lavolontepaysanne.fr Actualités - Agriculture - Aveyron
Elevage - Cultures - Machinisme - Ruralité

Actualités
Actus nationales

24 Septembre 2021 | Actus nationales | Actus Aveyron

Julien Denormandie en visite à Rodez

Une visite attendue, entre bonne entente et requêtes du secteur agricole aveyronnais.

Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie est en visite à Rodez cet après-midi. Une rencontre qui commencera par un déjeuner à la préfecture à 12h30. S'ensuivra un entretien avec le président de la Chambre d'agriculture Jacques Molières à 14h. Le rendez-vous à la préfecture se terminera par une table ronde avec les représentants du secteur agricole et les élus, dont le président de la FDSEA Laurent-Saint Affre, le président des JA Romain Déléris et Dominique Fayel, administrateur de la FNSEA. Le tout se déroulera à huit-clos.

Pour clôturer cet après-midi, Julien Denormandie se déplacera sur la ferme de Séverine Barrau à Luc-la-Primaube. Un rendez-vous ouvert à la presse. Les discussions devraient se consacrer à plusieurs points importants. Et, en première ligne, la PAC et les spécificités des mesures prises sur un milieu agricole comme l'Aveyron. Une discussion qui se poursuivra sur le terrain de la juste rémunération et du marché intérieur et extérieur. Puis, le renouvellement des générations, intrinsèquement lié au revenu des éleveurs, question majeure pour l'avenir de l'agriculture et la souveraineté alimentaire, sera abordé. Et enfin, la prédation, les vautours et les sangliers, qui excèdent au quotidien les paysans aveyronnais.

Un rendez-vous attendu par le monde agricole depuis quelques mois. Et encore davantage après la fausse joie de l'annonce de la venue du Premier ministre Jean Castex le 16 septembre. Un déplacement annulé à la dernière minute le lendemain, « agenda trop chargé » oblige. Et, peut-être, quelques craintes concernant les revendications fermes de la FDSEA, réclamant coûte que coûte un entretien avec le Premier ministre.

Julien Denormandie, lui, sera au rendez-vous vendredi 24 septembre, après s'être exprimé lors de la clôture du congrès de la FNSEA à Niort la veille. Une entente bienvenue avec le ministre, entré en fonction en 2020, né à Cahors, dans le département voisin du Lot. « Nous n'avons pas toujours eu cette écoute depuis le début du quinquennat», a souligné la président de la FNSEA Christiane Lambert.

 Jérémy Duprat

23 Septembre 2021 | Actus nationales

L’Aveyron en direct du congrès FNSEA

Du 21 au 23 septembre se tenait le congrès FNSEA à Niort. Les Aveyronnais étaient bien représentés. Emilie Solignac, agricultrice à Saint Laurent d’Olt et secrétaire de la section des fermiers à la FDSEA participait à son premier congrès FNSEA.

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer au congrès FNSEA ?

E. Solignac : «La crise sanitaire a repoussé la date du congrès à l’automne, une période plus facile que le printemps pour me libérer un peu de temps. Je suis installée en GAEC avec mon mari sur un élevage Aubrac et je suis aussi maman de quatre enfants. Il faut donc bien s’organiser pour pouvoir partir 3 jours ! Des membres du bureau m’ont aussi proposé de venir, j’ai franchi le pas !

Quelles sont vos premières impressions ?

E. Solignac : J’ai beaucoup apprécié l’esprit familial au sein de notre groupe d’Aveyronnais (nous étions 14 du département) mais aussi avec les autres participants venus de toute la France. Ce sont de bons moments d’échanges.

Les interventions sont très pointues, les sujets sont abordés de façon très précise, nous avons affaire à des personnes qui connaissent bien l’agriculture et qui ont envie de la défendre, tout comme nous ! On a parfois l’impression vu d’Aveyron, que l’élevage est un peu oublié à l’échelon national mais au congrès FNSEA, on se rend compte que nous sommes de nombreuses régions à en parler et à le défendre !

