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09 Juin 2022 | Actus nationales

Congrès national de la FNP :  Vers une verticalisation inévitable de la filière porcine 

Invités à l’occasion du congrès national de la FNP, qui se tiendra à Bourg-en-Bresse les 9 et 10 juin, Philippe Goetzmann et Béatrice Eon de Chezelles, participeront à une table-ronde sur le thème de «la résilience de l’élevage de porc face aux enjeux de la souveraineté alimentaire dans un monde ouvert». Ils donnent en avant-première quelques éléments de contexte sur la filière porcine et ses facultés à être plus résiliente.

Philippe Goetzmann, consultant en stratégie sur la nouvelle consommation. Président de Faire ! Mieux, plateforme pour aider à la conduite de projets portant sur la transition alimentaire. Crédit/DR

La filière porcine, comme d’autres filières productrices de viande fait face à des changements majeurs de consommation en cours dans la société. En témoigne Philippe Goetzmann, indépendant en conseil en stratégie et expert de la grande distribution : «Les modes de vie divergent de plus en plus. Si on prend sur les 20 dernières années, la première chose que l’on observe, c’est que 80 % de la croissance des repas a été captée par la restauration ou par le hors-domicile, c’est-à-dire par la livraison à domicile. Le retail (commerce de détail, ndlr) n’a capté que 20 % de cette croissance. On mange de moins en moins à la maison, c’est un peu moins vrai à la campagne». A cela s’ajoute la baisse de la consommation de produits carnés, qui ne concerne pas uniquement le porc. Mais pour le consultant, ce qui pèche, c’est surtout le déplacement de la valeur. «Les filières sont restées sur l’indice de qualité, sur l’origine des produits mais ce n’est plus le sujet, le sujet ce sont les modes de consommation. Quand vous achetez du porc au restaurant ou que vous vous faites livrer vous ne savez pas d’où vient le porc, s’il est Français ou non, et si vous pouvez le savoir, cela ne compte pas», précise-t-il. Problème, les plats traditionnels français semblent moins adaptés à ces nouveaux modes de consommation qui donnent la part belle à des plats d’origines différentes, notamment asiatiques (bo bun, sushi, poke bowl, etc.). Alors doit-on réinventer la cuisine traditionnelle française pour l’adapter à ces nouvelles modes ?


Projeter les clients dans un imaginaire


Pour Philippe Goetzmann, c’est bien le cas. «Il y a tout un travail d’écoute du client à faire, d’innovation, et de qualité relationnelle. Il faut partir de la fourchette, même des doigts, et remonter à la fourche et que les productions soient orientées comme ça. On est bien dans l’innovation alimentaire. Et c’est plus que du marketing, c’est projeter les gens dans un imaginaire. Cette valorisation immatérielle n’est pas assez faite aujourd’hui». A titre d’exemple, il cite le cas des planches charcuterie, très à la mode dans les bars à l’heure de l’apéro. Pourquoi ne pas en profiter pour valoriser plusieurs types de charcuteries locales (la charcuterie lyonnaise, le jambon kintoa AOP, le gratton du Médoc, la coppa de Corse, la porchetta, etc.) ? Le changement de paradigme est conséquent, pour les éleveurs, il s’agit de penser leur mode de production en fonction de la consommation de leurs produits. Les modes de pensée évoluent, à la filière d’en profiter pour monter en gamme, non pas forcément sur le plan gustatif, mais sur la question du bien-être animal, la gestion des effluents et de l’énergie ou les enjeux environnementaux. «Cette montée en gamme, aujourd’hui coûte très cher, comme les maternités en truies libres. Je crains avec la montée du prix des matières premières que l’on prenne du retard sur ces investissements. C’est ce qu’on va appeler du standard amélioré avec un cahier des charges au-dessus du réglementaire. Pour autant je ne pense pas qu’on s’oriente vers du bio ou du premium, parce que ça se heurte au fameux équilibre carcasse», note Béatrice Eon de Chezelles, experte viandes, charcuterie, traiteur à la Direction Agri Agro au Crédit agricole qui ajoute que les conseillers Crédit agricole sont formés à ces évolutions et participent à l’accompagnement des éleveurs dans leurs choix. Si pour elle la résilience de la filière sur le long terme ne passera pas seulement par le qualitatif, sa prise en compte est inévitable.

