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23 Octobre 2020 | Actus nationales

Réforme de la PAC : le «oui mais» des Chambres d’agriculture

«Les Chambres d’agriculture expriment leur satisfaction quant aux conclusions du Conseil sur l’importance capitale de l’accompagnement du processus de transition des systèmes agricoles dans le cadre de la stratégie "De la ferme à la table" (Farm to Fork), tout en garantissant un revenu équitable aux producteurs», a indiqué l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA) le 22 octobre dans un communiqué de presse (1).

«Cependant, les ambitions du Conseil sur les transitions agricoles ne semblent pas être concrétisées pour l’instant dans la règlementation de la future PAC.», ajoute l’APCA.

Cette dernière regrette que l’Europe n’évoque pas la manière dont elle va « accompagner les producteurs vers la mise en place de ces nouvelles pratiques » qui impliqueront des investissements à la fois matériels et non matériels.

Elle appelle également les instances communautaires à plus de simplification, notamment dans le cadre du FEADER et à mieux accompagner «la transition des systèmes agricoles et agroalimentaires».

(1) Lire ICI

 éleveurs+chambres+PAC

22 Octobre 2020 | Actus nationales | Actus Aveyron | Actus élevage

Cours du broutard : «Trois semaines pour ramener du prix aux éleveurs»

Communiqué FDSEA-JA Aveyron :

«Depuis plusieurs semaines, le prix de vente des bovins destinés à l’export, les «broutards», baisse de manière injustifiée. Les syndicats JA et FDSEA ont rencontré des acheteurs locaux pour mieux comprendre la situation, mais face à leur impuissance, le ministre de l’Agriculture a réuni les principaux exportateurs et leur a donné trois semaines pour trouver des solutions.

De semaine en semaine, le prix baisse

Déjà cinq semaines que le prix baisse. A ce jour, cela équivaut à une diminution de 25 centimes d’euros du kilo. Si l’on compare les prix sur la même période l’année dernière, ils sont 35 centimes d’euros plus bas. Un éleveur perd en moyenne 150€ par animal vendu. Il en est de même pour les veaux gras, un autre type de bovins viande, pour lesquels on observe une perte de 15 à 30 centimes d’euros, selon les âges et les catégories par rapport à l'année dernière. Les prix de ventes sont toujours tirés vers le bas alors que les coûts de production augmentent (paille, fourrage...).La situation devient insoutenable pour les éleveurs bovin viande.

Des prix décorrélés de la réalité du marché

Les prix pratiqués ne correspondent pas à la réalité du marché. En Italie, le pays qui constitue le débouché majoritaire pour la vente de broutards, le cours du jeune bovin augmente progressivement: + 5 centimes d’euros cette semaine après neuf semaines de stabilité. L’export des broutards vers l’Italie augmente également: + 1% ces deux dernières semaines. En septembre, ce pays avait acheté autant de broutards que durant l’ensemble de l’année 2019.La demande semble donc être en hausse, mais le prix d’achat aux éleveurs baisse. Les éleveurs s’interrogent alors sur qui profite de la situation et s’enrichit.

Les éleveurs sont allés rencontrer des exportateurs

La Fédération nationale bovine (FNB) est allée exposer la situation auprès des différents opérateurs de marché qui n’ont pas su apporter de contestation. En Aveyron, les JA et la FDSEA sont allés à la rencontre de Bévimac et Unicor, deux organisations de producteurs spécialisées dans l’exportation de broutards pour échanger directement avec eux et essayer de comprendre la situation. L’une comme l’autre semblaient désarmées face à l’attitude de certains intermédiaires italiens qui exigent à la fois de la qualité et des prix bas, trop bas.

