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04 Mai 2021 | Actus nationales | Actus élevage

Lait de vache : la production française rattrape progressivement son niveau de 2020

Si la production laitière française marque le pas depuis le dernier trimestre 2020, «l’écart entre les niveaux de 2020 et 2021 tend à se rétrécir sur les toutes dernières semaines», observe Benoît Rouyer, économiste à l’interprofession laitière dans une note de conjoncture publiée le 3 mai.

Néanmoins, sur l’ensemble des 14 premières semaines de 2021, la collecte bovins lait a diminué d’un peu plus de 3%. En 2020, elle n’avait que très légèrement augmenté (+0,2%). En parallèle, les charges des élevages laitiers hexagonaux sont en hausse. L’Ipampa lait de vache a augmenté de 5% sur un an, porté par le coût de l’énergie et des lubrifiants ainsi que des aliments achetés. Au niveau européen, depuis le début de l’année, la production laitière est également en légère diminution.

«En moyenne journalière, la collecte européenne recule, en effet, de 0,9% sur janvier et février», illustre l’économiste. Au niveau mondial, la production des Etats-Unis est plutôt dynamique, quand la collecte néo-zélandaise reste modérée. Et finalement « les perspectives sur le premier semestre 2021 sont plutôt favorables, compte tenu de la vigueur de la demande mondiale», conclut Benoît Rouyer.

 éleveurs+lait+FNPL

03 Mai 2021 | Actus nationales | Actus élevage

Des éleveurs laitiers «fiers et inquiets» (CNIEL)

Le Centre national interprofessionnel d’économie laitière (CNIEL) a publié fin avril son deuxième baromètre social. Comme en 2019, les éleveurs laitiers qu’il a interrogés restent partagés sur leur métier, oscillant entre d’un côté fierté et attachement et de l’autre inquiétude sur la pérennité du métier.

«On peut voir dans cette étude le verre à moitié vide et aussi celui à moitié plein », résume à grands traits Noëlle Paolo, responsable des études au CNIEL. En effet, le baromètre qui a questionné 802 éleveurs entre août et septembre 2020, n’est pas aussi sombre que certains ont voulu le montrer. Certes, l’étude ne cache rien des difficultés rencontrées par les éleveurs, en termes de pénibilité du travail. Sur une échelle de 1 à 10, (1 étant le plus négatif et 10 le plus positif) la pénibilité se situe à 3,8 pour l’ensemble des personnes sondées, en très légère augmentation de 0,2 point par rapport au baromètre de 2019.

De même, le sentiment que la charge de travail (3,9) pèse plus dans le quotidien est-il toujours présent. Il en est de même pour le stress régulier dans le travail qui reste quasiment stable d’une année sur l’autre : 4,3 en 2020 contre 4,4 en 2019. « Les agriculteurs peinent à dégager du temps pour leur famille et leur temps libre. Ils sont aussi soumis au stress administratif », explique Noëlle Paolo.

Méconnaissance du secteur

Ce baromètre souligne également le besoin de reconnaissance des éleveurs. A la question « Les Français reconnaissent-ils le métier d’éleveur laitier à sa juste valeur ? », 57 % des interrogés répondent par la négative, en attribuant des notes inférieures à 5. Ils ne sont que 7 % à être très positifs (notes supérieures ou égales à 8). Or, ce sentiment « d’être mal aimés » est une perception qui « va à l’encontre des autres sondages qui indiquent que les Français ont, au contraire, une bonne opinion des éleveurs laitiers », rectifie Noëlle Paolo. Sans doute faut-il voir dans cette impression l’impact des campagnes de dénigrement et d’agribashing menées contre les agriculteurs. « Il existe vis-à-vis de l’agriculture en général et de l’élevage en particulier une réelle méconnaissance des Français sur ces métiers », insiste la responsable des études. De plus, la société est aujourd’hui très éloignée du monde de l’élevage et n’a pas conscience des enjeux qui sont liés à ce secteur.