Plus que des relations syndicales, j’ai noué de vraies relations humaines avec d’autres agricultrices et agriculteurs qui partagent la même vision que nous. Ce congrès était pour moi une belle découverte !».

Recueillis par Eva DZ

20 Septembre 2021 | Actus élevage | Actus Aveyron | Actus nationales

EGALIM 2 : les marchés de l’Aveyron interpellent les sénateurs

A partir de ce 21 septembre, le projet de loi EGALIM 2 sera soumis au Sénat. Il inquiète les responsables des marchés aux bestiaux notamment sur le volet de la contractualisation. Les marchés de Laissac, Baraqueville, Réquista et Villeneuve accompagnés de la co-directrice de la FMBV ont interpellé, mardi 14 septembre, les deux sénateurs de l’Aveyron, Jean-Claude Anglars et Alain Marc sur les enjeux de ce projet de loi pour l’avenir de leurs structures.

Ils étaient tous là, les représentants des quatre marchés aux bestiaux de l’Aveyron étaient réunis à Laissac mardi 14 septembre, juste avant l’ouverture du marché hebdomadaire pour rencontrer les sénateurs, Jean-Claude Anglars et Alain Marc afin de les alerter sur certains points du projet de loi EGALIM 2 qui sera à l’ordre du jour du Sénat à partir du 21 septembre.

La loi EGALIM 2 prévoit en effet d’exclure de la contractualisation les marchés aux bestiaux. «Nous ne sommes pas contre ce principe qui permettra aux éleveurs d’avoir plus de maîtrise sur le prix de leurs animaux mais nous souhaitons que la liberté de commerce soit préservée. Nous demandons qu’une partie de la production ne soit pas contractualisée de façon à laisser une part de liberté aux éleveurs de vendre une partie de leurs bêtes sur nos marchés», expliquent les représentants des marchés.

Ils estiment que leurs structures ont toute leur place : «Nos marchés sont à la base de l’équilibre d’un prix de référence. Si demain nous devions disparaître, qui fixera cette référence ? Se pose aussi la question des débouchés pour les négociants : devront-ils aussi être exclusifs ? Nous militons pour une contractualisation ouverte», avancent les responsables des marchés.

Leur demande a été appuyée par la FMBV, fédération des marchés aux bestiaux vivants qui a déjà rencontré le rapporteur du projet de loi EGALIM ainsi que le médiateur. «Nous sommes bien sûr pour la contractualisation qui prendra en compte le coût de production et renforcera le maillon de la base que sont les éleveurs», a expliqué Marion Donars, co-directrice. «Mais face à une réduction de l’offre (les estimations parlent d’une baisse de 500 000 vaches d’ici 2030), les grands groupes risquent de déséquilibrer complètement le marché pour assurer leurs volumes. Et c’est pourtant la mise en concurrence des différents débouchés qui tient les prix... Qu’en sera-t-il alors ?», interroge-t-elle. «La contractualisation est une assurance mais la concurrence doit être maintenue pour le bien de tous !». C’est donc le maintien de l’équilibre que les responsables des marchés aux bestiaux demandent. Une demande bien comprise par les deux sénateurs «fervents défenseurs des agriculteurs, des territoires et de l’économie locale». «Nous porterons la voix du territoire à la fois celle des éleveurs et de nos marchés qui sont des moteurs de l’économie de notre département», ont avancé Jean-Claude Anglars et Alain Marc.

Eva DZ

marches+egalim

15 Septembre 2021 | Actus nationales | Actus Aveyron

Rencontre avec Jean-Claude Anglars autour d'Egalim et des retraites

 

Depuis vendredi dernier, la FDSEA et les JA ont décidé d’aller à la rencontre des sénateurs. Au programme 2 dossiers urgents : les retraites agricoles et la loi EGALIM2.

