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Ruralité

13 septembre 2018

Restauration de murets sur l’Aubrac : s’initier à la pierre sèche

C’est à une animation inédite qu’invitent le Parc naturel régional de l’Aubrac avec les communes de St Côme d’Olt, St Chély d’Aubrac et Nasbinals, pour les Journées européennes du patrimoine. Dans le cadre du 20ème anniversaire de l’inscription des Chemins de Saint Jacques de Compostelle au Patrimoine mondial de l’UNESCO, le public est invité à s’initier à la pierre sèche.

Les murets en pierre sèche sont des éléments identitaires du patrimoine de l’Aubrac, des marqueurs du paysage du plateau luttant contre l’érosion, draînant, préservant la biodiversité,... Le Parc naturel régional de l’Aubrac a profité de la thématique des Journées européennes du patrimoine, «L’art du partage», pour inviter le public à la découverte des murs en pierre sèche, avec initiation à la clé ! «Nous avions envie de proposer une animation vivante et active afin de transmettre un savoir-faire, objectif retenu par la charte de notre PNR», atteste Jean-Pierre Kircher, membre du syndicat mixte d’aménagement et de gestion du PNR Aubrac en charge de la culture et du patrimoine et président de la section patrimoine des Amis du Parc naturel régional de l’Aubrac.

Un acte de civisme

2018 marquant aussi le 20ème anniversaire de l’inscription des Chemins de Saint Jacques de Compostelle au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, les animations concernent donc des portions du Chemin de Saint Jacques de Compostelle, sur trois communes : Saint Côme d’Olt (le 15 septembre), Saint Chély d’Aubrac (le 16 septembre) et Nasbinals (semaine du 17 au 21 septembre de formation professionnelle de 8 stagiaires à Marchastel). Les chantiers sont encadrés par l’association des Artisans Bâtisseurs en Pierres Sèches (ABPS) : «Nous nous sommes entourés de spécialistes pour montrer la professionnalisation de ce savoir-faire», avance Jean-Pierre Kircher. Et le représentant d’ABPS, Yannick Delmas, artisan en Aveyron, de compléter : «A travers ces chantiers, nous proposons une première sensibilisation, l’objectif étant que les gens puissent mettre la main à la pâte ! Travailler la pierre sèche, c’est une technique assez simple mais c’est tout de même un savoir-faire et des personnes pour bâtir !».

«Participer à réhabiliter nos chemins, nos murets,... c’est un acte de civisme que nous espérons prolonger dans le temps», poursuit Jean-Pierre Kircher, approuvé par les élus locaux, partenaires de l’événement. «Que les communes, les collectivités, les artisans soient aussi sensibilisés sur l’intérêt de préserver le patrimoine. Ces chantiers peuvent être des modèles».

Et pourquoi pas la possibilité de créer une filière professionnelle comme cela se met en place dans le Parc national des Cévennes. Un projet baptisé Laubamac (lauze, lauzier, bâtisseurs du Massif central), est en cours dans 8 parcs de la région pour travailler à la formation (création d’une formation spécialisée avec la Chambre de métiers de Lozère) mais aussi à l’approvisionnement des pierres.

Ce week-end «patrimoine» sera introduit par une conférence «la pierre sèche : du savoir-faire à la filière», vendredi 14 septembre à 20h30 avec les Artisans Bâtisseurs en Pierres Sèches à la Maison Richard à Nasbinals.

Et tout le week-end, autour des deux chantiers à St Côme et Aubrac, les Amis du Parc régional de l’Aubrac encadreront plusieurs balades (gratuit sans inscription). «Notre ambition à travers cette animation, est bien sûr de sensibiliser le public mais aussi de les inciter à participer à la préservation et la transmission du patrimoine», avance Jean-Pierre Kircher. «C’est une façon de préparer l’avenir, de favoriser les rencontres», conclut-il, caressant l’espoir que cette initiative soit suivie de nombreuses autres.

Pour participer

Deux chantiers découverte «murs en pierre sèche» sont ouverts :

samedi 15 septembre à St Côme d’Olt, entre Cinqpeyres et le Plô, sur la route en direction d’Aubrac (parking sur place) sur un site calcaire

dimanche 16 septembre sur la section de sentier Nasbinals - St Chély d’Aubrac (site basaltique), - rdv à Aubrac au croisement de la route de Laguiole, parking sur place, site à 15-20 minutes de marche

Pour participer au chantier de restauration (gratuit - accueil à partir de 9h, chantier de 10h-13h et 14h-17h - repas tiré du sac), l’inscription est obligatoire auprès des Offices de tourisme d’Espalion, St Chély d’Aubrac et Nasbinals.

De 10h à 17h, balade gratuite sur les chantiers avec les Amis du Parc.

Eva DZ

06 septembre 2018

«Buron du Couderc» à St-Chély-d’Aubrac : de l’authentique au menu

Le buron du Couderc ouvert en mai dernier au village d’Aubrac, commune de St-Chély d’Aubrac, semble être sur le bon chemin, à quelques pas de celui de St-Jacques de Compostelle. Il propose une cuisine traditionnelle, aveyronnaise, préparée avec des produits locaux.

«Mon ambition était de redonner vie au buron acheté par mes grands-parents dans les années 1970», confie Philippe Gély, 35 ans, titulaire d’un bac pro agricole obtenu au lycée de Rignac, et d’un BTS Acse réussi dans le Tarn. Il a ensuite travaillé dans une coopérative agricole, puis notamment, dans une brasserie à Aurillac avec déjà l’idée en tête de faire revivre le buron de la famille. «Mon projet est en effet une histoire familiale. Mes grands parents éleveurs de vaches Aubrac l’avaient acheté avec 30 ha de terre autour. La bâtisse fut aussi un lieu de réunions familiales, sans vocation à fabriquer du fromage», dit-il.

Avec l’encouragement de ses parents, Joëlle et Jean-François, et de son frère Mathieu, éleveurs de vaches Aubrac installés au GAEC de Coussounous à Montpeyroux, il a mené à bien son projet situé à 1 300 mètres d’altitude, au milieu des montagnes du Couderc. Philippe n’écarte pas la possibilité de devenir éleveur dans le GAEC familial. Mais pour l’heure, depuis le 15 mai, il est chaque jour aux commandes du buron du Couderc qui doit clore sa première saison fin d’octobre.

«100 % maison»

«J’ai réaménagé l’intérieur, en conservant un décor authentique, à mon goût, avec la pierre basalte, le bois, et des poutres d’origine, sans doute datant des années 1900», confie Philippe. La salle peut accueillir jusqu’à 60 couverts, avec au menu, salade de farçous ou charcuterie, aligot-saucisse, faux-filet Aubrac-aligot, fromage Laguiole, desserts maison (21 à 27 euros/personne), plus café, apéritifs, vins locaux, sachant qu’il dispose d’une licence IV. Il est aidé à la cuisine par un jeune salarié, Stéphan Rouquet, titulaire d’un BTS Hôtellerie, originaire comme lui de Montpeyroux. «Je ne propose que des produits locaux, de la région de Laguiole, avec une fabrication 100 % maison, traditionnelle et aveyronnaise. C’est pour cela que les clients viennent et reviennent. Je suis déjà satisfait de la réaction générale. Ma clientèle est pour le moment composée pour moitié de clients de la région, de l’autre, de touristes, randonneurs, car nous sommes là, juste en dessous du GR65, celui du Chemin de St-Jacques de Compostelle», insiste-t-il.

Terrasse panoramique

Cet été, beaucoup de marcheurs ont fait une halte gourmande au buron du Couderc, qui propose également une terrasse panoramique extérieure de 30 places, ouverte sur un magnifique paysage de l’Aubrac, en direction de la Lozère toute proche. «Je reçois des groupes, jeunes et moins jeunes, et je peux également accueillir des réunions de famille (sur réservation). Les enfants s’amusent dehors en toute sécurité».

Philippe ne s’est donc pas installé ici par hasard : «l’idée était en effet de faire revivre ce buron ayant comme avantage majeur d’être très bien situé près du village d’Aubrac, visible de la route d’Espalion et du Chemin de St-Jacques». Et de proposer chaque jour une cuisine toujours de qualité, gage de réussite, portée par un bouche à oreille déjà positif, selon une cliente d’Aurillac sortant de table en début d’après-midi. «Mais rien n’est jamais acquis», corrige Philippe, «l’objectif est de conforter les deux emplois, voire plus si nécessaire». Il a par ailleurs bénéficié d’un appui financier du Parc Naturel Régional de l’Aubrac et de la Communauté de communes, «au titre de la création d’entreprise et de l’aménagement du territoire», précise ce fils d’éleveurs impliqués dans les démarches qualité Bœuf Fermier Aubrac et Fleur d’Aubrac. Et dont la sœur, Marlène, est commerciale à la coopérative Jeune Montagne. La famille est décidément bien accrochée à son territoire de l’Aubrac !

D.B.

30 aout 2018

«Oreilles en balades»-Centre culturel Aveyron Ségala Viaur : tourisme culturel et patrimoine oral

«Oreilles en balade» est une manière originale de découvrir par le son, le patrimoine de douze villages, entre Ségala et Causses, lancée en juillet dernier au Centre Culturel, Aveyron, Ségala, Viaur à Rieupeyroux. Objectif : mettre à disposition du public un patrimoine sonore réalisé par les habitants des villages aveyronnais concernés, en utilisant son smartphone et internet.

«Découvrez le patrimoine autrement», est ainsi résumé «Oreilles en balade», un support «de tourisme culturel où les habitants racontent, sous forme de documentaire sonore, les lieux, les grands moments, les petites anecdotes, leur vie au sein de leur village» détaille Sophie Pillods, directrice du Centre Culturel, Aveyron, Ségala, Viaur, basé à Rieupeyroux. Cette passionnée d’enregistrement sonore et d’histoires humaines anciennes, documentariste pour France Culture pendant 18 ans, est une Parisienne d’origine, installée dans la région de Rieupeyroux depuis 2000. Son idée est née dès 2014, avec un projet-pilote ciblé sur la commune de Prévinquières, élargi désormais sur douze communes(1), suite au retour positif de l’initiative innovante, unique sans doute en France sous cette forme. Comment ça marche ? Dans chaque village, une moyenne de six lieux d’écoute sont matérialisés par une signalétique «Oreilles en balade». En amont de sa visite, le touriste peut télécharger les documents sonores (durée maximum 3 mn par lieu) et les cartes GPS sur son smartphone via le site internet dédié(2). Il peut aussi, sur place, flasher les codes QR présents sur la signalétique, ou emprunter un audioguide si nécessaire. «Chaque point peut être écouté indépendamment. La durée de visite s’adapte au temps disponible, gratuitement, et donc toute l’année !», ajoute Sophie Pillods. Les enregistrements sonores ont été réalisés auprès des habitants des villages concernés, après un long travail de sélection mené localement, pour réunir des témoins, âgés en majorité de 50 à 90 ans, volontaires pour raconter leur village.

Intergénérationnel

Le résultat sonore est de grande qualité, en contenu, comme en confort d’écoute. Michel Creis, ancien ingénieur du son de Radio France, a en effet rejoint l’équipe, déjà étoffée de nombreux professionnels, comme Christophe Evrard, animateur de l’architecture et du patrimoine à l’association des Bastides du Rouergue, Laurence Fric, chargée du patrimoine à Aveyron Culture, Cécile Debove, documentariste formée au Creadoc, etc. Toutes et tous ont travaillé de concert pour la mise en valeur des témoignages sonores recueillis auprès des habitants, «dans une démarche qui se veut aussi citoyenne» relève Sophie Pillods, «fondée sur la transmission, l’intergénérationnel, car nous avons aussi associé les enfants des écoles primaires dans notre projet. Nous proposons en effet des documents sonores réalisés avec les enfants destinés aux jeunes auditeurs». Ce projet a reçu, en mai dernier, le premier prix national de la Fondation Korian pour son intérêt intergénérationnel. Ce travail a souvent redonné une nouvelle dynamique aux villages concernés, avec des habitants qui n’avaient pas toujours conscience de la valeur patrimoniale de leur village, de la qualité des témoignages parfois partagés en famille, et qui, là, sont désormais à l’écoute de tous, sans que ceux-ci soient identifiés. Des voix peuvent évidemment être reconnues, mais l’intérêt était de conserver une forme d’anonymat, limitant aussi le stress de l’enregistrement...

Agriculture

«L’idée», continue Sophie Pillods, «est donc de découvrir un village et un patrimoine racontés par les anciens qui vous confient à l’oreille leurs souvenirs. Cela est désormais possible sans avoir un grand-père sur place !». En écoutant avec son casque, le village reprend vie, avec des sons d’ambiance pris sur le lieu, en stéréo. «L’auditeur est transporté au cœur du monde rural, avec des clés pour comprendre ce qui s’offre à ses yeux : vestiges du Moyen-âge ou mai, cet arbre peint aux couleurs de la République, un lavoir, une chapelle, une place commerciale, comme cette du Gitat à Rieupeyroux». Evidemment, ces témoignages sonores évoquent souvent l’agriculture, son évolution, mais aussi des traditions qui se perpétuent comme les aubades, la recette de la poule farcie, la taille des lauzes, ou plus contemporain, la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Sanvensa, et, bien-sûr, la vie d’un café, poumon du village... «Ici, pas de conférencier ni de spécialiste, ce sont les habitants des lieux qui racontent, mêlant témoignages et création sonore» souligne encore Sophie Pillods.

Ambassadeurs

Julie Martinez, de l’Office de Tourisme Aveyron Ségala, à Rieupeyroux, a inclu cet été deux parcours sonores dans son programme de visite traditionnelle destiné aux touristes. «C’est un produit que nous vantons, comme ambassadeur d’«Oreilles en balade» et qui a un bon retour auprès des visiteurs. Cet outil est complémentaire de notre travail». Les autres ambassadeurs partenaires, sont des bureaux de tabac, boulangers, restaurants, etc.., lesquels peuvent mettre à disposition des visiteurs, les audioguides, pour les personnes rétives aux nouvelles technologies !

Cette réalisation originale a été soutenue financièrement par les douze communes concernées, le Département, la Région, le CGET, la DRAC, la DDCSPP, la DSDEN, via Canopé, l’Europe dans le cadre du programme Leader, la CARSAT, et l’AG2R. Il a été financé à hauteur de 80 % par des aides publiques.

D.B.

(1) Sauveterre-de-Rouergue, Rieupeyroux, La Salvetat-Peyralès, Prévinquières, La Bastide l’Evêque, Vabre-Tizac, St-Salvadou, Sanvensa, Ste-Croix, Montsalès, Salles-Courbatiès, Peyrusse-le-Roc. Plus le bestiaire du sculpteur Pierre Prevost, à la Rouquette-Villefranche de Rouergue.

(2) www.oreillesenbalade.eu

16 aout 2018

Les Esprits sauvages à St-Chély d’Aubrac : au galop ou au trot en pleine nature

Entre Saint Chély d’Aubrac et Castelnau de Mandailles, au bout du bout d’une piste, est installée Mathilde Bonneville. Agricultrice depuis 4 ans dans ce petit coin de paradis, elle élève des chevaux, propose des balades et projette de démarrer la traite des juments pour la cosmétique. Reportage.

Elève puis professeur à l’école national des arts du cirque, Mathilde Bonneville et son compagnon ont posé leurs valises sur l’Aubrac il y a plus de 15 ans, à La Canourgue d’abord puis depuis 6 ans, dans un petit coin sauvage, sur les hauteurs de Saint Chély d’Aubrac. Les Esprits sauvages, c’est ainsi qu’elle a baptisé son activité mêlant élevage de chevaux et ferme équestre. Son compagnon lui, se consacre aux arts du cirque dans l’association Cirka Kana Valka. «Je suis installée en individuel, ma première activité est l’élevage de chevaux et je viens d’ouvrir fin mai une ferme équestre autour de balades, dans le réseau Bienvenue à la ferme», explique Mathilde, tout à fait en adéquation avec le concept d’accueil à la ferme, par son sourire, sa bienveillance et son souci du bien-être de ses visiteurs.Sur son petit bout de terre, elle est aux petits soins pour ceux qui viennent lui rendre visite.

Après avoir passé son diplôme agricole lui permettant de s’installer, elle est titulaire d’un brevet d’accompagnateur en tourisme équestre et prévoit très vite de valider son BPJEPS qui lui permettra de donner des cours d’équitation. Et cet automne, Mathilde va démarrer la traite des juments, leur lait est déjà réservé pour un débouché dans le secteur de la cosmétique.

Ferme équestre et projet de lait de jument

Sa saison est bien planifiée : accueil sur la ferme de mai à Toussaint, naissance des poulains l’été et traite des juments de septembre à décembre, le reste du temps étant dédié à la communication et aussi à ses deux enfants ! Pour créer son activité, le cadre de ses installations,... Mathilde a suivi ses envies et son inspiration. Très bricoleurs avec son compagnon, ils ont construit en bois, la pièce centrale, le manège qu’elle partage avec l’association Cirka Kana Valka pour des stages de cirque. Autour de petites constructions circulaires en bois, posées sur palettes donc mobiles, accueillent la sellerie, les toilettes,... Un bâti qui s’intègre parfaitement dans le lieu entouré de bois et de forêts.

«Un cadre idéal pour l’élevage de chevaux et les balades puisque que nous partons de l’exploitation ou des communaux à 1200 m d’altitude où mes chevaux pâturent tout l’été, nous ne voyons ni goudron, ni route, simplement des sentiers, des chemins, parfois une rivière,... un très agréable terrain de jeu pour les cavaliers comme pour les chevaux, au trot ou au galop», résume Mathilde.

A l’état sauvage

Ses chevaux justement, sur les 11 qu’elle possèdent, 5 mâles sont réservés au tourisme équestre, les six autres sont des poulinières de lait destinées à son projet de traite. «Mon objectif est bien sûr de vendre des poulains mais aussi d’assurer la production de lait. En la matière, il y a encore beaucoup de recherches sur les capacités laitières des juments. J’ai choisi des mères de races rustiques, s’adaptant particulièrement au climat de l’Aubrac puisque mes chevaux évoluent en extérieur toute l’année, maternelles et laitières», détaille Mathilde, qui élève des Chevaux d’Auvergne, des Pottok (petit cheval des Pyrénées) et des Highlands. Pour son projet de traite, Mathilde va construire un bâtiment qui lui permettra aussi de stocker le foin. «La traite des juments demande beaucoup d’anticipation, de manipulation. Depuis le début de l’été, je prends le temps tous les jours, d’aller vers elles, de les habituer à être manipulées», explique l’agricultrice qui prévoit de traire 4 fois par semaine.

Elle a aussi échangé avec des anciens sur la traite sur l’Aubrac. «J’ai été très bien accueillie par les agriculteurs du coin mais aussi par la mairie de Saint Chély d’Aubrac. Grâce au départ en retraite d’un agriculteur, j’ai récupéré 8 ha de communaux, ce qui m’a permis de concrétiser mon installation», explique ravie Mathilde.

La preuve, son activité de tourisme équestre a débuté grâce au bouche à oreille : «je reçois beaucoup de locaux et quelques vacanciers. Je privilégie l’accueil personnalisé avec pas plus de 4 personnes en balade». Mathilde les accueille sur sa ferme, dans son petit bureau, une petite caravane qu’elle a customisée ! Dans un espace sécurisé, elle leur présente les chevaux qui vont les accompagner. Sur une grande table, entourée de bancs, elle déplie une grande carte afin de leur montrer le circuit qu’ils vont emprunter. «Je leur parle de mes chevaux, de leur caractère, j’aime transmettre et je pense que ça plaît !», sourit Mathilde. Elle met à disposition également une roulotte pour des petits séjours itinérants (sur réservations bien à l’avance !). Et c’est parti pour des balades, à la carte, 1h, 2h, 3h,...

Référencée dans le réseau Bienvenue à la ferme, Mathilde envisage de développer l’accueil de groupe de randonneurs, en plus des balades. Pour l’instant, le lait de jument, elle le valorisera pour un débouché cosmétique. Et bien sûr, elle se consacrera aussi à l’élevage de ses chevaux. «J’aime échanger avec les gens, partager ma passion et apprendre aussi, c’est ainsi que je conçois Les Esprits sauvages, la curiosité de la découverte», conclut Mathilde toujours le sourire aux lèvres.

Eva DZ

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09 aout 2018

Ecole d’attelage de l’Aubrac : en voiture avec un Cheval d’Auvergne au grand air de l’Aubrac !

L’été comme l’hiver, toute l’année, sur le plateau de l’Aubrac, Pascale et Nicolas Perrain invitent, à la découverte de l’attelage, une voiture hippomobile, tirée par des chevaux de pure race Cheval d’Auvergne, race rustique que les deux éleveurs ont contribué à relancer sur le Massif central.

Les petites routes de l’Aubrac ou les pistes de ski sont le terrain de jeu des attelages de Pascale et Nicolas Perrain. A quelques encamblures de la ferme qu’ils ont achetée en 2008, aux portes de l’Aveyron, aux Mazucs, sur la commune de Cantoin, le couple partage sa passion pour l’attelage et les Chevaux d’Auvergne. Moniteur diplômé d’Etat (BPJEPS attelage), Nicolas a fait de sa passion, son activité professionnelle : l’élevage de chevaux et l’enseignement de la pratique de l’attelage.

Sur les petites routes de l’Aubrac en toute saison ou sur les pistes de ski en traîneau, le Cheval d’Auvergne est à l’aise sur tous les terrains, ce qui permet à Pascale et Nicolas de développer une activité d’accueil sur leur exploitation toute l’année. «Nous sommes avant tout éleveurs de chevaux autour d’une race Cheval d’Auvergne, que nous avons réussi à faire reconnaître en 2010 par l’INPI puis «race française» par le ministère de l’agriculture en 2012, grâce au travail de notre association de sauvegarde», explique Nicolas.

«Il faut savoir que la race Cheval d’Auvergne était particulièrement bien implantée sur l’Aubrac autour des communes de Laguiole, Ste Geneviève sur Argence, Aumont Aubrac. Sa capacité à s’adapter au climat de moyenne montagne (neige l’hiver et chaleur l’été), sa facilité d’élevage, sa petite taille, sa stature trapue ont forgé un animal rustique», poursuit Nicolas. «Notre cheval est très polyvalent, il est principalement utilisé en performance équestre et en attelage de part son modèle postier (faisant référence aux diligences)».

Le couple contribue donc à sa relance : «nous avons démarré avec une jument de pays que nous avions achetée à la foire de Laguiole puis avec un étalon repéré en Corrèze et issu d’un élevage de souche pure. Au fil des années, nous avons fait évoluer notre cheptel grâce à la sélection, la génétique, l’échange entre éleveurs,...», continue le couple, à la tête d’un cheptel de 25 chevaux environ et de deux étalons. Ils proposent à la vente des chevaux très typés dans la race (de tous âges) ainsi que des saillies en monte naturelle et peuvent accueillir des juments suitées.

En tant que membre de l’association nationale du Cheval d’Auvergne, Nicolas écume les concours comme jury, ce qui lui permet de bien connaître la race et de se réjouir du chemin parcouru. Il cite ainsi avec plaisir les 46 chevaux de race pure réunis récemment au concours de Riom es Montagne et le premier salon du cheval à Cournon fin juin ayant accueilli plus de 20 000 entrées. La race Cheval d’Auvergne fut aussi l’une des premières races de chevaux à être présente au Sommet de l’élevage. Un rassemblement de la race est en projet à Issoire. Et régulièrement Pascale et Nicolas accueillent des compétitions et événements autour de l’attelage comme le championnat régional de course endurance attelée le week-end dernier ou encore les rencontres du tourisme équestre en Aveyron avec de nombreux parcours d’attelages les 8 et 9 septembre.

L’auto-école du cheval !

Outre l’élevage qui constitue l’activité principale du couple, Pascale et Nicolas ont développé l’enseignement de l’attelage, de la découverte au perfectionnement, jusqu’à la formation de futurs professionnels. «Apprendre l’attelage c’est l’auto-école du cheval !», résume Nicolas. «Tout le monde peut le faire, mon petit-fils de 3 ans a déjà commencé ! Chacun va à son rythme». C’est pour cette raison que le moniteur propose des formations individualisées, qui s’adaptent au niveau de chacun, et des voitures hippomobiles très diverses : marathon, loisir cheval, loisir poney, wagonnettes 10 places, charrette anglaise, phaéton, traîneau (même si ces dernières années, cette activité est un peu plus compliquée en raison du manque de neige),... Les cours sont basés sur la pratique, «comme à l’auto-école».

Pour découvrir l’attelage, l’école propose plusieurs formules : à la journée, à la demi-journée, le week-end ou à la semaine. Pour faciliter l’accueil sur plusieurs jours, Pascale a développé un camping à la ferme, labellisé par le réseau Bienvenue à la ferme, sur la base de mobil-home chalet pouvant accueillir 6 personnes. «C’est grâce au technicien de la Chambre d’agriculture, Philippe Barthas, qui s’occupait alors de l’association des chevaux de trait et du réseau Bienvenue à la ferme et nous a parlé de ce label. Nous nous sommes dits que de lier les deux était finalement très naturel, c’est ainsi que nous avons aussi développé les balades pour les vacanciers, de bons exercices pratiques pour les gens que nous formons !», explique Pascale.

Il faut dire que le réseau routier de l’Aubrac et particulièrement dans les alentours de Cantoin s’y prête bien : «Nous avons été bien accueillis par la mairie qui a installé des panneaux de signalisation et par nos voisins qui ont maintenant l’habitude de voir nos attelages et nos chevaux sur les routes et chemins», tient à noter Nicolas. «Notre cadre de travail est idéal : le plateau de l’Aubrac, la vue imprenable sur le plomb du Cantal,... Bien sûr nous profitons de nos balades pour mettre en avant ce territoire qui nous a bien accueilli et sur lequel on vit bien», résume Pascale.

Eva DZ

02 aout 2018

Aveyron à la loupe-TPE-Villeneuvois-Villefranchois : forte implication autour du patrimoine

Le canton du Villeneuvois et Villefranchois avance dans la démarche «Agriculture aveyronnaise à la loupe - TPE»(*). Dans ce cadre, depuis un an, un groupe de travail plante des jalons sur une action destinée à valoriser les chemins de randonnée et le patrimoine vernaculaire du canton.

*TPE : Un territoire, un projet, une enveloppe)

Portée par les conseillers départementaux, la démarche «Aveyron à la loupe - TPE» est co-animée par la Chambre d’agriculture et le Conseil départemental de l’Aveyron.

Cette démarche a conduit à identifier plusieurs axes de travail, parmi lesquels la valorisation des chemins de randonnée du canton et du patrimoine vernaculaire associé : sur cette thématique porteuse de sens pour le territoire, un groupe de travail avance depuis un an. Le 16 juillet, une trentaine de représentants du groupe s’est ainsi rassemblée à Drulhe, avec deux objectifs au programme.

Le premier était de valider les chemins précédemment choisis par les communes participantes pour une inscription au PDIPR (plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée). Cette inscription permet de sécuriser juridiquement l’utilisation de ces chemins pour la marche à pied, dans le respect des usages multiples.

Le deuxième objectif était de valider collectivement la demande d’accompagnement pour les biens patrimoniaux à mettre en valeur. La mise en valeur d’une caselle à Martiel sera le premier projet accompagné.

Le groupe a ensuite travaillé sur les solutions de balisage, d’entretien et de communication, de manière à s’adresser à un public très diversifié (touristes, locaux…). Sur ces sujets, Michel Longuet, président du CDRP (Comité départemental de randonnée pédestre), a fait part de ses connaissances et de l’expérience de sa structure. La mutualisation éventuelle de l’achat des mats de croisement, les solutions d’entretien complémentaires entre bénévoles et services des collectivités, et enfin l’identification d’un maître d’ouvrage unique par délégation des communes étaient à l’ordre du jour.

La mise en valeur des sentiers, du patrimoine et des sites remarquables du canton est une priorité pour ce territoire aux multiples richesses. Le fait que de nombreux acteurs du territoire (maires, élus, agriculteurs, présidents d’associations, hébergeurs…) s’impliquent dans ce projet traduit l’envie et le besoin partagés de le faire rayonner.

Héloïse Gonzalo-Turpin, conseillère animatrice de territoire Villefranchois, Chambre d’agriculture

05 juillet 2018

Gîtes de France : bientôt un nouveau site internet

La saison touristique démarre avec peine. Même s’il offre un certain nombre de garanties aux clients, le label Gîtes de France et ses 700 adhérents en Aveyron ne sont pas épargnés par ce ralentissement : la météo, les changements de comportement, les réservations de dernière minute,... et un remodelage du site internet qui n’interviendra qu’en septembre.

Au moment où la saison estivale démarre pleinement, les adhérents des Gîtes de France se sont retrouvés en assemblée générale, lundi 2 juillet, à Rodez. «Une saison qui s’annonce compliquée», a d’emblée annoncé Anne Cavaignac, présidente de Gîtes de France Aveyron. «La météo pluvieuse du printemps n’a pas encouragé les clients à partir, et les réservations se font de plus en plus à la dernière minute même en pleine saison», a-t-elle détaillé. A cela s’ajoute, un problème informatique qui ne rendait pas facilement visible et accessible le site des Gîtes de France Aveyron depuis le site de la fédération nationale. «Nous en sommes tous les victimes et si nous avions l’espoir que la situation se rétablisse en juin, ce ne sera finalement qu’en septembre», a-t-elle regretté.

L’Aveyron soucieux de garder la main sur son outil informatique, a contribué au nouvel élan national sur la refonte de son site internet avec la centrale de réservations. «Nous avons organisé plusieurs réunions par secteur pour que les propriétaires puissent facilement prendre en main l’espace adhérent du site départemental, et notre équipe de techniciens est disponible par téléphone pour répondre à toutes les questions», a assuré Anne Cavaignac. «C’est la force de notre réseau et de notre label ! Je suis consciente que toutes ces difficultés perturbent nos activités touristiques mais tout ira mieux dans quelques mois», a-t-elle encouragé. Pour aider ses adhérents à passer ce cap, les cotisations, droits d’entrée et prestations de services resteront inchangés pour 2018.

Il faut dire que le label Gîtes de France est particulièrement bien implanté en Aveyron, un parc de 625 gîtes, 89 maisons d’hôtes, 19 gîtes de groupe, 10 campings et 3 chalets loisirs, offrant 340 couchages et 290 emplacements de camping. Le parc continue de gagner en qualité avec 326 gîtes 3 épis, soit 62% (6% en 4 épis et 2% en 5 épis).

«Le meilleur est à venir»

Et la demande est toujours présente puisque le relais départemental a répondu à 140 demandes de porteurs de projet, 35 prestations conseils et labellisé 57 hébergements, des chiffres stables.

Aujourd’hui, les trois quarts des réservations se réalisent sur internet, d’où la nécessité de bénéficier d’un outil efficace, fiable et visible dans un environnement très concurrencé. «Les photos soignées, la possibilité de réserver en ligne, le paiement en ligne et l’affichage d’avis de clients sont des atouts auprès des visiteurs», a illustré Anne Cavaignac.

Avec l’arrivée d’un nouveau site directement connecté à celui de la Fédération nationale des Gîtes de France, les adhérents peuvent être rassurés : «depuis 4 mois, la nouvelle équipe nationale emmenée par le président, Dominique Pommat et le directeur, Jacques Masseron, avec l’ensemble des présidents et directeurs des relais départementaux, ont travaillé à une nouvelle stratégie, en lien avec nos valeurs d’authenticité, d’accueil, de proximité, de partage. Tout cela sera payant, le meilleur est à venir», a rassuré Anne Cavaignac.

Ses propos ont été confirmés par Danielle Roux, présidente des Gîtes de France de l’Indre, venue en invitée partager son expérience et surtout Jacques Masseron, présent à l’assemblée générale. «Le label Gîtes de France est une pépite, et dans un monde qui bouge sans cesse, nous avons l’expérience de plus de 60 ans de mise en relation avec les clients. Notre savoir-faire, la notoriété de notre label sont une force», a argumenté le nouveau directeur national.

La clé est de s’adapter au nouveau contexte et aux nouvelles habitudes de consommer les vacances : les séjours d’une semaine sont de moins en moins nombreux, les clients Gîtes de France vont aussi regarder ailleurs et les clients hors Gîtes de France sont seulement 16% à consulter le site dont 80% ont plus de 35 ans. «Autant dire que nous ne sommes pas connus chez les moins de 35 ans ! Pour y remédier, nous devons travailler notre dynamisme et l’innovation dans notre communication», a expliqué Jacques Masseron. «Nos valeurs d’écoute, de proximité, de qualité d’accueil, ne sont pas copiables et ne s’inventent pas. C’est là dessus que nous devons nous appuyer pour communiquer».

Redevenir leader de l’hébergement chez l’habitant

En réunissant les présidents et directeurs des relais départementaux, la fédération nationale des Gîtes de France a travaillé sur son image et sur de nouveaux outils pour faire rayonner son modèle : un nouveau logo, une passerelle facilitée entre le site internet national et ceux des relais départemental dans laquelle 600 000 euros ont été investis, un budget de 2,4 millions d’euros sur 2 ans dans la communication avec notamment 2 600 spots TV à partir de vidéos réalisées chez les adhérents et qui pourront être reprises sur les réseaux sociaux,... «Nous voulons être un réseau dynamique, ambitieux et qui se donne les moyens de réussir à redevenir le leader de l’hébergement chez l’habitant», a conclu Jacques Masseron.

Eva DZ

28 juin 2018

Assemblée générale ADASEA. d’Oc : espaces ruraux et biodiversité

L’assemblée générale de l’ADASEA.d’Oc (Aveyron-Lot) s’est déroulée jeudi 21 juin à La Rouquette, sous la présidence d’Henri Bonnaud, d’administrateurs du Lot et de l’Aveyron, et d’élus locaux des deux départements.

L’Association Départementale pour l’Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles (ADASEA) fête ses 60 ans. La structure nationale baptisée Imagin’rural regroupe six associations ADASEA en France : la Marne, le Cantal, l’Hérault, le Gers, l’Aquitaine, et l’Aveyron-Lot sous la bannière ADASEA.d’Oc. Imagin’rural compte environ 50 salariés en France, dont la moitié pour l’ADASEA. d’Oc. Son président, Henri Bonnaud, est éleveur bovins viande bio et de volailles certifiése à Pern, sur le Quercy Blanc, dans le Lot. Dans son rapport moral, il a rappelé les missions originelles de l’ADASEA, qui, en 1967, assurait le rôle d’information, de conseil auprès des agriculteurs sur les dispositifs d’aides agricoles, un domaine élargi dès 1970 vers une dimension environnementale et territoriale, avec une approche originale de l’aménagement foncier avec les OGAF... «Aujourd’hui, les ADASEA restent un outil au service de la ruralité, qui s’appuie sur les territoires et ses acteurs économiques, pour mettre en place une vision globale d’avenir, répondant aux attentes locales, avec toujours un bon sens paysan», résume Henri Bonnaud.

Rural Concept

La filiale Rural Concept de l’ADESEA. d’Oc dirigée également par Fabienne Sigaud est un bureau d’études et d’ingénierie employant 17 de ses 27 salariés. Rural Concept, habilité à répondre aux appels d’offres, travaille au delà de l’Aveyron et du Lot, dans tout le sud de la France. «La structure vit de ses prestations de services à hauteur de 60 %, et du soutien de l’Union européenne, Région, Départements».

Depuis 15 ans, les missions de l’ADASEA ont évolué vers l’environnement, la biodiversité, «avec une agriculture qui reste au cœur de nos préocupations», insiste Henri Bonnaud. Il a également évoqué l’agrément Association de protection de l’environnement «garant de notre légitimité dans l’agro-environnement. C’est une association de protection de l’environnement qui occupe un rang privilégié parmi le acteurs participant aux débats publics sur les questions d’écologie et de développement durable. Changement climatique, érosion de la biodiversité, qualité et préservation de la ressource en eau, ces enjeux croissent de plus en plus dans l’esprit de nos concitoyens». Et d’ajouter : «pour continuer à composer ensemble le quotidien de nos territoires, la confiance est de mise. Les partenariats techniques et financiers doivent perdurer et garantir de vraies synergies afin d’engager de réelles opportunités aujourd’hui et demain».

Afin d’illuster le bilan d’activité 2017 de la structure, trois témoignages ont été mis en avant lors de l’assemblée générale avec la participation d’élus locaux, dont Thierry Serin, maire de La Rouquette, qui a accueilli les membres de l’ADASEA. d’Oc.

D.B.

14 juin 2018

Aides à l’habitat à Decazeville : la réussite par l’exemple

Decazeville et son bassin de vie bénéficient depuis 2014 d’un programme (pour partie expérimental) visant à développer l’attractivité du territoire par l’amélioration du cadre de vie et le développement économique.

Un périmètre de 5 hectares dans le centre de Decazeville a été retenu et bénéficie d’un dispositif spécifique d’aides à l’habitat et d’un programme municipal de rénovation des équipements publics (rue Cayrade et sa liaison avec la zone d’activités du Centre). En parallèle, la partie restante de la commune et les communes environnantes sont accompagnées par le programme départemental «Habiter mieux».

