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24 Janvier 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Accord entre Sodiaal et Lidl sur la revalorisation du prix du lait

L’enseigne de grande distribution, Lidl, et la coopérative laitière Sodiaal ont signé un nouvel engagement sur le prix du lait aux producteurs pour 2020.

Au terme de cet accord, Lidl s’engage à augmenter le prix du lait à 365 €/1 000 litres pour le prix de base, soit 380 €/1 000 litres toutes primes confondues.

Selon Lidl et Sodiaal qui ont publié un communiqué commun, cet accord entrera en vigueur au 1er mars et portera sur la totalité des volumes de lait, fromages, yaourts (MDD et marques nationales) distribués dans les 1 500 supermarchés Lidl France, soit plus de 230 millions de litres de lait commercialisés par l’enseigne.

Damien Lacombe, le président de Sodiaal, s’est félicité de cet accord, en souhaitant que l’ensemble des distributeurs «suive le mouvement dès le 1er mars pour que l’année 2 des EGA soit un succès».

«C’est dans ce type d’accord que nous pourrons changer la donne en faveur du monde agricole et permettre aux éleveurs de voir l’avenir sereinement», a déclaré pour sa part, Michel Biero, directeur exécutif achats de Lidl.

 éleveurs+sodiaal+GMS

24 Janvier 2020 | Actus nationales

Patrick Bénézit (FNSEA) : «utiliser les outils de la loi EGAlim» [point de vue]

Les dispositions de la loi EGAlim (contractualisation, le seuil de revente à perte ou encore l’encadrement des promotions) doivent absolument produire leurs effets sur tous les volumes et dans toutes les productions pour faire remonter la valeur aux agriculteurs dans le cadre des négociations commerciales actuelles avec la grande distribution. Le point de vue de Patrick Bénézit, secrétaire général-adjoint de la FNSEA (crédit photo FNSEA).

- Le comité de suivi des relations commerciales s’est réuni en janvier. Quel bilan en tirez-vous ?

Patrick Bénézit : "Après la publication des dernières ordonnances, tous les outils sont désormais disponibles pour que les dispositions de la loi Egalim s’appliquent dans leur intégralité. Ce sont les premières négociations commerciales avec la grande distribution qui vont se dérouler dans ce nouveau cadre. Il s’agit d’un enjeu important. La plupart des filières ont mis en place des indicateurs de coûts de production. Le relèvement du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions ont d’ores et déjà permis de stopper la guerre des prix et la déflation destructrice de valeur. Selon IRi-Information Ressources, ces prix ont même légèrement augmenté en 2019 de 0,9 % au détail. Ce n’est pas excessif pour le consommateur et loin des prédictions apocalyptiques de Michel Edouard Leclerc qui annonçait une inflation de 10 % sur les produits alimentaires. Mais en termes de valeur, il s’agit de montants non négligeables. Cela représente, en effet, une valeur de 700 millions à un milliard d’euros qui ont été ainsi encaissés par la grande distribution et qui devraient revenir aux agriculteurs. Nous devons faire en sorte qu’il en soit ainsi.

- Pourquoi les progrès du secteur laitier ne font-ils pas tâche d’huile dans les autres filières ?

PB : Je n’observe que quelques frémissements dans la filière laitière dans les négociations en cours. Attendons la fin des négociations commerciales pour porter un jugement plus exhaustif. On parle beaucoup de ces résultats. Il ne faudrait pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt et un coup de publicité de la grande distribution. Les engagements doivent être pris sur tous les volumes et sur toutes les productions. Ce qui est loin d’être le cas à ce stade. Ce n’est que de cette manière que les agriculteurs verront dans les Etats généraux de l’alimentation une avancée pour leurs revenus.

Certaines grandes surfaces contournent la loi

- Est-ce que les distributeurs jouent le jeu des nouvelles dispositions législatives ?

PB : Certains se livrent à des publicités mensongères, en affirmant «bien rémunérer» les agriculteurs sans pour autant utiliser les indicateurs validés dans les interprofessions : ils ne respectent ni les textes, ni l’esprit de la loi en la contournant. Ils ont du mal à respecter l’encadrement des promotions de 25 % en volume et de 34 % en valeur tel qu’il avait été prévu par nos parlementaires dans la loi EGAlim, certains continuent à offrir un produit pour un autre produit acheté. Je déplore aussi le développement du cagnottage qui consiste à accorder des euros de réduction sur l’achat d’un produit et qui sont ensuite affectés à l’achat d’autres produits… Bref, nous avons demandé à la DGCCRF de revoir ses lignes directrices et d’être très attentive à toutes ces opérations promotionnelles qui dénaturent la loi. Elle vient de nous répondre : la pratique « un produit acheté, un produit de la même catégorie offert » est désormais interdite ! C’est le fruit de nos dénonciations, nous allons continuer à demander l’application à la lettre de l’esprit de la Loi EGA.

