La France a renouvelé le 18 septembre son opposition à l’accord commercial entre UE et Mercosur mais compte se saisir du projet pour faire valoir de nouvelles exigences environnementales. Ses critiques portent notamment sur l’impact en termes de déforestation dans les quatre pays d’Amérique du Sud, mis en lumière dans le rapport de la commission indépendante d’évaluation de l’accord (commission Ambec), d’après un communiqué de Matignon. Le gouvernement formule trois exigences pour poursuivre les négociations. D’abord, «qu’un accord d’association avec le Mercosur ne puisse en aucun cas entraîner une augmentation de la déforestation importée au sein de l’UE». Ensuite, «que les politiques publiques des pays du Mercosur soient pleinement conformes avec leurs engagements au titre de l’Accord de Paris» sur le climat. Et enfin, «que les produits agroalimentaires importés bénéficiant d’un accès préférentiel au marché de l’Union européenne respectent bien, de droit et de fait, les normes sanitaires et environnementales de l’UE», ajoute le gouvernement en assurant qu’un «suivi de ces produits sera effectué».
Didier Bouville