Les aides à la rénovation des immeubles et des logements s’adressent à la fois aux propriétaires occupants et aux propriétaires bailleurs, elles sont apportées par l’Etat (à travers les crédits de l’ANAH, l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat), Decazeville Communauté, la région Occitanie, les caisses de retraite, la fondation abbé-Pierre, Procivis Sud Massif central…

Pour chaque dossier, la faisabilité de l’opération et les travaux à entreprendre sont précisés. Le montage ainsi que le suivi des projets et l’approche fiscale font l’objet de conseils grâce au savoir-faire d’Oc’Téha, l’opérateur présent sur le terrain. Il assure des permanences au 31, rue Cayrade, le lundi de 14h à 16h et le vendredi de 10h à midi ; au siège de Decazeville Communauté (la Maison de l’industrie à Fontvernhes) le premier mercredi de chaque mois de 10h à midi ; à la mairie de Flagnac, le troisième mercredi du mois de 10h30 à 11h30, à celle d’Aubin le troisième mercredi du mois également de 13h30 à 15h30. Oc’Téha est joignable au carrefour de l’Agriculture, 5, boulevard du 122e R.I. à Rodez, tél : 05 65 73 65 76.

Au 10, avenue Cabrol à Decazeville, un immeuble a ainsi été réhabilité récemment par la SCI Habitat Confort 12. L’opération concerne 7 logements et un local commercial en rez-de-chaussée. C’est l’exemple même d’une réhabilitation techniquement réussie qui a bénéficié de 45% de subventions (ANAH, prime Fart, Eco-chèque de la région Occitanie, Decazeville Communauté) pour un montant de travaux de 457 695 € TTC et 6 050 € TTC de maîtrise d’œuvre.

31 mai 2018

Parc Naturel Régional de l’Aubrac : l’avènement !

C’est fait ! Le 24 mai, l’Aubrac a fait son entrée dans la grande famille des Parcs naturels régionaux, elle en est le 53ème membre. Le président de la Fédération nationale, Michaël Weber était présent vendredi 25 mai sur l’Aubrac aux côtés d’une foule d’élus locaux, d’acteurs de l’Aubrac et bien sûr d’André Valadier, porte-drapeau de ce projet depuis plus de 15 ans. Ce dernier a d’ailleurs reçu une pléiade d’hommages pour le travail mené. Cette reconnaissance officielle est intervenue avec la signature du décret de création par le Premier ministre le 23 mai et la parution au Journal officiel ce 24 mai.

«Des paysages exceptionnels, un développement agricole respectueux d’un environnement à la biodiversité remarquable, des initiatives réussies comme la renaissance de la race Aubrac, une culture locale rayonnant bien au-delà de ses frontières naturelles... ce sont tous ces éléments qui ont permis de décrocher notre label, la mobilisation des forces vives de ce territoire unique a fait le reste», a souligné Michaël Weber. Il a en effet rappelé qu’un projet de parc naturel régional était porté par les citoyens, les socio-professionnels, les élus locaux qui ensuite le font vivre.

Trois défis

L’officialisation est un moment important, une étape incontournable mais tout reste à faire désormais avec la mise en place de la charte élaborée par l’ensemble des acteurs de l’Aubrac. Comme le rappelle André Valadier : «le principal a été fait mais l’essentiel est à faire !».

Le syndicat mixte de préfiguration du PNR de l’Aubrac a identifié trois défis à relever «pour préserver ces spécificités et la forte identité de l’Aubrac qui suscitent de la part de ses habitants, un sentiment affirmé d’appartenance, et hors de ses frontières, une véritable reconnaissance».

L’Aubrac, territoire rural vivant doit s’appuyer sur la solidité démographique et humaine. L’enjeu est de maintenir la population et en attirer de nouvelles, «solidariser» les jeunes avec leur pays, tout en veillant au bien-être des aînés, conforter la qualité de vie de tous, que l’on habite le «cœur» du territoire ou ses marges.

Pérenniser et renouveler l’identité «Aubrac» est un autre grand défi en mettant les patrimoines au cœur du projet et en définissant une stratégie ambitieuse de préservation et de valorisation, tout en adoptant les principes du développement durable ainsi que pour permettre une transmission aux générations futures afin qu’elles puissent à leur tour construire leur projet de vie, ici.

Le PNR œuvrera aussi pour le décloisonnement et l’ouverture du territoire. L’action des moines d’Aubrac au Moyen-Âge a défini les contours et les modes de fonctionnement du territoire agropastoral. Mais le cloisonnement administratif a depuis lors ralenti les coopérations, les échanges naturels à l’échelle du territoire.Le troisième défi consiste donc à retrouver une «unité» pour orienter l’action des collectivités et des habitants, vers un développement et une valorisation concertés et coordonnés du massif de l’Aubrac.

La Nuit des Burons a remporté un beau succès pour sa première. Vendredi 25 mai, la météo était au rendez-vous pour accompagner les visiteurs dans leur démabulation culturelle, musicale et gourmande vers les burons. Les burons ne pouvant accueillir trop de monde, la soirée s’est voulue un peu intimiste mais très conviviale et des réservations sont déjà prises pour l’an prochain ! L’originalité et l’innovation dans les animations proposées ont beaucoup plu. Une première à renouveler !

Eva DZ

24 mai 2018

MFR de Naucelle : 50 ans d’histoire avec les jeunes

Le 3 août 1968, la Maison Familiale Rurale de Naucelle voyait le jour avec 8 élèves. 50 ans plus tard, la MFR est toujours sur pied avec plus de 155 élèves et 25 salariés. Retour sur son parcours qui ne fut pas sans embûches, avec Solange Espie, entrée à la MFR en 1978 comme formatrice puis directrice depuis 1994.

Comment est née la MFR de Naucelle ?

S. Espie : «La MFR a été créée le 3 août 1968 en même temps que l’Institut rural de Naucelle. Les deux structures sont nées de la volonté d’agriculteurs locaux, parents d’élèves, Marius Fouillade, Gaston Rech, soutenus par les élus locaux, le maire de Naucelle, Paul Cousty, Pierre Lacombe, alors maire de Camjac et conseiller régional,... Dans un contexte d’expansion de l’agriculture dans le Ségala, ils voulaient proposer aux jeunes une formation leur permettant de rester au pays et de se former en théorie et en pratique.

Pourquoi une Maison Familiale Rurale ?

S. Espie : La pédagogie de l’alternance a été préférée ainsi que le fait d’être une association qui implique les parents d’éleves.

La première MFR de France, a été créée en 1935 dans le Lot et Garonne. Elle permet aux jeunes d’aller plus loin que le certificat d’études, d’allier théorie et pratique et d’acquérir les compétences leur permettant de reprendre une exploitation. C’est au hasard d’une rencontre sur le marché de Rodez avec M. Roualdès, président de la MFR de Nuces que l’idée est née.

D’ailleurs c’est le directeur de la MFR de Nuces, Aimé Houlès qui partageât son temps au début avec la direction de la MFR de Naucelle.

Comment a démarré la MFR de Naucelle ?

S. Espie : La Maison d’éducation et d’orientation de Naucelle a démarré avec 8 élèves, dans un petit local près de la mairie. Dans un premier temps, les élus, les parents d’élèves ont travaillé au recrutement, ont fait connaître la structure en mettant en avant cette nouvelle offre de formations adaptée aux nouvelles exigences de compétences sur les exploitations alors en plein développement (innovation, génétique, gestion,...).

En même temps, ils ont créé un Institut rural qui proposait des formations «après MFR» en cycle de terminale (ex BEPA) ce qui a permis d’attirer des jeunes ayant suivi un cursus dans les MFR de Nuces, Pont de Salars, Entraygues,...

Jusqu’aux années 90, les effectifs de la MFR et de l’Institut n’ont cessé de croître, recensant jusqu’à une centaine d’élèves jusqu’à leur fusion en 1994. Les deux sites travaillaient la main dans la main avec un directeur commun, Gilbert Assié.

Les années 90 n’ont pas été faciles pour les MFR en général. Comment s’en est sorti celle de Naucelle ?

S. Espie : Ses fondateurs ont toujours fait une priorité, des formations agricoles. Or la PAC de 1992 a été déterminante dans l’évolution des MFR. Chez nous, ce fut un choc, face aux enjeux de la mondialisation, la déprise agricole s’est installée faisant chuter nos effectifs lentement mais inexorablement. En 2000 nous avons frôlé la fermeture, la MFR ne pouvant plus faire face aux difficultés financières qui s’accumulent. Nous avons manqué d’anticipation. Nous étions au pied du mur.

Même si la situation était très difficile, le conseil d’administration de la MFR et tout le personnel n’ont pas baissé les bras. Bien décidés à inverser la tendance, nous avons sollicité la Fédération régionale des MFR et son directeur, Serge Cheval, les élus du territoire en particulier Anne Blanc, alors maire de Naucelle, les acteurs locaux. C’est sur ces bases solides que nous avons construit un programme d’actions.

Quel est le secret de la réussite de la MFR ?

S. Espie : Nous avons d’abord mené un diagnostic en 2001 avec une consultante, Liliane Ménorie qui a rencontré les parents d’élèves, les responsables professionnels, les élus, les acteurs du territoire au sens large. Ce travail a mis en avant le fait que la MFR avait toute sa place sur son territoire, il fallait donc qu’elle s’ouvre et étoffe son offre pour répondre à cette demande locale tout en confortant la formation agricole.

Comment s’est mise en place cette relance ?

S. Espie : Huit pistes d’action ont été définies et mises en place progressivement jusqu’à aujourd’hui ! Nous sommes partis de notre cœur de métier : la formation agricole en gardant la production comme fil conducteur. Les classes de 4ème et 3ème ont été développées. Aujourd’hui, une quarantaine d’élèves travaillent sur la remotivation scolaire et l’orientation.

Pour s’ouvrir, la MFR s’implique localement : elle s’associe au diagnostic avec la CAF et la MSA pour créer le centre social et culturel du Naucellois, elle travaille avec la Communauté de communes, la mairie, l’Office de tourisme, le contrat Rivière Viaur, les associations sportives, sur le projet Accueil Maison des Cent Vallées.

En 2004, la MFR a démarré le CAPA Services en milieu rural, services à la personne et vente. Puis le BPJEPS pêche de loisir grâce à un formateur, Jean-Michel Bauguil, passionné, en partenariat avec la FD de pêche. Ainsi que le CACES pour les élèves de bac pro, les employés communaux,...

Parallèment, la MFR rénove son internat, construit un pôle restauration en 2008. Les élèves sont davantage présents sur les manifestations locales : Festi’Bœuf, salon des saveurs d’automne, anniversaires de CUMA locales,...

La MFR a travaillé et continue de travailler pour s’intégrer dans son territoire. C’est la base de sa nouvelle vie.

Comment se porte la MFR aujourd’hui ?

S. Espie : Bien mieux grâce à tous ces projets. Nous avons remonté la pente des effectifs : de 85 élèves en 2000 à 110 en 2008, et 155 aujourd’hui en formation initiale.

Nous avons réussi à relancer la formation agricole en ouvrant en 2011, un CAP métiers de l’agriculture, pour répondre aux attentes des professionnels (OPA, JA, Chambre d’agriculture,...), en matière de main d’œuvre salariée sur les fermes. Cela a permis de conforter notre bac pro avec 70 élèves aujourd’hui (15 au départ !). Ainsi les jeunes que nous formons restent sur le territoire.

Nous avons aussi je pense, réussi notre intégration locale : nous avons contribué au lancement de la Maison des Cent vallées aujourd’hui gérée par un prestataire professionnel du tourisme. Grâce à un agrément de cuisine centrale, notre pôle restauration fournit aujourd’hui les cantines scolaires des écoles alentours, du collège Jean Boudou,… Une prospection en 2015 a permis d’élargir aux cantines de Calmont, Magrin, Ceignac, la micro-crèche de La Mothe, la résidence hors foyer de Frons, les cadres de l’entreprise JPM, la crèche et le centre de loisirs de Réquista. Aujourd’hui notre structure est à l’équilibre. Et notre projet est de favoriser l’approvisionnement local des produits.

Nous nous sommes aussi ouverts au monde avec l’AFDI, avec la création d’une MFR au Mali.

Aujourd’hui la MFR accueille 155 élèves en formation initiale, dont 40 en 4ème et 3ème, 40 en CAP Métiers de l’agriculture ou Services à la personne, en milieu rural et vente et 65 en bac pro, une quinzaine de stagiaires en BPJEPS pêche de loisir mais aussi en BPJEPS animation sociale, CACES et SST (secouriste sauveteur). Et 25 salariés.

Quel est l’état d’esprit 50 ans après la création ?

S. Espie : L’équilibre est retrouvé ! Même si nous ne devons pas relâcher nos efforts sur le recrutement. Notre ténacité a payé parce que nous avons toujours cru dans l’appui que nous pouvons apporter aux jeunes. Nous avons aussi pu compter sur l’engagement des élus locaux, des acteurs du territoire,... qui nous ont toujours considéré comme un acteur local à part entière.

Comment voyez-vous l’avenir ?

S. Espie : Nous continuons à mettre en place des projets comme notre entrée dans la mobilité européenne avec trois semaines de stage en Irlande pour nos élèves de première bac pro et un stage en Italie pour les élèves de CAP Métiers de l’agriculture. La formation continue élargit son offre avec un BPJEPS animation sociale.

Nous avons aussi des projets : l’Année Autrement, une formation post bac et une orientation sur l’Europe à partir de la rentrée 2019.

Bien sûr notre souhait est de faire perdurer cette envie d’exister, de faire réussir les adolescents, d’appartenir à un territoire, d’être ambitieux et plein de projets !

Que va-t-il se passer samedi 26 mai ?

S. Espie : Le conseil d’administration emmené par le président Marcel Cazottes, les salariés, les élèves et anciens élèves organisent les 50 ans de la MFR. Samedi 26 mai à partir de 14h, des témoins de l’histoire de notre établissement retraceront son parcours. Nous parlerons aussi de nos projets sur le pôle de restauration, la mise en place de l’apprentissage, le développement des structures d’accueil,... Tout cela dans un esprit de convivialité autour d’un repas de terroir.

Je suis fière de la réussite de la MFR, qui a toute sa place sur le Naucellois».

Recueillis par Eva DZ

24 mai 2018

Thérondels : une foire réussie sous le soleil

La Foire de printemps de Thérondels a tenu toutes ses promesses, le soleil était au rendez-vous et la troisième vente aux enchères a permis de vendre la trentaine de Bœufs gras du Carladez préparés par les éleveurs de l’Aveyron et du Cantal.

La trentaine de vaches grasses de races Aubrac, Limousine et Salers préparés pour l’occasion dans 17 élevages du Carladez ont toutes trouvé preneur auprès des acheteurs. «Nous sommes très contents car les acheteurs sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à nos Bœufs du Carladez», souligne ravi, Jean-Michel Guimontheil, organisateur de la vente des animaux sur la foire de Thérondels.

Une réalité économique

«Mais cette année, dans un contexte général plutôt tendu, les prix ont été un peu en dessous des espérances (6,30 euros/kg pour la plus haute enchère)», a-t-il regretté. «Nous restons tout de même au-dessus des cours standards en ferme ce qui encourage les éleveurs à poursuivre sur cette dynamique. Ils sont d’ailleurs très heureux de contribuer à la relance d’une foire locale», ajoute-t-il.

Les acheteurs, eux, sont au rendez-vous avec notamment la boucherie Grialou de Mur de Barrez, toujours fidèle, et la coopérative CELIA, les deux plus gros acheteurs de la foire mais aussi les Maisons Joffrois et Dutrevis. «La foire attire aussi de nouveaux acheteurs. L’une des bêtes est ainsi destinée à une brasserie parisienne», tient à souligner Jean-Michel Guimontheil, ravi de la notoriété grandissante de l’événement. «A Thérondels, les acheteurs savent qu’ils peuvent trouver des animaux de qualité. C’est une belle récompense pour tous ceux qui participent à la réussite de la vente qui, je le rappelle, n’a que trois ans d’existence», dit encore l’organisateur. La qualité des animaux s’améliorant, nul doute que la foire de Thérondels a encore de belles années devant elle.

L’un des indicateurs de sa réussite est aussi la foule de personnes qu’elle attire. «Nous avons reçu la visite de Jackye Serieys, présidente des Bœufs de Pâques de Baraqueville ainsi que de Patrick Benezit, venu en voisin du Cantal et la présidente de la Communauté de communes, les élus locaux de l’Aveyron et du Cantal», note Daniel Tarrisse, président du comice agricole, organisateur de la foire. «C’est une forme de reconnaissance pour tous les bénévoles qui s’engagent et pour tous ceux qui nous soutiennent», citant en particulier la mairie de Thérondels, le Crédit Agricole.

«Plus que du folklore, notre foire représente avant tout une réalité économique, celle de tout un territoire», avance Daniel Tarrisse. «C’est ce qui fait qu’elle perdure et devient un rendez-vous incontournable pour les éleveurs et pour tous les acteurs locaux». C’est ce message positif que Daniel Tarrisse souhaite faire passer à ses successeurs, à l’automne prochain. «Avec Francis Nolorgues, nous avons relancé cette foire il y a bientôt dix ans, grâce à des fidèles comme la Maison Meyniel de Pons qui a maintenu le marché aux fleurs et la date de notre foire pendant tant d’années ainsi que la Maison Rozières. Une nouvelle dynamique est née autour du fleurissement de Thérondels avec les jeunes et la mairie et l’année prochaine les 10 ans de la foire de printemps», conclut Daniel Tarrisse, plein d’espoir pour l’avenir.

Eva DZ

17 mai 2018

Fête de la vache Aubrac en transhumance du 24 au 27 mai à Aubrac : un tour de burons !

L’édition 2018 de la Fête de la Vache Aubrac en Transhumance entrera sûrement dans l’histoire en étant celle qui verra aboutir le Parc naturel régional de l’Aubrac. Pour fêter le classement du parc, plusieurs rendez-vous musicaux et culturels sont proposés dans 5 burons de l’Aubrac. C’est la Nuit des burons, édition 1, vendredi 25 mai.

Le Parc naturel régional de l’Aubrac a choisi les burons, témoins des activités agro-pastorales, marqueurs forts de l’identité culturelle et paysagère de l’Aubrac, pour fêter son classement, en amont des Fêtes de la Transhumance sur l’Aubrac. Vendredi 25 mai, il donne rendez-vous dans 5 burons disséminés sur le périmètre du parc, ouverts pour l’occasion gratuitement au public (uniquement sur inscriptions).

Musique traditionnelle et contemporaine, spectacles équestres, contes et légendes d’Aubrac, lectures de paysage, escape game,... mettront en lumière ces «fromageries d’estives», patrimoine emblématique de l’Aubrac. «Ils sont le symbole de la première mutation énergétique de notre territoire», témoigne André Valadier. «Ils ont été un moyen pour les Hommes et pour le territoire de survivre à travers le troupeau en apportant un complément de revenu via le fromage. Grâce à eux, l’homme pouvait conserver le lait sur la montagne pendant l’été et déclinait son savoir-faire en fabriquant des fromages». l’Aubrac a ainsi compté jusqu’à 300 burons.

André Valadier associe également les burons au concept du parc : «le périmètre du parc est comme le parc de traite : c’est là où tout s’organise, l’activité, le travail, l’avenir. C’est aussi le lieu de la récolte, de la sélection génétique, de la fertilisation naturelle ! Et ce capital qui s’est exprimé sur nos montagnes a été sauvegardé comme en témoignent nombre de botanistes, c’est l’empreinte de la mise en valeur et de la vitalité du parc».

Le buron contribue à la typicité de l’Aubrac, il a été reconnu au même titre que la race Aubrac comme un élément majeur de la typicité territoriale et ce, à l’échelle inter-départementale.

Marquer le coup

C’est donc tout naturellement que le Parc naturel régional de l’Aubrac veut célébrer son aboutissement dans 5 burons, ouverts pour l’occasion au public. «Cette Nuit des burons est une première, qui nous l’espérons, sera suivie de nombreuses autres éditions», a avancé Arnaud David, directeur du syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac. «Elle va nous permettre de remercier tous les acteurs de l’Aubrac qui ont contribué à la concrétisation du parc», poursuit-il.

Cette Nuit des burons mêle patrimoine, culture, tourisme et animations familiales. Toutes les animations sont gratuites (excepté les repas) mais sont accessibles uniquement sur inscription (lire encadré). «Il s’agira à la fois de rencontres, de retrouvailles, de découverte autour des burons qui retrouveront ainsi une seconde vie», atteste Laurent Joyeux, en charge du projet au PNR Aubrac. «Nous renouerons avec la tradition orale, les chants, les contes et la modernité avec des activités et des artistes contemporains», poursuit-il.

«Nous avons conçu ce projet comme une initiative qui rassemble, à l’image de ce que sera le PNR Aubrac», indiquent les organisateurs qui espèrent que cette première édition donnera envie à d’autres propriétaires de burons de valoriser ce patrimoine identitaire. «Le PNR Aubrac sera un outil qui donne accès à un label, mais il faudra jouer le jeu, marquer des points pour que l’essai puisse être transformé», a conclu André Valadier.

Eva DZ

17 mai 2018

SOS Busards : les agriculteurs peuvent se mobiliser

Seuls rapaces à nicher au sol principalement dans les cultures (prairies de fauche notamment), les populations de busards sont en grand danger. Leurs effectifs régressent de façon alarmante et ces espèces sont dorénavant classées En Danger d’Extinction à l’échelle de Midi-Pyrénées.

Contrairement aux autres rapaces qui nichent dans les falaises ou les arbres, les busards, qu’ils soient «cendrés» (des migrateurs qui reviennent d’Afrique mi-avril), ou «Saint-Martin», font leur nid à même le sol. Conséquence de la disparition de leur milieu naturel, landes et prairies humides, ils ont trouvé dans les champs cultivés un milieu de substitution. L’étendue herbeuse offre alors protection aux œufs et à la busarde. Celle-ci assure en effet seule la couvaison et demeure ainsi de longues heures sur sa couvée, cachée par la hauteur de l’herbe. Brune, elle se confond avec le sol et son immobilité lui permet de passer inaperçue.

Ne pas bouger pour ne pas se montrer et protéger ainsi ses œufs… c’est ce que font les busardes qui attendront le dernier instant pour décoller face à un danger. C’est alors que dans son tracteur, l’agriculteur en train de faucher, verra surgir de l’herbe, à 2 m devant sa faucheuse, un oiseau brun arborant une tâche blanche à la base de la queue (photo). Certaines femelles, décollant trop tardivement, se font même happer par la machine, souvent à l’insu des agriculteurs. Le mâle, inquiet, peut alors apparaître et tourner au dessus de la parcelle. Ses ailes et son corps au dessous blancs et le bout de ses ailes noires le rendent très facile à reconnaître (photo).

En protégeant les busards, c’est aussi les récoltes que l’on protège

Ces rapaces sont en effet de grands destructeurs de campagnols des champs et rats taupiers. Chasseurs infatigables de rongeurs, les busards écument sans fin de leur vol louvoyant les prairies et zones cultivées à quelques mètres au-dessus des herbes. Un couple et ses petits consomment en effet au minimum plus de 2 000 campagnols durant les quatre mois que dure leur reproduction voire davantage lors de pullulation car les busards tuent alors plus qu’ils ne peuvent consommer. La quasi totalité du régime alimentaire du busard Saint-Martin est constitué de campagnols (plus de 90%) et celui du busard cendré de rongeurs et d’insectes (sauterelles).

Dans certains secteurs du département, les fauches ont déjà débuté et vont s’intensifier dans les semaines à venir. Que faire si on trouve un nid de busards en cours de fauche ? Si un grand oiseau brun s’envole à quelques mètres devant la faucheuse ? Dans l’urgence et pour ne pas bloquer le travail, appelez dès que possible SOS busards au 06 75 72 13 87 et laissez un carré de 5m sur 5m d’herbe non fauchée (le nid peut être au centre de cette surface ou en bordure).

Suite à cet appel, une équipe de bénévoles de SOS busards interviendra pour sécuriser le nid et répondre aux questions. Un suivi de la nichée sera ensuite assuré et forte d’une solide expérience (près de 300 nids à son actif) l’association donnera le maximum de chance à la nichée pour parvenir jusqu’à l’envol.

En 2017, SOS busards a suivi plus de 40 nids. Sans cette action, le busard cendré serait très certainement proche de l’extinction dans le département. Aujourd’hui ces actions de protection, soutenues par la majorité des agriculteurs qui aident concrètement à localiser et à protéger «leurs» busards, prouvent que des solutions simples et profitables à tous existent.

«Agissons ensemble pour la sauvegarde des busards, un patrimoine qu’il serait dommage de laisser disparaître et qui fait que nos milieux agricoles restent synonymes de vie», conclut l’association.

Contact : Viviane Lalanne-Bernard - SOS busards - 12800 Quins - Tél : 06 75 72 13 87 - courriel : sos-busards12@sfr.fr.

22 mars 2018

Groupe de Camboulazet : un diagnostic sur le Pays Ségali

Après la sortie du livre Passion et engagement paysans qui a bien occupé le groupe de Camboulazet, 2018 redémarre sur les chapeaux de roues autour d’un audit territorial sur le Pays Ségali.

A l’image du diagnostic mené par des étudiants du lycée La Roque sur le Laissagais, un audit territorial va démarrer sur le Pays Ségali, à l’initiative du groupe de Camboulazet, en lien avec la Communauté de communes. Ce travail sera mené par six étudiants en 4ème année à Purpan. Karine Clément, maire de Naucelle et Gabriel Espie, maire de Camjac, tous deux vice-présidents de Pays Ségali Communauté, ont présenté ce projet de territoire, emmené par le président, Jean-Pierre Mazars, à l’occasion de l’assemblée générale du groupe de Camboulazet, jeudi 15 mars.

Une feuille de route pour la ruralité

«Sur notre territoire qui regroupe les anciennes Communautés de communes de Naucelle, Baraqueville ainsi que Cassagnes Bégonhès, Calmont et Ste Juliette, soit 23 communes et 17 850 habitants, nous avions envie de définir une stratégie de développement durable», a expliqué Gabriel Espie. «Cette proposition de travail des étudiants de Purpan soutenus par le groupe de Camboulazet, est une chance de nous aider à définir ce plan stratégique», a complété Karine Clément. Les étudiants pourront s’appuyer sur le travail des dix commissions de la Communauté de communes (politique sociale, culturelle, agricole, communication et numérique, urbanisme, finances, écoles, déchets, assainissement, tourisme, enfance, petite enfance, jeunesse,...) pour réaliser un diagnostic de ce territoire. «Notre ambition est de définir un fil rouge autour de l’attractivité de notre Pays Ségali, en identifiant ses enjeux et en proposant des actions concrètes», ont insisté les élus qui attendent beaucoup de ce travail qui vient tout juste de démarrer et s’achèvera en fin d’année.

Pendant une semaine entière, début avril, les étudiants seront sur le terrain pour rencontrer les acteurs économiques, les associations, les élus, les institutionnels,... «Nous ne partons pas de zéro puisqu’un travail avait été mené en ateliers pour connaître les besoins de la population. Jusqu’à 120 personnes par atelier avaient participé !», souligne Gabriel Espie.

«Dans ce travail, nous voulons être un facilitateur», a expliqué Bernard Cazals, président du groupe de Camboulazet. «Après Mur de Barrez et Laissac, nous sommes heureux qu’un autre territoire nous ait sollicité pour les accompagner dans la mise en place de leur stratégie rurale, nous sommes en plein dans la continuité du travail mené par Sol et Civilisation, notre groupe de références», a-t-il poursuivi.

Des conférences

L’autre engagement du groupe de Camboulazet est l’appui à l’organisation de conférences avec le syndicat JA et le soutien du Conseil départemental. Deux conférences ont été organisées début 2018, sur le bien-être animal et sur l’utilisation du glyphosate, avec des participations impressionnantes. «Il faut savoir prendre des risques et ne pas avoir peur d’ouvrir la discussion sur des sujets d’actualité, les JA nous y aident bien !», a souri Bernard Cazals. Anthony Quintard, co-président de JA 12, a confirmé le succès de ces deux rendez-vous : «le débat était sans polémique avec un public toute génération, venu chercher de l’information».

Jeudi 5 avril à 20h30, le groupe de Camboulazet accompagne un groupe d’étudiants de BTS au lycée La Roque, pour une conférence sur le bonheur en agriculture, qui se déroulera au lycée. Les jeunes sont allés recueillir le témoignage de plusieurs agriculteurs sur leur exploitation. Une table-ronde complètera cette présentation avec des agriculteurs, un professeur de philosophie, la MSA qui parlera notamment du travail mené par le comité territorial Lévézou - Ségala sur le remplacement en agriculture le week-end.

L’assemblée générale du groupe de Camboulazet s’est achevée par la présentation de l’imposant travail réalisé par Gilbert Serieys, sa «contribution à l’histoire d’organisations professionnelles agricoles - les premières années de l’après-guerre génèse développement. Un travail fourni, fouillé, qui rassemble les réalisations de la profession agricole dans le département, une base de travail pour l’avenir», a avancé Gilbert Serieys. Une qualité de recherche saluée par l’ensemble des participants. Ce document est disponible auprès du groupe de Camboulazet.

Eva DZ

15 février 2018

Aubrac : tout un territoire représenté au Salon de l’agriculture

Partenaire de l’UPRA Aubrac, le projet de parc régional de l’Aubrac sera présent sur le salon de l’agriculture de Paris du 24 février au 4 mars, soit quelques jours seulement avant la labellisation du territoire.

C’est l’événement phare de cette année 2018 pour l’Aubrac : la mise à l’honneur de la race au Salon international de l’agriculture (SIA) de Paris. Si tous les acteurs de la race se mobilisent, le territoire dans sa globalité sera aussi représenté au SIA. En effet, en projet depuis une dizaine d’années, le PNR (parc naturel régional) Aubrac sera présent sur le salon. «Le territoire et la race sont extrêmement liés», explique André Valadier, président du syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac. «Il était logique que nous soyons présents au Salon de l’agriculture car le territoire et les éleveurs de l’Aubrac ont façonné la race. Si l’Aubrac est à l’honneur cette année, c’est bien grâce à ces éleveurs lozériens, aveyronnais et cantaliens qui ont réussi à faire front commun, il y a maintenant quelques années, pour sauvegarder cette race».

Une démarche qui a porté ses fruits puisqu’en quelques décennies, la race Aubrac est arrivée à s’exporter hors du plateau. Ses effectifs sont même passés de

45 000 bêtes à 216 000 aujourd’hui. «Avec la mise à l’honneur de la race, nous passons encore un cap», confie Yves Chassany, président de l’UPRA Aubrac. «C’est une occasion en or pour les éleveurs de porter haut les couleurs de l’Aubrac, de la race mais aussi du territoire car à travers la vache, on affiche aussi le lien entre l’agriculture, l’élevage et le tourisme si particulier à l’Aubrac».

Une labellisation dans les prochaines semaines

Ce lien, c’est le fer de lance du PNR Aubrac qui, sur la base du volontariat, unit les acteurs économiques, publics et culturels de ce territoire. «Plusieurs études ont été faites sur place en prévision du PNR», continue André Valadier. «Les experts ont constaté cette complémentarité entre élevage, environnement et tourisme. On la remarque, par exemple, lors des fêtes de la transhumance organisées aux beaux jours».

Aujourd’hui, les enquêtes et les auditions sont terminées. 64 des 68 communes du territoire ont adhéré au projet de parc. On peut dire que la préfiguration entre dans sa phase finale. «Les ministères de tutelle, celui du développement durable et de l’agriculture, ainsi que la fédération nationale des parcs naturels ont rendu un avis favorable», détaille André Valadier.

Tous les feux sont donc au vert pour une labellisation officielle qui devrait intervenir dans les prochaines semaines, courant mars. La mise à l’honneur de l’Aubrac pourrait donc annoncer la prochaine labellisation du PNR. Une coïncidence de dates qui mettrait un peu plus le territoire sous les feux des projecteurs. «Parfois, le hasard fait bien les choses», conclut André Valadier.

Aurélie Pasquelin

Réveil Lozère

07 décembre 2017

«Aveyron Ambition Attractivité» : un département bien marqué !

L’agence d’attractivité de l’Aveyron, «Aveyron Ambition Attractivité», qui succède à Aveyron Expansion, a été officiellement lancée, jeudi 30 novembre à Rodez, sous la présidence de Jean-Claude Luche, sénateur de l’Aveyron.

«Aveyron Ambition Attractivité» se décline aussi sous l’appellation agence 3A, et relaye depuis juillet dernier Aveyron Expansion qui était une émanation économique du Conseil départemental. Depuis la loi NOtre, le Conseil départemental a perdu sa compétence économique, laquelle est reprise désormais par la Région Occitanie et des communautés de communes, a rappelé Jean-Claude Luche, président de l’agence 3A. Il a accueilli des chefs d’entreprises, élus, représentants de Chambres consulaires, dans une salle de Cap Cinéma, dont l’entrée était parée de plusieurs «Fabriqué en Aveyron», en lieu et place des habituelles affiches de cinéma.

Le sénateur de l’Aveyron a installé la nouvelle agence qu’il préside, avec un bureau composé des vice-présidents, Jean-François Galliard, Christian Teyssedre, Michel Causse, et de Jacques Molières, au poste de secrétaire, par ailleurs président de la Chambre d’agriculture. Jean-Claude Luche a confirmé l’ambition démographique départemental,«l’objectif de passer le cap des 300 000 habitants en 2025, alors que la population actuelle aveyronnaise est de 278 644 habitants». Il a indiqué que l’Aveyron affichait un solde migratoire naturel de 1 100 personnes/an venant s’installer dans le Rouergue, mais un nombre de décès dépassant celui des naissances (800/an).

«C’est le président du Conseil départemental, Jean-François Galliard, qui m’a donné la responsabilité de prendre en charge l’agence 3A. Il faut donner envie d’Aveyron !» a lancé le sénateur, «un département qui a une image de marque reconnue, doté d’une estampille «Fabriqué en Aveyron» et d’un slogan, «Aveyron Vivre Vrai» créés en 2008, portant une identité forte, une culture, des femmes et des hommes attachées à leurs racines. Tout cela est une chance pour nous et pour vous, chefs d’entreprises» a déclamé Jean-Claude Luche. Depuis 2008, 360 entreprises ont adhéré à la démarche «Fabriqué en Aveyron», avec plus de 3 000 produits référencés.

L’agriculture en pointe

Les secteurs agricole et agroalimentaire représentant 52 % des produits estampillés, devant le bois, 17 %, et la mécanique-matériaux, 12 %. Et de citer l’action exemplaire des Halles de l’Aveyron, avec ses deux magasin d’Herblay et de St-Gratien, en région parisienne, lancés par le groupe coopératif UNICOR. L’ambition de l’agence 3A est de faire mieux, avec son statut d’association «apportant la souplesse nécessaire à une structure de mission et de réflexion, fédératrice des énergies et des idées, en étant un lieu de concertation rassemblant les collectivités territoriales et acteurs de la vie économique (Chambres consulaires, banques), du tourisme et de la culture». Le président pourra réunir des comités de réflexion informels, «ouverts à toutes personnes intéressées pour échanger sur les enjeux liés à l’attractivité du territoire aveyronnais».

Julien Frayssignes, enseignant-chercheur en géographie à l’école d’ingénieurs de Purpan-Toulouse, a présenté le résultat d’une enquête menée avec ses élèves, auprès des adhérents de la marque «Fabriqué en Aveyron». La démarche est jugée positive chez «97%» des enquêtés, avec de légers points faibles, «18%» estimant «le cahier des charges pas assez restrictif, avec un manque de contrôle». Raphaël Souchier, consultant européen en économies locales et durables, est ensuite intervenu sur le thème : «Made in local, pourquoi tout le monde y gagne ?». La réunion, dont les débats et échanges étaient animés par René Debons, a été conclue par l’intervention de Jean-François Galliard.

D.B.

23 novembre 2017

Decazeville-Oc’teha : réhabilitation du centre-bourg

Oc’Teha a ouvert un nouveau local au 31, rue Cayrade, à Decazeville, dans le cadre de l’animation de l’opération de revitalisation du centre bourg de Decazeville. Il est ouvert le lundi (14h à 16h) et le vendredi (10h à 12h).

Le projet de revitalisation du centre bourg de Decazeville, porté conjointement par la Communauté de communes et la commune de Decazeville, avait été retenu au titre du programme «centrebourg», initié par le ministère du logement, en 2014, parmi 54 lauréats nationaux, pour un total de 300 candidatures. La région, Occitanie compte 7 lauréats à ce programme (Decazeville, Lauzertes (82), Lavelanet (09), Bram (11), Lodève (34), Pont Saint Esprit (30) et Marvejols (48).

Le programme repose sur la signature d’une convention avec l’agence nationale de l’habitat en vue de la mobilisation de financements, pour une période de 6 ans, à destination des propriétaires privés pour la réhabilitation de logements (aides à la réhabilitation des logements, opérations de restauration immobilières etc), et sur la mise en œuvre de projets d’aménagements urbains (requalification et création d’espaces publics, rénovation du tissu existant). Decazeville Communauté et la commune de Decazeville ont ainsi établi un programme d’actions conjoint, afin d’avoir une stratégie d’intervention globale et coordonnée sur un périmètre identifié d’environ 5 hectares. «L’action publique, ciblée sur un secteur volontairement restreint (5 ha), permettra une action «coup de poing» significative, génératrice d’initiatives privées et d’une véritable dynamique de territoire», reprend François Marty, maire de Decazeville, vice-président de Decazeville Communauté en charge de l’économie. Dans le cadre de ce programme, Decazeville Communauté poursuit, en partenariat avec l’Etat et l’ANAH, son engagement pour l’amélioration de l’habitat au travers d’une politique volontariste, avec une animation dédiée, un partenariat adapté, des financements conséquents. Avec comme objectifs, la réhabilitation de 258 logements sur 6 ans et des travaux ciblés sur l’amélioration de la performance énergétique des logements, de mises aux normes, rénovation, adaptation des logements aux situations de perte d’autonomie...