Sur le premier sujet, le 17 juin dernier, l’Assemblée nationale votait une revalorisation à 700 € par mois du minimum de retraite des conjoints et des aides familiaux à carrière complète, contre 555 € à ce jour. Ce texte permettrait ainsi de revaloriser de 100 euros en moyenne les retraites de 210 000 conjoints et aides familiaux, dont 67 % de femmes. Pour la FDSEA, Il est indispensable que le texte soit examiné rapidement au Sénat et voté dans les mêmes termes pour une application rapide. C’est ce que la délégation de la FDSEA et des JA est venu réclamer lors de sa rencontre vendredi dernier. Les retraités agricoles méritent bien mieux que des promesses sans lendemain.

Concernant le volet EGALIM, il a été rappelé à Jean Claude Anglars que la loi devait répondre à plusieurs attentes. D’abord, interdire et considérer comme abusives les clauses telles que les clauses liées à l’environnement concurrentiel utilisées dans les contrats laitiers.
Ensuite, supprimer l’obligation réglementaire d’apport total des adhérents de l’organisme de producteurs (OP) dans le secteur du lait comme condition de reconnaissance de l’OP par les pouvoirs publics.
Assimiler la terminologie « vente directe au consommateur » à la terminologie « transformation à la ferme », pour permettre aux producteurs adhérents d’OP et de coopératives de développer la transformation à la ferme comme voie de diversification de leurs débouchés.
Mentionner clairement dans le contrat la pondération des indicateurs ayant permis de calculer le prix.
Et enfin, interdire tout symbole représentatif de la France sur les emballages alimentaires lorsque les ingrédients primaires, ne sont pas d’origine France.

Lundi 20, une nouvelle délégation syndicale rencontrera le sénateur Alain Marc.

 egalim+retraite+anglars+senat

13 Septembre 2021 | Actus nationales

La FNSEA a rencontré le premier ministre

Début septembre, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, et Jérôme Volle, président de la Commission employeurs, ont été reçus à Matignon, par le premier ministre Jean Castex. L’occasion de faire un large tour d’horizon des sujets sociaux de rentrée.

L’un des premiers sujets abordés a été la réforme de l’assurance chômage « qui constitue un levier favorable pour inciter à la recherche d’emplois », a assuré Christiane Lambert. La FNSEA souhaite « aller au bout de la réforme », a confirmé Jérôme Volle. Elle a eu l’assurance que le nouveau dispositif d’assurance-chômage qui doit normalement entrer en vigueur le 1er octobre, ne pénalisera pas les employeurs de main d’œuvre agricole. Il prévoit en effet la mise en place d’un système de bonus-malus afin d’inciter les entreprises à allonger la durée des contrats de travail et éviter un recours excessif aux contrats courts. Or l’agriculture est, par nature, un secteur exposé. « Nous ne sommes pas concernés par ce bonus-malus », a confirmé Jérôme Volle. C’est la même volonté d’aboutir rapidement qui pousse la FNSEA à mettre la pression sur le gouvernement pour qu’il boucle sa réforme des retraites rapidement. Le syndicat agricole estime avoir « tout à y gagner. Et nous souhaitons y voir figurer les aides familiaux et les conjoints d’exploitant », a indiqué Jérôme Volle. L’inscription de telles dispositions dans la prochaine loi de Finances 2022 devrait suffire à accélérer le processus.

C’est sur les difficultés de recrutement que la FNSEA a le plus insisté auprès du premier ministre, accompagné du ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, de la ministre du travail, Élisabeth Borne et du secrétaire d’Etat chargé des retraites, Laurent Pietraszewski. « Cette année encore nous avons dû faire face à une pénurie de main d’œuvre », ont rappelé Christiane Lambert et Jérôme Volle. Nombre d’employeurs agricoles ont, en effet, eu recours à des travailleurs étrangers, soit sous contrat OFII[1], soit européens, soit travailleurs détachés. Les rémunérations des salariés agricoles sont également conditionnés aux revenus des agriculteurs et dépendent en grande partie du prix de leurs produits. « Ce mouvement ne peut se faire qu’à la seule et unique condition d’une amélioration de la capacité des exploitations à dégager un revenu », ont martelé Christiane Lambert et Jérôme Volle demandant au gouvernement d’aller au bout de la loi Egalim 2. Ce à quoi s’est engagé Jean Castex.

