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04 Mars 2021 | Actus nationales

Femmes en agriculture : «Une reconnaissance perfectible»

Photo Actuagri

Lors d’une conférence de presse, la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA) a présenté ses derniers chiffres concernant l’emploi féminin en agriculture. En résumé, les femmes sont essentielles et indispensables mais leur travail peine toujours à être reconnu.

Ce sont des chiffres qui ne vont pas manquer d’être débattus lors de la journée de la femme du 8 mars et qui alimenteront d’autres échanges dans des bureaux, de conseils d’administration de syndicats, coopérations, groupement de producteurs, etc… Les femmes sont de plus en plus présentes dans le milieu agricole. Elles étaient au total, selon les chiffres certifiés de la CCMSA, près de 126 500 se décomposant entre 107 100 cheffes d’exploitation et 19 300 collaboratrices d’exploitation. Les agricultrices représentent presque un quart des chefs d’exploitation (24,3 % exactement) « une proportion globalement stable depuis plus de dix ans », souligne la CCMSA.

Encore 13 % de femmes collaboratrices

Seules ou accompagnées d’homologues masculins, les femmes dirigent 29,5 % des exploitations ou des entreprises agricoles, poursuit l’étude. Par entreprises agricoles, il faut comprendre chef d’entreprise de travaux agricoles, forestiers ou d’entreprises paysagères et qui, de fait, émargent à la MSA. Là encore, la proportion est stable par rapport à l’année précédente (2018). Autre caractéristique : les femmes cheffes d’exploitation, sont relativement plus vieilles que leurs homologues masculins : «L’âge moyen des femmes cheffes d’exploitation ou d’entreprise agricole est de 51,7 ans (stable par rapport à 2018) contre 48,3 ans pour les hommes (en baisse d’un mois par rapport à 2018)», précise l’étude.

Si ces cheffes d’exploitation sont présentes dans tous les secteurs agricoles traditionnels, elles font quasiment jeu égal avec les hommes dans l’élevage des chevaux (48,6 %), l’entraînement, dressage, haras, clubs hippiques (48,5 %), l’élevage de gros animaux (47,4 %), l’aviculture et la cuniculiculture (34 %). Elles restent cependant minoritaires dans les grandes cultures (16,4 %), les élevages bovins-lait (15,6 %), la viticulture (12 %) en encore plus dans les exploitations liées à la forêt et à la sylviculture. Toujours selon les statistiques de la MSA, 13 % des femmes sont encore collaboratrices d’exploitation. Elles exercent le plus souvent leur activité dans « une exploitation en nom personnel mettant en valeur une superficie moyenne de 63 hectares, contre une superficie moyenne de 40 hectares pour leurs homologues masculins».

Emplois précaires

Les inégalités se font plus criantes encore quand sonne l’âge de la retraite. Selon la CCMSA, les femmes sont majoritaires au régime des non-salariés agricoles (NSA) avec plus de 56 % de l’effectif. Elles sont près de 734 000 sur le territoire : «284 000 ont été cheffes d’exploitation, 248 000 ont gardé le statut de conjointe et près de 111 000 n’ont connu que celui d’aide familiale», note l’étude. Les 91 000 restantes, n’ont eu aucune activité dans le régime mais perçoivent, de par leurs conjoints décédés, une pension de retraite de réversion agricole. «Le niveau général de retraite de ces femmes reste à un niveau inférieur à celles de leurs homologues masculins», signale la CCMSA, entre 3,15 % et 19,5 % selon les régimes professionnels traversés et le statut adopté.

Côté salariat, les femmes ne sont pas mieux loties avec des conditions d’emploi plus précaires souligne l’étude. «Le recours au contrat à  durée déterminée (CDD) occupe une place prépondérante dans l’emploi féminin de la production agricole », indique la MSA qui précise que 81,9 % des salariées du secteur détiennent un CDD, ce qui représente 304 400 contrats de travail en 2019. C’est notamment la viticulture, les cultures spécialisées ou les entreprises de travaux agricoles qui recourent le plus au travail saisonnier des femmes. De plus, la durée moyenne d’un contrat féminin est inférieure de 12,8 % à celle d’un contrat masculin. Quand elles parviennent à décrocher un CDI, les femmes en agriculture ont des temps de travail inférieurs de 12 % à ceux des hommes.

