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18 Juillet 2019 | Actus élevage | Actus nationales

Fabrications d’aliments : effet positif avec la crise porcine chinoise

En mai dernier, selon les statistiques Coop de France/SNIA, 1,618 Mt d’aliments du bétail ont été produites par l’industrie nationale, soit 0,8 % de plus qu’en mai 2018, qui comptait un jour ouvré de moins, ce qui relativise la comparaison. Celle-ci est plus rationnelle si on la situe sur une période plus longue, en l’occurrence les cinq premiers mois de la campagne.

Durant cette période, les fabrications ont atteint 8,18 Mt, un chiffre quasi identique à celui de la période correspondante de l’année précédente.

Sur cette période, les aliments porcs ont enregistré un résultat très légèrement positif, de 0,8 % mais qui constitue un renversement de tendance pour ce secteur en recul systématique. On doit y voir la conséquence de la vigoureuse reprise du marché du porc, impulsée par les exportations de viande porcine vers la Chine. Celles-ci se poursuivant, le rebond des fabrications d’aliments pour porcs (à l’engrais, notamment) devrait apparaître de plus en plus nettement dans les prochains relevés statistiques.

Les aliments pour bovins ont poursuivi leur progression, + 1,4 %, atténuant le recul de -2,1 %, du compartiment volaille. Pour les 11 premiers mois de la campagne (juillet 2018/mai 2019), 17,93 Mt d’aliments composés ont été produites (résultat pratiquement identique à celui de la campagne précédente, même période) dont 3,6 Mt d’aliments bovins (+3 %) 4,4 d’aliments porcs (-1,5 %) et 7,6 Mt d’aliments volailles (-1,5 %).

 éleveurs+porcs+aliments

16 Juillet 2019 | Actus nationales

UE-Mercosur : la Commission européenne tente de rassurer les ministres de l’Agriculture

Le commissaire européen Phil Hogan s’est efforcé, le 15 juillet à Bruxelles, d’expliquer aux ministres de l'Agriculture des Vingt-huit les concessions faites dans le secteur pour conclure l’accord commercial avec le Mercosur — et de les rassurer. «Nous n’aurons aucun produit arrivant dans l’Union européenne depuis les pays du [bloc sud-américain] qui ne soit pas conforme aux normes alimentaires de l’UE» ainsi qu’à son «ambition climatique et environnementale», a-t-il affirmé.

Espérant que les agriculteurs, comme les ministres, admettront que, «dans le contexte d’une longue négociation, où il y a eu bien sûr des gains importants pour l’industrie, nous avons aussi réduit notre niveau de concessions sur l’agriculture». «La position de la France est à la fois sereine et vigilante», a expliqué Didier Guillaume devant des journalistes. «Il va falloir vérifier un certain nombre de choses», a ajouté le ministre français, citant le niveau d’activation de la clause de sauvegarde (en cas de déstabilisation du marché) et la «capacité d’empêcher qu’entrent dans l’UE et en France des produits agricoles qui ne sont pas» aux normes.

La filière bovine maintient la pression avant le vote sur le Ceta à l'Assemblée

Deux jours avant l'examen par les députés, le 17 juillet, du projet de loi de ratification de l'accord de libre-échange UE/Canada (Ceta), l'interprofession bétail et viande Interbev «alerte une nouvelle fois sur le manque de garanties des viandes importées canadiennes» dans un communiqué du 15 juillet. Le même jour, le gouvernement a reconnu que ce texte pouvait conduire à l'importation de viandes issue d'animaux nourris aux farines animales.

«Rien, dans la règlementation européenne ou le texte de l’accord, ne permet à l’UE d’interdire ces importations», insiste la FNB (éleveurs bovins), dans son propre communiqué du 15 juillet. «Le gouvernement et sa majorité sèment une confusion inédite dans l’esprit des éleveurs et des citoyens», estime la FNB, qui demande «la non-ratification du Ceta.»

 éleveurs+mercosur+ceta

15 Juillet 2019 | Actus nationales

Serres chauffées : FNSEA, APCA, Felcoop et Coop de France regrettent «un encadrement franco-français»

Si le Comité national de l’agriculture biologique (CNAB) de l’Inao a encadré l’utilisation des serres chauffées en agriculture biologique, sans les interdire totalement, la FNSEA, Légumes de France, l’APCA, Felcoop et Coop de France regrettent «l’absurdité destructrice d’un encadrement franco-français».

Dans un communiqué du 12 juillet, les organisations soulignent en effet les conséquences négatives de cet encadrement du chauffage des serres spécifique à la France : «la commercialisation de tomates, concombres, aubergines, poivrons et courgettes biologiques qui auront bénéficié du chauffage sera possible dès le 1er mai : cela empêchera-t-il les consommateurs d’en consommer en avril ? Non, cela signifie que ces légumes biologiques ne pourront pas être Français. Ils seront demain Belges, Hollandais ou Allemands, et auront bénéficié du chauffage bien entendu. La balance commerciale française s’en trouvera une fois de plus dégradée. Rappelons que nous importons déjà 78 % de la tomate bio à destination des circuits longs de distribution».

De même, «comment dans ces conditions, remplir les objectifs ambitieux de développement du bio fixés par ce même gouvernement, notamment pour l’approvisionnement des cantines scolaires ?», demandent les organisations. Ces dernières regrettent également la date du 30 avril, choisie de façon arbitraire et pénalisante pour le concombre notamment.