La FNSEA a, sur le même dossier, réclamé « une vraie harmonisation européenne sur la question du salaire minimum » et demandé une forte politique pour encourager les jeunes de moins de 26 ans à l’emploi, par le biais d’une incitation à l’immersion professionnelle et à l’engagement des jeunes dans les entreprises. L’idée est de pouvoir former via le salariat, au métier de chefs d’exploitation, a expliqué Jérôme Volle, car près de la moitié des agriculteurs vont partir à la retraite dans les dix prochaines années.

Autres dossiers abordés lors de ces discussions : ceux de l’emploi partagé et de l’apprentissage. « Les groupements d’employeurs n’ont pas fait partie du train de mesures pour émarger aux fonds débloqués après les épisodes d’intempéries de cette année. A notre demande, le gouvernement s’est engagé à rectifier le tir », a indiqué Jérôme Volle. La FNSEA s’est félicitée de voir le nombre d’apprentis augmenter de 9.000 unités par rapport à l’an dernier et de constater que 6.000 jeunes de plus qu’en 2020 avaient rejoint l’enseignement agricole.

Source Actuagri

 fnsea+castex+emploi

Précédents articles

08 Septembre 2021 | Sommet de l’élevage : c’est dans un mois !
02 Septembre 2021 | Des centimes et des tonnes : le devoir de pragmatisme
23 Juillet 2021 | Du 5 au 8 octobre : le Sommet de l’élevage revient en force
07 Juillet 2021 | Les viandes label rouge et IGP en assemblée générale en Aveyron
16 Juin 2021 | Ovinpiades régionales des jeunes bergers : un Aveyronnais finaliste
25 Mai 2021 | Le Nutri-Score inquiète les produits sous signes de qualité
18 Mai 2021 | Souveraineté alimentaire : Emmanuel Macron répond aux agriculteurs
04 Mai 2021 | Lait de vache : la production française rattrape progressivement son niveau de 2020
03 Mai 2021 | Des éleveurs laitiers «fiers et inquiets» (CNIEL)
29 Avril 2021 | Plan protéines : 20 M € supplémentaires pour l’aide aux agroéquipements (ministère)
28 Avril 2021 | Viande ovine : une consommation dopée !
27 Avril 2021 | Les Vingt-sept prêts à consacrer jusqu'à 25% du premier pilier aux éco-régimes
26 Avril 2021 | Revalorisation des retraites agricoles : ce sera le 1er novembre
23 Avril 2021 | «Pour une PAC créatrice de valeur dans l’ensemble des filières et des territoires»
22 Avril 2021 | Covid : vaccination facilitée pour les salariés des abattoirs et commerces alimentaires
22 Avril 2021 | Conjoncture favorable pour le lait de chèvre (FNEC)
21 Avril 2021 | Négociations commerciales: une déflation de 0,3% en 2021 (médiateur)
20 Avril 2021 | Loi Climat : le gouvernement autorise les drones pour les contrôles ICPE et IOTA
19 Avril 2021 | La PPL Egalim 2 propose d'imposer des contrats écrits pluriannuels obligatoires
15 Avril 2021 | Julien Denormandie en faveur d'une nouvelle loi Egalim
13 Avril 2021 | Des prix de l'agneau «jamais observés» à Pâques (Idele/FranceAgriMer)
12 Avril 2021 | FDSEA-JA Aveyron : «Ce Gouvernement sera-t-il celui qui condamnera nos territoires ?» [diaporama]
09 Avril 2021 | Premiers arbitrages sur le Plan stratégique national attendus en avril
07 Avril 2021 | Futures aides bovines : la DGPE étudie un montant différencié entre laitiers et allaitants
07 Avril 2021 | La France, 4ème pays le plus vert au monde
Voir toutes les archives