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15 Septembre 2021

Bien-être animal : le surcoût doit être «porté par le consommateur»

«Ça n'est pas au compte de résultat de l'éleveur de payer cette transition [vers un meilleur bien-être animal], c'est à l'ensemble de la société qui le souhaite de le faire», a estimé le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie lors de son discours au Space le 14 septembre. Le locataire de la Rue de Varenne a pris l'exemple de deux évolutions qui surviendront début 2022: la fin de l'élimination des poussins mâles et l'arrêt de la castration à vif des porcelets. Sur ce dernier sujet, «les techniques de castration hors castration à vif sont de facto plus coûteuses», a rappelé le ministre, appelant à ce que le surcoût soit «porté par l'industriel, puis par la grande distribution, et enfin le consommateur».

Idem pour la fin du broyage des poussins mâles en poules pondeuses: M. Denormandie a insisté pour que le surcoût de fonctionnement (hors investissements dans les couvoirs), de l'ordre d'un centime par œuf, soit «supporté in fine par le consommateur, qui est le premier à dire qu'il faut arrêter le broyage». Évoquant l'ensemble des sujets de bien-être animal, le ministre a estimé que «traiter de cette transition doit se faire au niveau européen». Le 10 septembre, le CNPO (interprofession des œufs) avait réclamé une interdiction européenne du broyage des poussins – et non seulement en France et en Allemagne.

La rédaction