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17 Septembre 2019 | Actus nationales | Actus élevage

Unell-Lactalis : un accord sur la prise en compte des coûts de production du lait

Le médiateur des relations commerciales agricoles a annoncé, dans un récent communiqué de presse, être parvenu à accorder l'AOP (Association d'organisations de producteurs) Unell et le groupe Lactalis «sur la prise en compte des coûts de production dans la formule des prix du lait».

Le nouvel accord-cadre, qui concernera les quelque 4000 livreurs Lactalis adhérents des neuf OP d'Unell, intègre «un niveau de coût de production de façon explicite dans la formule de calcul du prix du lait». «C'est 355 euros les 1000 litres, le prix que Lactalis a réussi à faire passer à la grande distribution lors des dernières négociations commerciales», explique Claude Bonnet, président de l'Unell, interrogé par Agra Presse.

Il est prévu que les coûts de production soit révisés annuellement à partir notamment des indicateurs du Cniel. «La prise en compte des coûts de production n'est encore que partielle. L'année prochaine, nous allons renégocier ce prix pour que Lactalis puisse demander de nouvelles hausses à la grande distribution.» Une demande qu'appelle également de ses vœux le médiateur.

«Certes, le prix de septembre est en baisse à cause des exports et des ingrédients, mais il faut voir à plus long terme, c'est une première étape importante», défend Claude Bonnet.

Le communiqué de presse du médiateur ICI

Lactalis et l’OP Lait Bio Seine-et-Loire signent un accord-cadre sur le prix du lait bio

Le groupe Lactalis et l’organisation de producteurs (OP) Lait Bio Seine et Loire ont annoncé, le 11 septembre au Space, être parvenus à un accord sur le calcul du prix du lait bio. Ce nouvel accord-cadre prend en compte dans la formule de calcul du prix «un indicateur de prix de revient de la filière biologique établi par l’Institut de l’élevage».

Pour «intégrer le risque climatique», l’accord précise que ce niveau de prix pourra être «adapté chaque trimestre en fonction de l’indice Isop de pousse de l’herbe, et de l’indice Ipampa portant sur l’évolution des coûts de production». Et, afin «d’observer l’évolution de l’équilibre offre/demande», il intègre également «un indicateur qui reflète l’évolution des ventes observées sur le marché français des produits laitiers biologiques».

L’accord s’appliquera à compter du 1er janvier aux 210 livreurs Lactalis adhérents de l’OP. Un «plan de progrès sur cinq ans (…) allant au-delà de la réglementation» est également mis en place. Ses objectifs: 180 jours de pâturage minimum, la plantation de haies, le bien-être animal et la sensibilisation à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 éleveurs+lait+Lactalis

13 Septembre 2019 | Actus nationales | Actus Aveyron | Actus élevage

«Loup, la détresse est européenne» : des feux dans le Nord et Sud-Aveyron ce vendredi soir

Comme l’année dernière, les maires ruraux de l’USAPR (Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales) appellent à illuminer les sommets avec des feux pour afficher la détresse des territoires soumis à la prédation des loups. Cette action est réalisée de la même manière dans plusieurs pays européens qui remettent en cause la politique de gestion du loup au niveau de l’UE.

En Aveyron, elle s’organisera à deux endroits : Ste-Eulalie-de-Cernon (croisement des routes D23 et D7) et Laguiole (Oustrac) ce vendredi 13 septembre à partir de 20h30. Action relayée en Aveyron par la FDSEA et les JA.

LIre le communiqué de presse de l'USAPR ICI

 éleveurs+loup+prédateurs

12 Septembre 2019 | Actus nationales

Hausse du cours du porc : la FICT demande la réouverture des négociations commerciales

(Photo DR)

Le 11 septembre la FICT, Fédération française des industriels charcutiers traiteurs transformateurs de viande, ont publié un communiqué pour demander la réouverture des négociations commerciales.

Face à une flambée des cours du porc, +43 % en France depuis mars dernier, les industriels anticipent une crise pour leur secteur. Ils souhaitent donc alerter la distribution et les pouvoirs publics sur la nécessité de réouvrir les négociations commerciales avec les entreprises de charcuterie.

La FICT s’associe à la proposition des pouvoirs publics de mettre en place un dispositif de révision des contrats consensuels pour l’avenir. « La fièvre porcine africaine n’est absolument pas maîtrisée dans le monde et continue de se propager.

Tous les experts prédisent un cours du porc en augmentation jusqu’à fin 2020, et un cours haut sur le long terme, pendant au moins 3 ans. », souligne Bernard Vallat, Président de la FICT.

L’organisation propose donc un mécanisme d’ajustement non-réglementaire des contrats. Il sera basé sur la prise en compte régulière de l’indice d’évolution (à la hausse comme à la baisse) des 24 pièces de découpe de porc sélectionnés et de leur prise en compte au prorata de leur incorporation dans les principales charcuteries mises en marché (sur la base de moyennes nationales publiées par un institut spécialisé).

Entre flambée du porc et virus informatique, Fleury Michon perd 8,8 M€

Fleury Michon affiche un résultat net consolidé de -8,8M€ au premier semestre 2019, annonce l’industriel de la charcuterie dans un communiqué du 10 septembre (contre +6,3M€ au premier semestre 2018). Des résultats «décevants», pour Régis Lebrun, DG de Fleury Michon, «principalement en raison d’une forte hausse des cours» de la viande porcine, due à l’épizootie de peste porcine africaine en Chine.

«En raison des temps de concertation avec la distribution, la répercussion de cette hausse dans les tarifs produira ses effets essentiellement sur le second semestre», indique l’entreprise. Le charcutier a également pâti d’une «consommation atone», avec un chiffre d’affaires en retrait de 2,7% (à 348,8 M€).

