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17 Novembre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Lait : le Cniel publie un nouveau prix de revient en hausse de 19 € à 403 €/1000 litres

L’interprofession laitière (Cniel) publie le 16 novembre une mise à jour des indicateurs de prix de revient de la production laitière qui sont en hausse pour cette nouvelle année.

Sur 2019, le prix de revient est de 403 €/1000 litres pour les exploitations laitières conventionnelles de plaine, de 483 €/1000 litres en zone de montagne et de 547 €/1000 litres pour les exploitations certifiées en agriculture biologique.

L’année dernière, l’interprofession avait publié des prix de revient sur l’année 2018 de 384 €/1000 litres en conventionnel de plaine et de 459 €/1000 litres en zone de montagne. Grâce à une amélioration de son échantillon, le Cniel a également mis à jour ces prix de revient de l’année 2018. Ainsi, ils étaient de 400 €/1000 litres pour les exploitations conventionnelles en zone de plaine et de 461 €/1000 litres en zone de montagne.

«Les sécheresses à répétion depuis deux ans et l’augmentation des coûts du salariat liée à la mutation des exploitations laitières explique aisément cette augmentation», décrypte Daniel Perrin, secrétaire général de la FNPL (producteurs laitiers, FNSEA). Les prix de revient doivent servir de base dans les négociations commerciales annuelles entre la grande distribution et ses fournisseurs.

 fnpl+lait+cniel

17 Novembre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Grippe aviaire H5N8 : toutes les volailles françaises confinées

Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été détecté en Haute-Corse a annoncé le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation le 16 novembre dans un communiqué de presse.

«Le cas a été identifié dans le rayon animalerie d’une jardinerie située à proximité de Bastia, suite à la constatation de mortalités anormales parmi les volailles détenues. Tous les oiseaux ont été euthanasiés », précise le communiqué.

En conséquence, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie a décidé de placer l’ensemble du territoire national métropolitain en niveau de risque  élevé» à compter de ce 17 novembre, poursuit le communiqué.

Concrètement, les éleveurs de volailles de tous les départements métropolitains et de la Corse doivent respecter les obligations suivantes :

- claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;

- interdiction de rassemblements d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions) ;

- interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés dans le reste du territoire ;

- interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes ;

- interdiction d’utilisation d'appelants.

Le ministère de l’Agriculture rappelle que « la consommation de viande, foie gras et œufs – et plus généralement de tout produit alimentaire – ne présente aucun risque pour l’homme ». Le 4 novembre, ce même ministère avait placé 46 départements français en « risque élevé ». La grippe H5N8 avait été détectée début juillet en Russie et au Kazakhstan. Le 5 novembre, les autorités néerlandaises avaient annoncé qu’elles allaient procéder à l’abattage de 215 000 volailles dans la province de Gueldre. D’autres cas hautement pathogènes avaient depuis lors été détectés au Royaume-Uni (9 novembre) et en Allemagne (13 novembre).

 canards+volaille+grippe

09 Novembre 2020 | Actus nationales | Actus élevage

Porc : la cotation du marché de Plérin plonge de 4,6 centimes en une semaine

Lors de sa séance du 5 novembre, le cours du porc au MPB (Marché du porc breton) s'est placé à 1,309 €/kg, plongeant de 3,6 ct d'€/kg, après une première baisse d'1 ct le 2 novembre.

Indices d'une «situation [qui] se tend de plus en plus» : 8791 porcs n'ont «reçu aucune enchère durant la vente», et «la forte amplitude des enchères» (5,9 ct).

Le commerce «se complique», constatent les analystes du MPB, entre «la désorganisation des circuits de distribution, la perte de débouchés, la forte concurrence de viandes étrangères et le prochain férié du mercredi 11 novembre».

«Dans les autres bassins de production européens, la situation est sensiblement la même», affirme le marché de référence.

En Allemagne, où les exportations vers la Chine sont bloquées depuis l'épidémie de PPA, «les reports d’abattage grossissent chaque semaine, alors que les fêtes de fin d’année se profilent avec leur traditionnelle baisse d’activité».

 éleveurs+porcs+cochons

26 Octobre 2020 | Actus Aveyron | Actus élevage

Marché aux bestiaux de Laissac : péage unique pour les bovins et ovins

Les élus et agents administratifs de la mairie de Laissac dans le nouveau poste de péage du marché aux bestiaux de Laissac.

Mardi 20 octobre, c’était l’effervescence autour du péage unique construit entre les deux foirails bovins et ovins à Laissac. Ce nouveau lieu centralise la saisie des achats et l’information aux usagers du marché hebdomadaire.

Plus de fluidité dans la communication, centralisation des informations et de l’accueil en un seul lieu... le marché aux bestiaux de Laissac a construit un péage unique situé entre les deux foirails bovins et ovins. «Ça faisait un moment que nous pensions à réaménager l’espace et l’organisation de notre marché hebdomadaire», explique David Minerva, le maire, en vue de futurs travaux importants sur la place du foirail pour construire un nouveau centre social.