La solidarité au sein de la filière vitale

Pour Béatrice Eon de Chezelles comme pour Philippe Goetzmann, cette transition ne pourra incomber aux éleveurs seuls et devra impliquer l’ensemble des acteurs de la filière. En particulier parce que la filière porcine est fortement touchée par une démographie décroissante. Si l’agriculture, est de manière générale touchée par des difficultés de recrutement, la filière porcine subit de plein fouet sa dépendance au travail salarié. «Il y a des difficultés conjoncturelles, la très forte flambée du prix des intrants est un sujet qui pourrait accentuer la décroissance démographique. Autre sujet qui vient se heurter au potentiel jeune, c’est l’ampleur des investissements conjuguée à la volatilité des revenus», souligne Béatrice Eon de Chezelles. Pour l’experte, il est impératif de faire revenir les jeunes sur le chemin de l’installation. Problème, sans garantie d’un revenu assuré, il devient difficile de convaincre son banquier de leur faire confiance. C’est pourquoi, l’implication de l’ensemble des différents acteurs de la filière est indispensable pour elle. «Inévitablement, il faut qu’un jeune qui s’installe bénéficie d’une certaine visibilité pour l’avenir, notamment grâce aux actions d’accompagnement de son groupement à son égard. La filière a quand même une obligation, le volet 2 des aides proposées par Julien Denormandie en janvier dernier, était soumis à des accords de filière…», rappelle-t-elle.


Vers plus de concentration et de spécialisation


Pour Béatrice Eon de Chezelles, cette baisse de la démographie entraînera probablement «une croissance des ateliers et peut-être aussi une forme de spécialisation de la production en multi-sites. Ce sera le cas par exemple lorsqu’un éleveur reprendra l’exploitation du voisin, les sites vont se spécialiser, l’un en naisseur, l’autre en engraisseur». Une concentration des outils qui devrait permettre de renforcer la biosécurité, mais pas de compenser la baisse de production. Malgré cette tendance à la verticalisation, Béatrice Eon de Chezelles note le potentiel résilient de la filière française : une filière peu tournée vers l’export et qui dépend donc moins que d’autres des marchés mondiaux pour survivre. Elle se dit aussi confiante pour les années à venir, en particulier parce que la volonté d’y arriver au sein de la filière mais aussi politique, avec un grand nombre d’aides de l’État, est très forte.

Actuagri

02 Juin 2022 | Actus nationales

Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée : Un pacte pour l’embauche

La Région Occitanie/Pyrénées Méditerranée a lancé son Pacte pour l’embauche. Décliné dans les départements, il a été présenté aux chefs d’entreprise de l’Aveyron, mardi 24 mai à la Maison de ma région à Rodez.

Présentation du Pacte pour l’embauche à Rodez fin mai.

