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02 Avril 2021 | Actus Aveyron | Actus élevage

L’agneau pascal Label rouge a le sourire [point de vue]

Les producteurs d’agneaux Label rouge ont le sourire à la veille des fêtes pascales. Les cours atteignent des niveaux rarement connus depuis plusieurs années. Laurent Cavaignac (notre photo), co-président de la section ovins viande FDSEA Aveyron.

- Le moral des éleveurs ovins viande est-il au beau fixe ?

«Tout a fait, et c’est une situation, pour ma part, que je n’ai jamais connue depuis que je suis installé, il y a déjà une quinzaine d’années. Nous avons actuellement des agneaux en Label rouge qui partent des fermes à 7,20 euros/kg carcasse minimum, en prix de base R=.

- Quelle en est l’explication ?

La période de Pâques est traditionnellement favorable à la consommation de viande d’agneau. Et nous pourrions faire mieux encore si les contraintes sanitaires ne nous imposaient pas des réunions de famille limitées à six personnes... Malgré tout, la demande est soutenue depuis le début de l’année, avec des cours déjà favorables autour de 6,80 euros/kg.

- Est-ce aussi une conséquence, disons heureuse, liée au Brexit ?

«Les agneaux britanniques sont en effet plus taxés aux frontières de l’Union européenne depuis le début de l’année. Les Anglais consomment plus leurs propres agneaux que ceux importés de Nouvelle-Zélande. Ils privilégient donc leur production nationale et cela impacte en même temps l’offre proposée aux consommateurs français, tous agneaux confondus. Et cela joue favorablement sur nos cours. La filière française produisait avant le Brexit environ un agneau sur deux consommé dans notre pays.

- Après Pâques, quelle pourrait être la tendance ?

Pour l’heure, du côté de nos filières et de l’interprofession, personne n’envisage, ni ne redoute une chute des cours. Nous espérons le maintien des bons niveaux de prix de l’hiver dernier, autour de 6,80 euros/kg carcasse. En janvier et février, nous étions déjà à des niveaux exceptionnellement hauts, comparés aux années précédentes. La situation des marchés britanniques mais aussi, à un moindre degré, espagnols, nous sont favorables en terme de concurrence. Il faut espérer que cela continue encore plusieurs mois !».

D.B.

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