Intervention du ministre de l’Agriculture

Les éleveurs ne peuvent pas être éternellement la variable d’ajustement. La viabilité de la profession est engagée et cette situation alimente la déprise agricole. La France perd 2% de vaches chaque année, soit 765200* bovins viande en moins par an (*source: SPIE-BDNI). Après plusieurs semaines de pression syndicale, le ministre de l'Agriculture a réuni les principaux exportateurs et les représentants de la FNB dans le cadre d’un déplacement dans le Puy-de-Dôme, le vendredi 16 octobre. Eurofeder, Deltagro export et Bévimac ont répondu présents, Parma France a décliné l'invitation. Julien De Normandie,a donné trois semaines aux exportateurs pour trouver des solutions. Il a demandé à ce que de nouveaux débouchés soient trouvés et a insisté pour que les qualités des bovins français soient mises en avant : qualités sanitaires, de traçabilité, génétique... Pour l'heure, les JA et la FDSEA encouragent les éleveurs qui le peuvent à continuer de faire de la rétention d’animaux maigres pour essayer de peser sur le marché».

 éleveurs+broutards+bovins

22 Octobre 2020 | Actus nationales

Réforme de la PAC : la FNSEA salue «cette nouvelle étape»

Dans un communiqué du 21 octobre, la FNSEA salue l’accord trouvé à Luxembourg sur la réforme de la PAC. C’est une «nouvelle étape décisive qui a été franchie au niveau communautaire», a-t-elle indiqué, soulignant le « rôle déterminant de la France qui a su rassembler et convaincre sur un horizon commun pour la PAC ».

La FNSEA donne quitus aux 27 ministres de l’Agriculture et aux parlementaires qui «ont su conserver le caractère commun de la PAC en particulier à travers un Eco-régime obligatoire, et l'application d'une conditionnalité des aides uniforme dans les Etats membres».

Le syndicat agricole qui appelle la PAC à engager l’agriculture « dans la double performance économique et environnementale », entend maintenir la pression pour « apporter les améliorations au cadre réglementaire, afin de préserver une véritable ambition pour l'agriculture européenne, par rapport au projet initial de la Commission européenne (2018)».

«La PAC, première politique européenne, est ainsi confortée dans son rôle de ciment de l'Europe !» conclut le communiqué.

 éleveurs+PAC+FNSEA

21 Octobre 2020 | Actus nationales

Les ministres trouvent un accord sur la future PAC

Le 21 octobre à l’aube, les ministres de l’Agriculture des 27 sont parvenus à un accord sur la prochaine PAC qui ouvre la voie à de nouvelles négociations avec le Parlement européen pour la finaliser.

Semaine décisive sur la prochaine PAC. Un peu avant 5 heures du matin, le 21 octobre et après de longues heures de négociation, les ministres de l’Agriculture réunis à Luxembourg sont parvenus à un accord sur la réforme de la PAC. «Après une longue lutte, nous sommes arrivés à un accord crucial (…). Cet accord répond à l’aspiration d’une PAC plus verte, plus juste et plus simple», a déclaré la ministre allemande de l'Agriculture qui présidait le Conseil des ministres, Julia Klöckner à l'issue de la réunion. Julien Denormandie, le ministre français de l’Agriculture s’est également félicité de cette issue qui ouvre la voie à des négociations avec le Parlement européen sur les contours de la prochaine PAC. Celui-ci devait se prononcer de son côté le 23 octobre.

Phase transitoire de deux ans

Comme prévu, le principal point d’achoppement concernait l’architecture verte de la prochaine PAC, plus particulièrement les éco-régimes, c’est-à-dire l’ensemble des mesures pour accompagner les agriculteurs dans leur transition écologique comme l’agriculture de précision, l’agroforesterie, l’agriculture biologique, etc. Au bout du compte, et comme le souhaitait d’ailleurs Julien Denormandie, les éco-régimes, deviendront obligatoires pour tous les États membres et devront mobiliser au moins 20 % des paiements directs, dès 2023. Une première phase transitoire de deux ans est néanmoins prévue, pour permettre aux États membres d'éviter de perdre des fonds, les éco-régimes étant facultatifs pour les agriculteurs. Par ailleurs les critères actuels de conditionnalité et de verdissement seront maintenus dans la prochaine PAC.

