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13 Avril 2021 | Actus nationales | Actus élevage

Des prix de l'agneau «jamais observés» à Pâques (Idele/FranceAgriMer)

D’après les chiffres de l’Institut de l’élevage et de FranceAgriMer, les cours de l’agneau ont atteint 7,65 € début avril au moment de Pâques. «Des niveaux jamais observés», même en cette période festive où les prix sont traditionnellement hauts, s'étonne Cassandre Matras, responsable de projets au sein de l’Idele.

Alors que les cours avaient perdu près d’un euro l’an passé à la même période en raison du premier confinement, «nous avons eu l’agréable surprise de voir les Français présents aux achats», explique Cassandre Matras. Les allègements des contraintes sur les déplacements interrégionaux au moment de Pâques, juste avant le 3e confinement, auraient notamment relancé selon l’experte la demande intérieure en agneau pascal.

Dans ce contexte, ni la hausse de la production (+4 % en février par rapport à 2020), ni la reprise des importations (+25 % en février 2021 sur un an) ne seraient parvenues à éroder les cours. Les conséquences de ces prix favorables sur l’évolution du cheptel national français demeurent incertaines. «C’est sans précédent, mais nous restons prudents», commente Michèle Boudoin, présidente de la FNO.

Alors que la Nouvelle-Zélande demeure tournée vers la Chine à l’export, «les niveaux de prix pourraient rester élevés» dans les prochains mois, analyse Cassandre Matras, grâce notamment aux fêtes religieuses musulmanes à venir, et à l’éventuelle réouverture des restaurants.

 éleveurs+ovins+agneaux

12 Avril 2021 | Actus nationales | Actus élevage

FDSEA-JA Aveyron : «Ce Gouvernement sera-t-il celui qui condamnera nos territoires ?» [diaporama]


Cliquez sur l'image pour faire défiler le diaporama.

La profession agricole emmenée par la FDSEA et JA Aveyron reste mobilisée contre les discussions relatives à la réforme de la PAC actuellement au cours au niveau national. Jeudi 8 avril, les deux syndicats ont une nouvelle fois exprimé leur refus contre des décisions pouvant affaiblir toute la filière élevage départementale, lors des actions organisées sur onze lieux diférents de l'Aveyron !

Jeudi 8 avril, à Argences-en-Aubrac, Belmont-sur-Rance, Millau, Montbazens, Nant, Pont-de-Salars, Réquista, St Geniez d'Olt et d'Aubrac, à Saint Affrique, Séverac d’Aveyron et à Villefranche-de-Rouergue, se sont près de 700 agriculteurs qui se sont donc mobilisés pour continuer à exprimer leur grande inquiétude face au projet de réforme de la PAC que prépare le Ministre de l’Agriculture.

Ce jeudi 8 avril également, ce dernier a annoncé qu’il devrait rendre les «premiers arbitrages structurants» sur la Pac « dans le courant du mois d’avril. Des arbitrages qui pourraient porter sur la répartition budgétaire et certains critères concernant les aides liées aux animaux d’élevage.

«Quel est le projet de la France pour ses viandes de qualité ?» Interrogent la FDSEA er les JA Aveyron. «Ce Gouvernement sera-t-il celui qui détruira le troupeau de vaches allaitantes françaises, l’un des principaux fleurons de notre agriculture, l’un des piliers de notre souveraineté alimentaire, l’un des moteurs incontournables du dynamisme de nos territoires ?»

E d’ajouter : «Sans aucun doute, les éleveurs aveyronnais seront extrêmement attentifs aux choix qui seront faits et prêts à renouveler autant qu’il le faudra actions syndicales et mobilisations fortes pour sauver l’activité et la richesse de nos territoires».

 éleveurs+PAC+bovins

09 Avril 2021 | Actus Aveyron | Actus élevage

Réforme de la PAC : l’élevage condamné ! [point de vue]

Photo FDSEA12 @EuPaFa

Jeudi 8 avril, les agriculteurs de l’Aveyron ont muré les trésoreries et les centres des impôts partout en Aveyron. Une action de plus pour défendre la place de l’élevage dans la prochaine PAC. Le point de vue de Laurent Saint Affre, président de la FDSEA Aveyron.