Les soutiens financiers

- Des financements conséquents et adaptés à chaque situation (propriétaires occupants, bailleurs) avec des travaux pouvant être financés jusqu’à 80 % sous certaines conditions. Financements croisés de l’Etat, de l’ANAH, des collectivités locales et des partenaires.

- Une action forte pour Decazeville Communauté qui abonde les financements de l’ANAH de 10 % à 20 % selon le type de propriétaire (occupants, bailleurs) et la nature des travaux projetés.

- Un soutien complémentaire de la Ville de Decazeville (opération aides aux façades) avec un financement de 50 % à 80 % du montant des travaux HT plafonné à 4 000 € ou 6 000 € d’aides selon l’adresse et la situation de la façade.

- Un partenariat adapté : recherche de solutions selon les situations : (action logement, Adil, caisses de retraites/informations : prêt, fiscalité, crédits d’impôts, dispositifs : loyer abordable, etc).

L’équipe Oc’Téha/Rémy Consultant a été missionnée par Decazeville Communauté pour accompagner, gratuitement, les propriétaires et les investisseurs dans la mise en œuvre de leur projet de rénovation de l’habitat. Ce groupement composé d’architectes, de techniciens du bâtiment et de l’habitat, de juristes, sera l’interlocuteur des propriétaires ou porteurs de projet tout au long du programme (6 ans).

Contact téléphonique pour le territoire de Decazeville Communauté : Oc’Téha. Carrefour de l’agriculture. Rodez. Tél. 06 40 60 96 11 ou 05 65 73 65 76.

02 novembre 2017

Etude prospective : quelle agriculture à Rodez demain ?

Le 19 octobre, la DRAAF Occitanie, les DDT de l’Aveyron, du Tarn et du Tarn-et-Garonne ont présenté une étude prospective sur l’avenir de l’agriculture dans les aires urbaines de moyenne importance que sont Albi, Castelsarrasin, Montauban et Rodez.

Quel sera le visage de l’agriculture dans les années à venir ? Sera-t-elle plus verte, Plus compétitive ? Plus mondialisée ? Les aires urbaines seront-elles plus résilientes ? Plus «métropolisées» ? Avec l’appui de la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt d’Occitanie et les directions départementales des territoires de l’Aveyron, du Tarn et de Tarn-et-Garonne, les acteurs de 4 territoires (Albi, Castelsarrasin, Montauban, Rodez) ont essayé de répondre à ces questions.

Un séminaire de restitution de tous ces travaux s’est tenu le 19 octobre au lycée agricole de Fonlabour à Albi. Les acteurs ont pu croiser leurs regards et échanger sur les grandes tendances.

Les aires urbaines : des territoires pertinents pour imaginer l’avenir

Parce qu’elle concentre les problématiques propres à la coexistence des activités, à leur complémentarité, à leur développement et leur avenir, l’aire urbaine est un vrai laboratoire pour imaginer le futur. Les 4 aires urbaines retenues ont permis d’illustrer des dynamiques territoriales différentes, avec des enjeux agricoles communs mais concernant différents types de productions (élevage, arboriculture, etc). L’influence de Toulouse est plus ou moins marquée et cependant présente.

La prospective : une manière innovante de travailler ensemble

Parce qu’elle oblige les uns et les autres à se projeter dans l’avenir, la prospective permet de dépasser les questions du quotidien, pour prendre du recul et poser les véritables questions stratégiques qui concernent les territoires : ce détour par les futurs souhaitables - ou dont on veut se prémunir - permet de mieux penser l’action à mener aujourd’hui.

Les acteurs du territoire au cœur de la réflexion

Élus, agriculteurs, Chambres d’agriculture, coopératives agricoles, associations de consommateurs ou environnementales, établissements d’enseignement agricoles, Chambre de métiers, plus de 80 personnes se sont mobilisées pour dessiner l’avenir de leur territoire.

Tous ont apprécié le caractère participatif de la démarche et le fait de pouvoir se rencontrer pour parler des enjeux qui les rassemblent. Leurs regards croisés sur la situation actuelle et les dynamiques d’évolution ont donné naissance à des scénarios de mutation de l’agriculture du plus positif au plus pessimiste.

Les enseignements de l’étude

Les enjeux clés pour une évolution souhaitable de l’agriculture dans les aires urbaines ont été mis en évidence :

- mieux répartir la valeur ajoutée pour une activité agricole attractive et rémunératrice ;

- promouvoir la structuration des circuits de proximité pour un débouché local, une alimentation de qualité ;

- maintenir des outils de valorisation de la production, collectifs, coopératifs, industriels ;

- informer sur l’alimentation et réconcilier agriculteurs et consommateurs autour des produits de qualité, des aménités produites par l’agriculture.

Des sujets d’une grande actualité, qui recoupent les enjeux des Etats généraux de l’alimentation mais aussi des démarches plus locales, comme celles abordées dans les projets alimentaires territoriaux (PAT) tel que celui du Pays Midi-Quercy autour de la question «quelle alimentation et quel ancrage territorial de cette alimentation souhaitons-nous aujourd’hui et demain en Pays Midi Quercy ?».

Un séminaire pour capitaliser les bonnes idées

Le séminaire a rassemblé les participants à l’étude des 4 aires urbaines. L’objectif a été de capitaliser les bonnes idées qui émergent en termes d’actions pour qu’elles puissent être reprises sur un ou plusieurs territoires. Le séminaire a permis de mesurer le niveau d’implication de chacun à titre personnel et au titre de sa représentation dans le pilotage, la contribution ou la participation aux actions qui ont été imaginées.

Les propositions

- Capitaliser toutes les initiatives dans les territoires en matière de valorisation des productions, d’installation, de préservation du foncier, d’approvisionnement de la restauration collective, de contractualisation.

- Développer la formation, l’apprentissage, la mutualisation et la coopération pour s’adapter aux demandes de la société, au changement climatique, aux innovations technologiques.

- Développer le lien entre agriculture et citoyen.

- Se doter d’un projet agricole ou alimentaire de territoire et se donner les moyens de la concertation, pour partager les enjeux et définir les actions.

Source Préfecture

26 octobre 2017

Maisons de services au public : une labellisation sur le territoire Des Causses à l’Aubrac

Les habitants du territoire Des Causses à l’Aubrac, fusion des Communautés de communes du Laissagais, de Lot et Serre, des Pays d’Olt et d’Aubrac et de Sévérac d’Aveyron, vont pouvoir bénéficier d’un réseau de Maisons de services au public (MSAP) au plus près de chez eux.

Vendredi 20 octobre, la Communauté de communes Des Causses à l’Aubrac en partenariat avec la CAF de l’Aveyron, la MSA, la CARSAT Midi-Pyrénées, Pôle Emploi et l’Espace emploi formation, avec le soutien des élus locaux, ont signé la labellisation d’un réseau de Maisons de services aux publics.

L’objectif est de proposer des services de proximité de qualité sur tout le territoire avec des relais à St Geniez d’Olt et d’Aubrac, Laissac Sévérac l’Eglise, Sévérac le Château et Campagnac. «L’idée est venue de la commission des services à la population et de la vie associative de notre Communauté de communes Des Causses à l’Aubrac», explique le président, Jean-Paul Peyrac. «Nous souhaitions nous appuyer sur le réseau existant, via notamment nos centres sociaux et la Maison de services de Campagnac, aux 14 578 habitants de notre territoire, répartis sur 741 km²», poursuit-il.

Désormais, chacun pourra se rendre dans ces lieux décentralisés pour obtenir tout type d’informations et être accompagné dans les démarches administratives concernant les retraites, la recherche d’emploi, les prestations sociales et familiales,... «L’éloignement des services publics est une préoccupation dans nos communes», ont alerté les élus locaux, dont Claude Salles, président de la commission des services à la population et de la vie associative de la Communauté de communes Des Causses à l’Aubrac. «Nous leur proposons ainsi avec ce nouveau réseau, des contacts de proximité avec des agents d’accueil formés et disponibles tous les jours de la semaine».

Un livret de recensement des services bientôt disponibles

Ainsi les agents des quatre Maisons de services au public répartis sur le territoire, travailleront en collaboration étroite afin de proposer un service de proximité de qualité, équitable sur l’ensemble de la zone concernée. Le personnel sera spécialement formé pour répondre à tout type de demandes.

Un livret unique sera créé pour recenser les services disponibles et expliquer le fonctionnement des Maisons des services aux publics ainsi que les adresses précises et les heures d’ouverture au public.

Un outil d’attractivité

Michèle Lugrand, secrétaire générale de la préfecture a assisté à la signature de la labellisation de cette Maison de services au public, soutenue par les services de l’Etat. «Les populations sont en attente de services de proximité et en même temps, ils entrent dans une logique de modernisation des procédures par le biais de la dématérialisation. Ces Maisons des services au public leur apportent ce service de proximité tout en les accompagnant dans cette logique de dématérialisation», a-t-elle résumé.

La secrétaire générale de la Préfecture a expliqué que ce nouveau dispositif était un succès en France avec 1 150 MSAP et 7 MSAP en Aveyron labellisées en 2017. «Cet outil outre sa mission de service au public, se veut aussi un lieu créateur de lien social et qui renforce la démocratie», a-t-elle conclu. Des arguments repris également par les élus locaux qui voient là un bel outil d’attractivité sur leurs communes.

Eva DZ

28 septembre 2017

Assemblée nationale : un projet de loi agricole écrit en Aveyron

Le député de l’Aveyron, Arnaud Viala, présentera sa proposition de loi agricole visant à «restaurer la compétitivité de l’agriculture française et sa place centrale dans l’aménagement du territoire» au Parlement, jeudi 12 octobre, en séance publique.

Arnaud Viala, réélu en juin dans le Sud-Aveyron sous la bannière «Les Républicains» a travaillé «ces deux dernières années aux côtés de nombreux acteurs du secteur agricole», pour élaborer un projet de loi attaché à la performance d’un milieu économique qu’il connaît très bien, et dont il est issu au niveau familial. C’est dans sa commune de Vézins-de-Lévézou qu’il a fait le point, lundi 25 septembre devant la presse, à la veille de l’examen du texte en commission des affaires économiques programmée mercredi 4 octobre à l’Assemblée nationale. Cinquante collègues élus de son groupe parlementaire accompagnent un projet de loi dont il est «le rapporteur, et que j’ai écris», confie-t-il.

Rémunération des producteurs

Le texte a déjà été enrichi de propositions et d’amendements suite à des auditions avec l’ensemble des organisations professionnelles agricoles, de tous secteurs et syndicats d’agriculteurs, que ce soit au niveau national et départemental. Son projet de loi met en avant cinq axes majeurs, argumentés dans un ensemble de 22 articles «pour restaurer la compétitivité de l’agriculture française et sa place centrale dans l’aménagement du territoire par l’allègement des charges administratives et fiscales indues et l’équité des conditions de la concurrence».

Arnaud Viala complète : «le premier est l’axe de la rémunération des producteurs, fondé sur un double tempo de négociations, production-transformation, et transformation-distribution. Les contrats doivent pren- dre en considération les indices publics de coûts de production et de prix. Il faut aussi plus de transparence dans les publicités, de la clarté». Le deuxième axe est celui «des contraintes normatives et réglementaires. Deux normes similaires devront être abrogées pour chaque nouvelle norme créée». Le troisième axe vise «à replacer l’agriculture au cœur de l’aménagement du territoire». Le quatrième axe concerne «la place de notre agriculture dans l’Union européenne». Et le cinquième axe a l’ambition de «faciliter la transmission des exploitations et conforter notre modèle agricole par l’allègement de la fiscalité». Arnaud Viala précise : «ce dernier volet vise à conserver une agriculture de type familial, appuyée sur la transmission de parts sociales au sein de la même structure ou famille.?J’ai mené ce travail avec les SAFER, les GAEC».

Etats généraux de l’alimentation.

Le député de l’Aveyron ajoute : «ce texte de loi coïncide avec les Etats généraux de l’alimentation. Certains axes se chevauchent précisément avec les objectifs des ateliers menés dans ce cadre-là». Toujours au sujet des Etats généraux de l’alimentation, le député glisse une remarque : «je suis inquiet de constater qu’il n’y a rien sur la dimension économique de l’agriculture. Ce métier est une activité économique et n’a pas vocation à être agro-environnemental, et encore moins une prestation de service pour nourrir les gens !».

«Ni clivant, ni partisan»

Il continue : «j’ai parlé de mon texte de loi à Stéphane Travert lors de sa visite à Cornus. J’irai revoir le ministre de l’agriculture avant le passage du projet de loi au Parlement. Il y a une opportunité de faire passer des mesures sans attendre le résultat des Etats généraux de l’alimentation. Le résultat de ce travail de parlementaire et de rapporteur de texte de loi n’est ni clivant, ni partisan». Le député affirme que son «texte n’a aucun risque d’inconstitutionnalité par rapport au code rural, et n’est pas en mesure d’être «retoqué» pour un principe d’irrecevabilité financière (article 40 de la Constitution)». Il attend beaucoup de cet examen de texte dans une assemblée nationale «où une majorité nouvelle a comme programme de faire bouger les lignes, sans clivage gauche-droite, avec pragmatisme, même si la position du groupe majoritaire nous est apparue très ferme lors de la dernière session de juillet», lâche Arnaud Viala, membre d’un groupe Les Républicains constitué de 100 députés, sur un total de 577.

«Nous espérons que la session de septembre se déroulera sur une posture différente, et qu’elle sera l’occasion de répondre à une attente forte de la part du monde agricole, avec une ouverture non sectaire du côté du gouvernement. Avec ce projet de loi, nous sommes dans le cas typique d’un texte pour tous les Français», conclut Arnaud Viala.

D.B.

14 septembre 2017

Découverte du patrimoine local : terre de transhumances

Les drailles ou chemins de transhumance dessinent les paysages du plateau de l’Aubrac. Et ce, depuis l’Antiquité !

Les drailles sont les chemins de transhumance empruntés par les troupeaux, d’abord ovins sur l’Aubrac puis bovins. Une transhumance qui perdure aujourd’hui, à travers plusieurs fêtes au mois de mai dont la plus importante, la Fête de la Vache Aubrac en Transhumance à Aubrac.

Ces larges pistes, au sommet des crêtes, qui franchissent les cols par les pentes abruptes, sont bordées de murets de pierres sèches ou simplement marquées de quelques pierres. Elles sont aussi jalonnées de sépultures et de menhirs, de multiples croix de granit.

Parfois les noms de lieux sont caractéristiques de la toponymie des voies romaines. Le passionné d’histoire, Raymond Oursel cite ainsi le Cami de César, vestige de l’antique chaussée qui sépare la gorge de la boralde de St Chély d’Aubrac de celle des Mousseaux.

Au détour de ces drailles, on retrouve les structures massives des burons, éléments les plus marquants de la typicité de l’Aubrac. Ils étaient plus de 350 à la fin du XIXe siècle puis 141 dans les années 50 avant de tomber à 3 en 1994 ! Actuellement, une dizaine sont restaurés par an avec l’appui du syndicat mixte de préfiguration du PNR de l’Aubrac avec des menus patrimoniaux : aligot et viande d’Aubrac ! Louis Causse, délégué de la Fondation du patrimoine pour le Nord Aveyron met en garde contre les rénovations qui «défigureraient» le bâti et son environnement proche ! «Attention au restaurant à aligot !», invitant les porteurs de projets à contacter la Fondation du patrimoine pour un meilleur accompagnement dans leur démar-che.

Sur les pas de St Jacques

Parmi les grands chemins qui traversent l’Aubrac, on ne peut passer outre l’un des plus mythiques d’entre eux, le GR 65, le Chemin de St Jacques de Compostelle, qui en 2018, fêtera le 20éme anniversaire de son inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Une association présidée par Simone Anglade, contribue à la valorisation de ce patrimoine, Sur les pas de St Jacques, créée en 1987. Du Puy en Velay à Livinhac le Haut, elle intervient sur 230 km dont 111 en Aveyron (une trentaine de communes sont traversées).

Outre ces actions de valorisation du patrimoine, l’association publie tous les deux ans, un guide qui compile notamment toutes les infos pratiques dont a besoin le marcheur avec bien sûr, une présentation détaillée du patrimoine présent sur le Chemin. Et il est impressionnant : fontaines, lavoirs, croix, four banal, cabanes de berger, ponts dont certains sont classés,... «Beaucoup de communes sur le GR 65 se sont bougées pour rénover le bâti en vue d’accueillir les marcheurs par exemple mais aussi pour partager la richesse patrimoniale locale», explique Simone Anglade. Son association œuvre ainsi dans la signalisation sur le Chemin, la cartographie, la mise en valeur du petit patrimoine et dans la valorisation de l’itinéraire à travers par exemple, le Pôle d’excellence rurale du Pays du Haut Rouergue en Aveyron.

Sur ce dernier point, l’association travaille à la sécurisation du Chemin, à l’interprétation des Biens (une appli mobile permet ainsi via un flash code apposé sur des panneaux le long du chemin, d’en savoir plus sur l’histoire des lieux), à des aménagements de confort pour les marcheurs (points d’eau, tables de pique-nique, toilettes sèches,...), à la rénovation des lieux d’accueil (gîtes d’étape à Estaing et à Castelnau de Mandailles par exemple). Pour chaque commune traversée, l’idée est de pésenter le patrimoine et les sites remarquables.

S’il est difficile de mesurer précisément le nombre de marcheurs sur le GR 65, des estimations font état de 18 à 20 000 marcheurs. En Aveyron, 111 hébergements depuis le gîte ou le camping communal jusqu’à l’hôtel, en passant par les Chambres d’hôtes, sont à leur disposition. «Grâce au Chemin, certaines communes comme celle de St Chély d’Aubrac peuvent maintenir un certain nombre de services et commerces, comme la pharmacie, le guichet bancaire, la boulangerie,...», appuie Simone Anglade. «L’authenticité est une qualité appréciée des marcheurs dans les villages qu’ils traversent. Nous devons œuvrer pour qu’elle reste un atout», conclut-elle.

Eva DZ

14 septembre 2017

Flavin : amélioration de l'habitat avec OC’TÉHA

 

L’Agence OC’TÉHA de Rodez avait convié mercredi 6 septembre à Flavin des élus locaux et représentants administratifs du Conseil départemental pour visiter des réalisations d’amélioration de l’habitat.

Emmenés par Philippe Schaab, directeur d’OC’TÉHA Aveyron-Lozère, Monique Gintrand, maire-adjoint de Flavin, Thierry Princay, directeur du service Emploi insertion du Conseil départemental, Patricia Cirgue, du service insertion par le logement au Conseil départemental, et des représentants de la DDT et de l’ANAH (Agence nationale de l'habitat) on visité deux logements à Flavin.

Le premier concernait la restitution des travaux d’installation d’une chaudière fioul basse consommation chez un couple de propriétaires occupants, complétée de travaux d’isolation, de changement de menuiserie, permettant un gain énergétique de 32,54 %. Le montant des travaux d’environ 17 000 euros a été subventionné (travaux TTC) à hauteur de 66 %.

La seconde visite concernait un ensemble de quatre logements sociaux en cours de rénovation complète livrables pour la fin de l’année. Le montant de cette réhabilitation de quatre logements locatifs conventionnés (T3 de 59 à 61 m2) est de 209 000 € HT, et bénéficie de subventions à hauteur de 32 % du montant des travaux. Le total des loyers perçus mensuellement, de 1 420 €, sera défiscalisé de 60 % sur les revenus fonciers du propriétaire, lequel s’est engagé sur une durée minimale de neuf ans dans ce dispositif à caractère social. En 2016, 60 conventions de ce type ont été signées en Aveyron.

Des crédits de subvention

Ces deux dossiers ont été suivis par OC’TÉHA Aveyron-Lozère qui assure «un conseil et une assistance pour la réalisation des dossiers de demande de subvention. Chaque dossier est suivi jusqu’au solde définitif de la subvention. Ce travail nécessite un lien régulier avec les services de l’Etat, l’ANAH, les collectivités…», selon Philippe Schaab. Il rappelle qu’il reste des crédits de subvention pour aider les propriétaires à améliorer leurs logements, notamment dans l’immobilier locatif jugé comme «une excellente solution de placement».

De plus, le Conseil départemental a mis en place un programme opérationnel d’aides permettant de réhabiliter des immeubles sur les centres bourgs pourvus de services et de commerces, comme c’est le cas à Flavin. Avec un engagement de conventionnement des loyers pendant 9 ans en lien avec l’ANAH. Ce programme prévoit une sécurisation des revenus fonciers avec un service de cautionnement des loyers du parc privé, pour les trois premières années du bail. OC’TÉHA précise «qu’il est très important de ne pas entamer de travaux avant la réception des accords de subvention. Les dossiers doivent être constitués en amont. Notre équipe d’animation est à disposition des propriétaires».

D.B.

OC’TÉHA. Agence Aveyron. Carrefour de l'Agriculture. 5, Boulevard du 122e RI. 12026 Rodez Cedex 9. Tél. 05 65 73 65 76.

Email : contact(at)octeha.fr

07 septembre 2017

Ouverture générale ce dimanche 10 septembre : 12 000 chasseurs aveyronnais fin prêts !

L’ouverture générale de la chasse a lieu ce dimanche 10 septembre à 7h, la clôture générale est programmée le 28 février 2018. Le point sur la chasse en Aveyron, avec Jean-Pierre Authier, président de la Fédération départementale des chasseurs.

- Comment se présente la saison 2017-2018 ?

«L’ouverture de la chasse 2017 s’annonce bien, avec une météo sèche, c’est donc mieux que l’an dernier. Sur le terrain, il y a un peu plus de gibier, notamment du lièvre et du chevreuil. Quant à la population de sangliers, elle reste stable cette année. Sachant que nous avons prélevé entre août 2016 et février 2017, 11 000 sangliers, c’est 20 % de plus que la saison précédente. Il faut savoir par ailleurs qu’un département comme le Gard a lui tiré 40 000 sangliers… Il est difficile, voire impossible, de mesurer l’ampleur de la population actuelle de sangliers dans notre département.

- Que «pèse» la chasse en Aveyron ?

Notre département compte 12 000 permis de chasser, donc autant de chasseurs et de chasseresses ! Nous résistons relativement bien à l’érosion nationale du nombre de permis d’environ 1,5 % chaque année. Notre département est classé au premier rang en nombre de chasseurs sur le territoire de Midi-Pyrénées. Nous accueillons de plus en plus de jeunes femmes aux épreuves du permis de chasser. Les filles représentent aujourd’hui 10 % de cet effectif, c’est une tendance qui se confirme et se conforte depuis trois ou quatre ans.

- Commente expliquer cette tendance féminine ?

Les filles viennent avec leur compagnon chasseur, et découvrent la chasse ainsi, ou bien nous rejoignent à travers l’amour du chien courant et de son travail en période de chasse. Cette tendance est également constatée sur l’ensemble du réseau national. Et il est facile de l’observer dans la publicité. Les grandes marques de matériels de chasse, d’armes ou de vêtements, mettent de plus en plus en avant des jeunes femmes dans leur communication.

- Quelle est la position de la Fédération des chasseurs sur le dossier «loup» qui préoccupe les éléveurs ?

Notre Fédération a deux agents formés sur ce dossier. Ce sont des référents, en lien avec l’ONCFS. Ils peuvent éventuellement intervenir sur des constats d’attaques de troupeaux de brebis. Nous avons un simple rôle d’observateur pour le loup. Mais les agriculteurs doivent savoir que nous sommes derrière eux. Cette situation est en effet préoccupante pour une région d’élevage comme la nôtre.

- Quelle relation la Fédération des chasseurs a-t-elle avec les agriculteurs ?

Nous travaillons avec les agriculteurs aveyronnais depuis longtemps, dans le cadre par exemple de démonstrations de matériels de fauche dotés de barre d’effarouchement (lire par ailleurs). Nous constatons que cette profession est de plus en plus concernée par son environnement préservé, la bio-diversité. Nous avons besoin d’agriculteurs chasseurs sur notre territoire ! C’est pour cela que nous avons organisé à leur intention des formations au permis de chasser avec des horaires aménagés. Et nous allons reconduire ce type de formation les mois prochains».

Recueilli par Didier BOUVILLE

31 aout 2017

Découverte du patrimoine local : la noria du moulin-manège de Camarès sauvegardée

La restauration de la noria du moulin-manège de Camarès a été inaugurée fin juin, non loin de la rivière Dourdou coulant en contre-bas des flans du Rougier.

Ce moulin-manège datant du XVIIIe siècle abrite une noria de 70 m2 d'emprise au sol, s'étendant sur deux niveaux. Au-dessous se trouve une écurie qui entoure un puits, constitué d'un tube maçonné de grès à section rectangulaire d'environ 3 mètres sur 2 mètres, pour 10 mètres de hauteur. L'étage est accessible par une rampe où la noria est centrée pour y développer un rayon de rotation maximum de 3 mètres. La noria compte 40 augets (récipients) de 12 litres de contenance suspendus à une chaîne de 40 maillons. Les augets versent l'eau dans un caisson en zinc qui alimente un tuyau en fonte inclus dans l'épaisseur du plancher.

Un canal de pierre (aqueduc) implanté sur la limite de la propriété, long de 112 mètres, ramène l'eau jusqu'à la rue du Barry, qui fut l'entrée du bourg au XVIIIe siècle. Ce canal est inclus dans l'épaisseur du mur et traverse les piles des arches. Des gargouilles versaient l’eau sur les cultures ou des canaux annexes, disparus aujourd’hui, ainsi que dans un bassin situé environ au milieu du réseau.

Avec l’aide d’une souscription

L'ensemble du site (noria, moulin-manège, aqueduc) a nécessité un programme complet de sauvegarde, de restauration et de remise en valeur, suite à l’acquisition de la parcelle par la commune en 2016. «Une souscription avait été lancée par la Fondation du Patrimoine complétant sa dotation inititiale de 10 000 €, à hauteur de 5 000 €, parmi un total de 80 000 € nécessaires aux travaux», explique le maire de Camarès, Jacques Bernat.

Ce financement a aussi bénéficié de 10 000 € du mécénat Agno’Interpro. «Il existe des norias comparables au Maroc, en Syrie ou en Afganistan», précise Jacques Bernat, satisfait de la renaissance de cet ouvrage inscrit sur la Route des Moulins relayée par le parc naturel régional des Grands Causses, dans le cadre du projet «les Moulins : un autre regard». Il est issu d’une coopération culturelle de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée aux côtés du Conseil de Majorca, de la Fundació el solà et du Parc naturel régional de La Narbonnaise en Méditerranée.

La noria de Camarès restaurée est en phase avec son temps, elle complète le contenu de la «balade numérique» proposée dans l'application «Balades Grands Causses» téléchargeable sur Google Play et App store, pour les smartphones et tablettes numériques tactiles.

Jacques Bernat et le conseil municipal de Camarès ont prévu une deuxième tranche de travaux sur l’étage inférieur du moulin-manège, sur le thème «des énergies renouvelables anciennes et à venir». A noter que Camarès possède aussi des canaux d’irrigation en pierre reliés à la commune de Vabres l’Abbaye, datant du XIXe siècle.

Didier BOUVILLE

17 aout 2017

Les 70 ans du Taureau de Laguiole : symbole unique de tout un territoire

Comme le 10 août 1947 à son installation, la pluie était au rendez-vous pour les 70 ans du Taureau de Laguiole, jeudi 10 août dernier. Il n’empêche, ils étaient nombreux, à être venus lui souhaiter son anniversaire sur le nouvel espace rénové qui l’entoure, sur l’ancien foirail.

Les parapluies étaient de sortie le 10 août à l’occasion des 70 ans du Taureau. Bravant la température un peu fraîche et la pluie, ils se sont massés nombreux autour de la statue de bronze pour célébrer cet anniversaire. Les «classards» bien sûr de cet événement, nés en 1947 ou qui ont vécu son installation (et l’un d’eux, André Maurel fêtait ses 90 ans le 10 août !) mais aussi de nombreux habitants de Laguiole et en cette période estivale, une foule de touristes, français et même étrangers ! Ainsi que les élus, les acteurs socio-professionnels de l’Aubrac et les représentants de la race Aubrac,... Tous sont venus rendre hommage à ce Taureau de Laguiole, installé il y a 70 ans sur son socle au cœur du village au moment où la race amorçait un déclin et qui aujourd’hui, trône comme un symbole, celui de tout un territoire.

«Le symbole de notre histoire, de notre culture, de notre patrimoine, auxquels il faut associer l’aspect économique et humain», a rappelé le maire de Laguiole Vincent Alazard, qui en a profité pour saluer ceux qui furent à l’initiative de la mise en place de cette sculpture, l’amicaliste Pierre Goutal et le Docteur Paul Cayla ainsi que Théophile Malet, maire de l’époque.

Arrêt sur image sur l’histoire

Cet événement a permis de faire un arrêt sur image sur l’histoire, pour à la fois montrer le chemin parcouru et se tourner vers l’avenir. «Notre objectif est collectif : créer de la cohésion entre l’amicalisme et le village, favoriser le partage et la transmission entre générations, créer une émulation et fédérer les hommes», a assuré Vincent Alazard, appuyé par Brigitte Courty, présidente de l’Amicale La Laguiolaise, co-organisatrice des événements autour des 70 ans du Taureau.

D’ailleurs toutes les animations proposées autour de cet anniversaire (veillées, expositions des œuvres de Georges-Lucien Guyot créateur du Taureau, reconstitution de l’inaugu- ration, animations avec les écoliers et collégiens de Laguiole, concours départemental Aubrac et table-ronde,...) ont été mises en œuvre en concertation. «Tous les Laguiolais, ceux qui y vivent comme ceux de Paris, se sont appropriés le Taureau au fil de ces 70 ans», a complété Brigitte Courty. «Nous en avons fait un symbole de notre patrimoine, de notre tradition, d’une race, l’Aubrac, et d’union des Hommes». La Laguiolaise, amicale créée il y a 110 ans, montre qu’elle reste fidèle à ses racines.

Malgré une météo peu clémente, le Taureau avait le sourire le 10 août, entouré de tous ceux qui l’admirent et le respectent. Fier d’avoir redonné ses lettres de noblesse à la race Aubrac qui ne cesse de progresser, dépassant les 200 000 têtes, il a apprécié l’hommage qui lui a été rendu, avec le groupe folklorique Los Oyolos, les Chœurs de l’Aubrac qui lui ont écrit une chanson pour l’occasion et les cors de chasse. Même les couteliers étaient de la fête en fabriquant, grâce à l’appui de l’Amicale, un couteau en corne d’Aubrac pour ses 70 ans.

Enfin, les élus locaux et départementaux sont venus en nombre aussi le saluer, le député, Stéphane Mazars, qui a grandi à ses côtés, le sénateur Jean-Claude Luche, le président du Conseil départemental, Jean-François Galliard accompagné de plusieurs conseillers départementaux ainsi qu’André Valadier, président du syndicat de préfiguration du PNR de l’Aubrac et Michèle Lugrand, secrétaire générale de la Préfecture, représentant le Préfet.

Tous se sont donné rendez-vous pour la suite des festivités, les 14 et 15 octobre. Le premier concours départemental Aubrac se déroulera pour la première fois, autour du Taureau de Laguiole.

Eva DZ

10 aout 2017

Concours chiens de berger à Ségur : un Aveyronnais à la première place !

Plein succès pour la 27e édition du concours de chiens de berger à Ségur le week-end dernier. La foule était au rendez-vous sous un soleil estival.

En bordure du Viaur, sur une parcelle à l’entrée du village de Ségur, impossible de manquer l’animation phare de l’été dans ce village du Lévézou. Les visiteurs sont venus nombreux admirer le travail des chiens de berger sur les lots de brebis, sur un parcours somme toute très sélectif selon les participants. Pour la première fois, le public pouvait se positionner tout autour de la parcelle du concours, offrant ainsi une vue complète des passages de tous les concurrents.

«C’est un parcours sélectif avec plusieurs difficultés et une bergerie située à proximité de la parcelle du concours, ce qui ajoutait une épreuve supplémentaire puisque les brebis étaient tentées d’y retourner ! Mais c’est là tout l’intérêt pour nous, les compétiteurs», a commenté ravi Denis Malbouyres, à l’issue de son passage et qui, d’ailleurs, a terminé avec son chien Grand Bill, sur la plus haute marche du podium.

Des animations autour du chien...

Ségur n’a donc pas dérogé à ses habitudes avec un parcours relevé semé d’obstacles qui a été très apprécié des concurrents. «Notre concours est chaque année plébiscité, preuve que nous correspondons bien aux épreuves sélectives pour la finale du Championnat de France», assure Jean-Philippe Vergely, en charge des concours au sein du comité des chiens de berger. Une qualité d’épreuve et de prestation des concurrents soulignée également par le juge du week-end, Michel Pillard.

Côté animations, Ségur est toujours au rendez-vous. Le public venu nombreux et en famille ou entre amis, ne s’est pas ennuyé. Dès le samedi soir, ils étaient plus de 125 personnes à avoir assisté au concert de Banc public et près de 200 repas ont été servis. De bon augure avant la grande journée du dimanche.

Là aussi, les animations ont beaucoup plu aux petits comme aux grands : la traite des brebis à la main, la tonte, les balades en poneys avec l’écurie de Bannes, les nombreux jeux proposés aux enfants dont le diplôme du petit berger avec Familles Rurales mais aussi la mini-ferme avec lapins, volailles, vaches laitières et allaitantes,... «Nous sommes heureux de voir que l’ensemble des agriculteurs se sont mobilisés pour exposer quelques animaux et promouvoir l’agriculture de notre région», indique satisfait, Georges Chauchard, président du comité d’organisation. Une quarantaine de marcheurs ont aussi découvert les alentours de Ségur, lors d’une randonnée matinale.

...et des brebis

Et l’association Cani’folies était également présente autour de plusieurs activités à réaliser avec son chien : Cani’cross, Cani’VTT,... 80 chiens ont participé à l’épreuve reine. «Nous sommes heureux d’avoir pu apporter cette animation supplémentaire qui fait vraiment bien le lien entre le chien, l’homme, la ville et la campagne, les touristes et les gens du coin», résume Hubert Capoulade, maire de Ségur et satisfait de ce nouveau week-end de fête dans son village.

Tous se sont retrouvés autour des produits du terroir, dont les fameux ris d’agneau proposés par le restaurant du Viaur à Ségur et dégustés par près de 380 gourmands !

Eva DZ

03 aout 2017

Découverte du patrimoine local : tourne, tourne, tourne, petit moulin !

Il y a 30 ans, Jean-Pierre Azéma de l’association rouergate des Amis des moulins, a recensé 91 moulins, depuis Sévérac le Château jusqu’aux portes de Rodez et le moulin de Cardaillac du XIVe siècle. Correspondant français pour l’association Tims, association internationale autour des moulins, il participe à leur étude, leur sauvegarde et leur valorisation. Lui-même habite le moulin familial, celui de «l’oncle Jules», à Cayrac bas sur la commune de Sévérac le Château.

«Il y a beaucoup de méconnaissance de nos moulins, la mémoire industrielle se perd pourtant ils sont une spécificité occidentale à préserver», souligne d’emblée Jean-Pierre Azéma. «Activés par l’eau, le vent ou la force musculaire des animaux ou des hommes, les moulins ont contribué au développement économique de l’Aveyron et plus particulièrement de l’est du département, véritable zone industrielle du XIIè au XXe siècle. On comptait en Aveyron, quelque 80 moulins à grains, des moulins à manège menés par des bêtes de somme. De 1880 à 1900, l’électricité était produite dans les moulins, d’abord pour l’éclairage des rues. Espalion fut ainsi l’une des premières villes de France à être éclairées en 1888.

La majorité des 91 moulins recensés sur la zone par Jean-Pierre Azéma était des moulins à eau (2 à vent à Campagnac et aux Galinières). Les moulins à grains sont issus de la civilisation méditerranéenne qui consomme pain et huile. L’injonction de l’Eglise d’avoir son pain quotidien est à la base de l’utilité des moulins. 15% des moulins étaient dits industriels pour la fabrication d’huile (alimentation animale et humaine, éclairage, médicaments,...) ainsi que de jus de pomme et de cidre là où il n’y avait pas de vigne ! Mais aussi pour l’orge perlé, l’ourdiat en occitan, qui agrémentait les potages.

Au XXe siècle, deux moulins fabriquaient du froid dans la région de St Affique et Villefranche de Rouergue pour des entreprises, mais aussi les hôpitaux, pensionnat. Un gros progrès pour l’époque qui permettait de mieux conserver les aliments.

Dans les moulins à foulon, on tannait le cuir pour la fabrication de vêtements, de chaussures, l’arnachement des animaux, les courroies, les sangles, les tabliers des forgerons,... Beaucoup de tanneurs étaient d’ailleurs implantés sur Laissac, Sévérac,... Trois matières textiles y étaient travaillées : la laine, le lin et le chanvre. La laine était issus des ateliers domestiques, très implantés sur le Sévéragais, du fait de l’élevage ovin. Le foulon constituait une réelle avancée technique et a permis aux draps de la région d’être exportés du XVe au XVIIIe siècle, apportant une vraie richesse locale. Enfin, les moulins étaient aussi utilisés comme scierie pour valoriser le bois de façon à fabriquer meubles, outils, charpentes, charrettes,...

La nationalisation par EDF a impacté les moulins

En Aveyron, les moulins étaient souvent la propriété de gros paysans ou de bourgeois, parfois de fermiers. Certains ont été rachetés par des nobles pour les donner en ressources aux moines.