- Êtes-vous favorable à la correction de certaines dispositions de la loi, comme le demande le Sénat ?

PB : Le Sénat a adopté une proposition de loi visant notamment à assouplir l’encadrement des promotions. Nous y sommes absolument hostiles. Appliquons les textes tels qu’ils ont été votés avant de détricoter la loi. J’observe d’ailleurs que lors de la réunion du comité de suivi des relations commerciales, aucune famille professionnelle n’a demandé à revenir sur telle ou telle disposition législative, y compris la grande distribution. Pour ce qui nous concerne à la FNSEA, nous resterons vigilants et nous maintiendrons la pression jusqu’à la fin des négociations commerciales. Nous aurons gagné la partie, si chaque agriculteur constate un retour de valeur significatif dans sa ferme. Rendez-vous donc après le 1er mars".

Actuagri

 éleveurs+GMS+alimentation

23 Janvier 2020 | Actus nationales

Projet de réforme des retraites : «avis défavorable» de la CCMSA

Réunie en conseil d'administration le 21 janvier, la Caisse centrale de la MSA (CCMSA) a rendu un «avis défavorable» sur les projets de loi de réforme des retraites du gouvernement.

Même si, en préambule, le gestionnaire du régime de protection sociale agricole se dit favorable aux «objectifs généraux» du texte («système universel», «maintien des mécanismes de solidarité nationale»), la CCMSA critique notamment «l'absence d'étude d'impact» et le «manque de visibilité sur le système cible et la période transitoire».

Selon les informations du Monde, une étude d'impact sera incluse dans la présentation des projets de loi attendue pour le Conseil des ministres du 24 janvier. Elle estime par ailleurs que le projet de loi ne donne pas de «garantie pérenne» de préservation de la gestion de la branche retraite par les MSA.

La structure regrette aussi «vivement» que les retraités actuels soient exclus du plancher retraites (85% du Smic pour une carrière complète), et que certains statuts (collaborateurs, aides familiaux) ne soient pas visés par le projet de loi.

Quelques points positifs relevés: la prise en compte de la pénibilité, que la MSA souhaite étendre au non-salariés (agriculteurs) ; le maintien d'une assiette minimale de cotisation et l'alignement progressif du taux de cotisation. Le projet de loi doit être présenté en Conseil des ministres ce vendredi.

 éleveurs+MSA+retraite

22 Janvier 2020 | Actus nationales | Actus Aveyron

Trente-trois producteurs de l’excellence française à l’honneur !

Crédit photo : Xavier Remongin.

Emmanuel Macron, Président de la République, Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Jean-Luc Poulain, Président du Ceneca et Benoît Tarche, Commissaire Général du Concours Général Agricole ont remis à 33 producteurs les trophées du Prix d’Excellence 2020 du Concours Général Agricole. Deux entreprises aveyronnaises figurent parmi les lauréats, Nord Aveyron Porcs, et Les Fermiers du Bas-Rouergue !

Le Prix d’Excellence du Concours Général Agricole, dont le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et le Ceneca sont copropriétaires, récompense, depuis sa création en 2000, les producteurs ayant obtenu les meilleurs résultats dans leur catégorie de produits ou de vins, lors des 3 dernières éditions du Concours Général Agricole. À la différence des médailles qui distinguent la qualité d’un produit pour une année donnée, le Prix d’Excellence atteste de la maîtrise des savoir-faire d’une entreprise ou d’un producteur lui permettant de garantir une grande régularité dans l’excellence de sa production.

«On parle trop peu d’exception agricole française et j’aimerais qu’on en parle, car on peut être fier, il faut la célébrer. Le Concours Général Agricole défend et porte cette exception depuis 150 ans maintenant» commente Emmanuel Macron, Président de la République.

«Aujourd’hui, nous récompensons l’excellence de l’agriculture française avec des producteurs qui ont la maitrise, le savoir-faire et la passion» indique Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. «Nous sommes réunis pour fêter l’excellence des produits médaillés et les 150 ans du #CGA. Deux bonnes raisons de rendre hommage à la qualité des produits associée au savoir-faire et au savoir-être de productrices et producteurs engagés et passionnés» précise Jean-Luc Poulain, Président du Ceneca.

