lavolontepaysanne.fr Actualités - Agriculture - Aveyron
Elevage - Cultures - Machinisme - Ruralité

Archives VP
VP du 4 avril 2019

VP du 04 avril 2019

Boeuf Fermier Aubrac : l'année des 20 ans !

04 avril 2019

Régalou : le pain 100% Aveyron a fêté ses 20 ans

En 1999, il y a 20 ans, sortaient des fours de quelques boulangers avant-gardistes les premières meules de pain Régalou. La filière a fêté l’événement récemment.

Pain sans aditifs ni améliorants panifié exclusivement par des boulangers artisanaux au levain naturel à partir de blé adapté aux contraintes climatiques du Lévézou, sa zone de culture principale.

Non, ce n’est pas un extrait d’une émission culinaire sur les nouvelles façons de se nourrir sainement ! C’est juste le fruit de la réflexion d’agriculteurs, de meuniers et de boulangers passionnés qui voulaient il y a 20 ans en plein boum de la boulangerie industrielle préserver un trésor local, le pain traditionnel aveyronnais.

Ces 20 ans au service de la gastronomie aveyronnaise ont été fêtés dimanche 24 mars à travers un repas réunissant toutes les composantes de la filière : les agriculteurs producteurs de blé, les deux meuniers aveyronnais qui écrasent le blé pour produire la farine, le réseau de boulangers Régalou et les personnes ayant contribué de près ou de loin au développement de cette filière courte.

Le repas a eu lieu tout naturellement au restaurant «Les Colonnes» à Rodez, qui sert tous les jours à sa table du Pain Régalou.

Ces retrouvailles ont été l’occasion de se remémorer là genèse de ce produit 100% Aveyronnais et de discuter des attentes respectives de chaque composante de la filière.

Le nom d’un petit ruisseau

Réunir le producteur, le transformateur intermédiaire et le transformateur final autour d’une même cause est en effet relativement rare dans l’agroalimentaire.

Dans ce genre d’évènements où les anciens se mélangent aux nouveaux, les anecdotes fusent et permettent d’enrichir les connaissances de tout le monde dans un échange chaleureux et convivial. Ainsi les participants ont rappelé que le nom Régalou provient du nom d’un petit ruisseau qui prend sa source sur les flancs Ouest du Mont Seigne à 1000 m d’altitude sur le plateau du Lévézou, au cœur de la zone de production du blé Régalou.

Prochain rendez-vous : l’assemblée générale du Régalou mercredi 10 avril avec le témoignage d’un boulanger passionné venu sur le Lévézou produire du Régalou.

04 avril 2019

Bœuf Fermier Aubrac fête ses 20 ans : santé, saveurs et sens

Cette année, le label rouge Bœuf Fermier Aubrac fête ses 20 ans. L’association qui le porte, a choisi de le fêter au moment de plusieurs temps forts sur son territoire. Premier rendez-vous la veille du Festival des Bœufs de Pâques de Laguiole, vendredi 29 mars avec le président Patrick Mouliade, une nutritionniste, Nicole Soulenq, un boucher Lucien Conquet et un chef cuisinier Michel Bras.

«Manger de la viande est un acte écologique fort», cette phrase de Christian Bonal ancien président de l’association Bœuf Fermier Aubrac a parfaitement introduit la conférence proposée en premier rendez-vous des 20 ans de l’association. Elle résume à elle seule, le message des éleveurs engagés dans le label rouge BFA. «Les prairies de l’Aubrac recensent plus d’une centaine d’espèces différentes au m2, des prairies où pâturent nos vaches qui, ainsi, entretiennent nos paysages et contribuent à l’attractivité de notre territoire !».

En latin viande signifie «qui sert à la vie»

Des messages forts que les éleveurs veulent partager avec le plus grand nombre. La conférence qu’ils proposaient la veille du Festival des Bœufs de Pâques a apporté nombre de réponses sur le lien entre élevage - santé, saveurs et sens. Autour de Patrick Mouliade, président de l’association BFA, une nutritionniste, un boucher et un chef cuisinier ont livré leur ressenti. «Il est nécessaire en préambule de rappeler quelques fondamentaux», a introduit Nicole Soulenq, diététicienne à Aurillac : «la diététique vient du grec Dieta qui signifie «art de vivre» et le mot viande vient du latin «qui sert à la vie» : tout est dit». Elle poursuit : «l’homme est un omnivore, c’est-à-dire qu’il mange de tout. Libres à ceux qui le souhaitent d’exclure certains aliments - je suis pour la liberté du goût ! - mais cela pourra générer des carences. La viande fournit 8 acides aminés qui permettent de fabriquer du muscle. En manger moins, c’est produire moins de muscle et donc plus de graisse ! Mon premier conseil est de manger de tout et de se faire plaisir !». Elle a rappelé les normes des autorités sanitaires fixées à 500g de viande rouge cuite par semaine (700g crue) sachant qu’un Français consomme 370g par semaine de viande rouge. «Nous avons des besoins variés, des corpulences différentes mais la bonne dose, c’est la taille de la paume de notre main et l’épaisseur du petit doigt».

