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Arboriculture : la Mirabelle en fait des tonnes !

24 septembre 2020

Arboriculture : la Mirabelle en fait des tonnes !

 

Frédéric Julien : «une année record avec une collecte de 280 tonnes de mirabelles pour la SICA Valfruits».

La collecte de mirabelles de la Vallée du Tarn s’annonce exceptionnelle cette année grâce à un printemps favorable et des plantations nouvelles entrées en production.

Frédéric Julien, président de la SICA Valfruits basée à Rivière- sur-Tarn, a le sourire : «c’est une année record pour les producteurs avec une collecte de 280 tonnes de mirabelles, contre une centaine l’an dernier». A vrai dire, la collecte est souvent bonne une année sur deux comme c’était le cas il y a deux ans avec 190 tonnes. Mais 2020 restera dans les annales pour la trentaine de producteurs de mirabelles de la SICA V alfruits (qui ont aussi des cerisiers). La structure rassemble au total une quarantaine d’arbori- culteurs en comptant les adhérents produisant uniquement des cerises.

Belle floraison

«Nous avons eu une floraison de printemps favorable et une pollinisation exceptionnelle. Les fleurs ont fait du fruit», ajoute Frédéric Julien, installé à Paulhe au GAEC de la Ceribelle avec son épouse Emmanuelle. La centaine de jeunes mirabelliers plantés il y a dix ans sont entrés en pleine production cette année sur la zone SICA Valfruits. De quoi booster la collecte 2020 qui revêt donc un caractère jugé inhabituel en quantité. Quant à la qualité, le calibre de 24-26 mm est dans la moyenne, au gabarit de la mirabelle de Lorraine, grande région nationale productrice.

«La mirabelle est un fruit moins fragile que la cerise, c’est pour cela que nous avons tous décidé de planter. La mirabelle ne se fend pas, contrairement à la cerise, et nous la cueillons plus aisément sans la queue» détaille Frédéric Julien. «Mais notre production sera moins juteuse cette année. Le fruit est un peu farineux. La qualité est donc légèrement en retrait à cause des fortes chaleurs», continue Frédéric Julien. «Notre mirabelle n’a quasiment subi aucun traitement fongicide cette année. Nous envisageons, à la SICA Valfruits, de planter des vergers bio». La coopérative vend ses mirabelles principalement à des grossistes du nord de la France.

Sécheresse

Selon le président, «le changement du climat pose question au sein de notre filière suite aux trois dernières années consécutives de sécheresse. Nous avons décidé de réfléchir ensemble à la possibilité d’irriguer, d’envisager des petites retenues d’eau. C’est un travail que nous voulons mener avec la Chambre d’agriculture, la Région... On constate en ce mois de septembre que nos mirabelliers sont en souffrance, et qu’ils perdent leurs feuilles, même si l’arbre peut résister à la sécheresse. Heureusement que nous avons eu de grosses pluies le 9 juin, lorsque le Tarn est sorti de son lit, suite aux 200 mm de pluie. Mais depuis le 12 juin, nous n’avons eu quasiment rien», indiquait Frédéric Julien, la semaine dernière.

Le GAEC de la Ceribelle a démarré la cueillette de ses mirabelles le 20 août et l’achèvera cette semaine, en employant une quinzaine de saisonniers. «Nous produirons cette année environ 40 tonnes de mirabelles, contre 22 tonnes en 2019», confie Frédéric Julien. «J’ai planté 2 ha de mirabelliers il y a dix ans pour atteindre aujourd’hui les 7 ha, plus nos 4 ha de cerisiers. Mes nouvelles plantations nous ont apporté cette année environ 2 tonnes de mirabelles supplémentaires».

D.B.