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Assemblée générale d’Aprovia : une filière à son apogée

01 juillet 2021

Assemblée générale d’Aprovia : une filière à son apogée

L’assemblée générale d’Aprovia vendredi 25 juin, en matinée, à Druelle Balsac.

«C’est la meilleure année depuis toujours», s’enchante le directeur d’Aprovia Jean-Luc Bruel. «D’abord parce que la barre des 120 euros pour un agneau label rouge a été atteinte. Un prix de 8 euros le kilo, tout éleveur en rêve. Il est aujourd’hui autour de 7,40 euros». L’organisation de producteurs entend capitaliser sur cette hausse des prix qui ne «pourra pas redescendre». Pour les éleveurs, le prix de vente paraît durable. La filière ovine ressort solidifiée de la crise sanitaire avec une baisse de 30% des importations de viande ovine. «La dynamique est clairement positive», affirme Jean-Luc Bruel. Deux facteurs expliquent cette baisse : l’engagement de la filière pour inviter à nouveau les produits français dans les foyers et ensuite la crise sanitaire qui a provoqué la contraction des importations issues notamment du Royaume-Uni et de Nouvelle-Zélande. «La filière ovine française a les moyens d’assurer la consommation intérieure de l’hexagone», assure Philippe Tabardel, président d’Aprovia.


Sujet du moment, la PAC s’invite dans tous les esprits. Mais chez Aprovia, l’état d’esprit est à l’optimisme. «Notre filière, de par l’engagement vers la qualité avec le label rouge et l’agneau laiton, a toujours été en avance sur ces problématiques. Notre cahier des charges se dirige naturellement vers ces critères du bien-être animal, de la valeur environnementale. Notre mot d’ordre est de ne pas subir mais au contraire d’être pionniers», développe le président d’Aprovia.


Exemples donnés par les intéressés, le programme Green Sheep, Mouton Vert en Français, et la mention Haute Valeur Environnementale (HVE). «Sur ces sujets, les adhérents d’Aprovia sont déjà bien positionnés. Pour continuer à avancer dans la bonne direction, nous allons établir des diagnostics d’émissions de gaz à effet de serre par exemple. Ou encore rénover tout l’aspect technique : le parasitisme, mieux prendre en compte le climat, effectuer des analyses... Les consommateurs, outre ces programmes, ont des exigences. Que ce soit au niveau qualité comme pour l’aspect respect de l’environnement. Nous ne devons pas avoir peur d’ouvrir nos élevages pour montrer nos pratiques. Il n’y a pas besoin de faire peur aux gens quand tellement de choses existent déjà», assure Philippe Tabardel.


Aprovia représente 234 éleveurs au 31 décembre dernier pour 60 111 brebis. 76 904 agneaux ont été produits ce qui représente une baisse de 0,75% par rapport à l’année 2019. Aprovia est organisée en trois familles de production. Les éleveurs allaitants au nombre de 168, les 53 éleveurs laitiers et la filière AB représentée par 41 adhérents.
Et peu importe la catégorie, tous les voyants sont au vert. Le nombre d’agneaux sous la mère commercialisés a augmenté de 1 084. Soit 30 agneaux par semaine en plus. Avec un record de 1 301 bêtes vendues sur une semaine, du jamais vu depuis 1992. 34 833 d’entre elles sont sous label sur un total de 38 317.


Concernant la filière agneaux laitiers, bien que le nombre total baisse de 4,88% en 2020, le prix à la pièce augmente de 4,49 euros pour atteindre 56,96 euros. Idem pour les agneaux sevrés avec une augmentation de 9,22 euros par animal soit 0,56 euro de plus au kilo.


Et enfin, les éleveurs bio s’en sortent le moins bien avec un agneau vendu à 128,11 euros soit une baisse de 1,74 euro. Mais stable au niveau du prix au kilo (+0,03 euro). Les agnelets eux sont vendus 3,05 euros plus chers à 54,63 euros par tête. Et les brebis augmentent de 80 centimes.

Jérémy Duprat