Ils veulent produire des « steaks », des « nuggets », des « aiguillettes » et bien d’autres produits. Mais à base de protéines végétales : blé, pois, soja etc. Derrière cette tromperie évidente et qui devrait être réprimée par la loi « relative à la transparence de l’information sur les produits alimentaires » définitivement adoptée le 27 mai 2020, se cache en réalité un fonds d’investissement dirigé par Xavier Niel, à l’initiative du Référendum d’initiative partagé sur les animaux (RIP). La dénomination ‘‘Nouveaux Fermiers’’ « inscrit en son nom toute la démagogie de la démarche », soulignent cinq organisations menées par la FNSEA (JA, FNP, FNC, CFA, Alliance). Elle ne laisse pas « les agriculteurs (…) dupes ». « Les masques tombent », s’écrient les cinq organisations. Elles dénoncent « la fausse viande » et « la fin de l’élevage ». « Comment peut-on cautionner le dévoiement de nos outils démocratiques par certains groupes d’intérêts, qui au bénéfice de capacités d’investissement incommensurables détournent, à grand renfort de campagnes d’influence, le nouvel outil démocratique qu’est le RIP ? », s’insurgent-elles. « Comment peut-on croire à l’honnêteté de certains ‘‘milliardaires du numérique’’, initiateurs du référendum d’initiative populaire (RIP) pour les animaux qui, se drapant publiquement de vertu pour la cause animale, cherchent en réalité à réaliser une OPA sur la viande ? », ajoutent-elles. Fustigeant les « gourous de la tech’ », elles concluent que « c’est maintenant aux consommateurs d’apprécier cette réalité ». Car la loi du 27 mai 2020 interdit l’utilisation des dénominations animales (steak, filet, saucisse…) aux produits végétaux.
Didier Bouville