Désormais, le péage est unique pour les bovins et les ovins et est installé sur le bas du foirail. Un local tout neuf d’environ 30m2, équipé de la fibre, accueille la partie administrative de saisie, et offre un espace d’accueil à l’abri pour les usagers du marché. La saisie peut être assurée par 4 postes permettant ainsi les double-entrées ou l’entrée-sortie en simultanée. «Jusqu’alors nous avions une cabine générale sur le haut du foirail, et deux postes de péage (bovins et ovins), désormais tout est centralisé», avance Jean-Louis Puel, adjoint à la mairie en charge du marché aux bestiaux.

Pour la première journée test mardi 20 octobre, quelques réglages sont encore nécessaires et les habitudes doivent être prises mais globalement, les encadrants du marché sont plutôt satisfaits. Les camions-remorques et semi-remorques sont accueillis à partir de 6h15 à l’ancien péage bovins. Et à partir de 6h30, tous les véhicules peuvent entrer au nouveau péage. Le stationnement des véhicules s’effectue sur le grand parking attenant à la halle des ovins. «La circulation est plus simple pour tous et c’est aussi plus facile pour les encadrants du marché. Une quinzaine de personnes (administratifs, élus et agents de la mairie) sont mobilisées chaque mardi et nous voulions aussi leur simplifier la tâche», poursuit David Minerva. Bien sûr pour les élus, il s’agit aussi d’optimiser les coûts de fonctionnement du marché.

Du côté des commerçants et notamment bars et restaurants, bien présents autour du foirail, cette modification ne semble pas changer les habitudes des usagers du marché. «Cette nouvelle installation nous permettra aussi peut-être de base pour d’autres manifestations, sportives notamment, nombreuses à Laissac», souffle David Minerva. Un nouveau point d’accueil à l’entrée du village !

Eva DZ

 éleveurs+bovins+ovins

22 Octobre 2020 | Actus nationales | Actus Aveyron | Actus élevage

Cours du broutard : «Trois semaines pour ramener du prix aux éleveurs»

Communiqué FDSEA-JA Aveyron :

«Depuis plusieurs semaines, le prix de vente des bovins destinés à l’export, les «broutards», baisse de manière injustifiée. Les syndicats JA et FDSEA ont rencontré des acheteurs locaux pour mieux comprendre la situation, mais face à leur impuissance, le ministre de l’Agriculture a réuni les principaux exportateurs et leur a donné trois semaines pour trouver des solutions.

De semaine en semaine, le prix baisse

Déjà cinq semaines que le prix baisse. A ce jour, cela équivaut à une diminution de 25 centimes d’euros du kilo. Si l’on compare les prix sur la même période l’année dernière, ils sont 35 centimes d’euros plus bas. Un éleveur perd en moyenne 150€ par animal vendu. Il en est de même pour les veaux gras, un autre type de bovins viande, pour lesquels on observe une perte de 15 à 30 centimes d’euros, selon les âges et les catégories par rapport à l'année dernière. Les prix de ventes sont toujours tirés vers le bas alors que les coûts de production augmentent (paille, fourrage...).La situation devient insoutenable pour les éleveurs bovin viande.

Des prix décorrélés de la réalité du marché

Les prix pratiqués ne correspondent pas à la réalité du marché. En Italie, le pays qui constitue le débouché majoritaire pour la vente de broutards, le cours du jeune bovin augmente progressivement: + 5 centimes d’euros cette semaine après neuf semaines de stabilité. L’export des broutards vers l’Italie augmente également: + 1% ces deux dernières semaines. En septembre, ce pays avait acheté autant de broutards que durant l’ensemble de l’année 2019.La demande semble donc être en hausse, mais le prix d’achat aux éleveurs baisse. Les éleveurs s’interrogent alors sur qui profite de la situation et s’enrichit.

Les éleveurs sont allés rencontrer des exportateurs

La Fédération nationale bovine (FNB) est allée exposer la situation auprès des différents opérateurs de marché qui n’ont pas su apporter de contestation. En Aveyron, les JA et la FDSEA sont allés à la rencontre de Bévimac et Unicor, deux organisations de producteurs spécialisées dans l’exportation de broutards pour échanger directement avec eux et essayer de comprendre la situation. L’une comme l’autre semblaient désarmées face à l’attitude de certains intermédiaires italiens qui exigent à la fois de la qualité et des prix bas, trop bas.

Intervention du ministre de l’Agriculture

Les éleveurs ne peuvent pas être éternellement la variable d’ajustement. La viabilité de la profession est engagée et cette situation alimente la déprise agricole. La France perd 2% de vaches chaque année, soit 765200* bovins viande en moins par an (*source: SPIE-BDNI). Après plusieurs semaines de pression syndicale, le ministre de l'Agriculture a réuni les principaux exportateurs et les représentants de la FNB dans le cadre d’un déplacement dans le Puy-de-Dôme, le vendredi 16 octobre. Eurofeder, Deltagro export et Bévimac ont répondu présents, Parma France a décliné l'invitation. Julien De Normandie,a donné trois semaines aux exportateurs pour trouver des solutions. Il a demandé à ce que de nouveaux débouchés soient trouvés et a insisté pour que les qualités des bovins français soient mises en avant : qualités sanitaires, de traçabilité, génétique... Pour l'heure, les JA et la FDSEA encouragent les éleveurs qui le peuvent à continuer de faire de la rétention d’animaux maigres pour essayer de peser sur le marché».

 éleveurs+broutards+bovins

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