Si certains moulins ont été modernisés au XXe siècle, pour la production d’électricité (7 étaient encore en activité quotidienne en 1985), nombre de moulins sont à sec : plus de la moitié il y a 30 ans et beaucoup ont peu d’eau ou leur chaussée est endommagée. Pourtant ils ont été au cœur du progrès : l’acheminement de l’eau potable dans le bourg de Sévérac dès le début du XXe siècle, l’éclairage grâce aux lampes à huile,... Ce sont aussi les moulins qui nous ont sauvés pendant les conflits en apportant l’électricité qui actionne les postes de radio et en nourrissant les populations malgré le rationnement !

La nationalisation par EDF a impacté les moulins. Et aujourd’hui, les associations écologistes et de pêcheurs qui croient bien connaître les milieux, veulent faire disparaître les chaussées de moulin. Or la seule eau qui reste l’été, est celle autour des moulins ! Ils ont prouvé depuis 12 siècles qu’ils pouvaient transformer toutes les matières et maîtriser l’énergie et ainsi contribuer au développement économique. 11 branches industrielles et 170 métiers ont utilisé les moulins ! Ce patrimoine identitaire européen est menacé. Tous ceux qui connaissent et reconnaissent leur utilité, dont les agriculteurs, ne doivent pas laisser oublier leur histoire et leur rôle».

Eva DZ

03 aout 2017

Les 70 ans du Taureau de Laguiole : hommage au colosse de bronze !

Le 10 août 1947, le voile se levait sur l’œuvre qui fait la notoriété du village de Laguiole : son Taureau en bronze trône au centre de la place du bourg depuis 70 ans. Pour cet anniversaire, la municipalité entourée des associations et amicales, a prévu plusieurs manifestations dont en point d’orgue, la reconstitution de son inauguration jeudi 10 août.

Alors que la race Aubrac était en déclin en 1947, le maire de l’époque, le Docteur Cayla et Pierre Goutal, amicaliste et directeur général des arts et lettres à Paris, ont eu l’idée de rendre hommage à cette race en lui dressant une statue en bronze. Elle fut installée sur le foirail, là où les plus grandes foires au bétail de la région se déroulaient alors. «A cette époque, en 1947, les Laguiolais ont senti que la race Aubrac perdait ses effectifs, l’arrivée des premiers tracteurs remplaçaient nos bœufs Aubrac. Ils ont voulu immortaliser la race sur son territoire en érigeant ce Taureau», se souvient André Valadier, alors âgé de 14 ans. «C’était l’occasion de marquer son attachement, sa reconnaissance à une race qui était de moins en moins sollicitée alors que nous vivions une transition énergétique. Même si nous menions une forme de résistance aux tracteurs car notre vie s’était organisée autour de nos troupeaux pour l’alimentation, l’énergie, la fertilisation,... Les enfants du pays se sont dits qu’il fallait marquer ce que représentait le troupeau à travers cette statue», poursuit André Valadier. «Aujourd’hui, il est devenu un emblème».

Un emblème, un symbole du renouveau de l’Aubrac

70 ans plus tard, la race Aubrac a retrouvé ses lettres de noblesse, dépassant les 200 000 têtes, avec un déploiement dans toute la France et à l’étranger. Alors pourquoi fêter les 70 ans ? «C’est l’âge de la maturité dans une vie», sourit Vincent Alazard, maire de Laguiole et conseiller départemental. «Nous avons voulu immortaliser cet anniversaire en réunissant un maximum de personnes qui ont vécu cette inauguration en 1947», poursuit l’élu local. «Ce Taureau représente un symbole fort sur l’évolution de notre territoire. Nous proposons donc un arrêt sur image pour prendre le temps de dire combien ce Taureau a contribué à son niveau à la reconstruction de notre territoire et est un symbole pour l’avenir».

Les Laguiolais attendent donc une foule identique à celle qui s’était réunie le 10 août 1947 pour lever le voile sur le Taureau. Une cérémonie prestigieuse avait été organisée avec le Préfet de l’Aveyron, l’artiste Georges-Lucien Guyot, une représentante du ministère de la jeunesse, des arts et des lettres, du poète Joseph Vaylet et des élus locaux. Jeudi 10 août à partir de 10h, cette inauguration sera reconstituée avec l’Amicale de Paris et l’association des commerçants Laguiole Uni (lire encadré). Comme en 1947, les cors de chasse seront présents, ainsi que les Chœurs de l’Aubrac.

Au-delà de cette reconstitution, une foule d’animations sont organisées jusqu’à mi-octobre pour célébrer les 70 ans du Taureau. Pour les préparer, les associations et amicales avec l’appui du Conseil départemental, de la Communauté de communes Aubrac Laguiole et de la commune de Laguiole, ont travaillé de concert. «Une équipe de bénévoles s’est naturellement et spontanément constituée pour se fédérer autour des 70 ans de notre Taureau», explique Bernadette De Trémontels, première adjointe à la mairie de Laguiole. Les écoles et collèges ont été sollicités, une façon aussi d’imprégner les générations futures de l’histoire du Taureau. Ils ont réalisé des poèmes et leur travail sera restitué en public, en octobre.

Le comité des fêtes prévoit un défilé des vaches réalisé par le syndicat des Communautés de communes de l’Aubrac aveyronnais. Les Forges de Laguiole ont, pour l’occasion, créé un couteau millésime.

Le retour d’un concours départemental

Les animations s’achèveront en octobre à l’occasion du premier concours départemental Aubrac organisé pour la première fois sur l’ancien foirail autour du taureau, les 14 et 15 octobre. Par le biais de la Fédération des éleveurs Aubrac de l’Aveyron, plus de 300 animaux seront réunis.

Une table ronde sera organisée le dimanche pour «faire la démonstration de ce qu’a représenté le Taureau, à l’élaboration de la vocation de l’Aubrac», selon les organisateurs. Des chercheurs de l’INRA viendront appuyer les propos des convaincus, Michel Bras, chef étoilé et André Valadier. «Grâce à ses qualités d’élevage, la race Aubrac a su rebondir, en s’appuyant sur son territoire, sur des signes de qualité,...», argumente André Valadier. «Et ses consommateurs deviennent des militants». «Le renouveau de votre territoire est passé par ce Taureau : la relance du couteau, le fromage de Laguiole AOP qui porte sa marque, le développement de la race Aubrac,... Il symbolise la force et la volonté, les mêmes qualités qui vous animent pour valoriser votre pays», a encouragé Jean-François Galliard, président du Conseil départemental.

Eva DZ

20 juillet 2017

Deux étapes du Tour de France en Aveyron : le terroir aveyronnais en direct dans 190 pays !

Le pari n’était pas gagné d’avance mais le petit village de Laissac Sévérac l’église l’a relevé avec brio. L’accueil du Tour de France a été une grande fête, accessible à tous.

Profitant des grandes infrastructures autour des foirails bovins et ovins, la municipalité soutenue par la Communauté de communes et le Département a pu proposer un large choix d’animations toutes ciblées sur la mise en valeur du terroir aveyronnais et plus précisément des Causses à l’Aubrac, terrain de jeu du peloton entre Laissac - Sévérac l’Eglise et Le Puy en Velay dimanche 16 juillet.

Toutes les filières qualité du territoire étaient ainsi invitées à régaler les visiteurs. Brochettes de Bœuf Fermier Aubrac, Aligot de l’Aubrac, Roquefort, Pérail, Bleu des Causses, Laguiole, vins de l’Aveyron (Marcillac, Côtes de Millau, Entraygues le Fel, Estaing, IGP vins de l’Aveyron) accompagnés de quelques vignobles lotois et tarnais mais aussi les glaces artisanales de l’élevage Sanhes à Ste Radegonde, étaient ainsi au menu. Entre le samedi soir et le dimanche midi, près de 1500 repas ont été servis. «Nous avons dépassé nos objectifs !», résument ravis, les organisateurs. Même écho positif du côté des filières qui ont pu largement communiquer autour de leurs produits pendant tout le week-end.

Ainsi des éleveurs Aubrac du canton de Laissac s’étaient mobilisés pour présenter trois animaux : une vache, Jonquille et un veau, Nairo du GAEC Peyrac à La Gratarelle à Cruéjouls et un taureau, Duches du GAEC Delmas à Palmas d’Aveyron. Ils ont proposé un tombola autour du poids du taureau, histoire d’engager les discussions avec les nombreux visiteurs. D’ailleurs, Duches a tenu lui aussi, le haut de l’affiche, puisqu’il a été présenté au pied du podium du Tour de France, puis acclamé par les milliers de spectateurs, massés autour de la ligne de départ ! Une belle promotion pour la race Aubrac ! Et de bon augure pour le prochain concours spécial Aubrac pressenti à Laissac en 2018 !

Eva DZ

06 juillet 2017

Assemblée générale Oc’Téha : un interlocuteur de proximité

Oc’Téha a tenu son assemblée générale lundi 3 juillet, à Laissac. A domicile pour son président, Jean-Paul Peyrac, également à la tête de la Communauté de communes Des Causses à l’Aubrac.

Urbanisme, habitat, ingénierie sociale et gestion locative, Oc’Téha a plusieurs cordes à son arc. «Notre ambition est d’aider les particuliers et les collectivités locales à définir et monter les projets dans les domaines de l’habitat, de l’urbanisme, de l’aménagement, du développement local et de participer à toute action économique et sociale», a résumé le président, Jean-Paul Peyrac. Dans chacun de ces domaines d’activité, Oc’Téha a présenté les actions en place et en projet menées par son équipe d’une vingtaine de collaborateurs répartis entre Rodez et Mende.

L’amélioration de l’habitat est un axe fort notamment en Aveyron et en Lozère. Les domaines sont multiples : remise sur le marché de logements vacants, amélioration du confort et mise aux normes des logements, assistance des particuliers dans la réalisation de leurs projets, lutte contre l’habitat insalubre, contre la précarité énergétique,... Mais Oc’Téha intervient aussi dans la mise en valeur du patrimoine (rénovation de bâtis privés, opérations façades,...). En 2016, Oc’Téha a accompagné la réhabilitation de 679 logements pour près de 4 millions d’euros de crédits publics alloués générant près de 11 millions d’euros de travaux, principalement chez les propriétaires occupants, via l’ANAH (494 logements améliorés) mais aussi chez les propriétaires bailleurs. A noter que les demandes de travaux d’économie d’énergie sont en progression. Ces travaux s’ouvrent aussi aux retraités qui, avec l’aide de leur caisse de retraite, peuvent améliorer leur logement en vue de leur maintien à domicile.

Grâce au programme PIG Habiter mieux, 367 logements ont été réhabilités en Aveyron et 92 en Lozère pour un montant de travaux de 8 millions d’euros et 3,4 millions d’euros de subventions. Les enjeux sont divers : lutte contre la précarité énergétique, contre l’habitat indigne et très dégradé, adaptation des logements au vieillissement et au handicap, amélioration du confort,...

Mission sociale expérimentale

Oc’Téha a également été retenue pour l’animation de plusieurs OPAH RU (opération programmée d’amélioration de l’habitat de renouvellement urbain) Cœur de Lozère dont la commune de Mende et les études de revitalisation du centre bourg de Marvejols et de Decazeville. Véronique Jouanne-Colomiers de la Communauté de communes du Bassin Decazeville Aubin a détaillé le projet : «300 logements ont été visités pour connaître les besoins des propriétaires en centre-ville. Une médiation est menée entre propriétaires et porteurs de projets privés et publics sur la rénovation d’immeubles vacants et délabrés au centre-bourg. Et un projet de percée urbaine entre le haut et le bas de la ville est à l’étude pour dynamiser le commerce». De même des études ont démarré sur la vacance de logements dans certaines communes, à la demande des élus, comme à Arvieu. «C’est une vraie préoccupation des communes de redynamiser leur centre-bourg plutôt que de construire des lotissements qui dépeuplent le cœur du village», constate Philippe Schaab, directeur d’Oc’Téha.

Sur le volet urbanisme, cartes communales, PLU, PLUi,... tout document ayant trait à ce domaine (planification urbaine, urbanisation opérationelle, maîtrise d’ouvrage,...) peut être réalisé avec l’appui d’Oc’Téha. Plusieurs projets sont menés sur le Larzac, le Réquistanais,... une trentaine de communes ou Communautés de communes dans l’Aveyron, la Lozère, le Gard, le Lot et le Cantal, mènent un projet de PLUi avec le soutien d’Oc’Téha.

Enfin, l’ingénierie sociale est un volet qui prend de plus en plus d’ampleur chez Oc’Téha. Depuis 2006, l’organisme est mandaté par le Conseil départemental pour aider les familles en difficulté à trouver un logement ou à rester dans leur logement. En 2016, 249 ménages ont été accompagnés. 137 dossiers sont en cours dont 72 prescrits pour 2017. «Nous constatons que de plus en plus de familles ont besoin d’être accompagnées et que les situations sont de plus en plus dégradées», souligne Philippe Schaab. Oc’Téha a donc renforcé son équipe et diversifié son champ d’action en participant à une action expérimentale sur 6 ans. Il s’agit de l’apprentissage à l’entretien du logement en partenariat avec le Conseil départemental : accompagner les familles en difficulté à prendre soin de leur habitat. En 2017, 30?000 euros sont alloués pour 20 familles identifiées locataires du parc public. Sud Massif central St Affrique est l’un des bailleurs adhérents à la démar-che?: «Depuis plusieurs années, nous observons une paupérisation et un manque d’éducation qui causent des problèmes de voisinage. Nous ne sommes pas en mesure de régler ces problèmes. J’espère qu’Oc’Téha pourra être un bon relais». Une nouvelle mission pour Oc’Téha !

Eva DZ

22 juin 2017

Le Tour fait étape à Laissac : le centre du monde pendant quelques heures !

Depuis la présentation du tracé 2017 du Tour de France en octobre et l’officialisation de la commune nouvelle de Laissac - Sévérac l’Eglise comme ville départ dimanche 16 juillet, il ne se passe pas un jour dans ce village de 2 300 habitants où l’on ne travaille pas sur l’accueil de cet événement de renommée mondiale. Elus, commerçants, associations, club local de vélo ou simples habitants, tous les acteurs locaux donnent de leur temps pour faire de ce rendez-vous, un moment inoubliable pour le territoire et pour les spectateurs ! La Volonté Paysanne part à la rencontre de ces «petites mains» du Tour de France !

Mikaël Lacan est l’interlocuteur d’ASO, Amaury Sport Organisation qui organise entre autres compétititions internationales, le Tour de France. Salarié à la mairie de Laissac, c’est lui qui assure le lien entre les organisateurs du Tour et la ville étape de Laissac - Sévérac l’Eglise. «Je ne passe pas un jour sans travailler sur le Tour de France !», sourit-il.

Un cahier des charges précis à suivre

«Tout est bien cadré, selon un cahier des charges très précis. Nos interlocuteurs à ASO sont à l’écoute, disponibles et réactifs dès que l’on a une question». Dès l’officialisation du départ à Laissac - Sévérac l’Eglise, les spécialistes d’ASO sont venus sur place, observer les infrastructures, les accès, les surfaces disponibles,... et échanger avec les locaux sur les moyens techniques et humains nécessaires à l’accueil d’un tel événement. Parmi les exigences d’ASO, pas de demandes farfelues mais des besoins énormes : «il leut faut 350 kg de glace ! A nous de les trouver et de les stocker !».

Idem pour la place disponible, un départ de Tour de France, c’est 4 à 5 ha couvert, le foirail de Laissac en propose 6 ! C’est aussi l’accueil de 4 500 personnes, 2 400 véhicules dont de gros semi-remorques, 1 200 voitures dont plus de 200 pour la caravane qui s’étend sur 20 km de défilé ! «Heureusement nous avons aussi nos zones d’activités, celle du Massagal accueillera une vingtaine de camions qui alimentent la caravane. De même les alentours de la piscine seront une aire de parking pour l’organisation».

Les bénévoles, la force de Laissac

La commune doit aussi gérer les stationnements, la circulation. «Nous comptons nous appuyer sur un bon vivier de bénévoles, habitués à se mobiliser à Laissac», avance Mikaël Lacan. Laissac - Sévérac l’Eglise jouit en effet d’une belle expérience en matière d’accueil d’événementiels dont beaucoup de sportifs : étapes du Midi Libre dans les années 2000, Roc Laissagais, Rallye du Rouergue, Championnat du monde de VTT Marathon en 2015,... Et la bonne note de l’UCI lors de l’accueil de ce championnat du monde a sûrement pesé en sa faveur. Sans oublier le soutien des élus locaux dont l’ancien président du Conseil départemental, Jean-Claude Luche. «Pour son tracé du Tour de France, Christian Prud’homme patron de la compétition cherchait une étape entre Rodez et Le Puy en Velay, il a choisi Laissac - Sévérac l’Eglise notamment pour ses infrastructures et sa facilité d’accès par la RN 88», assure Mikaël Lacan. «Toute la population joue le jeu dont plusieurs agriculteurs qui mettent à notre disposition des balles rondes et viennent nous aider à installer les barrières, notre plus gros budget vu le contexte d’état d’urgence».

La commune nouvelle profite de cet événement pour organiser une foule d’animations avant et pendant le Tour de France. Début juin, la fête du Vélo encadrée par le Vélo club, a réuni les foules. Spécialistes et amateurs de la petite reine, de 7 à 77 ans, ont parcouru les premiers kilomètres de l’étape qui partira de leur village (voir photo). Dans les écoles alentours, les enfants ont participé à la Dictée du Tour accompagnés des résidents des maisons de retraite locales... Et bien sûr, le week-end des 15 et 16 juillet, les rues de Laissac s’animeront autour d’un bœuf musical, de dégustations de produits lo-caux,... (détails dans nos prochaines éditions).

Eva DZ

15 juin 2017

Conseil départemental Aveyron : les espaces naturels sensibles sur smartphone

La commune de Bozouls a servi de cadre au Conseil départemental pour le lancement d’une application pour smartphone, afin de découvrir de manière interactive les 18 espaces naturels sensibles (ENS) de l’Aveyron.

Le site de Bozouls a été choisi pour l’ensemble des aménagements réalisés par la mairie, avec le soutien du Conseil départemental, afin de mettre en valeur le canyon.

Valoriser les ressources naturelles

«Après avoir mis l’accent sur l’économie et l’habitat, Bozouls œuvre aujourd’hui au développement du tourisme autour du canyon», explique Jean-Luc Calmelly. Après une phase de diagnostics environnementaux et paysagers, menés par différents acteurs dont la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et le cabinet Rural Concept, la nécessité de mettre en valeur ce site remarquable est devenu une évidence. En effet, au-delà de la curiosité géologique, le canyon renferme un trésor de biodiversité floristique et faunistique. «Grâce au label ENS, nous avons pu financer de nombreux aménagements qui permettent aux visiteurs de profiter pleinement du site». Des passerelles ont été créées sur le Dourdou, ainsi qu’une mare, des ruches ou autres «hôtels à insectes». «La dimension pédagogique est aussi très intéressante puisque nous avons impliqué les écoles de la commune». De plus, des travaux sur la voierie, afin de mettre en scène le site, sont encore en cours. Grâce à tous ces efforts, la mairie annonce un nombre grandissant de visiteurs depuis 4 ans. «En 2016 nous avons dénombré 200 000 visiteurs, et 2017 démarre sur les chapeaux de roues», se félicite le maire.

Sensibiliser à la protection du patrimoine naturel

En projet depuis deux ans, l’application, téléchargeable via Google Play et Apple Store, doit permettre de valoriser les ENS?encore trop méconnus. Cet outil a été pensé pour offrir une expérience interactive aux visiteurs. Elle permet en effet de préparer la visite et peut être utilisée en mode déconnecté sur site. L’application contient une manne d’informations sur la biodiversité, les paysages, le patrimoine... Une quinzaine de films thématiques ont aussi été réalisés pour sensibiliser le grand public à la protection de ces lieux.

Le volet pédagogique occupe donc une place prépondérante dans le projet, notamment auprès des plus jeunes. C’est pourquoi le Conseil départemental a créé l’opération Collegi’ENS à destination des élèves de 6ème et 5ème. Chaque classe étudie ainsi un espace naturel, avec l’accompagnement d’une structure experte en environnement, et en bénéficiant de supports pédagogiques. A travers cette action, le Département souhaite sensibiliser sur l’importance de la préservation du patrimoine naturel. Un potentiel de 6 000 élèves est concerné.

Pour Jean-François Galliard, «toutes les actions qui embellissent l’Aveyron doivent être accompagnées par le Conseil départemental. Se servir du numérique pour valoriser nos territoires fait partie de nos valeurs, à savoir mélanger la nature et la modernité».

B. CAREL

08 juin 2017

Printemps à la ferme : coup d’envoi de la saison estivale !

Neuf exploitations du réseau Bienvenue à la Ferme en Aveyron participaient le week-end dernier au printemps à la ferme. Si la météo a quelque peu perturbé les animations, les visiteurs sont tout de même venus nombreux à la rencontre des agriculteurs. De quoi bien démarrer la saison estivale !

Sur les neuf fermes participantes, certaines faisaient leurs premiers pas dans le Printemps à la ferme, cette animation organisée à l’échelle régionale par le réseau Bienvenue à la Ferme. L’occasion pour elles de se faire connaître et faire découvrir leur activité et leur produit.

C’est le cas de la ferme du Lévézou chez Franck et Véronique Josceran. Ils ont servi en un week-end, 450 repas dont 150 le dimanche. «Nous avions invité nos clients fidèles de toute l’année et les locaux étaient aussi bien présents, avec également des élus. Nous tenons à les remercier pour leur soutien et leur participation», résume Franck Josceran, à l’issue de l’opération. Des portes ouvertes, le couple en avait déjà organisées mais c’était la première fois dans le cadre du réseau Bienvenue à la ferme qu’ils ont rejoint il y a quelques mois. «J’ai d’importants clients dans le Vaucluse où le réseau Bienvenue à la ferme est particulièrement bien implanté. Désormais je fais le lien avec l’Aveyron où je peux bénéficier des conseils avisés de notre animatrice Magaly Bruel. Elle est d’un grand soutien et apporte de bonnes idées sur la communication», poursuit Franck.

Lui qui n’est pas issu du milieu agricole, a repris la ferme de ses beaux-parents il y a 14 ans. Avec sa femme, ils ont créé une activité de canards gras, qu’ils transforment pour une partie ainsi qu’un atelier veau. «C’est une reconnaissance de notre travail que de recevoir des gens heureux sur notre ferme !», ajoute Franck qui a l’habitude de partager sa passion pour son métier avec des jeunes au CFPPA Rodez-La Roque où il compte bien parler du réseau Bienvenue à la ferme !

Un week-end de découvertes

Les autres adhérents du réseau ayant ouvert leurs portes le week-end dernier, sont eux aussi satisfaits même si la météo a un peu perturbé leur animation. Ils n’ont en tout cas pas ménagé leurs efforts pour accueillir les visiteurs autour de randonnées, de goûters, de déjeuners à la ferme, d’ateliers cuisine,...

«Nous sommes contents de cette nouvelle édition du Printemps à la ferme qui offre à nos adhérents une fenêtre de communication supplémentaire avant de démarrer la saison et qui permet, pour les nouveaux, de se faire connaître. C’est une bonne dynamique pour notre réseau», a résumé Magaly Bruel, animatrice du réseau Bienvenue à la ferme pour la Chambre d’agriculture de l’Aveyron. «Ça fait plaisir de voir nos adhérents s’approprier ce type d’animations en synergie avec le réseau ! Nous sommes là pour les accompagner !».

Eva DZ

01 juin 2017

Législatives : FDSEA et JA testent les candidats

A?la veille des élections législatives qui se dérouleront les 11 et 18 juin, la FDSEA et Jeunes Agriculteurs Aveyron ont invité, mardi 30 mai, l’ensemble des candidats sur les 3 circonscriptions du département. A Compolibat, Saint-Amans des Côts et Saint-Affrique, les équipes locales se sont chargées de l’organisation de ces événements. Chaque rencontre a permis de donner la parole aux candidats qui avaient accepté l’invitation et de lancer un débat certes engagé mais cordial avec les nombreux agriculteurs et agricultrices présents.

1ère circonscription

Sur la ferme en race Aubrac de la famille Marty à St Amans des Côts, plus de 80 personnes ont assisté au débat des 5 candidats aux législatives ayant répondu à l’invitation de la FDSEA et des JA. La rencontre de plus de 3h, s’est déroulée dans un climat cordial et d’écoute et s’est achevée autour d’un aligot !

De nombreux agriculteurs et agricultrices ont pris la parole sur divers sujets : Roland Carrié est intervenu sur la transmission d’exploitation, la couverture numérique, le photovoltaïque, Michel Bessière sur le drainage, Noël Entraygues sur les marchés internationaux fermés sur décision politique sans un regard sur les enjeux économiques, l’abus de normes, les rats taupiers, François Fleys sur le manque de prix, le niveau des retraites, l’approvisionnement local des cantines, l’attractivité du métier et sa communication, Bruno Montourcy sur la représentativité des agriculteurs, le déploiement du 2nd pilier de la PAC sur le développement rural et Anthony Quintard sur les avenants imposés après l’installation, les appels d’offres difficiles d’accès, la complexité des dossiers PAC, l’éducation à l’alimentation dès l’école,...

Benoît Fagegaltier (FDSEA) et Anthony Quintard (JA) ont apprécié la soirée : «Merci aux équipes locales qui se sont mobilisées !». Ils regrettent néanmoins que les nombreuses questions concrètes des agriculteurs n’aient pas eu beaucoup de réponses !

2ème circonscription

L’exploitation en vaches laitières de David Mouly, sur la commune de Compolibat, a accueilli 5 candidats aux législatives, ainsi que des responsables de la FDSEA et des JA. A l’issue de la présentation des programmes de chacun, plusieurs thèmes ont été abordés dont la zone défavorisée, dont le maintien préoccupe grandement les éleveurs de piémont. Les candidats ont aussi été interpellés sur l’installation, le soutien à l’embauche de salariés, la zone vulnérable, ou encore la prédation par le loup. Les agriculteurs leur ont demandé de partager leur vision concernant les circuits courts -stratégie nationale ou filières de niche -, et le regroupement d’exploitations qui conduit à créer de grandes structures qui font vivre plusieurs actifs.

«L’exercice a été constructif et très intéressant», a commenté Laurent Saint Affre, secrétaire général FDSEA. «Leur connaissance des sujets agricoles est aléatoire, c’est pourquoi il était important de faire passer nos messages. Après ce premier contact, nous resterons très présents dans le débat». Pour Sébastien Granier, co-président de JA, «les sujets ont été abordés sans tabou et a priori avec honnêteté. Cette opération nous a offert un bel espace pour faire passer nos revendications. Quel que soit l’élu, nous avons entrouvert une porte qui devrait nous permettre de travailler dans la construction».

3ème circonscription

Une soixantaine d’agriculteurs ont accueilli quatre candidats dans un débat co-animé par Jean-Pierre Verlaguet et Valérie Serin, mardi 30 mai, à St-Affrique. La soirée d’échanges (3h) sur l’agriculture du sud Aveyron a été marquée par un dossier loup générant quelques prises de position «tranchées» chez la candidate de la France insoumise.

Le député sortant, Arnaud Viala, avait naturellement une longueur d’avance sur les dossiers agricoles de la circonscription face à ses challengers. Pour Jean-Pierre Verlaguet, accompagné des responsables régionaux FDSEA-JA du sud Aveyron, «les débats ont été passionnants, avec de grosses divergences de points de vue.?Les candidats ont appris des choses sur notre agriculture, même si beaucoup de sujets leur semblaient compliqués». Ces sujets furent nombreux lors des échanges entre les candidats et la salle du Cambon.

La formation des agriculteurs a été évoquée par Francis Grau, le volet environnement a été soulevé par Bertrand Bonnefous, en lien avec les projets de méthanisation, François Giaccobi précisant que la profession travaillait sur la baisse des intrants. Daniel Douls a parlé de bien-être des agriculteurs, avant le bien-être animal. Mattieu Bernat a indiqué que sans les aides PAC, le consommateur paierait deux fois plus cher sa nourriture. François Giaccobi est revenu sur le dossier loup qui menace l’agro-pastoralisme, aidé par Jean-Paul Malzac, ce dernier dénonçant également le faible niveau des retraites agricoles.

A noter que les quatre candidats ont signé la motion portée par la FNO contre le loup. Mathilde Calmels et Rémi Agrinier (JA) ont mis en avant le dossier installation (122 en 2016 en Aveyron) et celui de la transmission des exploitations, lançant alors des échanges animés sur la question du foncier.

25 mai 2017

Foire de Thérondels : succès sur toute la ligne !

La Foire de Thérondels s’est déroulée samedi 20 mai. Une édition réussie et préservée par la météo !

Au fil des années, la foire de Thérondels poursuit son bonhomme de chemin avec des animations confortées comme les marchés aux fleurs et du terroir, la vente des Bœufs du Carladez mais aussi des nouveautés telles que la vente aux enchères des meilleures vaches ou encore les animations pédagogiques avec la ferme de Marie Delpuech.

Le public était une nouvelle fois au rendez-vous malgré une météo parfois incertaine. «Notre foire n’est pas hors du temps et ne constitue pas seulement une tranche de notre folklore local mais c’est bien un rendez-vous qui compte, avec une plus-value pour le Carladez, des transactions», assure Daniel Tarrisse, membre du comice agricole de Thérondels, organisateur de l’événement. «Nous pouvons aussi remercier nos partenaires, les artisans commerçants de Thérondels, la mairie et le Crédit Agricole de Mur de Barrez», poursuit-il.

«Nous avons une nouvelle fois assisté à une belle fête du printemps autour d’un joli marché aux fleurs, d’un marché du terroir gourmand, d’une foire aux bœufs efficace et porteuse», relaie-t-il, soulignant les 180 repas servis pour le déjeuner, une constante maintenant à la foire autour d’un menu lui aussi, local. Sans oublier la collection de tracteurs en fonctionnement de M. Antoine, qui a ouvert un petit musée, tout près de la coopérative laitière de Thérondels !

Enfin, les organisateurs félicitent l’heureux gagnant de la cuisse de bœuf à la tombola, Maxime Bélard, jeune bénévole de Thérondels.

Quatre animaux vendus aux enchères

Du côté de la vente des boeufs gras du Carladez, c’est aussi une réussite puisque les 13 vaches limousines et les 14 vaches Aubrac ont toutes trouvé preneurs. «C’est une belle satisfaction !», a souligné ravi, Jean-Michel Guimontheil, pilote de cette vente. Parmi ces 27 animaux issus de 15 élevages du Carladez, côté Aveyron et côté Cantal, les quatre meilleurs jeunes et adultes ont été vendus aux enchères. «C’était notre deuxième édition pour une enchère et comme l’année dernière, tout s’est très bien passé», résume Jean-Michel Guimontheil.

La valorisation était aussi au rendez-vous puisque la vente générale a apporté une plus-value autour de 0,80 à 0,90 centime du kg au dessus des cours «classiques». Et les prix de la vente aux enchères s’échelonnent entre 5,60 €/kg et 6 €/kg. «Les acheteurs ont bien joué le jeu, qu’ils soient bouchers locaux comme Grialou, Dutrévis, Conquet, Geoffroy,... ou bien marchands comme Fabre de Pierrefort, Lamouroux,... ainsi que les groupements CELIA et Altitude», ajoute Jean-Michel Guimontheil.

Une fidélité et un engagement qui rassurent les organisateurs et les encouragent à poursuivre sur leur lancée. «Nous sommes tout jeune dans ce type de manifestation mais déjà, tous les participants, qu’ils soient éleveurs ou acheteurs, nous ont marqué leur confiance, c’est encourageant pour la suite», conclut ravi, Jean-Michel Guimontheil.

Dans quelques jours, les consommateurs pourront retrouver les bœufs du Carladez, sur les étals des bouchers locaux ou à la carte des restaurateurs du territoire ! Une reconnaissance supplémentaire pour cet événement redevenu incontournable dans les animations du printemps sur le Carladez.

Eva DZ

11 mai 2017

Gaspillage alimentaire : le lycée Rodez-La Roque référent régional

Depuis une dizaine d’années, le lycée Rodez-La Roque est en pointe au niveau du gaspillage alimentaire. D’ailleurs sa performance a été saluée à l’échelon régional puisque l’établissement est le référent avec un niveau très bas de déchets issus de sa cantine. Les étudiants de BTS PA 1e année ont mené une enquête très précise sur le sujet, auprès de plus de 500 apprenants de l’Agricampus.

Achats de produits alimentaires de qualité, mobilisation de l’équipe de cuisine pour optimiser la mise en œuvre des produits, possibilités de choix d’entrées, de plats et desserts pour les convives, sensibilisation auprès des jeunes,... le lycée Rodez-La Roque est particulièrement investi sur la question du gaspillage alimentaire. Le responsable de la restauration, Henry Paulhe et l’économe, Joël Deloustal y sont particulièrement sensibles. Et s’appuient sur des chiffres qui font référence : en 2015/2016, le self du lycée a affiché un faible niveau de gaspillage par repas et par convive, de l’ordre de 60g - hors pain ou 6,5% du plateau gaspillé - pain inclus. Pour aller plus loin dans ce processus, ils ont suggéré aux étudiants de BTS PA 1e année de mener l’enquête ! «Henry et Joël ont tout exploré sur la manière de gaspiller moins et la sensibilisation auprès des jeunes est un levier majeur», relèvent Chantal Estienne et Marc Nayrolles, enseignants, qui ont accompagné les 31 étudiants dans leur étude.

La classe a travaillé toute l’année, par groupe, sur une enquête très poussée auprès des apprenants de l’Agricampus Rodez-La Roque. Ils ont restitué les grandes lignes jeudi 4 mai en soirée à une soixantaine de personnes (étudiants d'autres classes de BTS, élèves internes, enseignants) en présence bien sûr des commanditaires de l'étude dont Joël Deloustal.

87% des jeunes sensibilisés

Fin novembre, 525 élèves, apprentis, étudiants, adultes de l’établissement ont été questionnés sur leurs pratiques. 87% d’entre eux disent être sensibilisés au gaspillage alimentaire que ce soit par leur entourage ou par l’école. Ils estiment gaspiller en moyenne, 16% de leur nourriture mais avec une forte variabilité. Les produits les plus cités sont les «plats mal cuisinés», une cuisine «non habituelle pour moi», les légumes, le pain, les fruits,... Parmi les enquêtés, 42% sont fils ou fille d’agriculteurs, 73% sont issus du milieu rural. «Ces populations sont davantage sensibilisés au gaspillage alimentaire, leur rapport aux produits potentiellement issus de leur exploitation ou d’exploitations qu’ils connaissent, est différent des jeunes issus du milieu plus urbain et «déconnectés» de l’agriculture», résument les étudiants dans leur enquête.

Outre les résultats purs de leur étude, les 31 jeunes ont évoqué les pistes pour mieux communiquer autour du gaspillage alimentaire sur le lycée. Au self, une télé interne permet de diffuser notamment le menu. Les étudiants suggèrent d’étoffer le «programme» en diffusant des informations sur le gaspillage et des détails sur les menus. «Six convives sur 10 disent que l’information donnée par le personnel de La Roque est utile. Il faut donc étendre cette sensibilisation à tous les apprenants lors de leur arrivée au lycée notamment pour les étudiants», évoquent aussi les jeunes.

Ils proposent d’utiliser les nouveaux moyens de communication comme l’ENT (espace numérique de travail). Cet outil est consulté une à deux fois par semaine pour regarder les notes, le cahier de texte,... Il pourrait être un support de communication pour des infos sur le gaspillage alimentaire.

Enfin, les étudiants suggèrent aussi de développer une application flash code. Un convive sur deux serait prêt à l’utiliser pour remplacer les affiches non lues dans le self. Ce code renverrait aux mêmes affiches mais sous une forme plus ludique. «L’idée est de susciter la curiosité des jeunes : les inciter à aller voir ce qui se cache derrière ces flash code !», résument les étudiants.

Globalement, les enseignants ayant suivi les étudiants pendant cette enquête sont satisfaits du travail accompli : «ils ont su malgré la masse de chiffres, tirer l’essentiel et apporter des pistes pour améliorer la communication. Ils se sont bien appropriés ce sujet qui a fait l’unanimité auprès d’eux. C’est bien la première fois !».

Eva DZ

04 mai 2017

Gîtes de France Aveyron : un label qui séduit toujours

L’association Gîtes de France Aveyron avait choisi un cadre de choix pour son assemblée générale jeudi 27 avril, le château de Bournazel, dont les propriétaires poursuivent la restauration. Un joli coin d’Aveyron, un département toujours très prisé des touristes, qui continuent de privilégier le label Gîtes de France pour leur hébergement.

Pour l’instant, les hébergements sous le label Gîtes de France en Aveyron tiennent bon face à la rude concurrence menée par les plateformes communautaires payantes de location et de réservation de logements de particuliers de type AirBNB. «L’Aveyron est un département qui compte notamment pour son parc de gîtes labellisés et dont le nombre est stable», se félicite le vice-président, Guy Soulié qui a remplacé au pied levé pour l’assemblée générale, le président, Olivier Mazars. «Aujourd’hui, les départs sont compensés par les créations de gîtes et il y a toujours des porteurs de projet», confirme la directrice Valérie Duchatelle. Ainsi l’association Gîtes de France Aveyron a reçu 143 demandes de porteurs de projet en 2016. Et 56 hébergements ont été labellisés dans l’année et déjà 25 depuis début 2017 ! «Il y a tout type de profil dans les futurs propriétaires, des personnes à la recherche d’un complément de revenu ou tout simplement soucieuses de remettre en état et de valoriser un patrimoine familial», détaille Guy Soulié.