Le compromis obtenu par la présidence allemande prévoit par ailleurs une consolidation des aides couplées aÌ hauteur de 15 % de l'enveloppe des paiements directs ainsi que la possibilitéì de créer des programmes sectoriels permettant de structurer l’action des organisations de producteurs et coopératives pour la plupart des filières agricoles. Soutenant une initiative française, la très grande majoritéì des Etats-membres a souhaitéì que les soutiens couplés puissent venir favoriser le développement des plantes riches en protéines de manière aÌ renforcer l'autonomie protéique de l'Union européenne.

Les réserves de la Commission

La partie était loin d’être acquise. Si la France et un certain nombre d’autres pays comme le Danemark, l’Espagne, la Belgique… partageaient la proposition de la présidence allemande, les pays d’Europe orientale surtout, notamment la Pologne, trouvaient cette ambition environnementale trop élevée. D’autres comme l’Autriche et le Portugal qui consacrent une bonne partie du deuxième pilier à des programmes verts considéraient le seuil de 20 % comme trop élevé.

Si le couple franco-allemand a salué cet accord «inespéré» de source française, la réaction du Commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a été plus mitigée estimant que «tout n’était pas satisfaisant pour la Commission». S’il a reconnu le travail de la Présidence allemande pour parvenir à des propositions de compromis, il a fait part de ses préoccupations quant à la possibilité d’atteindre les objectifs environnementaux plus élevés en lien avec le Pacte vert et la stratégie Biodiversité 2030. Il a cependant souligné que le mandat des ministres permettrait de lancer les négociations avec le Parlement européen. Ces discussions s’annoncent d’ailleurs ardues avec les députés, ceux-ci devaient se prononcer sur une architecture verte plus ambitieuse avec des éco-régimes à 30 % des paiements directs.

Transparence des GAEC

Même s’ils ne concernent pas la prochaine PAC, les ministres sont également parvenus à un accord sur un certain nombre de sujets dont deux auxquels Julien Denormandie était très attaché : les droits de plantation des vignes et la transparence des Gaec. Le régime d’autorisation des plantations actuel pour réguler le marché du vin qui devait se terminer en 2030 est prolongé jusqu’en 2040. Pour ce qui est des GAEC, leur transparence est acquise. Il s’agit d’une avancée importante, notamment au regard de la future PAC.

Source Actuagri

 éleveurs+PAC+europe


21 Octobre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Viande bovine : Elvéa veut créer son association d'OP (AOP) d'ici mi-2021

Le réseau d'associations de producteurs de bovins viande Elvéa France espère lancer son AOP (association d'organisations de producteurs) «d'ici la fin du premier semestre 2021», indique son président Philippe Auger à Agra Presse le 20 octobre.

Ce sujet était à l'ordre du jour de l'assemblée générale d'Elvéa, le 15 octobre à Orléans (Loiret). «Nous entrons dans la phase d'engagement et de rédaction» des statuts, précise M. Auger, sachant que cette AOP pourrait être «la première en viande bovine au niveau européen».

«Nos 31 OP pourront adhérer à l'AOP et ainsi négocier collectivement pour les filières Label rouge et les démarches nationales», explique cet éleveur de Haute-Saône. L'AOP comportera aussi des sections jeunes bovins (JB) et bovins maigres.

Le rôle de la nouvelle structure sera de «négocier des contrats-cadres». A charge ensuite aux OP adhérentes de «participer aux négociations nationales avec les distributeurs, les abatteurs ou les négociants».

Autre sujet abordé lors de l'assemblée générale, l'importance des aides de la Pac pour «maintenir notre troupeau allaitant». Philippe Auger appelle à «faire valoir un peu plus le côté environnemental» de cette production, «certes consommatrice de surfaces, mais qui rend des services environnementaux».

 éleveurs+bovins+viande

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