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CUMA Soulages-Montpeyroux : un service «bétaillères» qui roule

22 avril 2021

CUMA Soulages-Montpeyroux : un service «bétaillères» qui roule


Le service «bétaillères» de la CUMA de Soulages-Montpeyroux, créé en 2008, favorise pleinement le travail des adhérents, en majorité éleveurs allaitants.

Le transport des animaux fait quasiment partie du quotidien des éleveurs, et c’est le cas pour les adhérents de la CUMA de Soulages-Montpeyroux que préside Lionel Loubet. «Nous avons plus de 80 adhérents dans notre CUMA avec une vingtaine de services. Dont celui concernant l’utilisation de nos deux bétaillères réunissant désormais 16 adhérents et que nous avons créé en 2008». Au départ ce service proposait une seule bétaillère pour quatre adhérents. Et en 2017, le service comptait deux bétaillères rassemblant 14 adhérents. «Des éleveurs pouvaient en effet utiliser deux bétaillères en même temps, il fallait donc étoffer le service» souligne Lionel Loubet.
Les deux bétaillères sont identiques. Chacune mesure 8,20 mètres de long et peut transporter 12 vaches, ou dix couples (vache et veau). Les bétaillères sont majoritairement utilisées pour les estives, lors de la montée fin mai, puis la descente du troupeau, fin septembre-début octobre.


Plancher en résine

Jean-Paul Capoulade est responsable de l’une des deux bétaillères et adhérent du service depuis le début : «la bétaillère est utilisée en réalité toute l’année,  pour déplacer le bétail de parcelle en parcelle. C’est un outil également apprécié par les animaux. Le plancher est recouvert d’un tapis en résine, pas glissant, confortable, et silencieux sur la route».
Les vaches montent facilement dans la bétaillère dotée de deux barrières amovibles de contention de chaque côté, facilitant là-aussi le travail de l’éleveur. La lourde porte arrière hydraulique est actionnée sans effort. «Le plus contraignant et de laver la bétaillère après l’usage !» sourient les deux éleveurs. La première bétaillère actuellement en service a été achetée 20 200 euros HT en 2017. La seconde a coûté 23 000 euros HT en 2020. Le service est aujourd’hui facturé 120 euros/an par adhérent, plus 25 centimes d’euro le kilomètre parcouru. Celle achetée en 2017 a déjà roulé plus de 16 000 km.


«Nous pouvons aller partout»

Chaque bétaillère est tirée par un tracteur et peut ainsi être utilisée par le plus grand nombre d’éleveurs intéressés. «Il n’est donc pas indispensable de posséder un permis poids-lourd, c’est un avantage dans la pratique de notre métier» souligne Jean-Paul Capoulade. «Nous pouvons aller partout avec cette remorque-bétaillère, sur tous les terrains, contrairement à un camion». Les deux bétaillères ont un «rayon d’action» assez large, avec des déplacements pouvant aller jusqu’à Saint-Julien de Rodelle, Aubrac, ou Lunel, par exemple...
«Avant, je transhumais mes vaches à pied» raconte Jean-Paul Capoulade. «J’ai arrêté en 2009, depuis que j’utilise la bétaillère. A pied, je partais à 5 h et arrivais vers 9 heures. Avec la bétaillère, je pars à 7 heures et termine la transhumance vers 14 heures, lavage de la bétaillère compris, après trois rotations. Avant il fallait être trois personnes pour accompagner le troupeau. Maintenant, je fais le travail tout seul, et en toute sécurité sur la route !».

D.B.