportation. Un « modèle historique et social » qu’il faut selon lui préserver et « porter jusqu’en haut ».

Dans cette optique, l’une de ses priorités sera la négociation de la future PAC, une bataille dans laquelle Didier Guillaume compte « mettre toutes ses forces » pour faire en sorte de conserver un maximum d’aides directes. De façon plus immédiate, le nouveau ministre a promis que, pour pallier la suppression du TO/DE, « des évolutions sont à venir dans les jours qui viennent ». Il compte également se rendre très vite dans l’Aude pour faire le point sur la situation, après les inondations dramatiques qui ont frappé le département.

La FNSEA félicite le nouveau ministre

La FNSEA a salué la nomination de Didier Guillaume au ministère de l’Agriculture, incitant le nouveau ministre à « l’action » et au « pragmatisme ». L’organisation lui demande de mener à bien le travail en cours sur tous les sujets clés : les ordonnances issues de la loi EGA, le budget de la PAC, les conséquences de la sécheresse, la gestion des grands prédateurs, la compétitivité de l’agriculture française et le TO/DE.

« Il appartiendra aussi au nouveau ministre de poser le cadre permettant de redonner de la fierté aux agriculteurs français, en soulignant leur engagement quotidien à défendre le bien commun et en leur donnant les moyens d’accompagner leurs transitions dans des conditions économiquement et socialement acceptables. La FNSEA demeurera un partenaire ouvert et à l’écoute du nouveau ministre. Nous poursuivrons sans relâche la tâche qui nous incombe de redonner à l’agriculture toute la place qu’elle mérite dans notre pays », a rappelé la FNSEA.

Actuagri

 éleveurs+guillaume+travert

16 Octobre 2018 | Actus nationales

Aides PAC 2018 : début des versements le 16 octobre

Le paiement des avances des aides PAC 2018 «arrivera sur les comptes des agriculteurs à compter du 16 octobre», a confirmé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué de presse du 15 octobre. «4,3 milliards d’euros seront versés dès ce 16 octobre au titre des aides du 1er pilier de la PAC et de l’ICHN», précise la rue de Varenne.

Pour le 1er pilier, les avances concerneront les aides découplées «et la plupart des aides couplées animales» (aides aux bovins allaitants et laitiers, aide ovine et aide caprine). En tout, ce sont «90 % des bénéficiaires du paiement de base, 70 % des bénéficiaires du paiement vert et 90 % des exploitations éligibles à l’ICHN» qui seront concernés.

Pour faire face à la sécheresse, le taux des avances «a été augmenté à 70 % des montants finaux pour les aides directes (au lieu de 50 %) et à 85 % des montants finaux pour l’ICHN (au lieu de 75 %)», précise le ministère.

«Le versement du solde de l’ensemble de ces aides s’effectuera en décembre 2018», rappelle également le ministère qui indique que les agriculteurs dont les dossiers n’ont pas pu être finalisés pour cette première avance «bénéficieront de nouvelles liquidations fin octobre et courant novembre».

Le paiement de ces avances «concrétise le retour à la normale du calendrier de paiement pour la campagne 2018», estime le ministre, Stéphane Travert, cité dans le communiqué.

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15 Octobre 2018 | Actus nationales

Grand prix Afja 2017 : focus sur des sujets sociétaux

Grand Prix de l’Afja - de gauche à droite : Yves Decaens (France Inter), Eric Baudet et Marie Nicot (Rendez-vous photo), Nicole Ouvrard (présidente de l’Afja), Emmanuelle Ducros (présidente du jury) et Stéphane Travert (photo Actuagri).


Remis le 11 octobre par le ministre de l’Agriculture, le Grand Prix de l’Afja 2017 a récompensé trois sujets qui illustrent sous un jour nouveau certaines difficultés sociales et sociétales du monde agricole.

Abattoirs, reconversion, changement de pratiques culturales : ces thèmes ont été mis en avant par les articles récompensés cette année par l’Afja, l’Association française des journalistes agricoles, lors de la remise de son Grand prix 2017. Ce dernier a été attribué à une initiative originale, un reportage photographique intitulé « Eleveur, à la vie, à la mort » réalisé par Eric Baudet (photo) et Marie Nicot (texte) pour un support web indépendant, Rendez-vous photo.

Si ce pure player du photojournalisme n’a pas recueilli suffisamment d’abonnés pour continuer à produire des contenus, le reportage primé, qui date d’avril 2017, est toujours en ligne. On y suit le parcours de Pierre-Emmanuel Robin, éleveur mais également tueur, une journée par semaine, dans un abattoir municipal géré par des éleveurs dans la Drôme. Alors que les anti-viande défrayent régulièrement la chronique, ce récit parvient à traiter de la mise à mort tout en soulignant l’humanité de l’éleveur, et démontre les bénéfices de cet abattoir de proximité qui fait vivre un territoire de montagne et évite aux animaux un transport beaucoup plus long.

Le deuxième prix, remis à Claire Le Clève (Terra) pour son article « Continuer ou se reconvertir, une formation qui m’a beaucoup aidée », évoque le sujet de l’échec au sein des exploitations agricoles, sous une forme positive : en pleine débâcle financière, Romuald Le Strat, éleveur breton de 45 ans, s’inscrit à une formation organisée par la MSA, Continuer ou se reconvertir. Une formation en petit groupe, pendant trois jours, qui l’a aidé à y voir plus clair et à redresser la tête.