La situation économique est paradoxale : la reprise économique est bien là mais nombre d’entreprises peinent à pourvoir les emplois vacants alors que plus de 600 000 personnes sont en recherche d’emploi en Occitanie. Pour aider les entreprises à répondre à cette reprise économique, la Région Occitanie/Pyrénées Méditerranée a lancé son Pacte pour l’embauche. «Une démarche que la présidente, Carole Delga, a voulu collective, concertée et de proximité», a présenté Marie Castro, vice-présidente en charge de l’emploi au Conseil régional. Plus de 50 partenaires privés et publics sont ainsi associés à ce dispositif, dont l’ambition est de répondre aux besoins des entreprises et des demandeurs d’emplois.
40 mesures concrètes
Concrètement, ce Pacte pour l’embauche comporte 40 mesures «concrètes, efficientes, opérationnelles» pour les demandeurs d’emploi, les travailleurs en reconversion et les entreprises. «A chaque frein à l’emploi, une solution concrète est proposée partout et pour tous», explicite Marie Castro, citant les transports, le logement, la garde d’enfants mais aussi la qualité de vie au travail, l’attractivité des métiers... Parmi ces mesures concrètes, il s’agit notamment d’accompagner les habitants d’Occitanie en recherche ou en reprise d’emploi en garantissant un logement, un prêt de véhicule, une aide à la garde d’enfants, une solution d’hébergement aux saisonniers... en expérimentant un revenu régional écologique jeunes jusqu’à 1 000 euros. Le Pacte pour l’embauche veut aussi encourager la confiance en soi et le savoir-être en entreprise en proposant par exemple du coaching individuel dans les bassins d’emplois prioritaires, en demandant aux entreprises aidées par la Région d’accueillir en stage des jeunes, des apprentis ou des demandeurs d’emploi, en favorisant le retour à l’emploi des personnes en situation de handicap. Enfin, pour accompagner les entreprises, la Région envisage de créer un «Pack recrutement TPE», d’expérimenter des Contrats de progrès en vue d’améliorer la qualité de vie au travail, de proposer la découverte en situation de travail des métiers agricoles, en construisant une équipe d’Occitanie du BTP aux prochaines Olympiades des métiers, en créant au moins 500 emplois d’ici 2025 sur les territoires en tension de recrutement via les groupements d’employeurs, en boostant le dispositif «Passerelles Industries».
Un numéro vert
«Autour de ce Pacte pour l’embauche, l’ensemble des partenaires aux côtés de la Région sont rassemblés, mobilisés», a assuré Marie Castro. La Région mise aussi sur un accès facilité aux solutions du Pacte. Un numéro vert 0800 00 70 70 est ouvert pour tous les employeurs et futures recrues afin de répondre à leurs questions, de les orienter sur les aides à leur disposition et vers le partenaire proposant la solution la plus adaptée à leur besoin. Des équipes dédiées sont également présentes sur le terrain, dans les Maisons de ma Région et sur les salons Travail Avenir Formation.
Restauration et transports aussi en recherche de main d’œuvre
Michel Santos, président de l’UMIH, représentant la profession de la restauration et l’hôtellerie en Aveyron, a témoigné des difficultés de recrutement dans son secteur d’activité : «Depuis la crise sanitaire, il nous manque 250 000 emplois qualifiés dans la profession ! Alors que la France est le pays qui accueille le plus de touristes dans le monde, comment allons-nous pouvoir garder nos établissements ouverts pendant toute la saison, si nous n’avons pas les équipes au complet ?», s’inquiète-t-il. C’est vrai, la restauration souffre encore d’une image difficile : horaires décalés, le soir, le week-end... «Des efforts ont été faits notamment sur la revalorisation des salaires», assure-t-il.
Même inquiétude chez les entreprises de transports de voyageurs qui manquent cruellement de conducteurs de bus scolaires. «Sur la conduite, il nous manque 10% de nos effectifs», constate le représentant de la branche. Une campagne de recrutement a permis d’attirer une quarantaine de personnes, les grilles de salaires ont été revalorisées... «Notre difficulté est de recruter mais aussi de fidéliser nos salariés. Nous avons encore des efforts à faire sur le management mais nous y travaillons !», a-t-il avancé.
Autant de témoignages qui sont le reflet des difficultés des entreprises aveyronnaises à recruter dans un département qui affiche un taux de chomage parmi les plus bas (6%). L’opération séduction démarre avec la mise en œuvre du Pacte pour l’embauche !
Eva DZ

02 Juin 2022 | Actus nationales

Meilleur apprenti de France palefrenier - soigneur :  La Cazotte a accueilli la première édition du concours

Jeudi 19 mai, l’EPL La Cazotte avec l’IFCE (Institut Français du Cheval et de l’Equitation) accueillaient et organisaient l’étape régionale du Concours Un des Meilleurs Apprentis de France dans la catégorie Palefrenier Soigneur. Une première pour cette distinction et pour l’établissement de Saint Affrique, heureux de pouvoir mettre en avant ce métier autour du cheval, méconnu et parfois mal perçu.

Les infrastructures de La Cazotte ont accueilli l’étape régionale du concours Meilleur Apprenti de France palefrenier - soigneur.


L’EPL La Cazotte a été sollicité par l’IFCE, institut français du cheval et de l’équitation, pour recevoir une étape régionale (Occitanie et PACA) du concours Meilleur apprenti de France dans la catégorie palefrenier soigneur. Il faut préciser que les insfrasctructures de l’établissement se prêtent tout à fait l’exercice. «Notre grand manège couvert, nos box pour les chevaux... sont tout à fait adaptés pour accueillir ce type d’événement», confirme Christèle Droz-Vincent, la directrice. «Et puis pour nos jeunes, c’est l’occasion d’observer de près un événement d’une telle ampleur dans une filière qui les passionne, le cheval mais aussi d’assister si besoin, les concurrents», ajoute la directrice. En effet, si aucun étudiant de La Cazotte n’était sélectionné pour ce concours, en revanche, ils étaient quelques-uns à épauler les concurrents, soigner les chevaux, les préparer, faciliter l’organisation...

