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Action FDSEA-JA : la loi Alimentation doit être respectée !

21 janvier 2021

Action FDSEA-JA : la loi Alimentation doit être respectée !

Les agriculteurs de la FDSEA et des JA ont passé en revue les rayons lait et viande puis échangé avec le directeur général du magasin Leclerc de Sébazac, Sébastien Rebouys.

La loi Alimentation n’est toujours pas appliquée ! La FDSEA et les JA ont pu le constater mercredi 20 janvier en visitant une GMS de l’agglomération ruthénoise. Les prix pratiqués sur le lait comme sur la viande sont à la baisse et ne prennent aucunement compte des coûts de production, en particulier la rémunération des éleveurs.

«Ce sont toujours les producteurs au bout du compte qui sont les perdants, ça ne peut plus durer !», c’est ce message que Claude Falip, président de la section bovins lait FDSEA et Valérie Imbert, secrétaire générale de la FDSEA et présidente de la section bovins viande, accompagnés de quelques agriculteurs sont venus délivrés mercredi 20 janvier au directeur du magasin Leclerc de Sébazac, Sébastien Rebouys.

Répondant à l’appel de la FNSEA et de JA, comme de nombreux agriculteurs dans plusieurs départements de France, ils sont venus dire que la guerre des prix ne devait plus continuer au détriment des producteurs et que la loi Alimentation devait être appliquée.

«Quand on voit un prix du lait à 61 centimes du litre, ce n’est pas suffisant pour rémunérer le producteur», a dénoncé Claude Falip. «Nous sommes au même niveau de prix que dans les années 90 alors que le coût de la vie est bien plus élevé aujourd’hui et que nos charges ont aussi bien augmenté sur nos fermes !», ajoute Marie-Amélie Viargues, secrétaire générale adjointe de la FDSEA et membre de la section bovins lait.

«La FNPL annonce un prix juste et rémunérateur pour l’ensemble des acteurs de la filière à 1 euro le litre dont 38 centimes pour les producteurs, or, aujourd’hui nous sommes autour de 32 centimes payé au producteur ! Comment pouvons-nous tirer un revenu et vivre décemment sur nos fermes c’est-à-dire avoir la possibilité de temps en temps de prendre un salarié pour nous remplacer ? Ce n’est pas possible», plaide Claude Falip.

Eva DZ