«Nous ne manquerons pas également d’observer attentivement entre le 21 décembre et le 30 avril la disponibilité et l’origine des légumes biologiques des enseignes de la grande distribution et des réseaux de magasins spécialisés bio ; certains se posant en donneur de leçon tout en appliquant de gourmands taux de marge sur les légumes biologiques issus de l’importation», concluent les organisations.

 éleveurs+bio+AB

15 Juillet 2019 | Actus nationales

«Le Tour de France a des racines rurales» [point de vue]

(Photo DR)

Christian Prudhomme, Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, souligne les liens forts et naturels qui existent entre le Tour et l’agriculture. Il estime en effet que c’est elle qui en façonne le magnifique décor. Le 8 juillet, en présence de Christiane Lambert, il a signé la pétition «Coldiretti» relative à l’étiquetage obligatoire des produits.

- Quelle est la spécificité de cette édition 2019 ?

Cette année, nous fêtons le centenaire du maillot jaune. Si le Tour est né en 1903, le maillot jaune lui est apparu en 1919. Nous fêterons ce centenaire plus exactement le 19 juillet. Au-delà du cyclisme et du Tour, ce maillot est un symbole du sport ! Cette célébration est la raison pour laquelle le Tour est parti de Bruxelles, ville d’Eddy Merckx, le plus grand champion de l’histoire du cyclisme qui a porté 110 fois le maillot jaune. Cette année nous fêtons aussi les 50 ans de sa première victoire. Il a d’ailleurs gagné ce Tour au moment où Neil Armstrong marchait sur la lune.

- Qu’apporte l’agriculture aux territoires, vous qui sillonnez les routes de France tous les ans ?

L’agriculture apporte la vie, la terre... Il y a un lien naturel entre le cyclisme et l’agriculture. Le Tour de France a des racines rurales. Il n’y a pas si longtemps les cyclistes sortaient des fermes. Bernard Hinault, un grand champion français, était paysan avant d’être coureur. Lors du Tour, la prise de vue dominante est aérienne. On peut ainsi voir la beauté des paysages naturels et la beauté des paysages façonnés par les femmes et les hommes qui font l’agriculture. La France est encore plus belle grâce aux agriculteurs et aux agricultrices qui l’entretiennent et la façonnent.

- Est-ce que l’attachement des français au Tour de France traduit leur attachement aux paysages agricoles ?

Cela ne fait aucun doute. Le décor du Tour de France fait partie du Tour. Bien entendu il y a la partie sportive qui est la plus importance, mais il y a aussi le plus fabuleux décor dont on puisse rêver : ces paysages façonnés par l’agriculture. A la différence d’autres compétitions sportives, même si les français ne brillent pas, l’audience est aussi forte. Au-delà des champions, la vraie vedette de cet événement c’est le Tour et les décors qu’il traverse.

- Le partenariat avec la FNSEA pour le concours les agriculteurs aiment le Tour est-il important ?

Quand il y a un concours qui s’appelle «les agriculteurs aiment le Tour», on ne peut que le mettre en avant. L’origine de ce partenariat est naturelle, comme le lien entre le Tour et l’agriculture. Ce qui me fascine réellement c’est que pour ses réalisations les agriculteurs prennent le temps à un moment de l’année où ils n’en ont pas. Bien sûr il y a une fierté à voir ces réalisations à la télé, mais consacrer du temps au Tour alors qu’on en pas, c’est très fort et ça mérite un coup de chapeau !

- A propos de la pétition Coldiretti, pourquoi est-il important de valoriser l’agriculture et l’alimentation française ?

Quand je vois les réalisations du concours qui souvent portent le message «fiers de vous nourrir», on se dit que oui, ils ont toutes les raisons d’être fiers ; les agriculteurs offrent aux gens une alimentation saine et proche de soi. La France est un grand pays agricole et j’espère qu’il le restera longtemps. Les agriculteurs nourrissent des millions de gens et c’est quelque chose de très fort».

Actuagri

 éleveurs+Tour+France

12 Juillet 2019 | Actus nationales

Machinisme : une activité «bien orientée» dans la distribution au 1er semestre

L’activité semble «bien orientée» dans la distribution de machines agricoles au 1er semestre, a indiqué le 11 juillet son syndicat, le Sedima, qui anticipe toutefois un ralentissement en deuxième partie d’année.

Sur les six premiers mois de 2019, les prévisions de croissance sont estimées entre 4,5 et 8,5% (en glissement annuel) pour les différents services. Elles s’affichent dans une fourchette de 7,5 à 8,5% pour les commandes de matériel neuf, contrastant avec une tendance plutôt atone au premier semestre 2018.

Cette bonne orientation du chiffre d’affaires en machinisme agricole apparaît dans la plupart des secteurs d’activité, à savoir en grandes cultures, polyculture élevage, viti-viniculture.

Une hausse des stocks de matériels neufs et d’occasion apparaît au premier semestre 2019, de 8 à 10% sur un an. «Ça risque de compliquer la donne dans les mois, les années à venir : avec l’agrandissement des exploitations, des investissements plus raisonnés qui orientent le choix vers du matériel neuf, il y a des débouchés qui se ferment», considère le président Pierre Prim.

En parallèle, l’écart se creuse entre «des prix du neuf à la hausse et un marché de l’occasion n’ayant pas le même rythme».

 éleveurs+machinisme+cuma

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