Une filière qui recrute

Au-delà des jeunes en formation équine à La Cazotte, l’occasion est aussi belle pour l’établissement de communiquer sur les formations spécialisées tant au lycée qu’en apprentissage qu’il propose. «Cette manifestation est l’occasion de mettre en lumière les métiers du monde du cheval, qui revêtent une importance particulière sur notre territoire», atteste Christèle Droz-Vincent. Car le métier de palefrenier - soigneur ne jouit pas toujours d’une belle image auprès des jeunes... Cette filière est pourtant en recherche de jeunes et recrute à l’image du message porté sur les tee-shirts des encadrants et organisateurs, pendant ce concours.
Marielle Zanchi, adjointe au délégué territorial de l’IFCE, explique que la création de ce concours de Meilleur apprenti de France pour cette catégorie de métier, est une occasion rêvée de le mettre en lumière, de le valoriser : «Le métier de palefrenier soigneur demande des compétences et a un niveau d’exigence élevé, c’est la pièce maîtresse puisqu’il est au plus près de l’animal, il s’assure de son bien-être, de son alimentation, des soins...». Le concours du Meilleur apprenti de France palefrenier - soigneur comporte quatre épreuves : évaluer le bien-être d’un cheval, les signes de bonne santé ; entretenir son habitat, assurer le toilettage et présenter le cheval (qualités, défauts...). «Il existait un concours MAF-MOF pour les maréchaux-ferrant, les selliers harnacheurs, il manquait les palefreniers-soigneurs... c’est chose faite désormais grâce à la collaboration entre l’IFCE, la société des MOF, l’interprofession et la fédération française équine», se réjouit Marielle Zanchi.

L’étape qui s’est déroulée à La Cazotte accueillait 7 jeunes en compétition, 5 jeunes de la région Occitanie et 2 de PACA. Des professionnels référent parmi les cavaliers d’entraînement, les enseignants d’équitation, les lad-driver ainsi que des formateurs de La Cazotte, un agent de l’IFCE, formaient le jury. Trois jeunes ont été primés au niveau départemental dont une jeune primée au niveau régional (médaille d'argent) : Jade Bernardinis et Mélina Leglise-Fontanel, sont médaillées de bronze départementales et Charline Vigne, est médaillée d’argent départementale et régionale. En revanche aucun candidat n’a été sélectionné pour la finale nationale qui se déroulera les 1er et 2 juillet à Chantilly.

«Nous sommes très satisfaits de cette première», résume Marielle Zanchi. «L’organisation était très réussie et nous remercions l’établissement La Cazotte pour son accueil. Il y a eu une vraie bonne connection entre nos équipes !».

De quoi donner des idées pour communiquer à nouveau sur les métiers de la filière équine pour l’établissement !

Eva DZ

02 Juin 2022 | Actus nationales

Rémi Agrinier, un Aveyronnais au bureau national JA

Rémi Agrinier, éleveur de brebis laitières et de volailles à Aguessac, a été élu secrétaire général adjoint de JA national au sein de la nouvelle équipe JA présidée par Arnaud Gaillot (photo).

Vous faites partie de la nouvelle équipe JA. Comment abordez-vous cette nouvelle fonction ?

R. Agrinier : «J’ai été élu secrétaire général adjoint de la nouvelle équipe de JA national sous la présidence d’Arnaud Gaillot qui succède à Samuel Vandaele. Ma volonté était d’intégrer le bureau afin d’être au cœur des dossiers, d’être davantage pro-actif dans les décisions. Nous définirons lors d’un séminaire fin juin, la répartition des dossiers que chacun prendra en charge.

Personnellement j’aimerai travailler sur les sujets de la PAC et de la montagne (dont la prédation), des sujets que je connais bien puisque je les suis depuis longtemps au sein de JA 12. Mon ambition est d’être aussi un relais au niveau national des problématiques de l’Aveyron et de l’Occitanie. D’ailleurs nous sommes 4 élus représentant la région dans le nouveau conseil d’administration national. Une belle représentativité ! C’est une vraie chance dans la défense de notre territoire !

Quelle était l’ambiance lors de ce congrès JA ?

R. Agrinier : Nous avons retrouvé toute la convivialité d’avant la crise sanitaire ! Nous avons retrouvé un «vrai» congrès avec beaucoup de cohésion entre régions, d’échanges... Nous avons aussi ressenti l’inquiétude des responsables JA face à l’inflation des matières premières qui pour l’heure, n’est pas couverte par les prix de vente de nos produits. Nous attendons beaucoup de la loi Egalim 2 et nous devons continuer à nous battre pour faire reconnaître le juste prix de nos produits. D’ailleurs l’un des points du rapport d’orientation est la reconnaissance de la valeur de l’alimentation par le consommateur. Pour cela nous devons renforcer nos liens avec le consommateur, lui apporter plus de transparence, de lisibilité».

