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Jean-François Ricard, responsable de Vernières Frères

31 décembre 2020

Jean-François Ricard, responsable de Vernières Frères

- Qu’est-ce que le «collectif Roquefort» aujourd’hui ?

«Le «collectif Roquefort» s’est forgé au fil des siècles par le partage de savoir-faire communs : des usages locaux, loyaux et constants, transcrits, en 1925, dans la loi d’Appellation d’Origine. Cette loi, en reconnaissant et définissant le Roquefort, a renforcé les liens entre les différents acteurs. Elle a catalysé le besoin de s’organiser. Cela a donné naissance à la Confédération Générale de Roquefort mais également au label Brebis Rouge, la marque collective du Roque- fort. Ces évolutions ont consolidé l’idée d’un collectif qui protège le Roquefort, le revenu des producteurs de lait de brebis et, in fine, le consommateur.

- Quels sont les bénéfices de ce collectif pour le consommateur ?

Le consommateur bénéficie d’un niveau de qualité, de garanties sur les critères et les conditions de production, qu’il serait difficile de promettre sans la force d’un travail collectif. Cette organisation permet, en effet, à toute une filière d’aller plus loin dans la qua- lité du Roquefort, en mutualisant les moyens pour l’atteindre et la contrôler. Nous détenons ensemble un niveau d’expertise qui rayonne sur tous les producteurs de lait et tous les fabricants de Roquefort et donc au final sur ce fromage d’exception que le consommateur va déguster.

- Cet esprit collectif a-t-il également des retombées positives au niveau sociétal ?

Il permet, en effet, d’emmener plus de monde, plus loin, dans les démarches de progrès, sur le plan social, environnemental et humain. Les exemples sont nombreux. Ainsi, dès la moitié du XXème siècle, la Confédération Générale de Roquefort a mis en place un service technique mutualisé aux producteurs de lait pour améliorer les conditions d’élevage des brebis et la production du lait. Cela a eu pour effet positif d’améliorer les conditions de travail et de vie des éleveurs».