Actuagri

 msa+femmes+agricultrices

02 Mars 2021 | Actus nationales

Julien de Denormandie met l'accent sur les produits locaux

Photo Twitter @J_Denormandie

Lors d'un déplacement en Seine-Maritime le 1er mars, Julien Denormandie a mis en avant l'approvisionnement local en restauration collective, s'appuyant sur un «bel exemple de valorisation» en race normande, rapporte le président de l'APCA (chambres d'agriculture) Sébastien Windsor.

Cette filière longue est basée sur la contractualisation et sur un cahier des charges pour l'engraissement, qui permet de «valoriser jusqu'à 50 à 60 centimes de plus au kilo», d'après cet agriculteur de Seine-Maritime, qui participait à la visite.

Ce déplacement a été l'occasion pour les professionnels de regretter la définition trop restrictive des produits concernés par la disposition de la loi Egalim qui prévoit, d'ici début 2022, 50% de produits locaux, bio, sous Siqo ou durables en restauration collective.

«Actuellement, des labels comme Bleu-Blanc-Coeur ou Saveurs de Normandie ne rentrent pas dans ce cadre», déplore Sébastien Windsor dans un entretien à Agra Presse.

Le ministre de l'Agriculture s'est montré «ouvert» à ce que ce type de produits soit favorisé dans le cadre des PAT (projets alimentaires territoriaux), d'après le président de l'APCA. Cette voie permettrait de «sécuriser l'approvisionnement en produits locaux», espère la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, également présente à la visite ministérielle.

 denormandie+GMS+APCA

01 Mars 2021 | Actus nationales | Actus élevage

Production laitière : coup de blues dans les élevages français

En France, en ce début d’année, la production et le prix du lait fléchissent alors que les prix des aliments croissent. Le bilan de la campagne laitière 2020 est mitigé. L’Allemagne est aussi à la traine alors qu’au niveau européen, la collecte a progressé de 1,4 % par rapport à 2019.

Au cours de l’année passée, les 1 000 litres de lait ont été payés 373 € (-2,8 €/1 000 l qu’en 2019). Mais au cours du dernier trimestre 2020, les 1 000 litres valaient 385 € (- 5€/2019) selon FranceAgriMer. Et selon une première estimation de la Commission européenne, les 1 000 litres de lait n’étaient plus payés que 372 € en moyenne en janvier dernier.

Baisse de la collecte

Autrement dit, les éleveurs accusent une baisse des prix alors que les coûts de production du lait croissent. Car faute de fourrages suffisants, ils achètent plus d’aliments qu’ils paient plus chers. Leurs prix ont progressé de 1,1 % en décembre dernier par rapport au mois précédent, selon le service statistique du ministère de l’Agriculture, et de 5,4 % sur l’ensemble de l’année 2020. La baisse de la collecte de lait accroît le manque à gagner des producteurs. En un mois, elle a reflué en janvier dernier de 3 %, pour se situer au niveau de 2017. Or elle avait déjà diminué tout au long du quatrième trimestre de l’année 2020. Seule la Normandie et le Grand-est ont achevé la campagne 2020 en produisant plus de lait que les trimestres précédents. « En fait, les producteurs ont fortement réduit les effectifs de leur troupeau. Au 1er janvier, on dénombrait 3,57 millions de vaches laitières, soit de 80 000 têtes en moins (-2,2 %) qu’en 2020 à la même époque », souligne l’Institut de l’élevage dans sa dernière note de conjoncture. En conséquence, la campagne laitière 2020 aura été une campagne sans éclats. 23,9 milliards de litres de lait ont été collectés l’an passé, soit 130 millions de litres de plus qu’en 2019. La maitrise de la production au printemps dernier puis la sécheresse ont défavorablement impacté la collecte de lait.

Nouveau record de production en Irlande

Au sein de l’Union européenne à vingt-sept, les prix du lait en 2020 ont incité les éleveurs à en produire plus même si le rythme de croissance de la production a ralenti à la fin de l’année. En conséquence, 144,6 millions de tonnes de lait ont été livrées, soit 1,4 % de plus qu’en 2019. En Italie, en Irlande et en Pologne, la campagne laitière a été particulièrement dynamique l’an passé. Dans la péninsule italienne, 12,6 millions de tonnes de lait ont été collectées, soit 4,3 % de plus qu’en 2019. L’Irlande dépasse pour la première fois les 8 millions de tonnes de production annuelle (8,276 Mt soit+3,5 % par rapport à 2019). Et en Pologne, la production a crû de 2,2 %. Les nouvelles contraintes environnementales imposées aux éleveurs néerlandais ne les ont pas empêchés de retrouver le chemin de la croissance. La production de lait de 12,8 millions de tonnes est la plus élevée après les collectes record de 2016 et 2017.