Recueillis par Eva DZ

© CS Actuagri

JA+congrès+agrinier

31 Mai 2022 | Actus nationales

Le prochain Sommet de l’élevage en octobre sous le signe de l'installation transmission

Le Sommet de l'élevage se tiendra du 4 au 7 octobre à Clermont-Ferrand. Plus de 1 500 exposants, 2 000 animaux et près de 100 000 visiteurs professionnels sont attendus pour participer à cet événement désormais inscrit parmi les plus grands salons mondiaux dédiés aux productions animales.

Rendez-vous incontournable pour les professionnels, le Sommet de l’élevage a bâti sa réputation grâce à la qualité de ses animaux présentés, sélectionnés pour leur haute valeur génétique que ce soit en bovins viande, bovins lait, ovins ou encore équins. Au total, plus de 70 races se retrouvent au Sommet, en concours ou en présentation, soit tout le fleuron de la génétique animale française.

Chaque année, les grandes races bovines font le choix du Sommet pour l’organisation de leur Concours national. C’est la Charolaise qui sera sous les projecteurs en 2022, avec les 400 meilleurs spécimens de la race en compétition durant 4 jours.

Au fil des ans, le Sommet s’est imposé comme un événement de plus en plus international. Cette nouvelle édition, qui mettra à l’honneur la Mongolie, devrait être marquée par le retour en nombre des visiteurs étrangers dans les allées du salon.

Sans oublier que le Sommet, c’est aussi une offre commerciale complète pour toutes les filières de l’élevage et de l’agriculture, un carrefour d’affaires reconnu (100 000 transactions commerciales sont réalisées en moyenne chaque année pendant l’événement) et un forum d’informations avec 70 conférences et colloques proposés durant les 4 jours du salon, traitant des thèmes phares de l’actualité agricole.

Enfin, pour cette nouvelle édition, les organisateurs ont fait le choix de placer l’évènement sous le signe de l’installation et de la transmission,enjeux majeurs pour le renouvellement des générations et l’avenir de l’agriculture française.

À 5 mois de l’ouverture des portes du Sommet, Jacques Chazalet, président du salon, livre ses impressions : «7 mois après la dernière édition, la satisfaction et le ressenti sont toujours les mêmes. Le Sommet est désormais reconnu comme le salon professionnel incontournable, le rendez-vous à ne pas manquer ! On s’attend d’ailleurs à avoir un nombre record d’exposants et de visiteurs cette année, notamment grâce au format de 4 jours qui permet d’accueillir plus de monde grâce à une jou rnée d’ouverture supplémentaire. Et ce, malgré le contexte délicat de ces derniers mois. Je pense que dans chaque crise il y a du bon. Un nouveau cycle économique s’ouvre, davantage recentré sur notre territoire car la France a de nombreux atouts à faire valoir en matière d’agriculture et d’élevage. Des atouts à (re)découvrir au Sommet de l’élevage ! ».

Pour Fabrice Berthon, Commissaire Général du salon, tous les feux sont également au vert : «À ce jour, au niveau commercialisation des stands, nous sommes quasiment complets. Notre objectif de 1500 exposants devrait être atteint pour cette nouvelle édition. J’invite

d’ailleurs les derniers exposants à se manifester dans les meilleurs délais s’ils souhaitent participer cette année. Autre point important, nous avons souhaité placer le Sommet cette année, sous le signe de l’installation et de la transmission. Une thématique qui nous tient particulièrement à cœur car, dans le milieu agricole, c’est un enjeu majeur pour les années à venir. À travers notre événement, notre volonté est d’apporter un éclairage et de sensibiliser les pouvoirs publics pour que des efforts soient faits dans ce sens».

Alors, bien plus qu’un carrefour d’affaires, le Sommet de l’élevage est aussi un formidable outil pour mettre en lumière tous les enjeux de l’agriculture de demain.

Il a pour cela l’ambition de devenir pour la prochaine décennie,le rendez-vous mondial de l’élevage durable.

Parmi les temps forts de cette édition 2022 : le concours national Charolais rassemblera près de 400 animaux en compétition. Le concours européen Simmental mettra en compétition quatre pays : Suisse, Autriche, Allemagne et France. La race ovine Charmoise sera aussi en concours national.

La rédaction

sommet+elevage+installation+transmission+salon+concours

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