Accompagnement et suivi qualité

«Les personnes recherchent nos prestations de conseil, l’appui de nos équipes», poursuit Anne Cavaignac, secrétaire de l’association. Ainsi 49 prestations conseil ont été proposées en 2016, 216 visites de suivi qualité (dont très très peu de litiges). L’équipe apporte aussi son savoir-faire en matière d’animation du réseau (accueil au bureau et téléphonique, portes ouvertes, formations, voyages découverte, espace adhérent sur le site départemental,...). «C’est cet apport auprès des propriétaires, de suivi et de conseils qui est très apprécié et qui nous différencie de tous les autres réseaux existants. Sans compter qu’il assure une prestation de qualité aux visiteurs», appuie Guy Soulié. Ainsi en Aveyron, la tendance au haut de gamme se confirme avec des gîtes labellisés 3 épis pour plus de 50% des 603 gîtes.

Plus de 15 millions d’euros

L’accompagnement porte aussi sur la promotion via le site national Gîtes de France, premier apporteur d’affaires et via le site départemental visité par 143 000 personnes, et la commercialisation. Au total, 462 gîtes sont en service réservation. Le montant total des séjours s’élève à 2,1 millions d’euros pour un prix moyen stable à 486 €.

Les chiffres confirment la bonne santé des Gîtes de France en Aveyron puisque le label apporte une contribution économique globale au département de plus de 15 millions d’euros dont 5 pour le volume d’affaires direct généré par les locations (3 500 €/ an pour les chambres d’hôtes et 5?000 €/an pour les gîtes) et 10 pour les dépenses indirectes (commerce, restauration, loisirs, transports,...). Et 1,5 million d’euros sont investis par les propriétaires dans les travaux.

Concernant les chambres d’hôtes, le produit subit davantage la concurrence des plateformes de logements de particuliers. «Nous participons à une réflexion nationale pour contrer cette concurrence», avance Valérie Duchatelle. Le travail porte sur l’utilisation optimale des technologies nouvelles : «des outils plus performants permettant d’être plus souples dans les plannings, plus réactifs dans les réservations, plus rapides dans les mises à jour des tarifs, des disponibilités,...», cite-t-elle. «Nous devons aussi être forts sur notre capacité à proposer un référencement unique plutôt que sur la multiplicité des sites départementaux qui perdent le client», ajoute-t-elle. Le tout en totale complémentarité de l’hôtellerie. «Pour mettre toutes les chances de notre côté, nous devons présenter des photos soignées de nos hébergements, proposer un planning avec réservation, un paiement en ligne, et diffuser des avis clients, tout en maintenant un accueil client qui fait aussi notre notoriété», concluent les responsables de l’association.

Eva DZ

02 février 2017

PNR de l’Aubrac : le projet agricole se dessine

Mardi 31 janvier, le syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac, l’UPRA Aubrac et les Chambres d’agriculture de l’Aveyron, de la Lozère et du Cantal ont signé une convention de partenariat pour que soit pleinement intégré le volet agricole dans la charte du futur Parc naturel régional.

«Une convention qui servira le territoire», c’est ainsi qu’André Valadier, président du syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac a qualifié l’engagement des Chambres d’agriculture des trois départements de l’Aubrac et l’UPRA Aubrac dans la charte du PNR. Un engagement de la première heure puisque ces instances sont partie prenante dans le projet de PNR depuis son émergence et sont pleinement impliquées dans la phase d’élaboration du diagnostic de territoire ainsi que dans la rédaction des mesures notamment agricoles du rapport de charte.

«Nous avons apporté notre capacité à travailler de concert entre les trois régions et les trois départements, ce que nous faisons pour la race Aubrac depuis toujours», a avancé Henry Peyrac, président de l’UPRA Aubrac.

Et pour l’ensemble des acteurs, l’agriculture est le dénominateur commun. André Valadier a en effet rappelé que le concept de Parc naturel régional avait été initié par un ministre de l’agriculture, Edgar Pisani. Du «sur-mesure plutôt que du prêt à porter» comme aime à le qualifier André Valadier, le PNR doit permettre de faire travailler de concert les acteurs locaux au service de leur territoire. «Nous devons veiller à ce que l’agriculture, activité dominante de l’Aubrac, soit appréhendée de manière coordonnée et avec une unité de vue». Pour lui, la présence des Chambres d’agriculture dans le projet va aider à mieux cibler le projet de territoire en prenant en compte les difficultés et les points faibles.

Un territoire acteur

L’environnement n’est en effet, selon André Valadier appuyé par ses vice-présidents, Alain Astruc et Bernard Remise, pas la seule mission d’un PNR : «l’efficacité passe par l’orientation et la maîtrise de nos systèmes agricoles et génétiques. La race Aubrac en est un bon exemple». Pour la signature de ce partenariat, les initiateurs avaient en effet choisi la station d’évaluation de la race Aubrac à La Borie à St Chély d’Aubrac. «Cet outil est né de la volonté commune des éleveurs Aubrac du Massif central», rappelle en préambule Yves Chassany, président de l’Union Aubrac. «Le poste de pilotage de la race Aubrac», ajoute même André Valadier.

Elle a accueilli sa première série d’animaux en 1997, voilà bientôt 20 ans ! «Nous avons voulu cet outil en phase avec notre territoire puisque les animaux que nous y évaluons suivent les orientations d’une race que nous voulons aussi en phase avec son territoire», détaille Yves Chassany. Sa capacité à bien valoriser l’herbe, ressource naturelle de l’Aubrac, ses solides aplombs (la station est la seule en France où les animaux sont à l’attache), une croissance limitée à base de fourrages grossiers, sa facilité d’élevage... sont autant de choix raciaux pour être bien «en phase avec la réalité».

Fort de ces atouts, les responsables de la race Aubrac ambitionnent d’ouvrir leur station d’évaluation aux acteurs socio-professionnels pour communiquer plus largement sur les travaux réalisés dans la race Aubrac en adéquation avec son territoire et les attentes des consommateurs. «Nos travaux doivent continuer, en particulier sur la valorisation de l’herbe, dans nos élevages, par nos animaux. Nous comptons donc sur le soutien des Chambres d’agriculture pour mener ce travail en commun», a encouragé Henry Peyrac. Et Jacques Molières, président de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron de rebondir : «votre station répond complètement aux critères de l’agro-écologie dans ses volets économique, environnemental et social».

Concrètement, la mise en œuvre des mesures agricoles de la charte du Parc, la coordination des interventions des partenaires et la participation du secteur agricole aux actions à mener dans d’autres activités (tourisme, préservation des milieux, énergie,...) impliquent notamment la mobilisation des moyens humains existants au sein des Chambres d’agriculture de l’Aveyron, du Cantal, de la Lozère et de l’UPRA Aubrac. Un agent sera donc chargé d’impulser, d’animer, d’orchestrer la mise en œuvre du volet agricole de charte du PNR, en étroite collaboration avec ces partenaires. «Le travail peut commencer !», a conclu Jacques Molières.

Eva DZ

05 janvier 2017

Cinquième région en France : plus de 5,7 millions d'habitants en Occitanie

Au 1er janvier 2017, l'Occitanie compte 5 730 753 habitants. C’est la cinquième des treize régions métropolitaines par sa population. Entre 2009 et 2014, l'Occitanie gagne en moyenne 51 400 habitants chaque année.

Ces statistiques sont maintenant disponibles sur le site insee.fr : l'Insee a en effet publié la population légale des 35 868 communes de France, dont celle des 4 516 communes d'Occitanie sur http://www.insee.fr/fr/ information/2542644.

Ces populations légales sont déterminantes pour la vie des communes, sachant que la dotation versée par l'État à chaque commune est directement liée à ce chiffre officiel, mis à jour chaque année, ou encore que quelque 350 textes réglementaires s'appuient sur eux.

Quelques enseignements sont à retenir : l'Hérault, la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne font partie des départements les plus dynamiques de métropole sur le plan démographique.

On recense 1 Lozérien pour 17 Hauts-Garonnais.

La région compte quatre communes de plus de 100 000 habitants... et six de moins de 10 habitants.

320 habitants de plus chaque année en Aveyron

Au 1er janvier 2014, l’Aveyron compte 278 644 habitants. Entre 2009 et 2014, la population y augmente à peine (+ 0,1 % par an en moyenne). Ce rythme est faible comparé à celui de la métropole (+ 0,5 %) et surtout de la région Occitanie (+ 0,9 %).

En cinq ans, l’Aveyron gagne 320 habitants en moyenne chaque année. Le département est relativement peu peuplé et figure dans le dernier quart des départements métropolitains les moins peuplés. L’évolution de la population n’est pas homogène sur son territoire : la croissance se concentre autour de la commune de Rodez, assez loin parfois, le long des axes routiers en direction de Decazeville, d'Albi ou vers l’autoroute A75, et dans une moindre mesure autour de Millau.

Un tiers des Aveyronnais autour de Rodez

Seule grande aire urbaine de l’Aveyron, l’aire de Rodez compte 86 373 habitants au 1er janvier 2014, soit près d’un tiers des Aveyronnais. Grâce au dynamisme démographique de sa couronne périurbaine (+ 1,0 % par an en moyenne entre 2009 et 2014) où vivent 36 000 personnes, la croissance de l’aire urbaine est relativement soutenue (+ 0,7 %). L’unité urbaine bénéficie aussi d’un taux de croissance positif (+ 0,5 %).

À l'inverse, la commune de Rodez perd des habitants (50 en moyenne par an), alors que les communes les plus peuplées de l’agglomération en gagnent sensiblement : 200 habitants supplémentaires par an en moyenne à Onet-le-Château, 50 à Luc-la-Primaube et 40 à Olemps. Ce dynamisme s’observe aussi dans certaines communes de la couronne périurbaine (Baraqueville, Salles-la-Source, Flavin…) où la croissance annuelle de population se situe autour de 1 %.

Dans cette même couronne, peu de communes perdent des habitants : seules Villecomtal, Calmont et Nauviale sont dans ce cas.

Des zones se désertifient

Au 1er janvier 2014, l’agglomération ruthénoise dépasse dé-sormais les 50 000 habitants.

L’agglomération de Millau, la deuxième de l’Aveyron, compte 23 650 habitants au 1er janvier 2014. Entre 2009 et 2014, la croissance y est faible (+ 0,1 %).

Celle de Decazeville continue de perdre des habitants, 190 en moyenne par an entre 2009 et 2014, tout comme celle de Villefranche-de-Rouergue, qui perd 70 habitants par an.

Enfin, la population de l'agglomération de Saint-Affrique est stable (moins de 10 habitants supplémentaires par an).

Hors de l’influence des villes, deux communes sur trois perdent des habitants. Ces communes peuplées pour la plupart d'entre elles de moins de 500 habitants se situent surtout dans le nord du département (Aubrac, vallées de la Truyère et du Lot) et plus au sud (Lévézou, Grands Causses).

Source INSEE Occitanie

29 décembre 2016

Domaine des Bourines à Bertholène : l’abreuvoir ovins retrouve une deuxième jeunesse

Samedi 17 décembre, l’association Les Bourines en Rouergue a inauguré une nouvelle phase de rénovation du patrimoine de ce Domaine agricole : la réfection du mur de l’abreuvoir grâce au mécénat d’Agneau Interpro avec la Fondation du patrimoine.

Une fois de plus l’équipe de bénévoles qui se réunit toujours plus étoffée chaque mois, a montré son talent dans la réfection du mur de l’abreuvoir des ovins. Ils ont présenté les résultats de leurs travaux aux partenaires, élus locaux,... samedi 17 décembre à l’issue de leur chantier mensuel.

Comme pour la calade des porcheries et l’abreuvoir des bovins, l’association Les Bourines en Rouergue qui porte ce projet de rénovation du domaine agricole, a pu s’appuyer sur son partenariat avec Agno Interpro et la Fondation du Patrimoine. Pour mémoire, cette opération Agneau Lacaune du Patrimoine, consiste à reverser 1 euro par agneau vendu à la Fondation du Patrimoine pour la réalisation de projets de restauration de patrimoine lié à l’élevage ovin, notamment de lavognes.

Pédagogie et convivialité sur chaque chantier

«Nous sommes ravis de pouvoir accompagner des projets comme celui que vous menez ardemment depuis tant d’années aux Bourines», a félicité Jérôme Redoules, président d’Agno Interpro, amoureux de ce lieu qu’il qualifie de «magique».

Même élan du côté de la Fondation du Patrimoine et son nouveau délégué départemental, Patrice Lemoux : «Nous mettons nos pas dans ceux qui ont créé ce site, je veux parler des moines du monastère hôpital d’Aubrac qui l’ont conservé et entretenu pendant plus de 600 ans ! Ils ont été des innovateurs dans la création de ce lieu».

En effet à chaque chantier, les bénévoles emmenés par Didier Combret et Christine Presne n’en finissent pas de découvrir des nouveautés que les moines avaient mises en œuvre à l’origine ! Sur la gestion de l’eau par exemple autour des abreuvoirs bovins et ovins.

Réunis autour de ce projet, Jacques Maisonnabe, maire de Bertholène et Jean-Paul Peyrac, président de la Communauté de communes du Laissagais ont félicité l’engagement des bénévoles : «Nous avons déjà assisté à plusieurs remises de prix aux Bourines, qui devient un lieu de visites incontournables pour les Aveyronnais mais aussi les touristes et de plus en plus de médias ! Depuis le démarrage de ces chantiers, on parle de plus en plus des Bourines !». Jean-Paul Peyrac a notamment souligné le rôle pédagogique de ces chantiers, lieux de transmission de savoir-faire et le rôle social, car à chaque chantier, c’est un grand moment de convivialité !

Travailler ensemble pour le patrimoine

Ce qui motive l’ensemble de l’équipe des Bourines en Rouer-gue, c’est cet engagement sans faille pour le patrimoine, comme l’ont rappelé avec émotion Christine Presne et Didier Combret. «Travailler pour le patrimoine est une source de motivation, encouragée par les nom- breux prix qui nous sont accordés». Tous deux ont aussi à cœur de partager leur connaissance de ce patrimoine en proposant des visites du domaine pendant tout l’été, avec chaque semaine, plus d’une centaine de visiteurs ! Didier Combret et Christine Presne tiennent d’ailleurs à remercier les propriétaires, M. et Mme Dauty du château ainsi que les agriculteurs, Françoise et Roger Naudan pour leur soutien et leur accompagnement sans faille dans le projet. «C’est aussi cela le résultat de la longévité de nos projets !», conclut avec le sourire Christine Presne.

Eva DZ

22 décembre 2016

Conférence JA-Groupe de Camboulazet-Cons. départemental : agricultures familiales de par le monde

Jeunes Agriculteurs Aveyron, en partenariat avec le groupe de Camboulazet et le Conseil départemental, a organisé mardi 13 décembre une soirée-débat sur l’agriculture familiale. Au menu de la soirée : diffusion du film «Ceux qui sèment», puis discussion avec Gil Flottes, ancien conseiller agricole et membre actif de l’AFDI, et Anthony Quintard, co-président de Jeunes Agriculteurs Aveyron.

La soirée du 13 décembre avait pour but d’expliquer au grand public, de manière pédagogique, ce qu’on entend par agriculture familiale. C’est dans cet objectif que les organisateurs se sont appuyés sur le film «Ceux qui sèment», réalisé en 2014 par des étudiants de SupAgro Montpellier et multi-diffusé dans le cadre du festival AlimenTerre.

Des enjeux multiples

Le réalisateur a capté des images d’agriculteurs disséminés dans le monde entier : en Inde, au Cameroun, en Equateur, au Canada et en France. Le film montre clairement la diversité des modèles d’agriculture familiale, qui s’exprime dans la taille des exploitations, le devenir de la production, un environnement et des politiques très différents... Cette hétérogénéité s’exprime aussi dans les multiples modèles familiaux. Les témoignages d’agriculteurs font apparaître les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des exploitations familiales, face à une agriculture qui se mondialise de plus en plus.

Agriculteurs et coopération

A l’issue du film, Gil Flottes a témoigné de son expérience et a livré sa vision des agricultures familiales. En préambule, il a présenté l’action de l’AFDI Aveyron (agriculteurs français et développement international). Cette association rassemble des organisations professionnelles agricoles, en partenariat avec les Conseils départemental et régional, les écoles d’agriculture aveyronnaises, le CIRAD de Montpellier (Centre international de recherche agricole et de développement), ainsi que la fondation FARM (Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde).

D’après Gil Flottes l’objectif de l’association aveyronnaise est de «créer des partenariats entre les organisations professionnelles aveyronnaises et celles du Sénégal et du Mali, pour mieux se connaître et engager des actions réciproques de développement de l’agriculture». Son action a ainsi démarré en 1982 au Sénégal et a conduit à la création d’une Maison du paysan, équivalent de la Chambre d’agriculture, ainsi que de la mise en place d’outils de mécanisation et de motorisation.

Le partenariat avec le Mali a débuté en 1998 et se poursuit encore. L’Aveyron a fourni son soutien au moment de la mise en place de la loi d’orientation agricole. L’AFDI a aussi accompagné la création d’une coopérative pour aider les agriculteurs à acheter des tracteurs. Grâce au micro crédit, une vingtaine de tracteurs d’occasion aveyronnais a été achetée par des Maliens. Deux Maisons familiales rurales ont aussi vu le jour, ainsi qu’un appui à la commercialisation de céréales.

Loin du modèle unique

Pour montrer la diversité des exploitations familiales, Gil Flottes s’est appuyé sur le parallèle entre l’Aveyron et le Mali. Dans le département, le lien entre la famille et l’exploitation est très diversifié : un seul membre, ou plusieurs, à exploiter, des couples mariés ou non, travaillant ensemble ou non, des enfants repreneurs ou non, des familles différentes qui s’associent... Par contre, au Mali les familles sont très nombreuses et sont toutes régentées par un chef, sorte de patriarche, «qui décide de tout, jusqu’à la distribution du revenu et son utilisation». Alors que la famille française est fragile, les couples se séparant plus facilement, la famille africaine est solide. Cette question de la pérennisation des exploitations familiales est au cœur des enjeux de demain.

Plusieurs facteurs entrent en jeu, comme le dynamisme du territoire sur lequel est située l’exploitation, l’organisation du travail et la possibilité de dégager du temps libre, la viabilité économique, et bien sûr la transmissibilité. «On estime en général que l’exploitation familiale est gérée «en bon père de famille», avec un outil de travail préservé, une production de qualité et une vie saine», explique Gil Flottes. Il ajoute néanmoins qu’«une exploitation familiale n’est pas seulement de petite taille et produisant avec le moins d’intrants possibles. Cela peut aussi être des exploitations importantes, intensives, avec des productions liées au sol ou non».

Ce qui rassemble les exploitations familiales c’est l’attachement à l’outil de travail et la volonté de le voir perdurer. En cela, l’agriculture familiale est la plus à même de répondre aux enjeux du développement durable, soit une agriculture qui fait vivre sainement l’exploitant et sa famille, nourrit la population mondiale et respecte son environnement. Tout ce que ne peut apporter une agriculture capitalistique.

B. CAREL

22 décembre 2016

Fête de la Vache Aubrac en Transhumance : devenez ambassadeur de l’Aubrac !

Plus qu’une fête, la Fête de la Vache Aubrac en Transhumance est un véritable moteur de l’économie sur le plateau de l’Aubrac le temps d’un week-end. Mais l’événement a besoin de soutien pour continuer d’exister.

L’association Traditions en Aubrac qui porte la Fête de la Vache Aubrac en Transhumance lance un appel à l’aide. Elle est à la recherche de nouveaux soutiens lui permettant d’assurer l’avenir de cet événement qui retentit chaque printemps, sur tout le plateau de l’Aubrac. «Que serait devenu l’Aubrac sans la Transhumance ?», s’interroge Serge Niel, président de Traditions en Aubrac.

«Tous les partenaires directs mais aussi indirects, je pense aux hébergeurs, aux restaurateurs,... jusqu’à 100 km à la ronde sont complets les week-ends de transhumance. C’est aussi à eux et à tous les partenaires publics, communes, Communautés de communes, collectivités que nous nous adressons pour pérenniser notre fête», poursuit l’éleveur de St Chély d’Aubrac.

Depuis 1981 date de sa première édition, la manifestation est montée en puissance, la communication a évolué et s'est tournée vers la promotion du territoire Aubrac dans son ensemble. Les enjeux financiers pour les acteurs économiques du territoire sont devenus plus importants.

C’est en effet une réelle performance que réalise chaque année, l’équipe de bénévoles pour accueillir plus de 10 000 visiteurs dans le petit hameau d’Aubrac d’à peine 10 habitants l’hiver ! «Financièrement, tout est chiffré, bien calé mais nous sommes de plus en plus soumis aux normes de sécurité, avec des charges et des frais en hausse sans que nos recettes progressent car nous ne pouvons pas augmenter chaque année le prix de l’entrée de la fête», résume Serge Niel. «Pour continuer d’accueillir les visiteurs dans de bonnes conditions et leur proposer un programme de qualité autour des produits qui font la notoriété de notre territoire, nous avons lancé ce projet participatif».

Une aventure humaine

Le président s’appuie sur le poids de cette fête qui depuis plus de 35 ans, participe à la dynamique territoriale, à l’échelle de trois régions et trois départements. «Notre principal objectif est de promouvoir la race Aubrac. Le tourisme ne peut pas se développer sans l’agriculture qui contribue notamment à l’ouverture des paysages, alors que le tourisme permet aux agriculteurs de diversifier leur activité et de mieux valoriser leurs produits».

Au-delà de la montée des troupeaux vers les estives, l’association Traditions en Aubrac a étoffé son offre en organisant une soirée découverte de l’Aubrac (le jeudi avant la Transhumance) ou le Salon du Terroir Aubrac (le samedi et le dimanche de la Transhumance) qui fédèrent les acteurs du territoire afin de mettre en place des synergies entres les filières agricoles, touristiques, l’enseignement, les producteurs, mais aussi et surtout les éleveurs. «Merci aux éleveurs transhumants sans qui cette manifestation perdrait de sa valeur, les bénévoles, les éleveurs, les collectivités et les partenaires privés qui participent à la réussite de cette manifestation en s’investissant personnellement ou financièrement dans cette grande fête de la Transhumance !», salue Serge Niel.

Avant le 30 décembre

Alors pour continuer cette aventure humaine qui participe à la promotion d'un territoire qui mérite d'être connu : l'Aubrac, Traditions en Aubrac sollicite des ambassadeurs qui peuvent apporter un soutien (de 5 à 500 euros) en échange de prestations et cadeaux (tickets de tombola, affiche, entrée à la fête, randonnée avec un guide accompagnateur, déjeuner et panier du terroir, séjours sur l'Aubrac, repas chez Bras,...).

Pour en savoir plus et surtout apporter sa contribution, rendez-vous sur https://www.bulbintown.com/projects/la-vache-aubrac-en-transhumance. Ce projet est ouvert jusqu’au 30 décembre.

Traditions en Aubrac espère atteindre le premier palier des 5 000 euros qui pourront lui permettre de maintenir l’édition 2017.

Eva DZ

01 décembre 2016

Marchés de producteurs de pays : l’animation estivale préférée des Aveyronnais !

L’association de gestion des marchés de producteurs de pays de l’Aveyron était en assemblée générale jeudi 24 novembre autour de sa présidente, Cécile Contastin. Ses 167 adhérents en 2015 ont animé 240 marchés dans tout l’Aveyron.

Le marché de producteurs de pays est, dans certaines communes, l’animation préférée des visiteurs. Une fierté pour ses organisateurs mais aussi pour les producteurs qui l’animent, une récompense des efforts et du temps qu’ils investissent dans ce produit de qualité, désormais reconnu.

La présidente Cécile Contastin, tient d’ailleurs à remercier tous ceux qui s’impliquent au quotidien pour l’animation de ces marchés à valeur ajoutée pour tout un territoire : «les organisateurs sont toujours très impliqués pour permettre au marché de fonctionner correctement en respectant la charte nationale et le règlement départemental parce qu’organiser un marché de producteurs demande plus d’efforts et de temps».

Se démarquer de la concurrence

Ces marchés sont en effet sans équivalent, ils permettent aux producteurs de valoriser et de mettre en avant leur savoir-faire, leurs produits, leurs spécificités de producteurs, bref de se démarquer dans la foison de marchés dits «de terroir» ou «de pays». Car l’une des difficultés de l’association de gestion des marchés de producteurs est bien de se différencier : «Nous sommes parfois concurrencés par des marchés qui portent le même nom que le nôtre sans suivre les mêmes règles que nous ! Cela crée une confusion et le service de la Concurrence et de la Répression des Fraudes nous a confirmé que l’utilisation de l’appellation Marchés de producteurs sans élément pour certifier cette allégation est considérée comme une pratique commerciale trompeuse et peut être punie (jusqu’à 37?500 euros d’amende)», argumente Cécile Contastin.

Une communication intensifiée

Alors pour étendre sa notoriété, le réseau des marchés de producteurs de pays continue de miser sur la promotion et la communication. Outre les supports classiques dans les médias locaux et régionaux, l’association profite de la nouvelle version du site internet www.marches-producteurs.com : nouveau design, adaptabilité à tous les supports, simplification des rubriques, meilleur référencement,... Les mises à jour des pages réservées aux producteurs seront réalisées en 2017.

Bien sûr, le réseau, soutenu par la Chambre d’agriculture, la Chambre de métiers, le Conseil départemental, l’association des maires, la FDSEA, les JA et le CDT, va continuer d’être irréprochable par rapport à la charte et à l’annonce faite aux consommateurs. «Plus de la moitié de nos marchés sont contrôlés chaque année pour «coller» au terrain mais aussi informer, sensibiliser, conseiller de façon plus efficace sur de nombreux sujets techniques et réglementaires et surtout pour garantir aux consommateurs, le respect de notre charte et du règlement départemental», assure Cécile Contastin. Six points sont en effet évalués lors de la visite : la signalisation et la promotion du marché, la présentation, la publicité sur le lieu de vente, la qualité de l’accueil des producteurs et de l’organisation locale et la présence d’animations.

Un tandem organisateur-producteur gagnant

En 2015, 8 nouveaux agréments ont été acceptés auprès de producteurs. Désormais une visite est organisée en plus sur le site d’exploitation pour vérifier que l’activité et les produits correspondent bien aux critères définis.

La clé de la réussite pour Cécile Contastin est le tandem organisateur - producteur : «c’est le suivi des organisateurs qui nous permet de maintenir l’identité des marchés de producteurs, ils doivent pouvoir s’appuyer sur des représentants des producteurs afin de faire passer les messages».

Pour une meilleure connaissance du réseau, l’association va lancer une enquête auprès des producteurs et des organisateurs, l’idée étant de faire émerger des projets, des idées. Ainsi qu’une enquête auprès des consommateurs pour mesurer leur perception des marchés de producteurs et l’efficacité des canaux de communication.

Indéniablement les marchés de producteurs participent à l’animation dans les communes, notamment pendant la période estivale mais aussi toute l’année sur deux sites. «Nos marchés contribuent à l’animation et à l’attractivité des territoires, ils sont aussi une opportunité pour les agriculteurs de se lancer dans la vente directe sous la couverture d’une marque connue et reconnue», conclut Cécile Contastin. Un gage de réussite !

Eva DZ

06 octobre 2016

La petite enfance : une charte qualité

Les territoires ruraux ne resteront pas à la marge et la Fédération Familles Rurales y veillera. En effet, elle accompagne les collectivités qui désirent développer des structures d’accueil dans le département. L’attractivité des territoires dépend directement des services aux familles, et notamment en matière de solutions de garde pour les enfants non scolarisés.

La Fédération et les associations locales Familles Rurales proposent diverses solutions :

L’accueil en structure collective

La halte-garderie est un accueil occasionnel, une formule qui permet aux parents d’enfants de moins de 6 ans de les déposer une demi-journée ou une journée par semaine par exemple, afin de se libérer du temps. Un moyen également pour les enfants de faire de nouvelles rencontres et de contribuer à leur éveil et à leur socialisation. La halte-garderie peut être itinérante et s’arrêter chaque jour de la semaine dans un village différent.

Le Multi-Accueil est une structure «2 en 1». Elle associe un accueil régulier et un accueil occasionnel (une crèche et une halte-garderie en un même lieu).

La combinaison des deux modes de garde permet à un maximum de familles d’un même territoire de trouver une réponse à leurs besoins. En zones rurales, elles sont situées en centre-bourg où les multi-accueil dépassent rarement les 20 places.

La structure «Les Lutins de l’arc en ciel» à Réquista est ouvert du lundi au vendredi de 7h45 à 19h. Elle peut accueillir jusqu’à 20 enfants maximum simultanément. Il s’agit d’un lieu d’échange et de socialisation pour les enfants de 3 mois à 3?ans. Cela favorise l’accueil des enfants dans un lieu ludique, convivial, sécurisé et adapté. Pour inscrire son enfant, il suffit de retirer un dossier à la structure. La tarification dépend des revenus du foyer et du nombre d’enfants à charge. Le Centre de Loisirs «Arc-En-Ciel», situé dans le même bâtiment, prend le relais en accueillant les enfants à partir de 4 ans, les mercredis, petites et grandes vacances.

La micro-crèche est un type d’accueil identique à celui proposé en multi-accueil mais avec un nombre d’enfants restreint de 6 à 10 places. En milieu rural, ce type de structure correspond bien aux besoins des familles et à la dimension du territoire.

L’accueil individuel

Les assistantes maternelles sont directement employées par les familles. Elles exercent leur activité à leur domicile avec un accueil de 4 enfants maximum simultanément. Les horaires d’accueil peuvent être variables selon les contrats d’accueil de chaque enfant.

Les maisons d’assistantes maternelles (MAM) réunissent des assistantes maternelles pour travailler ensemble dans un espace commun d’une capacité de 9?enfants maximum, situé hors domicile. Les relations familles/ assistantes maternelles sont les mêmes que si elles exerçaient à leur domicile. Chaque assistante maternelle est responsable de l’enfant confié par la famille.

Dans les deux cas, les assistantes maternelles doivent être agréées par le Conseil départemental.

La garde d’enfants à domicile, outre la surveillance, la prise des repas, ou encore l’accompagnement à certaines activités, comprend également une action éducative et un accent mis sur l’éveil de l’enfant, notamment par le jeu.

Sur le lieu de vie de l’enfant, elle permet ainsi une garde de manière régulière ou occasionnelle afin de pallier l’absence de la famille liée à des horaires atypiques (soirée, nuit) et également une garde sur le temps périscolaire (avant et/ou après l’école).

Ce mode de garde peut venir compléter l’offre collective (halte-garderie, multi-accueil, micro-crèche).

Pour obtenir les renseignements sur les modes d’accueil individuel, se rendre au Relais Assistantes Maternelles (RAM), un lieu d’accueil, d’information, d’échange et de socialisation. Le RAM est un service gratuit. Il est ouvert selon les territoires sur des demi-journées ou journées organisées en deux temps :

- halte-jeux pour les enfants accompagnés de leur parent ou de leur assistante maternelle (arrivée et départ libres).

- permanence pour renseigner sur les modes d’accueil petite enfance du territoire, obtenir la liste des assistantes maternelles agréées, accompagner les parents employeurs et les assistantes maternelles (cadre professionnel, droits…), obtenir des renseignements d’ordre général…

Les structures organisent également des actions de parentalité dont le but est d’accompagner et de soutenir les familles dans leur rôle.

Renseignements auprès des structures les plus proches de votre territoire ou au service petite enfance de la Fédération départementale Familles Rurales au 05 65 75 54 00.

06 octobre 2016

Nos campagnes, regards croisés : plus de spectacles et plus de lieux différents !

Comme l’année dernière, l’action Nos campagnes, regards croisés propose des rendez-vous culturels dans les villages d’Aveyron. En octobre et novembre, les spectacles seront encore plus nombreux de Réquista à Conques !

Spectacles, films, rencontres, conférences, stages,... les acteurs de la vie culturelle accompagnés par Aveyron Culture - Mission départementale proposent un programme élargi et diversifié de rendez-vous culturels sur le thème de l’alimentation pendant les deux mois d’octobre et de novembre. «A la manière d’un laboratoire d’idées, nous avons construit une programmation libre et qui se veut l’écho des questionnements du territoire», expliquent les organisateurs.

Et le principe semble plaire puisque deux nouvelles structures culturelles de l’Aveyron, le Centre européen de Conques et Vallon de Cultures ont rejoint les 9 pionniers de la première édition. De même de nouveaux champs artistiques sont proposés comme un stage d’improvisation et de performance de danse ou encore des lectures musicales et poétiques ou bien des conférences, expositions et débats.

Le principe de cette opération est simple : c’est la rencontre entre culture et agriculture : «cinéastes, comédiens, danseurs, photographes, plasticiens,... vont à la rencontre d’hommes et de femmes de la campagne, de consommateurs et de producteurs, pour questionner notre rapport à la terre et à l’alimentation, des plaisirs de la table aux savoir-faire transmis de génération en génération, en passant par les secrets des plantes ou encore les jardins potagers patiemment travaillés de main d’homme», résument les organisateurs.

Selon les secteurs, les associations, centres culturels,... invitent à venir partager des moments de convivialité autour de soupe party, de marché gourmand, de thé littéraire et de dégustations en tout genre !

En 2016, 23 communes sont concernées (soit 5 de plus qu’en 2015) avec 16 propositions différentes (5 de plus qu’en 2015) programmées sur 29 communes (8 de plus qu’en 2015), parmi lesquelles Agen d’Aveyron, Alrance, Arvieu, Baraqueville, Canet de Salars, Cassagnes Bégonhès, Centrès, Connac, Conques, Durenque, Goutrens, Marcillac-Vallon, Prades de Salars, Quins, Réquista, St Christophe, St Léons, Salles Curan, Salles la Source et Valady.

Le public visé lui aussi se diversifie puisque les animations sont ouvertes aux résidents des maisons de retraite et certains rendez-vous s’adresseront aussi bien aux seniors qu’aux enfants, pour un mélange de générations autour des œuvres.

La Volonté Paysanne soutient cette manifestation et publiera au fil des deux mois, les différents rendez-vous dans son agenda.

Eva DZ

11 aout 2016

Entretien avec la présidente de Familles Rurales : priorité aux familles et à la jeunesse !

Avec 4 000 familles adhérentes, le réseau Familles Rurales est particulièrement bien implanté en Aveyron. Sa présidente, Adeline Canac, élue en 2012, du secteur de Réquis-ta, fait le point sur les actions réalisées, rappelle les missions de son réseau au service des familles et présente les projets à venir.

- Quel est le champ d’actions de Familles Rurales ?

A. Canac : Familles Rurales se partage entre deux branches : l’éducation populaire et le service aux familles. L’éducation populaire propose diverses activités à l’année, pour tous les membres de la famille. Le service aux familles se décline dans l’accueil des enfants (petite enfance, jeunesse), la formation à l’animation, le pôle handicap...

- L’accueil des enfants est particulièrement bien développé en Aveyron. Qu’en est-il ?

A. Canac : C’est vrai que Familles Rurales, à travers ses associations ou directement par la Fédération départementale, offre un bon maillage de services à la petite enfance dans le département. Avec 25 structures, les halte-garderies à la carte (1 jour/semaine, 1 jour/mois) permettent l’éveil des enfants. Elles sont aussi un lieu de rencontres entre les enfants, les parents et les professionnels en s’appuyant sur les Relais d’Assistantes Maternelles. En partenariat avec la MSA, la CAF et les collectivités, nous avons aussi ouvert des crèches ou des micro-crèches, cela s’appuie sur la dynamique locale et la volonté des élus. Justement un schéma départemental a été réalisé en Aveyron montrant qu’il manquait encore des places d’accueil des enfants en milieu rural. Familles Rurales se positionne pour développer des structures pour la Petite Enfance, l’enfance, la parentalité.

- Familles Rurales, c’est aussi les activités de loisirs. Comment se décline votre offre ?

A. Canac : Une vingtaine d’associations proposent un accueil de loisirs permanent à l’année les mercredi et pendant toutes les vacances, d’autres (qui représentent une majorité) sont ouverts de 3 à 6 semaines exclusivement l’été. D’autres encore accueillent les enfants l’été et pendant les vacances scolaires. Depuis 2 ans, nous avons répondu à la demande des collectivités sur le TAPS (temps d’accueil périscolaire) en lien avec la DDCSPP et bien sûr les municipalités. Nos associations locales ou la Fédération départementale en direct assurent l’accueil des enfants 3h par semaine, avec deux animateurs minimum autour d’un projet pédagogique. Nous ne proposons pas un simple gardiennage ! En septembre, nous allons démarrer la 3e année sur ces TAPS et de plus en plus de collectivités font appel à Familles Rurales pour assurer ces temps d’accueil. Pour nous, cela correspond tout à fait à notre mission de services aux familles.

- Et sur la jeunesse ?

A. Canac : Cela fait partie de nos projets de développement. Nous souhaitons développer l’accueil des 15 - 18 ans, les collectivités sont demandeuses ! Nous avons mené une réflexion sur les besoins de ces jeunes vivant en milieu rural. Nous avons concrétisé un projet MOUV’ACT : l’ouverture d’un local dédié aux lycéens internes dans le centre de Rodez notamment le mercredi après-midi. Ils sont encadrés par notre animateur jeunesse qui leur propose des activités innovantes, créatives, artistiques, sportives,... Ensemble ils réalisent des projets et partagent leurs compétences et leurs passions. Ouvert depuis février, les premiers retours sont encourageants. Nous accueillons 10 à 15 jeunes chaque mercredi. Par ailleurs, nous avons aussi initié un comité départemental jeunesse MOUV’JEUNES. Un groupe de jeunes de 18 - 25 ans de tout l’Aveyron, s’est constitué prêts à s’investir et à s’engager pour porter leurs idées au sein du conseil d’administration de la Fédération départementale. Cette politique envers la jeunesse, nous souhaitons vraiment la développer. L’idée est bien de «faire «pour» et «avec» les jeunes».

