lavolontepaysanne.fr Actualités - Agriculture - Aveyron
Elevage - Cultures - Machinisme - Ruralité

Accueil > Gel dans les vignes : mission d’enquête avec la DDT

16 Septembre 2021 | Actus végétales | Actus Aveyron

Gel dans les vignes : mission d’enquête avec la DDT


Les vignes aveyronnaises n’ont pas été épargnées par les fortes gelées d’avril. A quelques semaines du début des vendanges, la profession agricole a invité la DDT sur plusieurs vignobles du département afin d’estimer les pertes en vue d’une reconnaissance au dispositif des calamités agricoles.

Les vignes étant un bien assurable ne sont en principe pas éligibles au fonds des calamités agricoles. Néanmoins, à événement exceptionnel dispositif exceptionnel. Les fortes gelées d’avril ont causé d’importants dégâts sur les vignes aveyronnaises. La profession agricole avait d’ailleurs invité la préfète ce printemps pour alerter sur les conséquences de cet aléa climatique. Au vu de l’ampleur du phénomène, les viticulteurs peuvent prétendre au dispositif des calamités agricoles.
Pour estimer l’ampleur des dégâts, une mission d’enquête a été diligentée par la DDT sur le terrain, jeudi 9 septembre. Accompagnés des représentants de la FDSEA et des JA, plusieurs viticulteurs des appellations d’Estaing, d’Entraygues Le Fel et de Marcillac ont reçu l’administration sur leurs vignes à quelques semaines des vendanges. Quatre exploitations ont été visitées : chez la famille Miquel de la cave des Vignerons d’Olt, les pertes sont estimées à 100% ; chez la famille Mousset au Fel, les pertes sont estimées entre 60 et 80% et chez Joël Gradels et Jean-Marc Gombert à Valady, les pertes sont estimées à 50%. Il semblerait que le vignoble de l’AOP Côtes de Millau ait moins souffert du gel et de ses conséquences. Le seuil des 30% de pertes ne serait pas atteint et de fait, le fonds de calamités agricoles ne peut être sollicité.
Suite à cette mission d’enquête, le comité départemental d’expertise va se réunir le 20 septembre pour valider les taux de perte avant un passage devant la Commission nationale de la gestion des risques agricoles espéré dans l’automne.

Eva DZ