Attractivité du métier

En outre, l’étude démontre des points positifs comme « l’acceptabilité » du métier. Sur une échelle de 0 à 100, le curseur de cette acceptabilité se situe en moyenne à 54,5 en hausse de 0,6 point par rapport au baromètre de 2019. Si un tiers des éleveurs considèrent ne plus être en mesure de poursuivre leur activité sur le rythme actuel, les deux tiers restant jugent au contraire avoir les moyens de le faire. La moitié d’entre eux considère que leurs revenus sont « acceptables ».

L’étude montre également que les autres agriculteurs reconnaissent le travail effectué par les éleveurs laitiers (5,6 sur une échelle de 10 ) et que ces derniers s’épanouissent dans leur travail (6,8). De même, une majorité des éleveurs (6,9) déclarent obtenir un réel soutien des proches et être attaché à leur métier (7,7). Ils ont aussi nombreux (7,9) à exprimer leur fierté d’être éleveur laitier. « Il faudra toutefois être vigilant dans les régions Bretagne ou Grand ouest où la déprise semble plus marquée. L’enjeu est celui de l’attractivité du métier et donc du renouvellement des générations. C’est à terme celui de la collecte de lait qui atteint aujourd’hui 24 milliards de litres de lait en France », avertit Noëlle Paolo. Autrement dit, un problème de souveraineté économique et alimentaire…

 CNIEL+lait+FNPL

29 Avril 2021 | Actus nationales | Actus végétales

Plan protéines : 20 M € supplémentaires pour l’aide aux agroéquipements (ministère)

Un deuxième guichet agroéquipement de 20 M€ sera ouvert «mi-mai» dans le cadre du plan protéines végétales qui ciblera les productions d’oléoprotéagineux, a indiqué le 28 avril le ministère de l’Agriculture.

Cette nouvelle aide aux équipements pour la culture, la récolte et le séchage d’espèces riches en protéines végétales concerne « plus spécifiquement les productions d’oléagineux et de protéagineux », selon le cabinet. Il s’agit de « donner satisfaction à certains des demandeurs du premier guichet » et d’« accueillir des nouvelles demandes ». « Plus tard dans l’année, on se laisse la possibilité de rattraper certains des dossiers » non retenus grâce à un appel à projets dédié, ajoute le ministère.

Ce troisième dispositif, contrairement aux précédents, reposera sur des critères de sélection « pour prendre les projets les plus performants » par rapport aux objectifs de gain de surfaces semées en espèces riches en protéines végétales (+40 % dès 2022 et doublement à l’horizon 2030).

Près de 20 M€ ont déjà été accordés dans ce volet amont du plan protéines, ouvert le 11 janvier puis rapidement clos face à des demandes représentant « une soixantaine de millions d’euros » sur plus de 1 160 dossiers.

 éleveurs+protéines+machinisme

28 Avril 2021 | Actus nationales | Actus élevage

Viande ovine : une consommation dopée !

Les fêtes religieuses juive, chrétienne et musulmane ont dopé la consommation française de viande ovine. Les envois de viande néozélandaise de viande vers la Chine explosent. La production européenne et mondiale de viande ovine marque le pas.

«Depuis que je suis installé il y a 25 ans, je n’ai jamais aussi bien vendu mes agneaux», s’étonne Antoine (nom d’emprunt) éleveur d’ovins et de bovins viande en Dordogne. Selon la note de conjoncture de l’Institut de l’élevage (Idele), le kilogramme de viande d’agneau valait 7,65 € en semaine 13, soit 1,12 €/kg de plus que l’an passé à la même période et même 1,45 €/kg de plus que la semaine pascale en 2020. Au Royaume Uni et en Irlande, les cours ont aussi fortement progressé. A 6,19 £/kg toujours en semaine 13, ils étaient en moyenne, outre-Manche, supérieurs de 36 % à leur niveau de 2019. Et à 8,10 €/kg en semaine 14 en Irlande, ils avaient progressé de 1,60 € sur un an.

