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Section bovins lait FDSEA : après les actions

11 mars 2021

Section bovins lait FDSEA : après les actions

Ci-contre : la décomposition du prix d’un litre de lait et les différentes répartitions de valeur.

Le bilan des actions menées par la section bovins lait sur le prix du lait de vache en GMS pendant le mois de février est en cours et le travail pour la reconnaissance entière et complète du coût de production sur le marché intérieur se poursuit.

Ce mois de février, la section bovin lait de la FDSEA de l'Avey- ron a organisé cinq actions pour rencontrer la grande distribution afin de mettre en place la prise en compte des coûts de production selon la loi EGAlim sur l’ensemble des produits de grande consommation vendus en France (1er prix, MDD : marques de distributeur et marques nationales).

Le message est passé

Ces produits doivent permettre de pouvoir redonner aux produc- teurs 38,8 centimes d’euros par litre. Le prix du litre de lait UHT au consommateur devrait être au minimum de 74 centimes d’euros le litre, confer le schéma ci-contre (SRP : Seuil de Revente à Perte). L’ensemble des responsables des magasins ont été à l’écoute de la problématique des producteurs.

Les informations sur la nécessité d’augmenter le prix du lait sont passées. La cinquantaine de producteurs présents aux actions ont constaté une très large majorité de lait d’origine France et les relevés des prix ont pu dans certains cas revoir les 1er prix, pour tendre vers une meilleure rémunération du producteur.

Suite à la fin des négociations commerciales des produits des marques nationales du 28 février, la FNPL et la FNSEA cherchent à dresser un bilan le plus exhaustif possible des accords signés ou non. L’objectif est d’identifier des opérateurs qui s’inscriraient en défaut de la loi EGAlim.

Dans le même pas de temps, la filière laitière a demandé à Emmanuel Macron de lever les freins à l’application de la loi EGAlim. Le chef de l’État s’est dit «tout à fait ouvert» à étudier la «compatibilité entre certaines dispositions de la loi dite LME (Loi de modernisation de l’économie de 2008, NDLR) et la loi Egalim». Les premiers retours montrent que certains contrats répondent aux attentes des producteurs, c’est le cas du contrat tripartite de Lidl. Maintenant, il faut faire vivre les indicateurs de coûts de production comme éléments structurants de tous les contrats. Le prix du lait aux producteurs doit figurer dans les contrats des produits laitiers vendus en France, de tous ses produits, marques et MDD confondues.

Michaël BELLONCLE