Recueilli par Eva DZ

11 aout 2016

Fête des battages à l’ancienne à Salles-la-Source : «une belle réussite syndicale et collective»

La fête des battages à l’ancienne organisée dimanche 7 août à Salles la Source a été un franc succès, avec la présence d’environ 800 personnes ravies d’assister à une démonstration de machinisme agricole du temps jadis, proposée par l’équipe locale FDSEA.

Le soleil était lui aussi de la partie sur la parcelle de Jean-Paul Malgouyres, président communal FDSEA de Salles la Source, au hameau de Souyri. Après le samedi consacré aux préparatifs et derniers réglages des machi-nes, l’équipe de bénévoles emmenée par Bernard Fernandez, retraité agricole de Salles la Source, collectionneur de machines agricoles anciennes, était sur le pont dès le dimanche matin pour le petit-déjeuner aux tripoux rassemblant une centaine de personnes.

Le repas du terroir du midi a attiré plus de 220 convives autour de l’aligot saucisse servi à l’ombre sur les tables dressées sur la ferme de Jean-Paul Malgouyres. Après les ultimes réglages de la matinée, la batteuse de 1955, le tracteur de 1949, la presse de 1935, le petit tracteur de 1952, de marque Société Française de Vierzon (SFV), près de la lieuse Mac Cormick de 1948 en présentation, se sont mis au travail sans encombre !

Un ensemble unique

Bernard Fernandez a utilisé un chalumeau pour chauffer le carburateur du tracteur SFV dont le moteur animait la batteuse reliée à de longues courroies. «Nous avons sorti 1,5 tonne de graines de blé et utilisé 200 litres de gazole pour les deux jours», indique Bernard Fernandez. Pour lui, cette fête des battages est un succès : «nous avons présenté un ensemble de machines unique de la SFV. Cette journée est une belle réussite syndicale, collective et conviviale animée par le réseau FDSEA. Nous avons par ailleurs accueilli des céréaliers du Lauragais, des agriculteurs de la Lozère et du Cantal, des non-agriculteurs, des jeunes et moins jeunes».

«Créer du lien social»

Dominique Fayel, président de la FDSEA Aveyron, présent à Souyri confirme : «notre syndicat agricole porte les revendications de ses adhérents mais il sait aussi créer du lien social entre ruraux, citadins, jeunes et anciens, à travers un dimanche comme celui-ci porté par une efficace mobilisation locale».

Rappelons que cette journée était organisée en partenariat avec RAGT (semences), Groupama d'Oc, l’entreprise Braley (environnement-énergie), la Sarl Nadal (machines Kubota), CMA (New Holland), Rouergue-Motoculture (machines Deutz-Fahr), l’assureur Axa, Hydraulique Mécanique Services, FODSA-Farago Aveyron, Foulquier Jérôme Travaux agricoles, Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées, Ets Vernhes (voitures d’occasion Bel Air), Ets Netco (caoutchouc et courroies) d’Onet le Château la FDSEA Aveyron et les JA du canton de Conques-Marcillac très sollicités à la buvette !

D.B.

28 juillet 2016

Ferme équestre : entre balades et cours à la Goudalie

A la ferme de la Goudalie sur la commune de Rodelle, le poney club a ouvert ses portes il y a bientôt 5 ans. C’est Elodie Bottelin en rejoignant le GAEC de son compagnon Nicolas Mouysset, qui a initié cette activité à côté de l’élevage limousin. «Je me suis installée en 2005 d’abord avec un élevage de chevaux (poneys Welsh Cob et chevaux Selle Français) mais cette activité étant difficilement rentable seule, il me fallait me diversifier».

Avec sa belle-mère Jeanne, alors associée dans le GAEC (elle est aujourd’hui à la retraite), Elodie a participé à une formation pilotée par le réseau Bienvenue à la ferme en Aveyron sur l’accueil à la ferme et les diverses prestations possibles. «Depuis que je suis toute petite je monte à cheval, j’ai suivi des études agricoles, et je voulais m’installer autour d’un atelier qui me plaît en l’occurrence le cheval. L’idée d’un centre équestre me plaisait car la structure collait bien à mon projet», explique Elodie. Grâce à l’embauche d’un salarié à temps plein, titulaire d’un diplôme d’Etat, elle a pu ouvrir son poney club. «Bien sûr il nous a fallu aménager nos bâtiments, nos abords, les accès et créer une écurie, une carrière, un manège. Pour réaliser ces investissements, nous avons été bien épaulés par le réseau Bienvenue à la ferme qui nous a aidés à monter les dossiers de subventions de l’Europe et de la Région», se souvient Elodie.

Pour offrir une activité à l’année, la jeune femme se partage entre l’accueil de touristes pour des balades pendant l’été et l’enseignement (dressage, obstacles, cross, jeux, balades,...) le reste de l’année majoritairement auprès des enfants (dès 4 ans) mais aussi des adultes. «On ne touche pas le même public l’été, ce sont surtout des gens en vacances qui recherchent une activité de loisirs autour du cheval à la campagne, près d’une ferme», détaille Elodie qui fait le lien avec les campings alentours, les offices de tourisme,... Toute l’année, le poney club forme une soixantaine de cavaliers licenciés. Un petit groupe de jeunes s’est même détaché et réalise quelques concours à l’échelon départemental. «La plupart de nos licenciés sont des gens du village, du canton ou des communes voisines jusqu’à Villecomtal, Onet le Château, Sébazac,...», avance Elodie.

Elle organise aussi un spectacle de fin d’année et quelques animations pour se faire connaître. Elle propose également quelques balades au Festival UNICOR, dans les fêtes des écoles locales et à la demande. «Je sais que je peux encore progresser dans la communication, ce n’est pas facile de connaître toutes les ficelles quand on n’est pas du métier mais on apprend au fil des saisons !», sourit Elodie, également présente sur les réseaux sociaux et sur internet (la-goudalie.fr). Elle ne serait pas contre une formation via le réseau Bienvenue à la ferme autour des sites internet. Et attend aussi du réseau leader dans l’accueil à la ferme, un soutien dans la communication auprès des prestataires touristiques de son secteur et dans la signalisation sur le bord des routes.

«Mon objectif est de développer encore ma clientèle car je dois assurer l’emploi à temps plein pour ma salariée. L’enseignement est un axe fort que je souhaite conforter ainsi que l’accueil de chevaux en pension», conclut Elodie, ouverte aussi à l’échange avec d’autres adhérents du réseau Bienvenue à la Ferme.

Eva DZ

28 juillet 2016

Fédération départementale des chasseurs : la biodiversité en question

Les sociétés de chasse du Rougier de Camarès (Belmont, Briols, Camarès, Montlaur et Vabre), conviées par la Fédération Départementale des Chasseurs, se sont donné rendez-vous le 20 juin à la maison de la chasse de Belmont sur Rance afin de faire le bilan des huit années d’opération PROBIOR (Promotion de la Biodiversité Ordinaire).

Cette opération initiée par les Fédérations des Chasseurs régionale et départementales, a associé chasseurs, associations, collectivités, agriculteurs et la Maison familiale de St Sernin, à un projet de recensement, puis d’aménagement et de préservation du patrimoine paysager et faunistique local.

Plusieurs actions ont été menées :

- recenser et restaurer parfois les mares et points d’eau du secteur ainsi que la diversité faunistique locale.

- recenser et préserver certaines zones à fort potentiel cynégétique (jachères, bandes enherbées, cultures faunistiques, etc…)

- aménager points d’eau, agrainoirs favorables à l’ensemble de la faune locale.

- associer toutes les sociétés de chasse afin d’harmoniser le repeuplement de la zone avec des perdrix rouges (espèce emblématique du Rougier) de souche dite «antagène» c'est-à-dire d’une pureté génétique reconnue scientifiquement, effectuer un suivi régulier des populations et mettre en place des règles de gestion communes à l’ensemble du secteur.

Après ces 8 ans, les responsables cynégétiques locaux sont satisfaits du travail accompli et des résultats obtenus, notamment au niveau du caractère plus «fuyard» des oiseaux sur le territoire. La seule ombre au tableau reste les difficultés pour préserver un plus grand nombre de poussins lors des premières semaines suivant les éclosions de printemps.

La Fédération des Chasseurs remercie toutes les bonnes volontés qui ont œuvré à cette opération, chasseurs, agriculteurs, élus, associations, élèves et professeurs de la MFR de St Sernin, les techniciens de la Fédération des Chasseurs de l’Aveyron et Fédération des Chasseurs Midi-Pyrénées, et les invite à poursuivre l’accompagnement nécessaire à la pérennisation de ces résultats. L’intégration de ce territoire typique du sud Aveyron à une étude scientifique nationale sur la diversité génétique des perdrix rouges devrait voir le jour dès cette année et donner ainsi une continuité à cette opération.

21 juillet 2016

Programme d’Intérêt Général «Habiter mieux» : des crédits encore disponibles

Le bureau d’études Oc’téha anime le Programme d’Intérêt Général (PIG) «Habiter mieux» du Département. Ce dispositif permet aux propriétaires occupants ou bailleurs de bénéficier de soutiens pour la rénovation énergétique, l’adaptation du logement et l’habitat dégradé. Le premier bilan est positif et des crédits sont encore disponibles.

Alain Calmels est propriétaire d’un logement qu’il occupe au lieu-dit Les Pourquiols sur la commune de Moyrazès. Désireux de réduire sa facture énergétique mais doté de ressources modestes, il a sollicité le PIG Départemental pour isoler ses combles, changer ses menuiseries et installer une VMC. Il s’est appuyé sur le bureau d’études Oc’Téha, chargé de l’animation du PIG pour réaliser toutes les démarches. Résultat : son projet a été subventionné à hauteur de 68% du montant des travaux et sa consommation énergétique a gagné 29%.

Dans le bourg de Moyrazès tout proche, Solange Baillet, propriétaire bailleur a décidé de réhabiliter une maison individuelle, vacante depuis 1970, en deux logements locatifs (70 et 75 m²). Aucune isolation, ni WC, ni salle d’eau,… cette maison était très vétuste. Là aussi avec l’appui d’Oc’téha, la propriétaire a pu évaluer les travaux et déposer une demande de soutien auprès de l’ANAH et de la Région. Résultat : son projet a été financé à hauteur de 35% par l’ANAH (plafonné à 1000 m²), elle a bénéficié d’une prime FART de 1600 euros/logement, d’un éco-chèque de 1000 euros/logement, d’un abattement de 60% des revenus fonciers pendant la durée de la convention. Le projet a été subventionné à hauteur de 31% du montant des travaux.

Ces deux exemples sont à l’image de la réussite du PIG Habiter Mieux lancé en juillet 2014 dans le département. Depuis, cette opération a permis à 488 propriétaires occupants leur résidence principale de bénéficier de plus de 5 millions de subventions (pour près de 8,5 millions de travaux réalisés). De même, 22 logements locatifs ont été rénovés, dont les propriétaires ont pu bénéficier de 474 208 euros de subventions pour 1,6 million de travaux réalisés.

Un bilan positif

Les partenaires de ce programme, Gérard Guyader, directeur adjoint de la DDT, représentant les services de l’Etat (ANAH), Danièle Vergonnier, vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’habitat et Jean-Paul Peyrac, président d’Oc’Téha ont salué le bilan positif de ce PIG Habiter Mieux. «Pour accompagner les ménages français à réduire leurs dépenses énergétiques, l’Etat par le biais de l’ANAH propose aux propriétaires occupants et bailleurs, ce programme national d’aide à la rénovation thermique des logements privés, dénommé Habiter Mieux», a expliqué Gérard Guyader. «Midi-Pyrénées est la première région utilisatrice de ce programme», tient-il à préciser. Forts d’un bilan positif (plus de 2000 logements en Aveyron), les services de l’Etat encouragent les ménages à solliciter ce programme qui permet un gain énergétique moyen de 40%. «Cette opération apporte un confort supplémentaire dans nos campagnes, une nouvelle capacité d’accueil dans nos bourgs c’est aussi une belle richesse pour notre patrimoine et surtout une bouffée d’oxygène pour nos artisans», poursuit Danièle Vergonnier s’appuyant sur les montants de travaux occasionées via le PIG Habiter Mieux en Aveyron.

Et Jean-Paul Peyrac d’inciter les personnes intéressées à venir prendre contact avec Oc’téha, au siège à Rodez ou lors de ses permanences délocalisées (lire notre agenda chaque dernière VP du mois). «Il existe un vrai potentiel, avec des enveloppes de subvention disponibles, sachant que la moitié des propriétaires occupants du département pourraient potentiellement bénéficier d’une aide de l’ANAH pour la rénovation de leur logement», a-t-il encouragé. Le conseil est gratuit mais attention, les travaux ne doivent pas commencer avant l’instruction du dossier de demande de subvention !

Eva DZ

Infos : Oc’Téha - Carrefour de l’agriculture - 12 026 Rodez Cedex 9 - 05 65 73 65 76.

14 juillet 2016

Projet de PNR Aubrac : le Préfet salue une «démarche citoyenne»

Le Préfet de l’Aveyron a rencontré les élus du syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac mercredi 6 juillet. Le président, André Valadier accompagné des membres du bureau lui ont présenté l’avancée du projet et les différents programmes d’action en cours ou à venir. «Une belle démarche citoyenne», saluée par le Préfet coordonateur.

Ce n’était pas la première fois que le Préfet de l’Aveyron rencontrait les acteurs du PNR Aubrac mais Louis Laugier, par ailleurs préfet coordonnateur du projet a souhaité prendre le temps d’échanger avec les membres du bureau du syndicat mixte de préfiguration du futur Parc mercredi 6 juillet.

Optimisme

«A travers nos échanges, j’ai pu voir les choses de près !», a-t-il résumé à l’issue de la rencontre. «Ce que je remarque, c’est que les acteurs locaux n’ont pas attendu d’obtenir la labellisation d’un parc pour travailler ensemble, mener des actions et concrétiser des projets», a-t-il tenu à noter, séduit par «ce territoire vivant». «Vous avez déjà des capacités d’initiatives qui seront améliorées par l’installation du Parc. Et les services de l’Etat que je représente, seront à vos côtés pour les mettre en œuvre», répondant ainsi parfaitement à sa contribution au développement des richesses du département.

Très «optimiste» sur la concrétisation du futur parc, le Préfet de l’Aveyron a constaté avec intérêt les mesures mises en œuvre sur le territoire comme les Maisons pluridisciplinaires de santé qu’il a inaugurées récemment dans le nord Aveyron. «Votre territoire rural a beaucoup d’atouts de par son agriculture, son offre de commerce, son maillage d’artisans, son attractivité touristique, mais son principal challenge est de lutter contre la déperdition démographique, la création de ces maisons de santé est un premier pas», a poursuivi le représentant de l’Etat.

Un territoire acteur et actif

André Valadier le confirme : «ce qui rassemble le territoire, c’est le parc et l’adhésion de la population à ce projet fait que les difficultés s’aplanissent. M. le Préfet a été le témoin de cette unité, cette volonté partagée de travailler ensemble. D’ailleurs les faits le prouvent déjà avec plusieurs actions concrétisées sur le territoire».

Le président du syndicat mixte de préfiguration du PNR Aubrac a confié l’importance de la présence du Préfet coordonateur pour qu’il puisse mesurer le degré d’appropriation du projet. «Nous avons fait ressortir et démontré que notre action était profitable aux trois départements concernés (33 communes en Aveyron, 12 communes dans le Cantal, 37 communes en Lozère et 25 communes associées), et donc aux trois régions (désormais deux)».

Les élus du territoire, membres du bureau du syndicat mixte ont en effet eu à cœur de montrer au représentant de l’Etat leur union pour renforcer le devenir d’un territoire acteur et actif. Ils défendent un «projet actuel et crédible» qui répond aux attentes des acteurs locaux et des habitants mais aussi à la société. «Notre panier de biens agricoles a été renforcé et valorisé par des actions liées à l’environnement, à la biodiversité pour donner un maximum de chances à nos produits», avance André Valadier. «Agriculture et environnement sont compatibles et agriculture et tourisme sont complémentaires. Notre projet prend en compte toutes les composantes d’un milieu rural», poursuit-il (lire aussi encadré).

Les prochaines étapes

Le président du syndicat mixte de préfiguration en a profité pour faire le point sur l’avancée du projet de PNR. «Le travail à la loupe sur notre territoire a permis de présenter un bon diagnostic grâce à un partenariat public - privé réussi. Nous avons eu de la part de la commission nationale des parcs, des retours très favorables, suite à la visite d’experts sur l’Aubrac, en particulier sur le degré d’appropriation du milieu agricole et touristique autour du projet», se réjouit André Valadier. «Certains attendent le parc depuis longtemps !».

Plus motivés et déterminés que jamais, les membres du syndicat de préfiguration espèrent un retour officiel positif afin de pouvoir engager au plus vite l’enquête publique qui conduira à un décret ministériel pour la labellisation du territoire. Une concrétisation attendue d’ici fin 2017.

Eva DZ

07 juillet 2016

Marchés de producteurs de pays : la saison est lancée

La saison estivale démarre et avec elle, les marchés de producteurs de pays, devenus un incontournable dans le calendrier des animations de l’été en Aveyron.

Ce concept national unique né en Aveyron et aujourd’hui porté par les Chambres d’agriculture est un rendez-vous attendu à la fois par les locaux mais aussi par les touristes à la recherche de produits authentiques et de contacts directs avec les agriculteurs.

En Aveyron, là où tout a commencé sous la houlette de Sylvette Hermet, pas moins de 16 sites de marchés sont proposés (voir la liste ci-dessous) dont deux à l’année, à Rignac et à St Geniez d’Olt. Deux autres communes organisent un marché autour d’un événement, à Decazeville samedi 23 juillet en marge du festival pyrotechnique et dans l’été à Ste Geneviève sur Argence dimanche 14 août toute la journée, pendant le vide-grenier.

L’association de gestion des marchés de producteurs qui réunit 250 adhérents, sera une nouvelle fois mobilisée pendant toute la saison pour offrir des moments d’animation, de détente et de plaisir autour des produits du terroir aveyronnais, à consommer sur place ou à emporter. Puisque les produits présents sur les marchés proviennent directement et exclusivement des producteurs qui les commercialisent, c’est la marque de fabrique des marchés de producteurs !

Eva DZ

07 juillet 2016

Fédération des chasseurs de l’Aveyron : le préfet découvre le parc des Gachounes

Le préfet de l’Aveyron, Louis Laugier, a visité le centre de formation au permis de chasser du parc des Gachounes à Rodelle, mardi 5 juillet. Il a été accueilli par le nouveau président de la fédération départementale des chasseurs, Jean-Pierre Authier.

La fédération départementale des chasseurs a ouvert son nouveau centre de formation pour le permis de chasser l’été dernier sur la commune de Rodelle, sur un site de 63 ha. La fédération aveyronnaise a validé, en 2014-2015, 12 230 permis de chasser. Elle est ainsi «la première fédération de Midi-Pyrénées», selon le directeur Didier Béteille, après la présentation générale effectuée par Jean-Pierre Authier, qui a succédé récemment à Michel Gombert à la présidence de la fédération départementale.

MM.Authier et Béteille étaient accompagnés par des administrateurs et une partie des salariés de la structure dont le siège est à Bourran, à Rodez. Ils ont indiqué que la fédération aveyronnaise avait plusieurs missions, notamment «de participer à la mise en valeur du patrimoine cynégétique départemental et à la protection et la gestion de la faune sauvage et de ses habitats, et d'organiser la formation des candidats aux épreuves théoriques et pratiques de l'examen pour la délivrance du permis de chasser, ainsi que des formations ouvertes aux personnes titulaires du permis pour approfondir leurs connaissances de la faune sauvage de la réglementation en général». Sur ce dernier point, le parc des Gachounes est un outil adapté avec un large volet pédagogique et de formation des chasseurs.

336 candidats au permis de chasser

La fédération a accueilli en 2015, 336 candidats au permis de chasser, en plus des formations de perfectionnement, concernant des Aveyronnais, mais aussi des Tarnais. Ce chiffre est en progression depuis 2012, a noté Didier Béteille, reconnaissant toutefois que le nombre de permis baissait chaque année (environ 120), une tendance nationale, même si l’Aveyron maintient une bonne dynamique. Le parc des Gachounes est un lieu exceptionnel pour les futurs chasseurs et ceux qui veulent se mettre à jour, qu’ils pratiquent le fusil ou le tir à l’arc, et un outil de formation ouvert par ailleurs aux personnes à mobilité réduite. Ses travaux d’aménagement ne sont pas encore bouclés, avec à l’étude, la réalisation d’une voix d’accès plus pratique, et pour 2017, la création d’un sentier d’interprétation, notamment pour les scolaires et le jeune public.

Didier Béteille a présenté au préfet les autres actions de la fédération, comme la réserve du Causse Comtal, la tourbière de Bouloc, l’observatoire de Ste-Geneviève d’Argence, auxquels il faut ajouter diverses animations scolaires autour de la faune sauvage et des espaces naturels sensibles. Les responsables ont guidé le préfet sur différents postes de tir, mettant en avant les consignes de sécurité draconiennes du site.

Louis Laugier a confié qu’il n’était «pas chasseur» mais qu’il considérait comme «majeur le poids des chasseurs dans l’aménagement du territoire, avec en particulier, l’efficacité des plans de chasse. Ces derniers permettent de réguler les espèces, c’est donc important pour l’agriculture et la société en général. La chasse est une passion utile pour tout le monde», a insisté le préfet de l’Aveyron.

D.B.

16 juin 2016

Réseau Bienvenue à la Ferme : les fermiers aubergistes font leur promotion

Pour clore le Printemps à la ferme, les fermiers aubergistes du réseau Bienvenue à la Ferme de l’Aveyron ont invité les professionnels du tourisme à découvrir leur offre touristique pour la prochaine saison estivale, jeudi 9 juin à la ferme de Jassenove, à Millau. Une façon de relancer la dynamique autour de ce métier encore peu connu et pourtant si exigeant et source de valeur ajoutée dans les exploitations et pour l’agriculture du département.

Quel meilleur cadre qu’un joli corps de ferme, autour d’anciennes granges réaménagées, des produits du terroir et une journée ensoleillée pour découvrir l’offre touristique des agriculteurs engagés dans le réseau Bienvenue à la ferme.

Après quelques années «en sommeil» et sans réelle communication autour de leur activité, les fermiers aubergistes et propriétaires de fermes pédagogiques et découverte, bref les agriculteurs engagés dans l’agrotourisme au sein du réseau de la petite fleur ont décidé de lever le voile sur leur activité en créant un moment de partage avec les professionnels du tourisme et les élus. La famille Galtier de la ferme de Jassenove à Millau, fidèle à la marque depuis 36 ans, les accueillait ainsi jeudi 9 juin.

Leader dans l’accueil à la ferme

«Ce rendez-vous est une manière de rappeler que, parmi toutes les offres touristiques proposées dans le département, notre réseau existe et est le symbole de l’authenticité, de la convivialité, d’un accueil personnalisé, de qualité et empreint de grandes découvertes», a souligné Cécile Contastin, responsable du réseau Bienvenue à la Ferme en Aveyron. «Nous nous appuyons sur une marque portée par l’assemblée permanente des Chambres d’agriculture, un réseau leader national de l’accueil à la ferme», poursuit la responsable professionnelle.

Pour beaucoup d’agriculteurs engagés dans le réseau, Bienvenue à la ferme leur a permis de développer une activité d’agrotourisme, «une alternative au dynamisme du territoire».

Isabelle Gély, propriétaire d’un camping à la ferme et d’une ferme découverte, souligne l’utilité de leur action auprès du grand public : «Si certains à leur arrivée sur la ferme, nous parlent de l’odeur de la bergerie, repartent, à l’issue de la visite, totalement ravis de cette découverte, méconnaissant pour la plupart notre façon de travailler et notre métier pourtant à l’origine d’un produit noble qu’ils connaissent bien, le Roquefort». L’agricultrice a également invité sur sa ferme, les responsables d’offices de tourisme et syndicats d’initiative locaux qui eux non plus, ne connaissaient pas le concept et ne pouvaient donc pas le faire découvrir à leurs visiteurs. «Nous comptons beaucoup sur ces opérateurs pour relayer notre action parce que ce sont nos brebis qui font nos paysages !».

Une demande partagée par les agriculteurs du réseau, comme Véronique Lombard propriétaire de la ferme auberge de Quiers à Compeyre depuis 35 ans : «35 ans de bonheur ! Même si notre activité est difficile puisqu’elle exige beaucoup de temps mais tellement gratifiante en terme de partage ! C’est un réel plaisir de faire découvrir notre patrimoine culinaire, si prisé. Mais cette authenticité, cette sincérité, cette convivialité, attendues par les consommateurs, doivent être accompagnées». C’est ce qu’attendent les agriculteurs engagés dans ce réseau, notamment les petits derniers qui ont choisi d’investir dans ce concept, dont Anne Rieucau de la ferme auberge de Séveyrac à Bozouls, qui a démarré son activité il y a 4 ans.

Authenticité, sincérité, convivialité

Autour de ces agriculteurs, la Chambre d’agriculture continue d’apporter conseils et soutiens dans les projets et accompagnera les animations, par l’intermédiaire de Magaly Bruel, conseillère Produits Fermiers et Agri-tourisme des Réseaux Bienvenue à la ferme et Marchés des Producteurs de Pays. Le directeur, Bruno Roussel, l’a bien rappelé : «Nous sommes ici sur des activités non délocalisables autour de personnes attachées à leur territoire et soucieuses d’en faire la promotion. Nous serons à vos côtés pour accompagner votre communication».

De même, Pierre Calmelly, responsable du Comité départemental du tourisme (CDT) veut «accompagner l’espoir» d’une activité qui «correspond à tout un pan de l’économie aveyronnaise» et surtout qui contribue à l’attractivité du territoire, thème cher au Conseil départemental.

Cet échange a permis de rappeler aux professionnels du tourisme, que le réseau Bienvenue à la Ferme est organisé et bien présent sur tout le département : «Nous avons besoin de reconnaissance car nous sommes, nous aussi, soumis à une rude concurrence qui plus est déloyale, de la part des hébergeurs particuliers», dénoncent les responsables du réseau, citant notamment l’exemple de Millau qui recense 300 loueurs de chambres non déclarés !

Mais les membres du réseau Bienvenue à la Ferme sont bien résolus à faire parler d’eux, autour d’une communication commune et collective, preuve de leur solidarité !

Eva DZ

16 juin 2016

Foncier : les Safer en ordre de marche pour une fusion annoncée en avril 2017

La Safer Aveyron Lot Tarn et Tarn-et-Garonne s’est réunie en assemblée générale le 6 juin à Albi. Au programme, des témoignages pour mettre en lumière les missions de la structure et une table-ronde sur la fusion des Safer en région.

Le 6 juin, avait lieu, la dernière assemblée générale de la Safalt dans sa configuration actuelle (Safer Aveyron Lot Tarn et Tarn-et-Garonne, ce dernier département ayant rejoint les trois autres début 2016). En effet, la fusion des trois Safer présentes sur le territoire de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées interviendra en avril 2017 (lire encadré).

Cette assemblée générale fut d’abord l’occasion de mettre en avant, au travers de trois témoignages, les missions des Safer dans trois grands domaines : l’installation en partenariat avec la Chambre d’agriculture, l’aménagement foncier et les actions environnementales.

22% des rétrocessions sont destinées à l’installation

Le premier témoignage fut celui de Lucas Honoré et de Marion Quenton, jeune couple nouvellement installé en caprin lait. Ces deux jeunes, ingénieur agronome pour l’un et titulaire d’un BTS ACSE pour l’autre, cherchait une exploitation en élevage ovin lait et/ou caprins lait dans un rayon d’une heure autour de Toulouse, en vue de transformer et commercialiser leur production. Après plusieurs expériences infructueuses dans le département, Jean-Marc Trulhet, conseiller de la Safalt leur propose de visiter une exploitation et un agriculteur à la recherche de repreneurs. Le projet semble bien engagé et les études et démarche d’installation reprennent en lien avec les conseillers de la Chambre d’agriculture. «Le rôle de la Safer a été primordial et nous avons été très bien accompagné. Il y a eu une très bonne articulation entre les conseillers Safer et ceux de la Chambre d’agriculture, ce qui nous a permis d’avancer rapidement», expliquent Lucas et Marion.

Christine Vaysse, conseillère à la Chambre d’agriculture en charge de l’installation et de la transmission a détaillé les dispositifs en place dans ce genre de situation, aussi bien en matière d’accueil individuels que de formations collectives ou d’organisation d’évènements comme le forum transmission, qui se déroule tous les deux ans. Alain Bou, président du comité technique du Tarn rappelait quant à lui l’importance, pour ce type de projets, d’anticiper au maximum les choses et de poursuivre les relations entre les organisations agricoles pour faciliter l’installation et la transmission des exploitations.

Les CLAF, piliers de l’aménagement foncier

Deuxième exemple, celui d’une préemption de la Safalt contre un jeune qui projette de s’installer. «Ce n’était pas évident et c’est pourtant ce qui s’est passé», résume Alain Bou. En effet, deux agriculteurs voisins demandent, dans ce dossier, la préemption pour faire un aménagement foncier. Les débats se déroulent en CLAF – CDT (commission locale d’aménagement foncier et comité technique Safer). L’objectif final est d’opérer une restructuration du foncier tout en gardant au final la priorité à l’attribution du jeune. Christophe Rieunau, secrétaire général JA et qui a participé aux travaux de la CLAF, a donné sa vision des choses. «Les débats ont été très constructifs et la CLAF a permis de mettre les gens d’accord et de trouver la solution de l’aménagement». Alain Bou constate «l’importance de la consultation locale et de l’implication de responsables locaux en utilisant le savoir-faire de nos conseillers fonciers».

Contribution à l’agri-environnement

Le dernier témoignage présentait une action menée par la Safalt sur le causse de Saint Géry dans le Lot, par Alain Delmas, conseiller Safalt. Il a réalisé un travail de fourmi pour retrouver 12 propriétaires de 180 parcelles pour 68 hectares, dans le but de réinstaller un troupeau de vaches allaitantes sur ce territoire en proie à la friche. La preuve, pour Aurélien Constant, le président du comité technique Safalt du Lot, que la Safer a un rôle primordial dans la gestion des territoires, le maintien de l’élevage et de l’activité agricole, et d’un environnement ouvert. «C’est aussi un rôle important pour lutter contre les incendies, sujet auquel sont sensibles les élus. Tout ce petit parcellaire que la Safalt traite, même les situations en vallée sur les berges du Lot, deviendra de la friche si on ne s’en occupe pas». Et Aurélien Constant de rappeler que le temps passé sur ce type de dossier est pris en charge par la Safer et non répercutable sur les acquéreurs. «Il n’y a que la Safalt qui peut le faire, jusqu’à quand sans aide ?» conclut-il.

A. RENAULT

Le Paysan tarnais

09 juin 2016

Printemps à la ferme : de nouveaux concepts pour l’été !

Trois exploitations ont participé au Printemps à la ferme le week-end dernier. A la vigne au Domaine Bertau à Montjaux, à la Ferme des Capellous pour un troc de plants et d’animaux à La Capelle de Florentin ou encore à la Ferme des autruches à Sébrazac, la découverte était totale !

Comme un galop d’essai aux animations qu’elles proposeront tout l’été, des exploitations du réseau Bienvenue à la Ferme ont ouvert leurs portes samedi 4 ou dimanche 5 juin.

Au Domaine Bertau, par exemple, sur la commune de Montjaux, le vigneron a inauguré son nouveau concept de dégustation des produits locaux autour bien sûr, d’un verre de vin issu de ses vignes ! Il propose de déjeuner dans des duelles, assiettes fabriquées à partir du bois des tonneaux où vieillit le vin. Une première qui a ravi la trentaine de convives qu’il a reçus pour déjeuner à l’ombre de son chai. Le Printemps à la ferme lui a permis de se tester pour améliorer son concept qu’il va décliner tout l’été, une fois par semaine.

Il en est de même à la Ferme des autruches de Montégut à Sébrazac où chaque été, Daniel et Sophie Frank accueillent le public autour de la visite de leur ferme et d’un repas fermier dans la grange qu’ils ont aménagée. Le coup d’envoi de leur saison a donc été donné à l’occasion du Printemps à la ferme. Ils ont ainsi reçu de nombreux visiteurs toute la journée et servi un déjeuner à une vingtaine de personnes. Toutes ont découvert avec curiosité le parc des veaux et surtout celui des autruches, avec des petits de quatre jours à peine ! L’autre attraction de la ferme est la possibilité d’être hébergé dans des yourtes !

Enfin à La Capelle de Florentin, Valérie et Lucien Veyre ont lancé un nouveau concept : un troc de plants, de plantes et d’animaux (essentiellement volailles et lapins). Toute la journée de samedi (et même le dimanche), les visiteurs ont apporté à la ferme, les fleurs qu’ils avaient en trop pour les échanger contre de nouvelles espèces. «Ce principe plaît beaucoup visiblement et du coup, nous avons surtout touché un public local qui a pu par la même occasion, découvrir notre exploitation», avance Valérie Veyre.

Car c’est bien là l’objectif du Printemps à la ferme, permettre aux agriculteurs d’ouvrir les portes de leur ferme, pour expliquer leur métier, présenter leurs produits et échanger avec leurs voisins ! Pari réussi pour cette nouvelle édition !

Eva DZ

26 mai 2016

Convention RTE- Fédération des chasseurs à Bertholène : bio-diversité sous les lignes électriques

La Fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron, la Fédération régionale des chasseurs de Midi-Pyrénées, RTE (Réseau de Transport d’Electricité) et la municipalité de Bertholène ont signé jeudi 19 mai une convention régionale de partenariat en faveur du maintien de la bio-diversité sous des lignes électriques haute tension.

«Tracer des chemins de vie pour la biodiversité sous les lignes électriques en Midi-Pyrénées» est l’appellation de cette action unique dans la région, parmi les 40 déjà réalisées en France. Ce partenariat se traduit par la réalisation d’aménagements favorables à la bio-diversité, avec des couverts d’intérêt faunistique et floristique, des plantations arbustives effectuées sous les lignes électriques à haute et très haute tension du réseau de transport d’électricité.

11 ha aménagés

A Bertholène, au bord de la forêt des Palanges, 11 hectares ont été aménagés sur une bande de 50 mètres de largeur et une longueur de 1,5 km. Ces hectares sont entretenus par les chasseurs du Groupement d’intérêt cynégétique (GIC) des Palanges. «Diverses espèces animales, notamment grives, lièvres, chevreuils et insectes, y trouvent désormais un habitat favorable».

Michel Gombert, président de la Fédération des chasseurs de l’Aveyron, Serge Castéran, président de la Fédération des chasseurs de Midi-Pyrénées, et Jean-Marc Panis, directeur du Centre Maintenance Sud-Ouest de RTE (Réseau de Transport d’Electricité) ont signé la convention régionale de partenariat à la salle des fêtes de Bertholène. Ils s’étaient auparavant rendus sur le site où a été planté un panneau explicatif de cette démarche en faveur de la bio-diversité, guidés par Bernard Blanchy, technicien de la Fédération des chasseurs de l’Aveyron en charge du suivi du projet. Le groupe était accompagné de Jean-Pierre Authier, trésorier de la Fédération des chasseurs de l’Aveyron, président du GIC des Palanges, et de Jean-François Fabry, agriculteur et chasseur à Bertholène, co-président de la section chasse et dégâts de gibier FDSEA Aveyron.

«Une première régionale»

«C’est en effet le premier projet de cette nature mis en œuvre en Midi-Pyrénées», confirme Jean-Pierre Aubertin, directeur du groupe maintenance réseaux Massif-Central Ouest de RTE. «L’objectif est la gestion raisonnée des terrains sous les lignes électriques haute tension. Ils sont situés en forêt ou en plaine et constituent, parce qu’ils sont continus, des zones propices à la protection, à la reproduction, à l’alimentation et à la circulation du gibier, à condition d’adapter les modalités d’entretien et de gestion de la végétation».

Dans le protocole il est précisé que RTE co-finance le projet en partie. «Les chasseurs effectuent les aménagements et assurent leur l’entretien, sous la responsabilité de la Fédération des chasseurs, avec l’accord des propriétaires des parcelles concernées». Cette démarche prévoit notamment «un appui méthodologique à la mise en place de projets locaux d’aménagement, à la communication sur les actions mises en œuvre, au respect de la réglementation et des règles de sécurité».

Didier BOUVILLE

19 mai 2016

Préfiguration du PNR Aubrac : le Comité de programmation LEADER «Aubrac, Olt, Causse» en place

Jeudi 12 mai se tenait, à Montpeyroux, la première réunion du Groupe d’Action Locale «Aubrac, Olt, Causse» (communément appelé GAL) en charge du pilotage du programme LEADER sur ce territoire composé de 9 Communautés de communes de l’Aveyron et 1 Communauté de communes du Cantal : Argence, Aubrac-Laguiole, Bozouls-Comtal, Caldaguès-Aubrac, Carladez, Espalion-Estaing, Entraygues-sur-Truyère, Laissac et Pays-d’Olt-et-d’Aubrac.

Ce fonds européen, dont le Syndicat mixte de préfiguration du Parc naturel régional de l’Aubrac a obtenu la gestion pour ce territoire sur la période 2015-2020, est une véritable opportunité. Les 2,12 millions d’euros qui ont été alloués au territoire permettront de soutenir une nouvelle stratégie locale ayant pour objectif de développer les activités économiques locales et d’améliorer la qualité de vie des habitants.

