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09 Février 2024 | Actus nationales

 L'Unell rejette la revalorisation du prix du lait proposée par Lactalis

La FDSEA et les JA Aveyron s'étaient mobilisés, vendredi 2 février, devant le site de Lactalis, à Rodez.


Le géant laitier a proposé une hausse sensible du prix du lait de vache pour les mois de janvier et février. Une revalorisation jugée insuffisante par l'Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis (Unell).

Lactalis a proposé une hausse sensible du tarif du lait à l'Unell pour les mois de janvier et février 2024, a annoncé le groupe laitier samedi 3 février. Une revalorisation rejetée par les producteurs qui intervient dans un contexte compliqué pour l'industriel. La semaine passée, plusieurs centaines d'agriculteurs avaient bloqué les sites de Lactalis - en Aveyron et dans plusieurs départements en France - pour protester contre le non-respect de la loi Egalim notamment.

Une revalorisation de 15 €/1000 litres

Les négociations autour du prix du lait de vache n'en finissent plus entre Lactalis et l'Unell. Et un nouvel échec dans les discussions est venu alimenter ce feuilleton sans fin.

Après les nombreux mouvements de contestation des principaux syndicats agricoles devant les locaux du géant laitier la semaine passée, Lactalis a décidé de faire un pas vers eux. Le leader mondial du lait a annoncé avoir proposé à l'Unell une hausse sensible du tarif du lait de vache de « 15 euros » pour les deux premiers mois de 2024, faisant passer le prix de 405 € à 420 €/1000 litres de lait. « Le prix total payé toutes primes confondues s’élève à 460 €/1000 L sur les deux premiers mois de l’année », souligne le géant mondial laitier.

Un prix qui « reste clairement insuffisant au regard des besoins des éleveurs. Il s'agit par ailleurs d'un des prix les moins disant de la filière lait en France pour ce début d'année », selon Yohann Serreau, président de l'Unell.

« Un prix minimum de 429 € »

Les éleveurs considèrent que cette augmentation ne couvre pas l’intégralité des coûts de production et réclament toujours « un prix minimum de 429 €/ 1000 L ». De son côté, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) regrettait dans un communiqué du 1er février que « les producteurs n’auront que les miettes de ce que veut bien donner l’entreprise (…) Nous demandons (…) à ce que les résultats de ces contrôles (de la loi Egalim, ndlr) soient rendus publics. Nous n’avons de cesse de le rappeler : seule une transparence totale permettra la bonne application des lois Egalim ».

Malgré ces désaccords qui ne cessent de durer, les négociations continuent entre Lactalis et l'Unell sous l'égide de la médiation, débutée le 29 janvier dernier.

Le géant laitier est aussi dans la tourmente pour une affaire de fraude fiscale aggravée et blanchiment de fraude fiscale aggravée. Une enquête a été ouverte par le Parquet national financier et plusieurs perquisitions ont été réalisées au siège de l'industriel en Mayenne.

Mallory Bouron