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GIE Elevage : comment limiter les efforts en élevage ?

25 mars 2021

GIE Elevage : comment limiter les efforts en élevage ?

De nombreux éleveurs, techniciens et partenaires ont participé à cette journée de réflexion sur l’organisation du travail en élevage.

Le GIE Elevage organise avec ses partenaires (FR CUMA, Service de remplacement, JA, Institut de l’élevage, Chambres d’agriculture de Haute Garonne, du Tarn et de la Lozère), des rencontres à l’échelle de la région, sur le thème «Pas de tabou sur le travail en élevage !». La première avait lieu mardi 23 mars en Aveyron, au GAEC Cap Avenir à Moyrazès.

Nombre d’éleveurs mettent en place des solutions sur leur exploitation pour mieux organiser leur travail. D’autres en sont encore à la réflexion. Le GIE Elevage propose d’aller à la rencontre de ceux qui ont investi, se sont équipés, ont délégué pour partager leurs trucs et astuces afin de se sentir mieux dans leur travail.

Au GAEC Cap Avenir, à Moyrazès, Frédéric, Guilaine, Gilles et Anne-Marie son épouse, partie à la retraite il y a un an, ont décidé il y a 5 ans, de travailler ensemble et de se spécialiser autour d’un élevage de 1 000 chèvres. Pour mieux s’organiser et limiter le temps de travail, ils ont mis en place un certain nombre d’astuces et ont également investi dans plusieurs équipements et outils qui limitent leur temps de travail ainsi que la pénibilité de certaines tâches. Ils ont partagé leur expérience avec des éleveurs, des techniciens ainsi que des jeunes en formation mardi 23 mars.

Un bâtiment de 100 m de long, 1 000 chèvres en lactation à soigner, le travail ne manque pas pour les trois associés du GAEC (ils étaient 4 il y a1 an) et leur salariée, Virginie ! Avant de se lan- cer, ils avaient visité des élevages de même dimension pour mettre toutes les chances de leur côté et ne pas subir la charge de travail. Dès le départ, ils ont adhéré au service complet dessileuse automatrice, en place à la CUMA de Baraque- ville, ce qui leur permet de se libérer du temps (environ 250 heures par an). Ils considèrent leur robot distributeur de concentrés comme leur 4ème associé ! Il passe dans les larges couloirs 3 à 5 fois par jour et repousse également le fourrage 3 fois par jour. Des cornadis ont aussi été installés pour réaliser plus facilement les soins, pour alloter et pour toutes interventions sur les animaux. «Nous n’avons jamais eu besoin de courir derrière les chèvres !», sourit Frédéric, l’un des associés.

De même, le GAEC a acheté une golfette qui permet de faire les aller-retour dans le bâtiment de 100 m de long, sans se fatiguer. Aussi pendant la grosse période des mises-bas, les chevreaux sont transportés dans le véhicule et non plus portés par les éleveurs ! Et au moment du traitement larvicide des animaux, pas besoin de porter des arrosoirs pendant des heures, Gilles a installé un petit pulvérisateur derrière la golfette pour traiter les chèvres sans effort !

Autre installation dans l’élevage, une aire d’attente sur caillebotis pour les chèvres avant d’aller à la traite : «C’est plus facile à entretenir et on n’a pas besoin de pousser les chèvres pour aller à la traite !», témoigne Guilaine. Une aire d’attente de plain pied avec le roto de traite qui facilite l’apprentissage des chevrettes aussi. «Grâce à ces équipements, on porte moins de poids, on gagne du temps et de la pénibilité», témoignent les éleveurs qui réfléchissent à la mise en place de lactations longues. «Nous sommes une grande structure c’est vrai mais beaucoup de choses que nous avons mises en place peuvent être reproductibles sur de plus petites fermes», assurent-ils.

Ce type de journée, à laquelle participaient également la MSA et la Chambre d’agriculture, permet ainsi de partager les expériences de chacun et de faire avancer les initiatives pour faciliter le travail en élevage.

Eva DZ