La fin de l’année 2019 «s’annonce également complexe avec la poursuite de la hausse des cours», prévoit M. Lebrun. Fleury Michon a aussi subi une attaque informatique au deuxième trimestre, qui a provoqué «trois jours d’arrêt des livraisons» et un «effet calendaire» de -2% sur le semestre.

 éleveurs+porc+charcuterie

11 Septembre 2019 | Actus nationales

Phytos : la FNSEA tire finalement à boulet rouge sur le projet d'arrêté ZNT

La FNSEA a finalement vivement attaqué, dans un communiqué du 10 septembre, le projet d'arrêté sur les zones de non traitement (ZNT) mis en consultation le 9 septembre. «Les distances ne sont en aucun cas une réponse à la nécessaire protection des riverains», affirme le syndicat majoritaire qui qualifie l'arrêté proposé «d'inacceptable».

La FNSEA appelle à privilégier «le dialogue et la concertation au plus près du terrain», par rapport aux «réglementations arbitraires et descendantes». «Il est temps que les arguments des professionnels soient enfin entendus et considérés», indique le syndicat. La position de la FNSEA semble différer quelque peu de celle exprimée jusqu'ici par sa présidente, Christiane Lambert ; en conférence de presse le 9 septembre, elle s'était dit «satisfaite» des propositions du gouvernement.

Dans la même veine que le communiqué de la FNSEA, l'AGPB estime, par communiqué, que les ZNT imposées par l'arrêté sont «inacceptables». L'organisation appelle à inscrire les discussions exclusivement «dans le cadre des chartes riverains». Pour l'AGPB, «le discours présent dans les médias ces derniers jours laisse parfois entendre que les distances [...] proposées par le gouvernement est une victoire pour le monde agricole. C'est tout l'inverse».

interrogations autour de la possibilité de déroger totalement aux ZNT

Sera-t-il possible, grâce aux chartes départementales, de déroger totalement à l’obligation de mettre en place des zones de non-traitement (ZNT) avec les riverains ? C’est ce qu’affirme le cabinet de Didier Guillaume, au lendemain de la publication pour consultation des projets d'arrêtés et décrets, le 9 septembre: «Ce qui est décidé dans la charte prévaudra quoi qu’il arrive, à condition que des mesures alternatives de protection soient mises en place».

Des propos accueillis avec scepticisme par la profession. «Ce n’est pas clair dans l’arrêté», affirme Christian Durlin, chargé de ces questions à la FNSEA. Concrètement, l’arrêté prévoit que les distances de sécurité (5m pour les cultures basses, 10m pour les cultures hautes) puissent être réduites, via les chartes départementales. Deux cas sont mentionnés.

Premièrement, si les agriculteurs s’engagent à mettre en place des équipements «anti dérives» (buses, panneaux récupérateurs…etc) ; la charte ne pourra toutefois pas aller en deçà de 3 m pour les cultures basses et 5 m pour les cultures hautes.

Deuxièmement, si des dispositifs de protection alternatifs «permettant de maîtriser le risque d’exposition» et «d’adapter les conditions d’utilisation» sont mis en place dans les exploitations ; aucune distance minimale n’est indiquée, ce qui semble ouvrir la voie à la possibilité de déroger totalement aux ZTN.

Jeunes Agriculteurs s'oppose à «tout cadre réglementaire national»

Jeunes Agriculteurs s'oppose à «tout cadre règlementaire national» pour instaurer des zones de non-traitement et appelle, dans un communiqué du 10 septembre, à privilégier «les solutions locales et concertées» après la mise en consultation de l'arrêté sur les ZNT. Cet texte, publié le 9 septembre, crée des zones de non-traitement entre 5 et 10 mètres autour des habitations, avec néanmoins des dérogations possibles en cas d'adoption de chartes départementales. Le syndicat estime que «le gouvernement préfère le règlementaire hors-sol au bon sens des acteurs locaux».

 éleveurs+phyto+ZNT

11 Septembre 2019 | Actus nationales

Commission européenne : le Polonais Janusz Wojciechowski à l’Agriculture

Le Polonais Janusz Wojciechowski (photo ci-contre) a été nommé commissaire européen à l’Agriculture dans le cadre de la nouvelle Commission européenne présentée le 10 septembre par sa Présidente Ursula von der Leyen.

Bon connaisseur des dossiers agricoles, Janusz Wojciechowski est membre de la Cour des comptes de l’UE pour laquelle il a supervisé plusieurs rapports ayant trait au secteur agricole (biodiversité, sûreté alimentaire, bien-être animal, jeunes agriculteurs), et a siégé à la commission de l’Agriculture du Parlement européen entre 2004 et 2016.

Dans la lettre de mission qu’elle lui adresse, Ursula von der Leyen insiste particulièrement sur la nécessité, dans le cadre de la finalisation des négociations sur la Pac et de sa future mise en œuvre, de veiller à l’ambition environnementale et climatique du règlement.

Le nouveau commissaire à l'Agriculture sera par ailleurs sous la direction du vice-président néerlandais Frans Timmermans en charge, lui, du climat et de manière plus large du «pacte vert» pour l’Europe. L’actuel commissaire à l’Agriculture, l’Irlandais Phil Hogan, qui a activement participé aux négociations commerciales entre l’UE et le Mercosur, prend comme prévu le portefeuille du Commerce.

La Française Sylvie Goulard aura, elle, la charge du Marché intérieur. Les futurs commissaires européens seront auditionnés par les commissions parlementaires compétentes entre le 30 septembre et le 4 octobre. Puis l’Assemblée dans son ensemble votera sur la nouvelle Commission européenne lors de la session plénière du 21 au 24 octobre à Strasbourg.

 éleveurs+europe+PAC

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