L’Allemagne fait en revanche défection. En 2020, la collecte annuelle est demeurée stable (+83 000 t, -0,01 % par rapport à 2019) mais elle baisse continument depuis l’été dernier. Le mois dernier, la collecte était inférieure de 1,7 % à celle de l’année passée à la même époque, selon Agrarmarkt Informations.

Nouveau tiercé des régions productrices de lait

En France, la stabilité de la production de lait masque des disparités inter-régionales. La Bretagne (5,42 milliards de litres en 2020) reste la première région productrice mais la collecte de lait est en net repli depuis quelques mois. A contrario, le niveau record de sa production (3,85 milliards de litres) hisse la Normandie à la deuxième place des régions productrices de lait devant la région des Pays de Loire, reléguée à la troisième place (3,79 milliards de litres).

actuagri

 éleveurs+lait+vaches


25 Février 2021 | Actus nationales | Actus élevage

Australie : 35 kg de laine pour un seul mouton !

Le mouton Baarack, bien au chaud...

C’est sans doute la deuxième collecte de laine la plus importante au monde pour un seul animal. En effet, un mouton sauvage a été retrouvé dans une forêt de l’État de Victoria dans le Sud de l’Australie, à quelques encablures de Melbourne.

Aussitôt baptisé Baarack, il a été pris en charge par une association de protection des animaux qui l’a débarrassé de sa volumineuse toison. Les soignants ont ainsi recueilli 35 kg de laine, ce qui semble constituer le deuxième plus gros volume de laine récolté sur un mouton.

Le record est jusqu’à présent détenu par un autre mouton, surnommé Chris, sur lequel un tondeur professionnel avait recueilli, en septembre 2015, plus de 41 kg de laine. Sur le podium, en troisième position, figure Big Ben, un ovin néo-zélandais soulagé de 28,9 kilogrammes en 2014.

Dans tous ces cas, il semble que les moutons se soient égarés et n’aient pas été tondus pendant plusieurs années. Elevés pour leur laine, les moutons mérinos risquent de gros problèmes - voire la mort - s'ils ne sont pas tondus régulièrement. En cause, les risques d'hyperthermie et d'infection, notamment dans une région où les étés sont particulièrement secs et caniculaires.

Pour l’anecdote, la video de la tonte de Baarack a recueilli plus de 2,7 millions de vues sur TikTok.

 éleveurs+ovins+laine

24 Février 2021 | Actus nationales

Egalim : le président de la République ouvre la question de la «compatibilité» avec la loi LME

En déplacement le 23 février (notre photo) dans une exploitation agricole à Etaules (Côte-d'Or), Emmanuel Macron s'est dit «tout à fait ouvert» à étudier la «compatibilité entre certaines dispositions de la loi dite LME (Loi de modernisation de l'économie de 2008, NDLR) et la loi Egalim».

Promulguée en 2008, la loi LME a assoupli la négociation des prix et services entre les centrales d'achat des grandes surfaces et leurs fournisseurs «On doit passer une étape supplémentaire. (…) Le ministre [de l'Agriculture] aura à proposer cela», a déclaré le chef de l'Etat lors d'une table ronde réunissant des acteurs des filières alimentaires, à une semaine de la fin des négociations commerciales annuelles. Selon Michel Biéro, directeur exécutif achats de Lidl France, «la loi Egalim, où l'on part des prix à la production, ne peut pas coexister avec la LME».

«Il faudra peut-être aménager la LME pour rendre les indicateurs de coût de production incontournables», ajoute l'ancien patron de Système U Serge Papin. L'ex-distributeur, missionné par le ministre de l'Agriculture pour renforcer la mise en œuvre de la loi Egalim, a rappelé les trois pistes qu'il proposera dans son rapport d'ici fin avril: faire figurer les indicateurs de coût de production dans les contrats commerciaux, accroître la transparence avec un tiers de confiance, et développer la contractualisation pluriannuelle et tripartite. «Ce qu'a dit Serge Papin, on va le faire», a répondu Emmanuel Macron, indiquant que le ministre de l'Agriculture a «commencé à travailler dessus avec Bercy».

 éleveurs+alimentation+GMS

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