Cette première réunion avait pour but l’installation du comité de programmation qui constitue l’instance décisionnelle du GAL. Composé de 35 membres dont 16 de la sphère publique et 19 de la sphère privée représentant les acteurs socioprofessionnels du territoire, ce comité de programmation assurera la mise en œuvre du programme et procédera à la sélection des projets (publics ou privés) qui seront soutenus.

A l’occasion également de ce premier comité, Simone Anglade, conseillère départementale de l’Aveyron, a été élue présidente du GAL et Bernard Remise, maire de St Urcize (Cantal) a été élu vice-président.

La mise en œuvre de la programmation LEADER démarrera dès la signature de la convention entre la Région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées et le Syndicat mixte de préfiguration du PNR de l’Aubrac. Cette signature devrait intervenir d’ici la fin du premier semestre 2016.

Contact : Emilien Soulenq - Syndicat mixte de préfiguration du PNR de l’Aubrac

Tél. 05 65 48 19 11

Mail : e.soulenq@projet-pnr-aubrac.fr

12 mai 2016

Prix du patrimoine : le patrimoine aveyronnais est bien valorisé

Le Conseil départemental a récompensé, lundi 9 mai, les Aveyronnais qui s’investissent pour la préservation, l’entretien et la promotion de leur patrimoine. Associations, particuliers et collectivités locales sont en effet nombreux dans le département à se mobiliser sur des chantiers de restauration. Cette année, le prix du patrimoine a notamment mis à l’honneur, le Domaine des Bourines et ses porcheries, sur la commune de Bertholène.

L’association Les Bourines en Rouergue est exemplaire à plusieurs titres, d’abord parce qu’elle intervient sur un bâti exceptionnel dans l’ancien plus grand domaine agricole de l’Aveyron, en partie toujours exploité par Françoise Brégou et Roger Naudan. L’ancien grenier de l’Aveyron n’en finit pas de dévoiler ses secrets qui ont permis aux moines de l’Aubrac de bénéficier de réserves dans la vallée pour nourrir les montagnards ! Les porcheries, bâties au XVIIe siècle en sont le dernier exemple en date.

Depuis plusieurs années, les nombreux bénévoles de l’association Les Bourines en Rouergue s’attèlent une fois par mois, sous la houlette de Christine Presne et Didier Combret, à leur remise en état pour en faire un lieu de visite ouvert tout l’été et un lieu d’animations avec la réception de concerts notamment. «C’est un bel exemple d’une restauration réussie et qui participe à la promotion de notre département, que nous avons voulu mettre à l’honneur», a ainsi expliqué Jean-François Galliard, vice-président du Conseil départemental en charge de la culture. «Mais notre choix a été difficile car sur les 18 initiatives présentées, la mobilisation de nombreux bénévoles est à saluer à chaque fois», a complété Jean-Claude Luche, président du Conseil départemental.

«A patrimoine exceptionnel, mobilisation exceptionnelle», tel a été le credo rappelé par Jacques Maisonnabe, maire de Bertholène, au sujet de l’investissement des bénévoles autour du Domai-ne des Bourines.

Neuf lauréats

Le prix départemental du patrimoine encourage depuis près de 30 ans, les initiatives de restauration et de mise en valeur du patrimoine ainsi que la création contemporaine. A travers 4 catégories, il récompense à la fois le caractère novateur de l’idée, la qualité des restaurations, de la mise en valeur et de la création. Nombre de lauréats ont été accompagnés dans leur réalisation, par Louis Causse des Bâtiments de France, par ailleurs bénévole de l’association Les Bourines en Rouergue.

Restauration du patrimoine : 1er prix à l’association Les Bourines en Rouergue pour la restauration des anciennes porcheries des Bourines (2 000 €) ; 2e prix à Sophie et Philippe Rigaux pour la restauration d’un corps de ferme à St Igest et la réalisation de travaux de grande ampleur dans le respect du patrimoine bâti et des matériaux utilisés, avec l’appui de Maisons Paysannes de France (1 500 €) ; 3e prix ex aequo à l’association Vivre à Campagnac et dans ses hameaux pour la restauration de la croix de mission monumentale de Campagnac (750 €) et à l’association diocésaine paroisse de St Amans du Larzac Dourbie et Cernon pour la restauration de l’église St Jean Baptiste à St Jean du Bruel, église construite au XVIIIe siècle dans un climat protestant ! (750 €).

Rénovation et adaptation du patrimoine : 1er prix à l’association Histoire et patrimoine d’Anglars du Cayrol pour la restauration du grenier refuge de l’église d’Anglars afin de recevoir des expositions au Cayrol (2 000 €) ; 2e prix ex equo à la commune de La Cavalerie pour la restauration et la mise en valeur du rempart aménagé pour recevoir l’office de tourisme (1 000 €) et aux Amis du château et du patrimoine sévéragais pour la restauration de la maison des Consuls afin d’aménager le musée d’histoire locale sur la commune de Sévérac le Château (1 000 €) ; 3e prix à la commune de Capdenac pour la restauration de la halle où deux grandes fresques ont été réalisées par les bénévoles (500 €).

Pour la catégorie création contemporaine, aucune candidature n’a été présentée.

Mise en sécurité du patrimoine mobilier : 1er prix à la commune de Montsalès pour la restauration et la mise en sécurité d’un corbillard en lien avec l’association Galerie Tour associative de Montsalès. Restauré par deux spécialistes des calèches, ce corbillard a été très applaudi lors du défilé annuel des calèches à Villeneuve ! (500 €).

Eva DZ

05 mai 2016

Réseau Gîtes de France Aveyron : une marque de qualité et de sécurité

L’assemblée générale des Gîtes de France de l’Aveyron s’est déroulée jeudi 28 avril à la salle des fêtes de Rodez en présence d’une centaine de personnes et de la directrice générale de la fédération nationale des Gîtes de France.

Gîtes de France Aveyron, co-présidé par Myriam Andrieu et Olivier Mazars, a dressé son bilan d’activité 2015 devant de nombreux propriétaires de gîtes du département, en présence de la directrice générale de la fédération nationale des Gîtes de France, Anne-Catherine Péchinot et Alain Soucaze, co-président de la future union régionale des Gîtes de France Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.

Myriam Andrieu a rappelé les cinq missions de la structure départementale : développement de l’accueil en milieu rural et en ville, accompagnement des porteurs de projet, labellisation et agrément des prestations et hébergements, visites de contrô-les périodiques, site internet...

En Aveyron, le parc d’hébergement 2015 est en hausse avec 607 gîtes, mais en baisse pour les chambres d’hôtes, avec 307 unités, et 107 maisons d’hôtes, 21 gîtes de groupe, 11 campings et 3 propriétaires de 47 chalets. L’an dernier, 157 demandes de porteurs de projets ont été enregistrées, «c’est au dessus de la moyenne nationale», a souligné Anne-Catherine Péchinot. Les trois-quarts concernaient des projets de gîte rural (11 % de chambres et 5 % de city-break). Sur ces 157 demandes, 38 projets ont été suivis, avec au final, 8 nouveaux adhérents, dont 6 en gîte, un en chambre, et un autre en gîte de groupe.

Labellisation et site internet

En 2015 toujours, 65 visites de labellisation Gîtes de France ont été réalisées, avec 57 gîtes labellisés, dont 27 en service de réservation, 1 en planning partagé et 13 en location directe. Sept maisons d’hôtes ont également été labellisées, dont 19 chambres d’hôtes. A noter dans ce bilan 2015 que 48 gîtes ont quitté le label, suite à des problèmes de santé, retraite, vente immobilière...

Enfin, le site internet national Gîtes de France a attiré 14 millions de visiteurs uniques en 2015, celui de l’Aveyron en a compté 98 400, contre 90 000 en 2014. Concernant le service réservation, 459 propriétaires ont confié leur commercialisation au service dédié de Gîtes de France, avec 56 % de dossiers par internet, 42 % par téléphone et 2 % transmis par les propriétaires. Les séjours de 7 nuits restent les plus courants, représentant 56 % des contrats. La clientèle est française à 94 %, suivie par les Belges avec 2 %.

La directrice générale de la fédération nationale des Gîtes de France a indiqué que le réseau national proposait «un parc de 60 000 hébergements de qualité, un chiffre stable». Anne-Catherine Péchinot ajoute : «le volume d’affaires a augmenté de 7 % en 2015, après les 5 % déjà observés en 2014. Pour ces premiers mois de 2016, nous sommes à plus 6 %. Nos produits sont attractifs pour les propriétaires et les clients. Notre marque est gage de qualité et de sécurité, avec une tendance qui se confirme : les clients Gîtes de France recherchent de plus en plus une offre qualitative». La montée en gamme des produits au-delà de trois épis est une tendance constatée en France comme en Aveyron.

Didier BOUVILLE

17 mars 2016

Habitat : H&D 12-48 devient Oc’téha

«Le changement dans la continuité !», Habitat et Développement 12 - 48 a décidé de quitter le réseau H&D12 pour créer sa propre association, baptisée Oc’téha. Pour cette nouvelle structure maintenue sur l’Aveyron et la Lozère, les missions, les valeurs et les engagements restent les mêmes autour des territoires, de l’habitat et de l’aménagement.

H&D 12 - 48 n’est plus ! Son conseil d’administration n’a pas souhaité adhérer à la fusion du réseau Habitat et Développement et PACT’ARIM et a décidé de sortir de la Fédération Habitat et Développement, devenue Soliha. «Nous ne nous retrouvions plus dans les valeurs de notre réseau national, nous avons donc décidé de reprendre notre autonomie en créant une nouvelle identité mais en gardant notre cœur de cible à savoir le territoire, l’habitat et l’aménagement», a expliqué le nouveau président, Jean-Paul Peyrac. Cette nouvelle structure, c’est Oc’téha, Oc pour Occitanie et téha pour territoire, habitat et aménagement.

«Nous allons continuer d’intervenir en Aveyron, en Lozère et dans les départements limitrophes sur nos activités historiques», a confirmé le directeur Philippe Schaab. Le siège reste donc à Rodez, une antenne est maintenue à Mende et l’association s’autorise à accompagner les collectivités et particuliers, qui le souhaitent, des départements voisins (Lot, Tarn, Gard,…).

Un champ d’action élargi mais toujours local

«Notre axe premier reste le développement local, nous voulons conforter notre ancrage territorial», poursuivent les responsables de cette structure qui se veut «neutre, indépendante, réactive, responsable et de proximité».

Oc’téha s’appuie en effet sur une expérience de plus de 60 ans dans l’appui aux collectivités pour la définition de leurs stratégies de territoire et aux particuliers dans leurs projets d’amélioration de leur logement.

Son équipe de 19 salariés, à Rodez et Mende, met à leur service ses compétences autour de quatre pôles d’activité : l’habitat, l’urbanisme, l’ingénierie sociale et la gestion locative. Ainsi, Oc’téha anime deux programmes départementaux, l’un en Aveyron, l’autre en Lozère, PIG Habiter mieux, qui apportent conseils techniques, administratifs et financiers en termes d’économies d’énergie, d’adaptation au handicap, de conditions décentes dans les logements et de réhabilitation en vue d’un projet locatif. «Notre structure est un relais de la politique de l’Etat en matière d’habitat», assure Jean-Paul Peyrac.

Par ailleurs, président de la Communauté de communes de Laissac, il entend «mettre en avant les compétences de l’équipe d’Oc’téha de façon à proposer des solutions clé en main à tous les projets de ses partenaires, qu’ils soient des collectivités ou des particuliers». Récemment, Oc’téha a mené un projet avec la CAF et la MSA sur un diagnostic jeunesse et petite enfance. «Notre intervention se veut mobile, souple, efficace et rapide !», enchaîne Philippe Schaab.

Depuis son rapprochement avec la Lozère, H&D 12 - 48 devenue Oc’téha s’est ouvert des portes et a développé ses champs d’action, passant d’une équipe de 6 personnes il y a 15 ans à 19 aujourd’hui. «A notre création, qui remonte à l’après Seconde Guerre mondiale, notre mission se cantonnait à l’amélioration de l’habitat puis nous nous sommes ouverts à l’urbanisme, la gestion locative et désormais à l’ingénierie sociale», résume Philippe Schaab. Oc’téha est ainsi capable de constituer un document d’urbanisme de A à Z. Et sur les dossiers spécifiquement agricoles, elle travaille en complémentarité avec la Chambre d’agriculture.

Eva DZ

21 janvier 2016

Villefranche de Rouergue : la 13ème foire expo sur les rails !

La 13ème Foire expo de Villefranche de Rouergue aura lieu du jeudi 8 au lundi 12 septembre sur le foirail de la Madeleine.

C’est reparti pour un tour chez les bénévoles du comité d’organisation de la foire expo de Villefranche du Rouergue présidé par Sébastien Augé. Ce rendez-vous commercial et festif organisé tous les trois ans à Villefranche de Rouergue, en alternance avec les foires expo de Figeac et Rieupeyroux, avait accueilli environ 22 000 visiteurs lors de la dernière édition 2013. «Un chiffre certes légèrement en baisse du fait d’une météo exécrable», se souvient Sébastien Augé. Pour 2016, le curseur est déjà placé au- delà de cette fréquentation, avec un thème central axé sous le signe de l’innovation en matière économique. «Innovation au sens très large, allant de la médecine, l’agriculture, la maison, etc», disent les représentants du comité foire expo.

Agriculture et animaux

Louis Castan, responsable du secteur agricole annonce la présence d’animaux sur le foirail : «nous attendons deux animaux par race, ovine, bovine, caprine, porcine, équine, et des ânes, avec la participation de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron», note-t-il. Et de confirmer la présence d’un espace machinisme : «les entreprises Agri-Pôle et Lagarrigue ont confirmé leur inscription à notre édition 2016», se réjouit Louis Castan.

Entre 180 et 200 exposants sont attendus sur cet espace d’un hectare où seront mobilisés une centaine de bénévoles. Le commissaire de la foire sera cette année José Corréia.

Pour les renseignements et inscriptions, les bureaux sont ouverts, Avenue du 8 mai 1945, face à l’abattoir. Le secrétariat y est assuré par Emilie Gaubert, chargée de projet événementiel.

Contact : 05 65 45 61 32.

D.B.

21 janvier 2016

Convention Générations Mouvement-Logements Entraide Générations : accueillir un colocataire

Générations Mouvement et l’association Logements Entraide Générations ont signé un partenariat autour d’un nouveau concept : la colocation intergénérationnelle. Ce dispositif permet à un senior de pouvoir héberger un jeune en recherche de logement. Les deux structures veulent le développer en Aveyron.

Lutter contre l’isolement, développer un lien intergénérationnel sont deux fils conducteurs dans l’action de Générations Mouvement (ex fédération des Aînés Ruraux) et l’association Logements Entraide Générations. «Nous nous sommes rapidement mis en relation pour développer ce nouveau concept de colocation intergénérationnelle», avance Jean-Claude Lépinat, président de Générations Mouvement en Aveyron.

Le domicile partagé

L’idée est simple : permettre à un senior d’héberger un jeune en recherche d’un logement. «A travers ce dispositif, nous recréons du lien social, nous luttons contre l’isolement et le sentiment d’insécurité des seniors et nous favorisons l’accès au logement des jeunes», explique Elisabeth Boularand, directrice de Logements Entraide Générations.

Depuis son lancement il y a deux ans dans le Tarn, une trentaine de «binômes» se sont créés et tous ont été reconduits, preuve que le dispositif plaît et remplit ses objectifs ! Deux «binômes» sont effectifs dans le Tarn et Garonne. Et des projets se dessinent en Aveyron.

L’association Logements Entraide Générations veut s’appuyer sur le réseau de Générations Mouvement, ses 115 clubs et ses 11 000 adhérents, pour faire connaître la colocation intergénérationnelle. «Lors de nos prochaines rencontres d’information des clubs, nous avons invité Elisabeth Boularand à venir présenter le dispositif», annonce Jean-Claude Lépinat. Ce concept s’inscrit en complémentarité du partenariat entre Générations Mouvement et Habitat & Développement 12 autour du soutien à la rénovation de maisons en vue d’accueillir un jeune.

«Il faut savoir que nous avons quatre jeunes demandeurs pour un senior accueillant», avance la directrice de Logements Entraide Générations. «D’où l’importance de communiquer et de faire connaître notre action», appuie-t-elle. Pour le senior, accueillir un jeune, c’est un moyen d’échapper à la solitude, de bénéficier d’une présence bienveillante, de rassurer l’entourage, de pouvoir continuer à rester chez soi, d’aider un jeune. Et pour le jeune, être hébergé chez un senior, c’est un moyen de se loger confortablement, à moindre coût, de rassurer sa famille, d’échapper à la solitude dans une ville que l’on ne connaît pas, d’aider, de partager et de créer un lien avec un senior.

Mais cet engagement ne doit pas se faire à la légère, c’est pourquoi l’association Logements Entraide Générations propose un accompagnement à toutes les étapes : «sélection» des candidats jeunes et seniors en fonction des affinités, rencontre des deux parties individuellement, mise en relation et suivi pendant un mois : «Nous restons à l’écoute de tous pendant toute la durée de la convention d’hébergement en cas de besoin de médiation ou autre», précise Elisabeth Boularand. «Ainsi qu’au moment des au-revoir, toujours difficiles !».

Trois formules au choix

Trois formules sont proposées. Toutes laissent la possibilité aux jeunes de rendre quelques petits services aux seniors : fermer les volets, aller à la pharmacie,... La première formule est gratuite pour le jeune contre une présence régulière, la deuxième engage une participation de 50 euros par mois contre une présence ponctuelle et la dernière une participation de 150 euros par mois sans obligation de présence.

Il y a aussi une contribution envers l’association (210 euros par an pour le senior et 350 euros par an pour le jeune) et des frais de dossier de 30 euros. A noter que l’association a signé une convention avec le RSI (régime social des indépendants) qui prend en charge la cotisation des seniors. Des discussions sont en cours avec la MSA et la CPAM.

Les personnes intéressées peuvent contacter l’association Logements Entraide Générations au 06 71 05 02 49 ou par mail info@l-e-g.fr. Infos sur le site www.l-e-g.fr

Eva DZ

14 janvier 2016

Vente de chiens et de chats : de nouvelles règles, notamment pour les annonces

Obligations, fiscalité, mentions obligatoires dans les petites annonces… le point sur le cessions de chiens et de chat onéreuses ou gratuites.

En matière de vente de chiens et de chats, jusqu’alors tout le monde n’était pas logé à la même enseigne. D’un côté les éleveurs dits «professionnels», qui doivent se plier à de nombreuses obligations. Et de l’autre, les particuliers, qui peuvent vendre un animal sans avoir à faire quelque déclaration que ce soit à l’administration. En effet, à moins de 2 portées par an, rien n’obligeait quiconque vendant un chien ou chat à procéder à certaines déclarations, ne serait-ce qu’à l’administration fiscale. Une nouvelle réglementation sur la cession de chiens et de chats à titre gratuit ou onéreux vient de voir le jour.

Ce qui ne change pas

• Toute cession de chien ou de chat nécessite une identification, quelle soit gratuite ou onéreuse. En effet l’article L.212-10 du code rural stipule que préalablement à leur cession, à titre gratuit ou onéreux les chiens et chats doivent être identifiés. Il stipule en outre qu’il est obligatoire d’identifier les chiens nés après le 6 janvier 1999 âgés de plus de quatre mois et les chats de plus de 7 mois nés après le 1er janvier 2012. Donc dans la pratique, seuls des chiens nés avant le 6 mai 1999 et des chats avant le 1er août 2012, n’ayant jamais été cédés peuvent n’être pas identifiés sur le territoire national.

• Il est interdit de céder des chiens ou chats de moins de huit semaines (art. L.214-8) et des chiens de première catégorie (art. L.215-5).

• Toute cession à titre gratuit ou onéreux par un particulier d’un chien ou d’un chat doit s’accompagner d’un certificat de bonne santé du vétérinaire (art L.214- 8) ainsi que d’un certificat d’immatriculation.

• Toute cession à titre gratuit ou onéreux par un professionnel doit s’accompagner ( art. L.214- 8) d’une attestation de cession, d’un document d’information sur les caractéristiques et les besoins de l’animal contenant au besoin des conseils d’éducation et, pour les ventes de chien d’un certificat vétérinaire.

• Toute publication d’une offre de cession gratuite ou onéreuse de chats ou de chiens, quel que soit le support utilisé doit mentionner le numéro d’identification du professionnel (SIREN) ou mentionner soit le numéro d’identification de chaque animal, soit le numéro d’identification de la femelle ayant donné naissance aux animaux, ainsi que le nombre d’animaux de la portée.

• L’annonce doit comporter également l’âge des animaux et l’existence ou l’absence d’inscription de ceux-ci à un livre généalogique reconnu par le ministère de l’agriculture (art. L214-8).

• Si les animaux ne sont pas inscrits au LOF les termes de race, pure race ou assimilés ne peuvent être utilisé dans les annonces (art R.214-32-1). Lorsque l’éleveur est amateur la mention «particulier» doit en outre figurer dans l’annonce (art R.214-32-1).

• A noter qu’aucun vaccin n’est obligatoire pour céder un animal mais qu’en cas de maladie de carré, d’hépatite de Rubarth ou de Parvovirose 30 jours après la livraison, le vendeur tombe sous le coup des vices rédhibitoires. Ils sont du coup le plus souvent effectués.

Ce qui change depuis le 1er janvier

Jusqu’à présent les particuliers ne vendant pas plus de deux portées par an n’étaient pas considérés éleveurs, dorénavant toute personne produisant et vendant au moins un chien ou un chat d’une femelle lui appartenant est considérée éleveur.

Or un éleveur a pour obligation de se déclarer en Chambre d’agriculture pour avoir un SIREN, d’avoir les connaissances requi-ses.

Les agriculteurs ayant déjà un SIREN n’ont pas à en demander un nouveau, il faudra cependant fiscalement rattacher le montant des ventes aux autres productions ou le montant des revenus au réel, suivant les régimes fiscaux des exploitants et soumettre la vente à la TVA à 20%. Techniquement il faudra se conformer aussi aux obligations des éleveurs canins.

Dérogation

Il existe une dérogation pour les gens ne produisant et ne commercialisant qu’une portée par an et par foyer fiscal de chiens ou de chats. Il faut toutefois que ces animaux soient inscrits sur un livre généalogique.

Pour bénéficier de cette dérogation, ces éleveurs «occasionnels» devront obtenir de la centrale canine ou du livre officiel des origines félines un numéro de portée. Ce numéro sera reporté obligatoirement sur les annonces. Il n’est donc plus possible de produire des chiens ou chats non inscrits pour les céder à titre onéreux sans avoir un SIREN. Le ministère de l'agriculture estime à 50 000 le nombre de particuliers qui vont sans doute se déclarer auprès des Chambres d'agriculture.

Chiens et chats pourront être cédés à titre gratuit à condition que le cédant respecte tout ce qui a été décrit pour les cessions à titre gratuit : identification, mention des annonces...

En outre l’ensemble des recettes (ensemble des ventes encaissées) devra être déclaré sur la déclaration complémentaire à la déclaration d’impôt la 2042C PRO page 3 à la rubrique : revenus non commerciaux et non professionnels (lignes 5KU ou 5LU ou 5MU suivant le déclarant du foyer). Un abattement de 34% sera pratiqué sur ce montant brut, le reste 66% sera imposé avec les autres revenus, l’administration appliquera aussi les prélèvements sociaux.

Il faut aussi ne pas avoir plus de neuf chiens ou chats de plus de quatre mois, ne pas avoir d’autres activités liées aux animaux, respecter les règles de l’arrêté du 3 avril 2014 et tenir le registre des entrées et sorties. L’attestation de cession, le certificat vétérinaire et le document d’information deviennent aussi obligatoires.

Cas de revente

Les particuliers qui revendent un chien qu’ils ont acheté ne sont pas concernés par cette loi, du moment qu’ils n’ont pas produit l’animal. Ils doivent néanmoins respecter les lois relatives aux cessions à titre onéreux que l’on a vu au paragraphe : «ce qui ne change pas». Le résultat de la transaction sera alors sans doute, considéré comme une activité commerciale occasionnelle, n’impliquant pas le statut de commerçant par le fait de sa non-répétition régulière.

E. THOUY

24 septembre 2015

Association des maires de l’Aveyron : 300 élus vent debout contre la baisse des dotations de l’Etat

L’Association Départementale des Maires de l’Aveyron (ADM) s’est associée à l’action nationale des maires de France, samedi 19 septembre, visant à «protester contre la baisse drastique des dotations de l’Etat». Près de 300 élus étaient rassemblés à Onet le Château lors d’une assemblée générale extraordinaire de l’ADM présidée par Jean-Louis Grimal.

Forte mobilisation des élus aveyronnais samedi 19 septembre lors de la journée nationale de protestation contre la baisse de dotations de l’Etat, lancée par l’association des maires de France. Les maires et les parlementaires aveyronnais, (la députée Marie-Lou Marcel excusée), étaient présents à la tribune de la salle des fêtes d’Onet le Château, accueillis par son maire Jean-Philippe Kéroslian, et Jean-Louis Grimal, président de l’ADM Aveyron. Ce dernier a souligné «l’importance et la gravité du mouvement national, organisé aujourd’hui lors des journées du patrimoine.?Nous sommes ainsi mobilisés car la commune est un patrimoine en danger !», a lancé Jean-Louis Grimal.

Les élus ont dénoncé «les conséquences de la baisse des dotations d’Etat et de la réforme territoriale pour les collectivités locales, dans le cadre de la réduction du déficit public et les mesures d’économie de 21 milliards prévues par le gouvernement pour 2015, dont 3,7 milliards sont supportés par les collectivités locales». Pour la période 2014-2017, «la baisse cumulée de la dotation globale de fonctionnement du bloc communal constituera au total un prélèvement sur recettes de 15,8 milliards d’euros», fustige encore Jean-Louis Grimal. Pour le président de l’ADM12, «les maires ont trois leviers d’actions face à la baisse de ces recettes, réduire les investissements publics, diminuer les services à la population et augmenter les impôts ! Il faut donc convaincre l’Etat qu’il fait fausse route. Notre seul choix est de ne pas nous résigner, pour que le gouvernement change de cap, face à son projet qui asphyxie les communes».

«Nous voulons un Etat partenaire, pas censeur !»

L’enquête lancée en juillet par l’ADM12 auprès de 350 structures communales ou intercommunales adhérentes, a reçu la réponse de 85 d’entre elles, afin de mesurer un état des lieux sur la période 2013-2015. Le constat est unanime, variable selon l’importance de chaque collectivité. Il impose aux élus de nouvelles orientations budgétaires. Sont ainsi évoquées, dans l’ordre, «les économies d'énergie, la suspension des projets d'investissement, la maîtrise des effectifs et de la masse salariale, la renégociation des contrats et la hausse de la fiscalité». En revanche, les élus affirment «être attachés à préserver les services offerts à la population».

Les parlementaires ont tour à tour réagi à la tribune, le sénateur Alain Marc, et les deux députés de l’Aveyron présents. «Les collectivités locales génèrent 60 % des investissements publics, et ne pèsent que de 4 % sur la dette publique. Ces décisions gouvernementales vont coûter 0,2 % de croissance au pays», selon Yves Censi. Arnaud Viala, élu récemment sur la circonscription de Millau, a relayé «les messages de désespoir entendus lors de sa campagne électorale, illustrés notamment par la forte abstention des citoyens», plaçant aussi le débat sur la nouvelle carte intercommunale jugée comme «une provocation supplémentaire».

Jean-Claude Luche, sénateur et président du Conseil départemental a dénoncé «un Etat censeur, alors que nous voulons un Etat partenaire. Nous perdons notre capacité à investir. D’ici 2018, avec la hausse des charges obligatoires, il manquera entre 40 et 50 millions d'euros au département. En 2014, nous avions 39 millions d'épargne nette. En 2018, elle sera égale à 0 !».

Didier BOUVILLE

10 septembre 2015

Chasse et parc des Gachounes à Rodelle : un centre de formation unique

La Fédération départementale des chasseurs s’est dotée d’un centre de formation exceptionnel de par ses dimensions, ses aménagements, et son ambition pédagogique. Le parc des Gachounes, situé à Rodelle, est un site naturel de 62 ha (dont 38 ha de bois) offrant les meilleures conditions d’accueil aux candidats du permis de chasser et autres.

Ce centre d’examen et de formation est ouvert depuis janvier. «Il occupe une ancienne chasse privée gérée par la Fédération à un propriétaire» confie le directeur de la Fédération départementale des chasseurs, Didier Béteille. Des premiers aménagements ont été réalisés autour du lac de 2000m2, puis avec la construction d’un bâtiment et des différentes fosses de tirs et buttes de terre. «Nous avons aussi aménagé 9 parcelles de cultures à gibiers pour les lapins, lièvres et introduit des faisans vénérés et communs, perdreaux rouges et gris», précise le directeur. «Des tests de jachère fleurie ont été menés avec RAGT par exemple. Nous avons installé des couveuses pour les poules naines destinées aux nids de jeunes perdreaux ou faisans sauvages découverts notamment lors de travaux agricoles. Nous avons aussi des volières de conduite d’élevages».

La Fédération des chasseurs a également ouvert des chemins et végétalisé certains endroits. «Nous avons demandé à l’ADASEA de faire un inventaire de la flore et de la micro-faune du site», ajoute Didier Béteille. «Nous possédons des chevreuils sauvages qui étaient déjà présents sur le parc avant notre arrivée, ainsi que huit chevaux du propriétaire que nous soignons dans le cadre de notre accord».

Maîtrise et sécurité

Le parc des Gachounes accueille donc les candidats au permis de chasser de l’Aveyron et du Tarn. «C’est environ 600 personnes par an, un chiffre stable», précise Didier Béteille. «Le site est conçu pour accueillir les personnes à mobilité réduite, c’est le seul de Midi-Pyrénées à pouvoir le faire. Notre bâtiment permet d’avoir une vue à 180 degrés sur les différents postes d’examen. C’est aussi l’autre point fort, avec l’ensemble des espaces de tirs sécurisés, le rail où se déplace un sanglier fictif, etc. Tout est conçu ici pour apprendre à devenir chasseur et maîtriser parfaitement l’ensemble des règles de sécurité. C’est un point sur lequel nous sommes intransigeants. Il est fondamental et même éliminatoire pour obtenir le permis de chasser».

«Le site propose également les formations obligatoires des piégeurs, des archers, des chefs de battues, la chasse à l’approche, pour le chevreuil à la mi-juillet ou le cerf en octobre, lors du brame. Nous accueillons donc des personnes qui ne sont pas toujours de l’Aveyron et qui sont des touristes dans notre département !».

Ouvert au grand public

Le parc des Gachounes sera ouvert au grand public «fin 2015 ou début 2016», annonce Didier Béteille. «Nous avons prévu des visites guidées sur rendez-vous et des animations de fin d’année scolaire. Nous avons décidé de créer un Club Nature pour les vacances scolaires afin de faire découvrir aux jeunes cet environnement, et leur apprendre à réaliser des nichoirs, des arcs, un hôtel à insectes pour le jardin familial, etc. Le tout étant encadré par un animateur diplômé». Ce dernier travaille déjà sur la mise en place d’un sentier pédagogique qui doit ouvrir au printemps 2016.

«Il y a un travail de signalétique à élaborer, avec des plans, des panneaux, des empreintes et cris d’animaux... Nous pensons aussi à la vidéo, aux tablettes tactiles..., des supports maîtrisés par le jeune public», conclut Didier Béteille.

Didier BOUVILLE

13 aout 2015

Concours de chiens de berger à Ségur : un triplé aveyronnais pour les 25 ans !

Les éleveurs aveyronnais accompagnés de leur chien ont marqué de leur empreinte la 25e édition du concours de chiens de berger de Ségur. Et particulièrement dimanche 9 août, puisqu’ils ont réalisé le triplé en niveau III !

Les concurrents du 25eme concours de chiens de berger à Ségur sont passés entre les gouttes de pluie le week-end dernier ! Et malgré le temps maussade et le changement de date de cet événement estival, le public a lui aussi été au rendez-vous. Pour le plus grand plaisir de l’ensemble des bénévoles du comité d’animation de Ségur !

Pour la deuxième année, c’était en effet les habitants et associations du village appuyés par la municipalité d’Hubert Capoulade qui ont pris sous leur aile, toute l’organisation du concours et des deux jours d’animations. «Il y a eu une belle fréquentation pendant tout le week-end, avec une bonne participation des touristes et des locaux», se réjouissent les organisateurs. Ainsi la restauration rapide mise en place le samedi midi et les «repas terroir» du dimanche midi ainsi que le repas du comité des festivités le samedi soir ont fait le plein.

Des bénévoles de 7 à 77 ans !

Toutes les animations, que ce soit le pôle enfants et la Marmoteuf pilotés par Familles Rurales, les démonstrations de tonte et de traite, les balades en poneys, les stands des producteurs et artisans locaux, ont été plébiscitées par le public.

Les démonstrations de l’association blagnacoise des chiens d’utilité ont particulièrement impressionné le public, dont une large partie était composée de passionnés de chiens. Les organisateurs tiennent à remercier particulièrement les adolescents de Ségur qui se sont investis dans la préparation et l’organisation des animations. «Nous avons rassemblé des bénévoles de 7 à 77 ans ! C’est tout le village de Ségur qui était en fête !», se réjouit le comité d’animation.

L’avis du juge !

Michel Pillard venait pour la première fois en Aveyron. Eleveur ovins viande en race Charollaise au Châtelet dans le Cher, il n’a jamais eu l’occasion de venir à Ségur, que ce soit comme concurrent - il fait des concours depuis 1978 - ou comme juge. «C’est un concours très bien organisé», a-t-il déclaré en préambule, ravi de l’accueil qui lui a été réservé. «Sur les trois niveaux de concours que j’ai eus à juger, j’ai observé de bons professionnels de l’élevage, agréables à regarder travailler et évoluer avec de bons chiens», a-t-il analysé à l’issue du week-end. «Et des progrès sont encore à réaliser pour les non professionnels de l’élevage», a-t-il ajouté. Un petit mot aussi sur les lots de brebis mis à disposition par la coopérative Unicor, «des animaux qui allaient bien».

Michel Pillard, sélectionné pour les Championnats de France dans 15 jours cette fois-ci comme concurrent, retrouvera celui qu’il a classé premier du niveau III, l’Aveyronnais Denis Malbouyres.

Lors de la remise du palmarès en présence des élus locaux, départementaux et régionaux, Alain Marc, sénateur, Régis Cailhol, conseiller régional, Arnaud Viala, président du syndicat mixte du Lévézou, Chrystel Sigaud-Laury, conseillère départementale Raspes et Lévézou, des maires des communes voisines, Hubert Capoulade a remercié l’ensemble des bénévoles, des concurrents avec un clin d’œil particulier pour Léon Etienne, doyen du concours et qui n’a jamais manqué un concours à Ségur depuis 25 ans qu’il existe ! «J’espère que la Société centrale canine continuera d’appuyer notre candidature pour de nouvelles éditions du concours de chiens de berger?!», a-t-il avancé, donnant d’ores et déjà rendez-vous à tous, concurrents et visiteurs pour 2016 !

Eva DZ

06 aout 2015

Salles la Source : la batteuse SFV de 1955 reprend du service

Bernard Fernandez, ancien apiculteur et éleveur ovin viande installé à Salles la Source, est passionné de longue date par la mécanique et le machinisme agricole. Il vient de finaliser la restauration d’une batteuse de type T1S construite en 1955 par la Société Française de Vierzon (SVF).

«Je l’ai achetée il y a plus de vingt ans dans la région de Rieupeyroux», confie Bernard Fernandez. «Elle était donc encore en bon état. Je n’ai commencé à la restaurer qu’à partir de Noël dernier, chaque jour pendant trois mois». Il a ainsi poncé la peinture, «graissé à l’huile de coude» la mécanique, pour remettre l’ensemble en parfait état de fonctionnement et de présentation originale.

«La machine est une batteuse type T1S de 1955 ayant appartenu à une entreprise agricole. Elle correspondait parfaitement aux volumes de grains moyens récoltés dans notre région à cette époque. Elle avait un rendement de 15 à 17 quintaux/heure, soit l’équivalent de 15 à 17 tonnes de grains/jour, pour des journées de travail de dix heures.

Cette machine est également équipée d’un monte gerbe et d’un engraineur Simplyx favorisant la régularité de la paille sur le batteur. A l’arrière, l’ensachage permettait de stocker la machine entre deux gerbiers». L’ensemble est animé par un tracteur SFV type FV1 de 1949 (40 chevaux) conçu pour ce type de battage. «Il est doté d’un échappement en bas qui ne nécessite aucun démontage et facilite la mise en place de la courroie de transmission. Je possède ce tracteur depuis 30 ans. Il a participé à une fête du battage à Villecomtal dans les années 1990», complète Bernard Fernandez.

«Du premier coup»

Pour restaurer la batteuse, le retraité agricole a dû faire des recherches pour retrouver la couleur originale de l’ensemble, «un ocre clair dont j’ai pu retrouver les différents composants grâce à un ami, professionnel de la peinture. Il a scanné un échantillon avec son ordinateur et retrouvé la couleur exacte. Un autre ami décorateur m’a aidé pour restituer à l’identique les lettres de la marque et son logo en noir».

Pour la mécanique, Bernard Fernandez a tout démonté, nettoyé, graissé. «Le mécanisme est basé sur des roulements à billes d’une longévité exceptionnelle. Il m’a fallu cependant installer la chaîne à godet que j’ai récupérée par chance chez un casseur. Les quinze courroies ont été refaites par une entreprise de Rodez».