«Nos 33 lauréats sont unis par une même passion, et pourtant si différents dans leur parcours de vie : pour certains, ce sont les dignes héritiers d’une tradition familiale, pour les autres, ce Prix valide la justesse d’une réorientation professionnelle à la recherche de plus de sens et de valeur» commente Benoît Tarche, Commissaire Général du Concours Général Agricole.

Les 33 lauréats du Prix d’Excellence 2020 sont mis à l’honneur dans un ouvrage riche en saveurs «A la rencontre des meilleurs producteurs» qui permet de partager la passion des goûts authentiques de ces femmes et hommes de talents.

Communiqué

Les lauréats 2020 du Prix d'Excellence :

Sud-Ouest

Produits issus de palmipèdes gras – Nord Aveyron Porcs (12)

Viandes – Les Fermiers du Bas-Rouergue (12)

Bières – Brasserie du Marais Poitevin (79)

Vins de Bordeaux – Earl Oughou-Chavelard (33)

Charcuteries (cuites) – Conserverie Hoberena (64)

Mistelles – Maison Barbotin (17)

Vins Sud-Ouest – Château Les Saintongers (24)

Volailles – Ronsard (40)

Nord-Ouest

Cidres et Poirés – Cidrerie Kerné (29)

Eaux-de-Vie – Cidrerie François Séhédic (29)

Mistelles – Distillerie des Menhirs (29)

Produits de l’Aquaculture – L’huître de la presqu’île sauvage (22)

Produits Laitiers – Fromagerie d’Orval (18)

Confitures et Crèmes – La Ferme de la Rhubarbe (76)

Jus de fruits et nectars – La Ferme de Billy (14)

Vins de Val-de-Loire et Centre – Domaine des Cassières (44)

Nord-Est

Apéritifs et Liqueurs – Distillerie Pierre Guy (25)

Vins de Bourgogne – Domaine des Malandes (89)

Charcuteries (sèches) – Fernand Dussert (58)

Vins du Jura et Franche-Comté – Domaine de Savagny (39)

Vins d’Alsace – Henri Erhart (68)

Vins de Champagne – Guy Charlemagne (51)

Vins de Lorraine – Domaine Laroppe (54)

Sud-Est

Vins du Beaujolais – Domaine des Chevaliers (69)

Produits laitiers – Le Nant Bruyant (74)

Vins de Savoie et Bugey – Domaine Philippe Chapot (73)

Vins de la Vallée du Rhône – Domaine Maillefaud (26)

Miels et hydromels – Les Ruchers des Oliviers (06)

Vins de Provence – Château Maravenne (83)

Vins Languedoc-Roussillon – Château Saint-Estève (11)

Produits Oléicoles – Moulin à huile Thomassot (30)

Terres insulaires

Rhums et Punchs – La Case des Saveurs (97)

Vins de Corse – Le Clos Culombu (20)

21 Janvier 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Un tiers des éleveurs laitiers et 26 % des producteurs bovins viande très endettés

Après deux années de sécheresse estivale, le redressement des comptes d’exploitation des éleveurs laitiers les plus endettés marque une pause.

En cause, la hausse des charges alimentaires et de carburants pour la seconde année consécutive (+ 8 % en 2019 après + 5 % en 2018) alors que le produit laitier est resté stable (+1 % en 2019). Si bien que l’excédent brut d’exploitation (EBE) a baissé sur un an de 11 % dans le Grand Ouest et de 6 % en zone de montagne par rapport à 2018.

Cette conjoncture défavorable n’a pas permis à de nouveaux éleveurs, parmi les plus endettés, de redresser la situation financière de leur exploitation. Comme l’an passé, un tiers d’entre eux rembourse des annuités supérieures à 40 % de l’EBE et dispose d’une trésorerie négative de 188 €/1 000 l en moyenne pour des charges opérationnelles de 150 €/1 000 l. La proportion d’éleveurs peu endettés (33 % en 2019) et disposant d’une trésorerie nette globale positive, a cependant crû de 5 points en deux ans.

En production bovine, les mêmes causes produisent les mêmes effets. A l’échelle nationale, 49 % des exploitations ont dorénavant un taux d’endettement élevé (annuités supérieures à 40 % de l’EBE) contre 40 % un an auparavant. Mais la proportion de producteurs dans une situation critique avec une trésorerie négative (26 %) reste stable.

 éleveurs+lait+viande

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