Aveyron | Par eva dz

Ovinpiades : 3 Aveyronnais en finale à Paris !

Une cinquantaine d’élèves des établissements d’enseignement agricole de la région ont participé à la 17ème finale régionale des ovinpiades et lycée de Lavaur-Flamarens, jeudi 20 janvier. Trois Aveyronnais sont qualifiés : Jean-Gabriel Canitrot et Vivian Bâtut du lycée La Roque de Rodez et Mélanie Médard du lycée de Saint-Affrique.

Parer les onglons, apprécier l’état de santé d’une brebis, choisir un bélier qualifié, évaluer l’état d’engraissement des agneaux, trier les brebis avec un lecteur électronique… Autant d’épreuves pratiques et techniques  qui étaient au programme de la finale régionale des 17èmes ovinpiades organisées au lycée agricole de Lavaur-Flamarens, jeudi 20 janvier. Plus d’une cinquantaine d’élèves issus de 12 établissements d’enseignement agricole de la région avaient obtenu le droit de participer à cette journée après des sélections au niveau départemental. L’enjeu : finir parmi les six premiers pour défendre les couleurs de la région Occitanie lors de la grande finale nationale organisée comme chaque année lors du Salon de l’agriculture à Paris, le 26 février. 

Mais au-delà de la compétition, les ovinpiades constituent une solide opération de valorisation de la filière ovine, organisée par Inn’Ovin.  À travers les différentes épreuves proposées, les ovinpiades reflètent les tâches quotidiennes effectuées par les éleveurs sur leurs exploitations.

 “Notre objectif est de faire connaître la filière aux jeunes pour leur montrer qu’elle a bien évolué et qu’elle a un fort besoin de renouvellement”, soulignent Jean-Pierre Gorges, éleveur ovin en Haute-Garonne, et Laurent Cavaignac, éleveur ovin en Aveyron, tous deux co-président d’Inn’ovin Occitanie. “Notre filière, longtemps considérée comme le parent pauvre des filières animales, a évolué favorablement, aussi bien en termes de pénibilité du travail que de rémunération”, mettent en avant Jean-Pierre Gorges et Laurent Cavaignac.

L’enjeu est donc de profiter de ces bons indicateurs pour installer de jeunes bergers et ainsi réussir le vaste défi du renouvellement des générations, à l’heure où de nombreux éleveurs partiront à la retraite dans les prochaines années. D’autant que moins de la moitié de la viande ovine consommée en France est produite dans l’Hexagone. C’est dire le potentiel de la filière !

DAVID MONNERY

Le Paysan Tarnais

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