Conjoncture favorable

En fait, la conjonction calendaire des fêtes religieuses chrétienne, juive et musulmane et une production de viande ovine relativement restreinte en Europe et dans le monde, ont dopé les prix. Or ces derniers progressaient déjà depuis un an, depuis leur chute durant la période pascale. Aussi, les éleveurs d’ovins français sont motivés pour accroître leur cheptel. En février 2021 (derniers chiffres connus), ils ont moins réformé de brebis (-3 % sur un an) et ils ont produit davantage d’agneaux (+ 5 %). En même temps, les éleveurs ont réfréné leurs ardeurs en limitant leur production d’agneaux pascals, redoutant que le troisième confinement de l’économie française ne restreigne leurs débouchés comme l’an passé.

«En fait, il leur était impossible de connaître l’état des mesures sanitaires pour Pâques 2021 plusieurs mois à l’avance, souligne l’Idele. Si bien que les agneaux français ont alors pu manquer face au dynamisme de la demande cette année». Cependant, la production ovine de viande française a crû de 8 % puis de 4 % en janvier et en février dernier, par rapport à la même période l’année passée.

Toutes catégories confondues, 6 420 tonnes équivalent carcasse (téc) de viande ovine étaient disponibles en février 2020. « D’après les premières remontées des abattoirs, la production nationale de viande ovine aurait davantage progressé en mars, d’une année sur l’autre », anticipe l’Institut de l’élevage dans sa note de conjoncture mensuelle. Outre le facteur calendaire, les éleveurs d’ovins français bénéficient d’une conjoncture européenne et mondiale particulièrement favorable

Effet Brexit ?

Les expéditions de viande en Allemagne (800 téc en février 2021 soit x 43 sur un an), en Belgique et en Italie ont explosé en février dernier. Sont-ce les premiers effets du Brexit qui favoriseraient la filière ovine française sur le continent européen aux dépens des importations de viande britannique? Il est encore trop tôt de répondre à cette question. En attendant, ces expéditions de viande ont contribué à restreindre l’offre sur le marché français.

Par ailleurs, la Nouvelle Zélande n’était pas en mesure d’approvisionner le marché européen en net recul (-34 % vers la France sur un an en février 2021) comme les années passées. Sa production de viande ovine a baissé en février dernier de 1 % sur un an (54 000 téc) alors que les envois ont explosé vers la Chine : +130 % /2020 et +16 % /2019. Aussi, les producteurs d’ovins n’ont pas eu à craindre le redressement des importations de viande britannique (+ 60 % en février 2021/2020) et espagnole (+ 45 %). D’une part parce que ces dernières restent bien inférieures à leur niveau de l’année passée. Et d’autre part, parce que ce redressement est largement contrebalancé par la baisse des expéditions de viande irlandaise et néozélandaise.

 éleveurs+ovins+agneaux

27 Avril 2021 | Actus nationales

Les Vingt-sept prêts à consacrer jusqu'à 25% du premier pilier aux éco-régimes

Les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 26 avril en visio-conférence, ont globalement donné leur feu vert à la proposition de la présidence portugaise du Conseil de porter la part des paiements directs à consacrer aux éco-régimes dans le cadre de la future PAC progressivement à 25% d’ici 2025.

Cette proposition doit permettre de faire avancer les discussions avec le Parlement européen, qui doivent se tenir sur ce dossier le 30 avril. Mais les Vingt-sept insistent sur la nécessité de disposer d’un maximum de flexibilité dans la mise en œuvre de ces éco-régimes: une période «d’apprentissage» de deux ans et la possibilité de réduire le niveau d’ambition si une part plus importante du second pilier est dédiée à des mesures environnementales.

Par contre, les États membres sont beaucoup plus divisés sur les autres concessions à faire pour se rapprocher des exigences des eurodéputés sur la conditionnalité, la définition de l’agriculteur actif ou encore les dispositifs de ciblage des aides vers les plus petites exploitations.

La Présidence portugaise du Conseil se montre confiante pour aboutir à un accord définitif sur la PAC d’ici fin mai. Elle compte avancer d’une semaine la tenue du prochain Conseil Agriculture aux 25 et 26 mai et organiser en parallèle une réunion de négociation en «super trilogue» avec le Parlement européen pour finaliser un compromis.

 éleveurs+PAC+europe

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