Le plaisir, un mot qui revient chez tous les participants, à la table-ronde. Ce fut le leitmotiv de ceux qui ont initié le label rouge Bœuf Fermier Aubrac pour redorer le blason de la viande d’Aubrac. Le chef cuisinier Michel Bras mesure le chemin parcouru : «J’avoue quand j’ai ouvert mon restaurant sur l’Aubrac, je proposais un menu légumes, j’ai insisté auprès des éleveurs, auprès de Lucien Conquet, boucher pour travailler sur la tendreté de la viande d’Aubrac. Avec le label rouge, les efforts ont payé pour offrir une viande noble, une viande qui se mérite ! Pendant la période de la vache folle, j’ai craint un moment les questions des clients mais quand ils montaient sur l’Aubrac, qu’ils voyaient nos vaches heureuses dans leurs prairies, bien soignées, ils n’ont jamais autant consommé de viande !».

Un plaisir partagé aussi par Lucien Conquet, partisan de la première heure d’un label rouge pour la viande d’Aubrac. «Il nous a fallu beaucoup de réunions pour aboutir ensemble, éleveurs, bouchers, à un cahier des charges élaboré qui réponde aux attentes de chacun. Nous avons travaillé sur la découpe car c’est notre rôle de donner une valeur à chaque pièce de l’animal et de faire plaisir aux consommateurs en lui expliquant comment le préparer. Derrière chaque animal, il y a une histoire, celle d’un éleveur qui a pris le temps de bien l’élever. Et les bouchers doivent être capables de la raconter !».

L’animateur René Debons a donné la parole à André Valadier, spectateur attentif de cette conférence, qui a rappelé que dans les nombreux signes officiels de qualité présents en France, seuls ceux qui ne font pas semblant réussissent ! «Un cahier de ressources, plutôt qu’un cahier des charges, met en avant une identité, des valeurs qui ne se mesurent pas mécaniquement : le goût, l’émotion, l’esthétique. La viande bovine n’est pas qu’une protéine alimentaire, elle réjouit aussi les consommateurs».

Les conseils cuisine !

«Une bonne viande, c’est une viande que l’on coupe à contre-fil, avec un Laguiole bien sûr, pour garder la jutosité et un peu de mâche !», en quelques mots, Michel Bras a mis l’eau à la bouche des participants à la conférence. «Cuisiner ne prend pas de temps, il suffit de laisser la marmite chuchoter au coin du feu !». Une technique approuvée par Nicole Soulenq, qui avoue ne pas tellement aimer cuisiner au quotidien ! «Je privilégie les cuissons longues, dans une cocotte en fonte et je prépare des portions que je congèle et pendant que ça mijote, je peux faire autre chose !». Et côté nutritionnel, rien de mieux selon elle : «un bourguignon est plus maigre qu’une entrecôte, et puis il y a des légumes qui l’accompagnent, le vin s’évaporant en cuisson, il reste le tannin, protecteur cardio-vasculaire ! Un bourguignon est moins calorique qu’une salade verte avec 3 cuillères d’huile !».

Des animaux paisibles, qui profitent bien !

La qualité de la viande Bœuf Fermier Aubrac réside aussi dans le bien-être de l’animal tout au long de sa vie. «Nos animaux BFA sont majoritairement des vaches, élevées d’abord pour faire des veaux, elles pâturent à plus de 800 m sur des prairies naturelles, elles mangent ce qui leur convient», résume Patrick Mouliade. «Et même si tous nos animaux ne sont pas labellisés, nous les produisons tous de la même manière. Nous sommes attachés à nos animaux, derrière chacun d’eux, il y a une histoire».

Lucien Conquet sait lui aussi, parler de bien traitance animal : «après l’abattage de l’animal, on teste le Ph, c’est-à-dire la capacité de la viande à mâturer. Plus l’animal a été engraissé doucement, plus il a profité des pâturages, meilleure sera la viande».

Une bien traitance que Nicole Soulenq reprend pour l’homme : «quand on élève un enfant à la mode vegan sans complémenter, j’appelle cela de la maltraitance ! Je respecte le choix de chacun mais on doit veiller à un bon équilibre pour rester en bonne santé», a-t-elle conclu sous les applaudissements de la salle, réunissant des éleveurs mais aussi des consommateurs. Tous ont pu continuer les échanges autour d’une belle dégustation de viande !