Si la mise en liquidation de son exploitation pour raisons économiques était inévitable, il a pu prendre conscience de ses atouts, ce qui lui a permis de trouver un travail dans un lycée agricole. Quand on sait que la surmortalité par suicide chez les agriculteurs est 20 à 30 % supérieure à la moyenne de la population, évoquer les solutions qui existent pour se reconvertir est une nécessité et, pour Claire Le Clève, cela fait partie des missions de la presse professionnelle agricole. Enfin, cette année, une catégorie « audiovisuel » a été créée dans le grand prix.

C’est Yves Decaens, journaliste à France Inter, que le jury a distingué pour son reportage « Plus verte, plus économe, l’agroécologie trace son sillon », diffusé dans l’émission Interception sur France Inter le 28 mai 2017. A destination du grand public, le reportage y vulgarise les pratiques agronomiques qui se développent sous l’étendard de l’agroécologie et qui permettent de respecter davantage l’environnement tout en permettant aux agriculteurs de dégager un revenu correct. Cette mise en lumière est aussi une réponse aux critiques sociétales qui se font de plus en plus fortes à l’égard des pratiques agricoles. Les prix ont été remis par le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert le 11 octobre au ministère de l’Agriculture.

Actuagri

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12 Octobre 2018 | Actus nationales

Evolution du  climat : produire plus et mieux avec moins [point de vue]

Un rapport du GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, commandé lors de la COP21, alerte sur les conséquences d’une élévation des températures de 2 °C et les compare à une élévation de 1,5°C. Limiter le réchauffement à 1,5°C devrait permettre de limiter les effets néfastes. Les auteurs proposent donc des pistes pour atteindre cet objectif. Pour Olivier Dauger (notre photo), élu FNSEA en charge des questions climatiques et énergétique, si l’agriculture participe au réchauffement climatique et en est une victime, elle est avant tout source de solutions. Lire aussi en page 6 de la VP de cette semaine.

- Quels enseignements tirez-vous du rapport publié par le GIEC le 8 octobre ?

«Les conclusions sont une demi-surprise. Elles ne font que confirmer les anciens rapports. Il met tout de même en avant la rapidité de l’évènement. Il y un dérèglement climatique et un réchauffement climatique qui sont clairs. On pensait que le réchauffement climatique se déroulait sur un laps de temps plus long, entre 50 ans et 1 siècle, mais il semblerait qu’il soit plus rapide que prévu. L’objectif affiché de ce rapport est de limiter l’augmentation des températures à 1,5°C afin d’en limiter les effets sur la biodiversité, l’augmentation du niveau des océans…, car ils seraient exponentiels au-delà de cette température. Si on dépasse cette augmentation, de nombreuses vies humaines et la biodiversité seraient en danger. La machine semble s’accélérer, il est donc grand temps que les pays adoptent les accords de Paris signés lors de la COP21. Ce rapport a pour objectif de faire réagir les gouvernements. Ils doivent réfléchir à des solutions et les mettre en place rapidement.

- Comment l’agriculture est-elle victime du changement climatique ?

L’agriculture est avant tout victime, car elle subit depuis quelques années des épisodes climatiques extrêmes. En France il ne se passe plus une année sans avoir des dégâts dus au gel, aux excès d’eau, au déficit de précipitation… Cette année nous avons commencé l’année avec trop d’eau et là nous subissons une sécheresse que certains jugent sans précédent. Ces évènements impactent les rendements et la qualité des productions. Au niveau mondial la production agricole a tendance à baisser avec une irrégularité forte des rendements.

- En quoi l’agriculture est-elle source de solution pour limiter le réchauffement climatique ?

Avant tout je tiens à préciser que l’agriculture en est aussi une cause, comme toute activité humaine, car elle est responsable de 15 à 20 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais elle est surtout source de solutions. Elle peut participer à la transition énergétique en fournissant de l’énergie verte via la photosynthèse. De plus, elle peut permettre de stocker le carbone dans les sols, en particulier dans les zones boisées, les pâtures mais aussi les terres cultivées.

Pour renforcer le stockage il faut augmenter la matière organique présente dans les sols en mettant plus de couverts végétaux, en limitant le travail des sols et en produisant plus de biomasse. Elle est donc un outil pour obtenir la neutralité carbone à moyen terme, pendant que le reste de l’économie se décarbone. Comme elle est émettrice de GES elle peut aussi réduire ses émissions en diminuant sa consommation d’énergie, en isolant mieux, en diminuant le recours à la motorisation et en autoconsommant de l’énergie. 40 % de ses émissions sont imputables à l’élevage notamment bovin, il faut donc mettre en place des systèmes qui permettent d’émettre moins, notamment en changeant l’alimentation des animaux.

L’épandage des engrais organiques et minéraux est responsable de 40 % des GES émit par le monde agricole. Nous travaillons donc pour produire des engrais moins émetteurs et moins volatils. Notre objectif est de produire plus avec moins, afin de limiter notre impact sur le réchauffement climatique. À la FNSEA nous pensons qu’il faut que l’agriculture soit plus résiliente pour produire mieux en répondant aux enjeux climatiques et en garantissant la sécurité alimentaire».

Actuagri

Lire aussi dans la Volonté Paysanne datée du jeudi 11 octobre 2018.

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