- Pourquoi cette nouvelle mobilisation ?

L. Saint Affre : «Le 25 mars à Clermont-Ferrand et à Lyon, face à l’attente intransigeante des plus de 6 000 éleveurs de l’ensemble du Massif central, le ministère de l’agriculture avait fini par nous accorder, non sans mal, une réunion en visioconférence pour écouter nos craintes face au projet de réforme de la PAC.

Le 31 mars, cette visioconférence a confirmé nos craintes. Si le ministre s’est voulu rassurant sur une énième évolution du cadre règlementaire des prix agricoles avec la construction d’un dispositif de «non-négociabilité», nous restons inquiets parce que sur de nombreux points, il s’est montré inflexible : confirmation de la diminution de l’enveloppe des aides animales au bénéfice des aides végétales ; confirmation de l’abandon de l’exigence de vêlage pour bénéficier de l’aide ; confirmation donc d’une volonté de baisse de la production et d’un recul de l’activité de l’ensemble du secteur de l’élevage dans nos territoires. Il nous faut donc main- tenir la pression pour nous faire entendre une fois de plus.

- Quelles sont les actions en perspective ?

L. Saint Affre : Le 8 avril, nous murons avec de vieux pneus, les entrées de 11 trésoreries publiques centres des impôts, aux quatre coins du département. Nous voulons faire passer un message clair à l’Etat : nous ne voulons pas d’une politique de décroissance ni d’un plan social de l’élevage en zone de montagne ! Nous ne voulons pas assister à la disparition de notre identité culturelle fondée sur une agriculture familiale, une nature et des paysages préservés par le pâturage et une alimenta- tion qui font encore la réputation de la France. Nous sommes mobilisés le 8 avril et nous maintiendrons cette pression syndicale dans les jours et semaines à venir !».

 éleveurs+PAC+ICHN

09 Avril 2021 | Actus nationales | Actus élevage

Premiers arbitrages sur le Plan stratégique national attendus en avril

Selon le cabinet du ministre de l’Agriculture, les premiers arbitrages de Julien Denormandie devraient intervenir d’ici la fin du mois d’avril. Au cœur des discussions, les écorégimes.

Calendrier serré pour le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, sur l’élaboration du Plan stratégique national (PSN). Selon son entourage, il doit être finalisé d’ici l’été pour que la prochaine PAC puisse s’appliquer en janvier 2023. La concertation lancée avec les différentes parties prenantes dans le cadre du Conseil supérieur d’orientation agricole et les Conseils régionaux devrait aboutir à de premières décisions d’ici la fin avril.

Au cœur du débat, les écorégimes, c’est-à-dire la partie des paiements directs qui doit être attribuée aux agriculteurs sur la base de critères environnementaux dans la prochaine PAC. En attendant la fixation du montant de l’enveloppe qui leur sera réservé –entre 20 % et 30 % selon l’issue des négociations entre le Conseil des ministres de l’Agriculture), le Parlement de Strasbourg et la Commission européenne– les discussions portent sur leur contenu.

A ce stade, le ministère de l’Agriculture a retenu plusieurs voies d’accès aux aides qui y seront liées : la certification des exploitations qu’elles soient biologiques ou haute valeur environnementale, la diversité des cultures y compris le maintien des prairies permanentes et les infrastructures écologiques. Le ministère inclut dans ce terme tout ce que les agriculteurs pourraient faire en termes de plantation de haies, d’implantation de jachères, de mares, de bandes enherbées… à condition de représenter un certain pourcentage de l’exploitation.

60 à 80 euros/ha en jeu

Sur les quelques 6,7 milliards d’euros de paiements directs dédiés à la ferme France, c’est 1,6 milliard qui est jeu en retenant un taux moyen de 25 %. Au cabinet du ministre de l’agriculture, il est souhaité que la plupart des agriculteurs puissent bénéficier de ces écorégimes et que les critères ne soient pas contraignants. Si tel n’était pas le cas, les agriculteurs non éligibles se verraient alors amputer de 20 à 30 % de leurs aides, soit 60 à 80 €/hectare. Leur exclusion serait alors catastrophique en termes de revenu, ce que le ministère de l’Agriculture reconnaît également.