Eva DZ

Pour les 20 ans, l’association BFA a réalisé avec Benoît l’Artisan, un couteau de Laguiole, estampillé Bœuf Fermier Aubrac.

04 avril 2019

Syndicat Limousin de l’Aveyron : en concours régional en 2020 à Baraqueville

Les 70 adhérents du syndicat Limousin de l’Aveyron se sont retrouvés en assemblée générale jeudi 28 mars à Sainte Radegonde, à quelques encablures de l’élevage de Christian Lagarde qu’ils ont visité l’après-midi.

Première assemblée générale pour le duo de jeunes co-présidents, Anthony Moysset et Nicolas Puel qui ont pris la suite de Michel Thuéry à la tête du syndicat Limousin de l’Aveyron. Une nouvelle dynamique qui se traduit par l’arrivée de plusieurs jeunes au bureau.

Et de nouveaux challenges puisque l’Aveyron et plus particulièrement Baraqueville accueilleront l’année prochaine au moment de la foire de Baraqueville, début mai, le concours régional Limousin. L’équipe renouvelée a également posé sa candidature pour accueillir le National Limousin en 2021...

Autant d’occasions pour les éleveurs Limousins de l’Aveyron de s’illustrer comme ils ont pu le faire tout au long de l’année dernière sur plusieurs rendez-vous. L’élevage de Pierre Calmelly de Bozouls a participé aux deux dernières éditions du Salon de l’agriculture avec Lorette (1ère de section en 2018 et 6ème en vaches suitées de moins de 3 ans et 8 mois en 2019). Cinq élevages du département étaient également au palmarès du Régional à Tarbes puis 18 élevages avec 80 animaux au Départemental à Baraqueville, 4 élevages au National à Châteauroux. Deux élevages se sont aussi illustrés au Sommet de l’élevage : Gap de l’EARL Calmelly a été désignée meilleure vache hors berceau et Igor en copropriété GAEC Moysset et Francis Fraysse meilleur taureau hors berceau. A noter le Sabot d’or aussi du GAEC Combelles d’Istournet.

Enfin, la race Limousine était représentée au trophée de pointage par les jeunes. Et de nombreux éleveurs ont participé à une journée de visites en Corrèze.

Sans corne

Le calendrier 2019 des éleveurs Limousins de l’Aveyron est déjà bien rempli ! L’EARL Calmelly a ouvert la voie au Salon de l’agriculture à Paris, seul représentant aveyronnais en race Limousine. Suivront le Régional en avril à Mazères, le Départemental début mai à Baraqueville, visites d’élevages en juillet, National à Périgueux en septembre et Sommet de l’élevage en octobre.

«En terme de nouveautés, nous avons aussi créé deux nouvelles sections pour le concours départemental à Baraqueville : mâles et femelles sans corne», explique Nicolas Puel, co-président. «C’est une tendance qui se met en place et nous ne voulons pas exclure les éleveurs qui se lancent», complète Anthony Moysset. Pour présenter cette nouvelle tendance, le commercial du GIE Liredoc a évoqué la création d’une association au sein de Genelim à laquelle tous les adhérents du GIE et des syndicats Limousins de l’Aveyron, du Tarn, de l’Ariège et de la Lozère, intéressés par le gène sans corne pourront adhérer. «L’idée est de faire avancer ensemble ce critère, et de permettre à tous les éleveurs intéressés de pouvoir disposer d’une génétique de qualité dans ce type de produits», a détaillé le commercial. «Nous serons sûrement obligés d’intégrer le sans corne dans notre schéma de sélection autant le travailler ensemble et créer une émulation positive», a complété Nicolas Puel.

Coralie Nouvel du Herd Book Limousin a félicité les éleveurs de l’Aveyron pour leur bonne représentation dans le classement du challenge UPRA. Christian Lagarde (élevage que les participants à l’assemblée générale du syndicat Limousin ont visité) arrive en tête. Alain Belloc termine à la troisième place. René Chassang (5e), GAEC Combelles d’Istournet (6e), GAEC Domaine Laurens (7e), EARL Rouches (10e) et GAEC Peyrac (34e) sont les autres représentants du département à l’échelon national.

En 2019, 7 taureaux de l’Aveyron ont été qualifiés RR VS et 1 taureau RRE VS.

L’assemblée générale s’est terminée par l’intervention de Fany Trotier de FODSA - GDS Aveyron sur l’actualité sanitaire, notamment la BVD et la Besnoitiose.

Eva DZ