Pour ce qui est des aides du second pilier, dédiées au développement rural, c’est-à-dire celles qui concernent les indemnités compensatrices de handicap (ICHN), les aides à l’installation, à l’agriculture biologique, celles consacrées aux investissements dans les industries agricoles et agroalimentaires ainsi qu’aux zones rurales, la concertation avec les régions va s’engager prochainement.

Contrairement à la situation actuelle, où les différentes aides sont cogérées par l’Etat et les régions, celles-ci sont seront désormais soit du ressort exclusif de l’Etat, soit des Conseils régionaux, comme les ICHN et la Dotation aux jeunes agriculteurs.

Une fois tous les arbitrages effectués d’ici l’été, le PSN sera soumis à consultation publique avant d’être transmis, avant le 1er janvier 2022, à la Commission de Bruxelles qui devra le valider. Ce n’est qu’une fois cette procédure réalisée, qu’il pourra s’appliquer, comme prévu, en janvier 2023.

 éleveurs+PAC+FNB

07 Avril 2021 | Actus nationales | Actus élevage

Futures aides bovines : la DGPE étudie un montant différencié entre laitiers et allaitants

Dans le cadre de la consultation autour de la déclinaison française de la future Pac, le Plan stratégique national (PSN), le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a réuni, le 6 avril, les représentants nationaux des cinq principaux syndicats agricoles.

La principale nouveauté porte sur le projet d'aide bovine à l'UGB qui remplacerait les aides à la vache allaitante (ABA) et à la vache laitière (ABL). Selon plusieurs participants, les services de la DGPE (ministère de l'Agriculture) étudient désormais un montant unitaire de l'aide supérieur pour les bovins allaitants par rapport à des bovins laitiers, avec un rapport d'environ 1,3 présenté à titre indicatif. Une telle mesure limiterait la baisse du soutien au cheptel allaitant, dénoncé par la Fédération nationale bovine (FNB), tout en préservant une hausse pour le laitier.

L'autre sujet principal de cette réunion fut le projet d'éco-régime: une partie des participants ont noté que Julien Denormandie avait une préférence pour une architecture dans laquelle les infrastructures agroécologiques (p.ex. haies) constitueraient une voie à part entière d'accès, et non une voie cumulable avec les deux autres (certification et agronomie). Le ministre et la FNSEA ont aussi partagé leur désaccord sur la part estimée d'agriculteurs éligibles aux éco-régimes tels que présentés par la DGPE: environ 70% selon le ministre, 25 à 35% selon le syndicat.

PSN : manifestation FNSEA-JA tendue en Bourgogne-Franche-Comté

Des centaines d'agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté ont manifesté parfois violemment, le 6 avril à Dijon, pour peser sur les négociations de la déclinaison française de la Pac. «Sauve ton paysan»; «Agriculteurs en danger»; «Macron, fais pas le con. C'est bientôt les élections», pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les manifestants ou accrochées aux tracteurs défilant dans la capitale de la Bourgogne.

Quelque 300 tracteurs et 400 manifestants se sont d'abord arrêtés devant la Dréal, enfonçant la grille d'entrée avec un tractopelle et recouvrant l'accès d'amas de fumier, de pneus et de paille ensuite incendiés, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dispersés à coups de gaz lacrymogène, les manifestants ont par la suite voulu se rendre place de la République, dans le centre de Dijon, mais en ont été empêchés par les forces de l'ordre. En marge de la manifestation, un photographe de l'AFP a été pris à partie par un groupe de participants qui lui ont dérobé une carte mémoire.

Trois interpellations ont été effectuées, selon la police, tandis que la préfecture a évoqué un policier blessé. Une source proche du dossier confirme une information du Bien Public selon laquelle le président de la FDSEA 21 Antoine Carré compte parmi les interpellés. Le préfet, Fabien Sudry a «condamné les dégradations» qu'il a attribuées à «une minorité qui ternit la cause des agriculteurs».

 éleveurs+bovins+PAC

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