L’ancien éleveur continue, toujours enthousiaste : «tout a fonctionné du premier coup lorsque j’ai mis la machine en fonctionnement en mai dernier ! J’ai fait un essai durant 1 h 30 au régime nominal de 1 100 tours/minute. Pas un problème !». Il a prévu une démonstration de ses machines l’an prochain (2016) avec un groupe d’agriculteurs locaux, à Salles la Source. Il recherche toujours de la documentation sur la batteuse T1S. Contact : 05 65 67 39 59.

Didier BOUVILLE

30 juillet 2015

"Hier un village" à Flagnac à partir du 30 juillet : une aventure humaine depuis plus de 30 ans

500 000 visiteurs par an, plus de 350 figurants et bénévoles mobilisés chaque soir, un décor grandiose dans un site naturel, un spectacle de près de 2h, sept soirées chaque été, en 33 ans, le spectacle son, lumière et gestes Hier un village a fait du petit village de Flagnac le théâtre d’un grand rendez-vous estival de Midi-Pyrénées.

«Une belle aventure humaine qui perdure depuis plus de 30 ans», Christian Roques, président de l’association Hier un village, n’est pas peu fier de l’élan créé autour du spectacle son, lumière et gestes dans le petit village de Flagnac qu’il a rejoint comme instituteur en 1976. Tout a commencé autour de la fête traditionnelle du village. «En arrivant avec ma femme, Marie-Christine à Flagnac, nous avons rejoint le comité des fêtes, alors le lieu des loisirs !», se souvient Christian Roques, originaire du village voisin de St Parthem.

En 1978, en famille, il a découvert le spectacle du Puy du Fou : «Ce fut un déclic ! Nous cherchions à renouveler notre fête votive, alors je me suis dit, pourquoi pas créer deux ou trois décors et monter un petit spectacle à notre échelle d’amateurs !». En 1982, après quelques heures de répétition l’après-midi même, la fête de Flagnac s’est achevée autour d’une petite mise en scène qui retraçait la vie «de nos grands-parents» et réunissait déjà près de 70 personnes !

Une décharge émotionnelle

«Autour de 5 ou 6 projecteurs, la sono de la maison, quelques décors en carton rudimentaires récupérés des jeux inter-villages, quelque chose s’est produit !», se souvient Christian Roques, évoquant même une «décharge émotionnelle». «Avec notre imagination, notre travail, nous nous sommes découverts un peu artistes, chacun à son niveau !», confie-t-il.

Et c’est tout le village de Flagnac qui s’est pris au jeu ! Encouragé par le succès, dès la deuxième année, un habitant a mis à disposition un terrain au cœur du village pour accueillir le spectacle. Si bien que lors du spectacle, le vieux Flagnac retranscrit dans les décors, se confond avec le village actuel ! «La réalité de notre village rentre dans notre spectacle, c’est un plus indéniable aussi pour les commerces de Flagnac pendant le spectacle», assure Christian Roques. Le terrain devenu propriété de la mairie en 1995, est mis à la disposition de l’association pour le spectacle. Peu à peu le site a été remodelé pour accueillir des gradins, certains décors peuvent être laissés en l’état l’hiver puis remis à neuf pour l’été.

Pour Christian Roques, la principale raison de la pérennité de ce spectacle et de l’engagement toujours important des bénévoles est la réussite de l’événement : «Nous sommes tous très fiers de ce succès, le public vient de partout pour nous applaudir !», confie Christian Roques.

Que ça dure !

Du coup, grâce aux recettes, l’association peut investir mais pas sans réfléchir ! «Nous utilisons les nouvelles technologies au service du spectacle car notre but premier est de renforcer l’émotion et le ressenti sans perturber son âme», précise le président. «Dans la vie, il y a tellement de petits désagréments, quand on peut vivre un moment de partage, de convivialité, d’amitié autour de ce spectacle, vivons-le ! C’est aussi cet état d’esprit partagé par tous les bénévoles qui participe à la pérennité de notre aventure», ajoute-t-il.

Aujourd’hui les enfants des adhérents des premières années sont aussi devenus bénévoles. Et même s’ils ont quitté Flagnac pour réaliser leur projet professionnel, ils se retrouvent chaque été pour Hier un village. Mais l’association pense aussi à son renouvellement et c’est pour cette raison qu’elle s’est étendue aux communes voisines. «Nous avons besoin de tout le monde !».

L’association rassemble 600 adhérents, le spectacle mobilisant chaque soir plus de 350 personnes (figurants, bénévoles en charge de l’intendance, de l’accueil, de la billeterie, des costumes, techniciens sons et lumières,...). Petit à petit, les bénévoles se sont formés à la technique de la lumière et du son, certains en ont même fait leur métier depuis ! «Nous assurons les jeux de lumières, la sono, les jets d’eau, la pyrotechnie, nous avons créé un vrai savoir-faire du spectacle à Flagnac», avance fièrement Christian Roques, qui a, à de nombreuses reprises, été sollicité par des associations ou des communes de la région pour partager son expérience. Aujourd’hui, l’association ne fait appel qu’à deux prestataires pour les lasers et cette année pour la projection d’images.

Mais cet investissement humain est un travail de longue haleine, l’association vit toute l’année notamment pour tout ce qui a trait à la communication, la promotion du spectacle avec une salariée embauchée à trois quarts temps toute l’année. Et deux mois avant l’été, les bénévoles se retrouvent deux fois par semaine pour préparer les sept soirées.

S’il avait un souhait, Christian Roques «c’est que cela dure au-delà de tous les participants actuels» : «J’aimerai que les nouvelles générations s’approprient ce spectacle», conclut-il.

Eva DZ

23 juillet 2015

Le Tour de France en Aveyron : l'agriculture aveyronnaise au cœur du peloton !

Pour la première fois, le Tour de France faisait étape pendant deux jours en Aveyron avec une arrivée dans la capitale ruthénoise vendredi 17 juillet au Val de Bourran et un départ le lendemain devant la cathédrale et sur l’esplanade des Ruthènes.

Ce qui a valu une belle et longue retransmission télévisée des paysages aveyronnais sur le Réquistanais, une partie du Ségala et le Ruthénois dans l’étape Muret - Rodez puis sur le Lévézou et le sud Aveyron dans l’étape Rodez-Mende.

Des paysages façonnés par le travail des agriculteurs du département également partie prenante de ce grand événement sportif avec le land’art du coq sur la commune de La Selve.

Depuis lundi une vingtaine de bénévoles des cantons FD et JA de Cassagnes et Réquista étaient à pied d’oeuvre pour réaliser un superbe coq, dessiné par Z’lex sur une parcelle en haut de la côte de La Selve. Le jour J ils étaient une trentaine à faire vivre le dessin devant les caméras de France Télévisions.

16 juillet 2015

Habitat et Développement Aveyron-Lozère : une activité 2014 en hausse

L’assemblée générale d’Habitat et Développement Aveyron-Lozère s’est déroulée jeudi 9?juillet à Rodez. Le nombre de logements réhabilités atteint un niveau record en 2014 pour la structure.

Le président Jean-Michel Lalle a déclaré en préambule que «2014, fut, comme les précédentes, une année où on ne parlait que de crise avec la difficulté d’imaginer des jours meilleurs. Mais gardons l’optimisme car nos résultats sont encourageants», a-t-il tenu à souligner. En 2014, 796 logements on en effet été réhabilités, contre 664 en 2013, et 205 en 2004. Depuis dix ans, jamais la structure aveyronnaise élargie aujourd’hui à la Lozère n’avait connu un tel niveau. Pour le directeur Philippe Schaab, cela représente un total de travaux «de plus de 13,27 millions d’euros, avec un montant d’aides publiques attribuées de 6,12 millions d’euros». Les propriétaires occupants sont les principaux bénéficiaires (624 logements), avec une demande accrue concernant les travaux d’économie d’énergie, avec les aides de l’ANAH, complétées par celles du Conseil régional. «La majorité des travaux réalisés par les bénéficiaires concourent à favoriser leur maintien à domicile», note Habitat et Développement Aveyron-Lozère dans son bilan d’activité. Les aides de l’ANAH ont également permis la réhabilitation de 42 logements destinés à la location.

«Proches des collectivités locales»

Jean-Michel Lalle a rappelé que la structure avait continué en 2014 ses actions «accompagnement social lié au logement» dans le cadre de conventions signées avec le Conseil départemental et la DDCSPP. L’objectif est de trouver des solutions permettant de maintenir dans leur logement les personnes et ménages en difficulté ou de les reloger dans un lieu plus adapté. Habitat et Développement Aveyron-Lozère travaille aussi avec les collectivités locales sur les problématiques d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de développement local. Jean-Michel Lalle a relayé «la confirmation des craintes annoncées en 2014 relatives aux multiples réformes engagées (loi Alur, réforme territoriale, etc)», et regretté «les difficultés rencontrées par les élus, notamment les ruraux», en lien avec «les questions d’intercommunalité, de compétences» a-t-il insisté.

Il a en revanche souligné la relance de l’activité urbanisme de la structure (créée en 2005), constatée en ce début d’année, suite à la demande de plusieurs communes. «Nous devons rester fidèles à notre ligne de conduite, ne pas laisser les plus modestes sur le bord de la route, rester à l’écoute de nos partenaires, être proches des collectivités locales» clame le président. Des exemples d’aménagements ont été présentés par des élus, sur les communes de Cruéjouls, ainsi que des opérations programmées d’amélioration de l’habitat en Lozère, dans les Gorges Causses-Cévennes, les Monts de Lacaune, en présence de Patricia Cirgue, du Pôle solidarités départementales du Département de l’Aveyron et de Jean-Pierre Cure, délégué de l’ANAH.

Didier BOUVILLE

02 juillet 2015

Christian Prudhomme (Tour de France) : «L’Aveyron, là où la culture de l’agriculture vit fièrement»

A la veille du départ du Tour de France, ce samedi 4 juillet des Pays-Bas, Christian Prudhomme, directeur de cette grande course cycliste populaire, a répondu en exclusivité aux questions de La Volonté Paysanne (photo ASO).

Sur le Tour, le dernier départ de Rodez date de 2010 et la dernière arrivée de 1984, pourquoi ce choix de Rodez cette année comme ville arrivée et départ ? Quels sont les arguments qui ont pesé dans votre choix ?

C. Prudhomme : «Rodez est une ville qui aime le Tour de France. Elle nous a accueillis récemment, successivement sur le Tour (en 2010) puis sur Paris-Nice (en 2012). Elle est le symbole d’une relation qui s’est construite progressivement grâce à la volonté des élus locaux (M. le maire, Christien Teyssèdre, est d’ailleurs un véritable passionné de vélo et un pratiquant aguerri !) mais aussi à l’opportunité que nous offre sa géographie sur le plan sportif.

L’arrivée se déroulera au sommet d’une côte, devant le siège RAGT : comme un clin d’œil à votre partenaire ?

C. Prudhomme : Rodez propose en effet une arrivée alléchante, avec le passage dans le final de la côte Saint-Pierre, à quelques mètres des portes de RAGT, le partenaire du classement par équipes du Tour. Ce final est compliqué pour les purs sprinters. Il est plus favorable aux puncheurs et à ceux qui savent passer les bosses en fin d’étape.

Avez-vous un pronostic pour cette arrivée à Rodez ?

C. Prudhomme : Je ne m’aventure jamais sur le terrain des pronostics, mais ce type d’arrivée pourrait convenir à des coureurs comme John Degenkolp, Peter Sagan ou le Français Alexis Vuillermoz par exemple.

Quelle vision avez-vous de l’Aveyron ? Quels sont ses atouts ?

C. Prudhomme : Rodez c’est pour moi une ville qui a un patrimoine culturel fantastique. Entre la superbe cathédrale Notre-Dame et le récent musée Soulages, on est certain de pouvoir y trouver son bonheur. L’Aveyron dans son ensemble regorge d’endroits splendides : Mur de Barrez, Conques, les chemins de Compostelle… et les gorges de la Truyère évidemment, que j’apprécie beaucoup. Je ne passe d’ailleurs pas un été sans aller y faire un tour au moins une fois.

A travers la retransmission télévisée, le Tour est une belle vitrine des paysages façonnés par l’agriculture, un bon vecteur de communication.

C. Prudhomme : Les paysages français ont une importance capitale pour le Tour de France. L’Aveyron nous offre à chaque passage du Tour ses paysages splendides à contempler. Quand on évoque l’Aveyron, je pense à ces paysages, mais aussi à la ruralité, car l’Aveyron est bel et bien un endroit où la culture de l’agriculture vit encore fièrement. Le Tour c’est la mise en valeur des territoires, des terroirs, des paysages et de la ruralité. C’est pourquoi il est forcément lié à ceux qui subliment la nature et la travaillent chaque jour. Mettre en avant les paysages et faire de la France ce magnifique tableau que le monde entier peut apprécier chaque été à la télévision, c’est aussi ce que font au quotidien les agriculteurs.

ASO et le Tour de France ont un partenariat depuis plusieurs années avec la FNSEA, pourquoi ce partenariat avec l’agriculture ?

C. Prudhomme : Le rôle que les agriculteurs tiennent et la qualité de leur savoir-faire sont trop souvent négligés, alors qu’ils effectuent quotidiennement un travail capital qui met en valeur les paysages français. Je suis d’ailleurs époustouflé chaque année par les réalisations fantastiques et les fresques qui nous sont données à voir dans le cadre du concours «les agriculteurs aiment le Tour», que nous organisons en partenariat avec la FNSEA.

Connaissez-vous les spécialités aveyronnaises ?

C. Prudhomme : Non seulement je connais les spécialités aveyronnaises, mais je les apprécie ! L’aligot, le roquefort… on peut difficilement y résister. J’ai un plaisir malin et gourmand à goûter les produits du terroir, et ceux de l’Aveyron sont particulièrement appréciables... Je garde par ailleurs de chacun de mes passages chez Bras des souvenirs fantastiques. Mais ne le dites pas trop fort, je tiens à avoir une table à ma prochaine visite en Aveyron…! ».

Recueillis par Eva DZ

18 juin 2015

Grande région Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon : une région agricole de premier plan

 

Le 1er janvier 2016, l’union des deux régions historiques Languedoc-Roussillon et Midi- Pyrénées sera effective. Avec 5,6 millions d’habitants, la future région comportant 13 départements est la cinquième région la plus peuplée de France. Au sein de cette nouvelle région, l’agriculture est un enjeu important, notamment au niveau de l’emploi.

Avec une superficie de 73 000 km², la future région représente 13% du territoire national et devient la deuxième région française en superficie. Midi-Pyrénées contribue à hauteur de 62% à la constitution de cette nouvelle entité. L’artificialisation des sols y est parmi les plus faibles de métropole, les sols artificialisés n’occupant que 8% du territoire régional. Les surfaces boisées et les territoires agricoles prédominent, représentant respectivement 32 et 48% du nouveau territoire.

Près de 50% du territoire valorisé par l’agriculture

La région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées compte près de 2,4 millions hectares de forêt, soit 14 % de la superficie forestière métropolitaine. Malgré une troisième place au palmarès national pour les surfaces en forêt, la nouvelle région n’arrive qu’en 5ème position concernant l’exploitation forestière. Cette sous-exploitation de la ressource s’avère plus prononcée en Languedoc-Roussillon qu’en Midi-Pyrénées, même si les ressources forestières sont réparties plus ou moins équitablement entre les deux régions.

Avec environ 3,5 millions hectares de SAU, la future région accède à la 2ème place du palmarès national pour ce critère. Les terres arables s’étendent sur 1,9 million hectares. Dans la composition de la SAU, viennent ensuite les surfaces toujours en herbe (STH) et les superficies en vigne. Avec 1,3 million hectares, les STH contribuent à 38% de la superficie agricole régionale.

Quant aux surfaces en vigne (273 milliers d’hectares), leur part dans la SAU est de 8 %. Les surfaces en cultures fruitières ne représentent que 1,1 % de la SAU régionale avec 37 milliers d’hectares.

La nouvelle région présente une agriculture diversifiée, en lien avec son territoire. Si Midi-Pyrénées domine concernant les surfaces en terres arables, Languedoc-Roussillon inverse la tendance pour les surfaces en vigne et les deux régions jouent à parts égales pour les superficies fruitières.

78 300 exploitations : 2e région en France

La nouvelle région compte 78 300 exploitations, ce qui la place en 2ème position pour ce critère au palmarès national.

Essentiellement sous forme individuelle, 61% des exploitations ont leur siège en Midi-Pyrénées. Environ 2 100 installations se concrétisent en moyenne chaque année.

Du point de vue de la dimension économique, alors qu’au niveau national la répartition est presque égale entre petites, moyennes et grandes exploitations, dans la région la part des petites exploitations atteint 45%.

Le poids de celles-ci est assez limité : elles ne mettent en valeur que 13 % de la SAU régionale et ne pèsent que 7 % de la production brute standard (PBS).

Les exploitations agricoles de la nouvelle région emploient au total 103 300 unités de travail annuel. La main d’œuvre saisonnière minoritaire est davantage mobilisée en Languedoc-Roussillon, en viticulture et en arboriculture. Avec 140 200 personnes, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées est la deuxième plus grosse région en main d’œuvre permanente.

L’agriculture de la nouvelle région présente plusieurs spécialisations. La viticulture domine sur les départements littoraux situés à l’est, les exploitations spécialisées en grandes cultures se concentrent à l’ouest. Les exploitations orientées vers l’élevage (ovins et bovins principalement) se répartissent le long des chaînes montagneuses (Pyrénées et Massif central). Les exploitations orientées en cultures de fruits et légumes, dispersées sur le territoire, occupent une place clef.

Première région française concernant le nombre d’exploitations certifiées en agriculture biologique, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées se distingue également par sa production sous signe de qualité. La région recense 69 AOP, 64 IGP et 27 Labels rouges. Des produits sous signe de qualité dominés par la filière viticole comptant 52 AOP et 34 IGP.

Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées affiche une valeur de production de la branche agriculture de près de 6,9 milliards d’euros. De manière plus prononcée qu’au niveau national, la production est orientée sur les produits végétaux. Ces derniers concourent à 65 % du total de la valeur de la production régionale. Avec 4,4 milliards d’euros, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées est la 3ème région française pour les productions végétales.

À l’inverse des produits végétaux, la part des produits animaux dans la valeur de la production totale est moins importante dans la nouvelle région (30 %) qu’au niveau national (38 %). La nouvelle entité territoriale affiche une valeur de 2 milliards d’euros pour les produits animaux, essentiellement générés par Midi-Pyrénées. Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées accède à la première place nationale concernant la production ovine.

La PAC

Les exploitations implantées dans la future région ont touché 800 M€ en 2013, au titre du premier pilier de la PAC, soit 10 % des aides nationales. Concernant le second pilier de la PAC, 250 M€ ont été versés à la future région, soit 21 % du montant national.

Compte tenu de l’importance des zones défavorisées sur le territoire régional, les ICHN représentent 60 % des aides du second pilier, contre 45 % au niveau national. La PHAE et les autres mesures agroenvironnementales sont moins représentées. Que ce soit en montant ou en nombre de bénéficiaires, pour le premier ou le second pilier, Midi-Pyrénées concentre l’essentiel de ces aides.

Sandra Hartmann Le Réveil Lozère

Source : Agreste

11 juin 2015

Marchés de producteurs de pays : en direct du terroir aveyronnais !

 

A l’heure où les premiers marchés de producteurs de pays de l’été vont démarrer la saison, leur association de gestion a tenu son assemblée générale vendredi 5 juin.

Les marchés de producteurs de pays sont un concept national unique. Leur marque, leur logo, la qualité de leur organisation, la présence de producteurs de pays en font des marchés sans équivalent.

L’Aveyron, qui a initié ce concept, reste le réseau le plus important de France avec 450 adhérents, 23 sites de marchés (dont 2 à l’année) et 280 marchés (188 estivaux, 90 hors saison et 2 pendant les fêtes de Noël). Et une présence sur l’ensemble du département. Sans oublier la participation des producteurs aveyronnais sur 11 marchés au printemps et à l’automne à Paris, en région parisienne, à Lyon et à Toulouse.

Les marchés de producteurs sont bien identifiés auprès des consommateurs, grâce à leur marque et leur visuel unique propriété de l’APCA et relayé dans le département par l’association de gestion des marchés de producteurs. «Le maintien de la qualité de nos marchés est la clé de leur pérennité», a expliqué la présidente, Cécile Contastin. «Pour cela, nous devons nous différencier et continuer de mettre en avant nos spécificités, accentuer leur attractivité».

Une saison 2014 en demie-teinte

Car les marchés de producteurs c’est la garantie de trouver des produits venus tout droit de la ferme ou de l’atelier de l’artisan, c’est l’occasion de découvrir la richesse et la diversité du terroir aveyronnais, c’est aussi aller à la rencontre des producteurs. D’ailleurs, l’idée originelle de Sylvette Hermet, fondatrice de ces marchés, était bien de permettre aux producteurs de promouvoir leur savoir-faire, de se réapproprier la vente de leurs produits.

Et pour les communes qui les accueillent, les marchés de producteurs sont des lieux de vie, qui créent une animation, favorisent le lien social tout en dynamisant l’économie locale. Pour Brigitte Mazars, représentant le Conseil départemental, les marchés de producteurs sont «une vitrine de l’agriculture aveyronnaise. Un concept qui répond aux attentes des consommateurs et qui gagne à être connu».

Et chacun, producteurs et organisateurs, œuvre pour l’amélioration de la qualité de ces marchés. Ainsi, lors de la saison 2014, les marchés ont continué de s’améliorer grâce à l’implication des organisateurs et aux efforts des producteurs. «Les organisateurs sont toujours très impliqués pour permettre aux marchés de fonctionner correctement en respectant la charte nationale et le règlement départemental», a félicité Cécile Contastin.

Se démarquer encore et toujours !

«Du côté des producteurs, le chiffre d’affaires est en diminution en raison d’une météo peu favorable l’été dernier», regrette la présidente. «Mais les producteurs sont satisfaits de participer à cette démarche, dont la marque leur permet de se différencier, de prouver la qualité de leur production par des signes distinctifs comme les plaquettes, les badges,...», assure-t-elle.

Les marchés avec consommation sur place (soit 60% des sites) continuent de séduire les visiteurs. Les marchés d’approvisionnement restent stables. Globalement, tous font un effort d’animation (sonorisation de rue, groupes musicaux, jeu tombola,...).

Une promotion accentuée

En 2015, l’association de gestion des marchés accentuera encore la promotion de son réseau. Elle y consacrera environ 40% de son budget à travers le matériel fournis aux communes et aux producteurs (20 000 dépliants, 500 affiches, badges, sets de table en partenariat avec EDF, billets de tombola,...), des encarts publicitaires dans la presse et 150 spots audios mais aussi sur le site internet national qui décline une page départementale avec à la fois un emplacement pour les sites de marché et un emplacement pour chaque producteur.

L’association maintient ses partenariats forts avec la Chambre d’agriculture, le Conseil départemental, le Comité départemental du tourisme et bien sûr avec les organisateurs de marchés, les offices de tourisme, les syndicats d’initiative,...

Dynamiser le réseau

L’autre objectif de l’association, identifié par Cécile Contastin est de «maintenir et développer la qualité du réseau et dynamiser les actions de notre association». Pour celà elle a demandé aux participants de l’assemblée générale, producteurs et organisateurs, leurs attentes et leurs propositions en la matière.

«La marque «marché de producteurs de pays», a été créée pour les producteurs, nous souhaitons les inciter à participer davantage à la vie du réseau», avance Cécile Contastin. Pour la saison 2016, l’association propose d’envoyer à tous les producteurs, au moment du renouvellement de leur adhésion, une PLV qui leur soit propre : tablier, nappes, chapeau,... ainsi qu’une pochette où ils pourront ranger leur plaquette, leur badge,... Et pendant les commissions de contrôle sur les marchés de cet été, une enquête sera menée auprès des producteurs pour connaître leurs attentes vis-à-vis de l’association, ses atouts et peut-être ses défauts !

L’association souhaite également soutenir les organisateurs dans l’animation des marchés, qui représente un budget important. Elle regrouperait les offres d’animations, listerait les contacts et leurs prestations afin de proposer une offre mutualisée aux organisateurs.

En attendant la concrétisation de ces projets, Cécile Contastin a souhaité une bonne saison de marchés 2015 !

Eva DZ

28 mai 2015

SAFALT : concilier aménagement foncier local et périmètre régional

Le foncier agricole est au cœur de nombreux enjeux : préservation du potentiel agricole, levier pour l’installation de nouveaux agriculteurs, outil pour le développement des exploitations… Rencontre avec le nouveau président de la SAFER du territoire pluri-départemental Aveyron - Lot et Tarn, Dominique Barrau.

- La SAFALT fait parfois l’actualité pour des dossiers individuels, mais quelles sont ses principales missions ?

D. Barrau : «La mission première des SAFER est d’assurer une régulation dans la gestion du foncier agricole, en établissant des priorités au premier rang desquelles figure l’installation de jeunes et nouveaux exploitants dans nos communes.

Vient en second l’attribution de terres pour l’agrandissement des structures, avec des critères objectifs d’équivalence pour apprécier les dossiers des candidats. Plus globalement, les SAFER permettent à tout porteur de projet viable - qu'il soit agricole, artisanal, de service, résidentiel ou environnemental - de s'installer en milieu rural. Les projets doivent être en cohérence avec les politiques locales et répondre à l'intérêt général.

Dans nos territoires du nord de Midi-Pyrénées, la SAFALT fait également un travail important pour aménager. A chaque fois que nous sommes impliqués suite à une notification de transfert de foncier, et que nous sommes saisis avec une demande de préemption, nous engageons un travail de terrain pour proposer et favoriser des aménagements sur un secteur.

Historiquement, sur nos 3 départements de la SAFALT, nous avons des petits parcellaires, morcelés, qui n’ont pas été remembrés. L’intervention de la SAFALT sur un dossier permet d’engager ce travail d’aménagement, en prenant notamment en compte de meilleurs accès aux parcelles, et des espaces suffisants autour du bâti agricole ou non.

Réforme territoriale

- Pour réaliser vos missions, les échanges d’information sont essentiels jusqu’au niveau local. Comment fonctionnez-vous ?

D. Barrau : Ce n’est pas être partisan que de rappeler tout simplement l’histoire des SAFER : le réseau qui est à l’origine de la création de cet outil pour tous les agriculteurs est celui des FDSEA et des JA. C’est un réseau qui s’est structuré localement sur un système électif, avec le renouvellement des responsables tous les 3 ans. A l’échelle d’une ou d’un regroupement de communes, ce réseau a la capacité de porter des avis éclairés, au plus près du terrain. On peut en mesurer l’efficacité depuis 50 ans, sur de nombreux domaines.

Aujourd’hui, les autres syndicats représentatifs, Confédération Paysanne et Coordination Rurale, ont demandé à être reconnus. Aussi, nous leur communiquons la même information complète, adressée aux sièges départementaux. Ils n’ont pas choisi de se structurer localement. La SAFALT ne peut pas se substituer à cette organisation dans les communes et cantons. Si ces syndicats sont aujourd’hui invités, via leurs représentants au Comité Technique Départemental, ils ne peuvent pas néanmoins avoir la même place et la même pertinence que les représentants élus localement. Les décisions du conseil d’administration de la SAFALT sont visées par les ministères des finances et de l’agriculture.

S’agissant de la gouvernance, la prochaine étape a été fixée dans la Loi d’Avenir. En même temps que le processus de régionalisation, la représentativité de tous les syndicats représentatifs officiellement sera aussi assurée au sein du conseil d’administration de notre SAFER. Il y aura 3 collèges distincts : celui des organisations syndicales, celui des collectivités territoriales et un collège pour les autres partenaires, dont les associations. C’est une évolution dans la continuité.

- Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’évolution de la SAFALT demain ?

D. Barrau : Nous travaillons en ce moment à préparer l’élargissement territorial de nos SAFER. La première échéance pour notre SAFALT aujourd’hui Aveyron-Lot-Tarn est l’ouverture au Tarn-et-Garonne, prévue pour le 1er janvier 2016. En conformité avec la réforme territoriale de l’Etat, nous préparons aussi une étape future qui verra la SAFER épouser le périmètre de la future grande Région.

Il s’agira alors d’organiser le fonctionnement des 3 sociétés que nous connaissons aujour-d’hui, la SAFALT, la SAFER du sud de Midi-Pyrénées et la SAFER de Languedoc-Roussillon. Ces 3 structures ont des savoir-faire assez différents, nous rechercherons à faire bénéficier à chacun des territoires des savoir-faire acquis par les autres. A titre d’exemple, nos collègues sont plus tournés vers le développement économique en relation avec les collectivités, au regard du poids des agglomérations.

Dans nos réflexions actuelles pour préparer nos fonctionnements futurs au sein d’une région qui sera particulièrement vaste, nous avons mis en évidence le rôle essentiel qui sera alloué aux Comités Techniques Départementaux. Les CTD sont et seront des instances de concertation très utiles pour assurer le lien avec les enjeux locaux».

Recueilli par La Défense Paysanne du Lot

21 mai 2015

Tourisme : la nouvelle destination «Hautes Terres d’Aveyron»

Comme un clin d’œil au lancement de la saison estivale, le soleil était de la partie, lundi 18 mai à Entraygues sur Truyère pour la présentation de la nouvelle destination «Hautes Terres d’Aveyron», partagée par les cinq offices de tourisme du Causse Comtal aux Gorges de la Truyère en passant par la Vallée du Lot.

Ils étaient tous présents, les élus locaux et les représentants des offices de tourisme des communes de Mur de Barrez, Bozouls, Entraygues sur Truyère, Estaing et Espalion, comme un symbole de la démarche collective qu’ils viennent d’initier sur leur territoire : créer une destination touristique «partagée, mutualisée et volontaire».

Son pilote, Jean-François Albespy, appuyé par Jean-Claude Anglars pour Espalion - Estaing, Jean-Luc Calmelly pour Bozouls et Lucette Fontange pour le Carladez a expliqué le principe de ce futur office de tourisme inter-communautaire. «En 2012, les élus des Communautés de communes de Bozouls Comtal, du Carladez, d’Entraygues sur Truyère et d’Espalion - Estaing, ont décidé de fusionner leurs offices de tourisme en une structure unique». Et Jean-Claude Anglars de compléter : «L’objectif est de structurer ensemble une politique de destination pour être plus efficaces, répondre aux attentes des touristes afin d’exploiter le potentiel touristique de nos 27 communes et stimuler l’économie locale».

47 millions d’euros pour le territoire

Il faut préciser que ce potentiel touristique est en effet conséquent : d’après une étude menée par les offices de tourisme concernés, en septembre 2014, le nombre de nuitées sur le territoire en un an est estimé à 450?000 (+ 480 000 nuitées en résidences secondaires ou chez des parents et amis). Et les retombées économiques annuel-les du tourisme sont évaluées à près de 47 millions d’euros. Et les 11 animatrices des 4 offices de tourisme ont accueilli en 2013, 85 000 visiteurs.

Pour construire cette nouvelle offre touristique collective, les élus référents tourisme, les équipes des offices de tourisme accompagnés par le Pays du Haut Rouergue ont travaillé avec un cabinet d’études et une agence de communication. Un diagnostic de l’offre touristique notamment, ainsi que des enquêtes auprès des professionnels et des clients, des enquêtes terrain,... ont permis de définir une identité. Et après «moultes discussions et réunions», selon Jean-François Albespy, le nom des Hautes Terres d’Aveyron est né !

«Nous devions passer du tourisme de «cueillette» au tourisme de destination qui mutualise nos moyens. Il s’agit de faire mieux ensemble ce que l’on faisait partiellement tout seul», détaillent Lucette Fontange et Jean-Luc Calmelly.

Pour ce futur office de tourisme intercommunautaire qui devrait voir le jour début 2016, les partenaires ont défini quatre axes steratégiques : s’organiser pour travailler efficacement ensemble, devenir une destination touristique, améliorer la performance de la démarche d’accueil et organiser, professionna- liser le réseau des prestataires et renforcer la qualité de leur offre.

Outre sa nouvelle identité, l’office de tourisme intercommunautaire pourra s’appuyer sur deux supports de communication?: un guide d’accueil et une carte touristique, résultats d’un travail collectif entre les équipes des quatre offices de tourisme.

Stimuler l’économie locale

Le guide présente la richesse patrimoniale et naturelle du territoire, les sites à visiter, les activités pleine nature, les hébergements, la restauration,... et fait la part belle aux produits du terroir avec les adresses des producteurs locaux de volailles, charcuteries, viandes, poissons, fromages, farines, châtaignes, huiles et épices, miel, confitures, vins,... Au total, 340 partenaires ont contribué à la réalisation de ce guide.

«Notre message est clair : notre destination mérite d’être découverte», a résumé Jean-François Albespy. «Elle doit donner envie aux touristes d’y venir et d’y revenir», a enchaîné Jean-Claude Anglars. «L’objectif étant, a conclu Jean-Luc Calmelly, de tirer notre territoire vers le haut».

Eva DZ

14 mai 2015

Vols dans les exploitations : prévenir pour se prémunir

Les exploitations sont de plus en plus les cibles de vols de matériels, de carburant, de véhicules,... Et les agriculteurs aveyronnais ne sont pas épargnés. Pour leur apporter plus de sécurité, la gendarmerie a signé avec la Chambre d’agriculture et la FDSEA, une convention de partenariat.

«De 2012 à 2014, le nombre de vols constatés par les services de police et de gendarmerie, dans les exploitations est passé de 36 à 75 en Aveyron. Si ces chiffres restent encore faibles il n’en demeure pas moins insupportables», a signalé le préfet, Jean-Luc Combe en préambule de la signature du partenariat entre la gendarmerie et la profession agricole.

Un réseau d’alerte

Dans un département qui compte près de 9 000 fermes, vulnérables car parfois isolées, dotées de matériels sophistiqués, coûteux, dont les accès ne sont pas toujours sécurisés, la vigilance et la prévention sont les maîtres-mots de cette convention. «Les services de gendarmerie et la profession à travers les réseaux locaux de la Chambre d’agriculture et de la FDSEA, sont tous mobilisés pour faire bénéficier d’une protection en milieu rural comme en zone urbaine», a poursuivi le préfet.

Le plan d’action mise sur la prévention, la dissuasion et la surveillance à partir des échanges avec la profession. «Nous allons installer un réseau d’alerte. Dès que des faits récurrents seront constatés dans une zone géographique précise, nous alerterons les réseaux de professionnels afin que les agriculteurs soient au courant le plus rapidement possible et soient vigilants», détaille le colonel Frédéric Le Meur.

Des conseils gratuits

De même deux référents sûreté sont à la disposition des agriculteurs pour les conseiller sur leur exploitation, les appuyer dans la mise en place de mesures de protection (système d’alarme, serrures aux granges, les points à surveiller,...). Les agriculteurs peuvent faire appel gratuitement à leur service auprès de leur gendarmerie locale. Thierry Contastin, représentant la FDSEA, en convient : «les agriculteurs doivent faire évoluer leurs pratiques, adopter des réflexes de protection sur nos outils, dans nos ateliers : fermer les granges, ne pas laisser les clés sur le contact des véhicules,...».

«Ça n’arrive pas qu’aux autres !»

Le mot d’ordre du président de la Chambre d’agriculture, Jacques Molières, est de «prévenir pour se prémunir» : «cette convention est une déclinaison de celle mise en place au niveau national, elle est le reflet des liens qui peuvent exister entre les services de l’Etat et la profession agricole».

Cette convention de partenariat, signée pour deux ans, est complémentaire du plan anti-cambriolage en vigueur dans tout le département.

Eva DZ

07 mai 2015

Assemblée générale de Gîtes de France Aveyron : une marque à forte notoriété !

L’assemblée générale de Gîtes de France Aveyron s’est réunie jeudi 30 avril à Pont-de-Salars en présence du président national du réseau, Yannick Fassaert.

Le réseau Gîtes de France qui fête ses 60 ans cette année rassemble en Aveyron un parc total de 597 gîtes, dont 48 % sont classés en trois épis. Les maisons d’hôtes, au nombre de 111, représentent 296 chambres d’hôtes. Le réseau départemental compte aussi 20 gîtes de groupe, 11 campings, 47 chalets et un gîte d’enfants. Le parc est donc en hausse, comparé aux 576 gîtes recensés en janvier 2014. La structure départementale Gîtes de France, co-présidée par Myriam Andrieu et Olivier Mazars, a enregistré 147 demandes de porteurs de projets au cours de l’année 2014.

L’an dernier, 61 gîtes ont été labellisés, ainsi que 8 maisons d’hôtes et 4 gîtes de groupe. Mais 43 propriétaires de gîtes ont quitté le label ainsi que 15 propriétaires de chambres d’hôtes, «pour cause de retraite, santé, ou vente du bien immobilier», note Gîtes de France Aveyron. Olivier Mazars a loué le bilan positif de l’activité, «avec un total de 73 labellisations en Aveyron, au dessus de la moyenne nationale des réseaux départementaux qui est de 55 labellisations». Il a précisé que la structure aveyronnaise visait les 55 % de classements en trois épis et la barre des 100 labellisés en 2015.

Le président national de Gîtes de France, Yannick Fassaert, est installé à Méry-sur-Seine dans l’Aube, sur une exploitation céréalière avec des gîtes de groupe. «Notre réseau national rassemble 47 000 propriétaires (dont 15 % d’agriculteurs) et 60 000 hébergements. Notre activité génère un chiffre d’affaires de 650 millions d’euros par an, et environ 2 milliards d’euros de retombées économiques. Le parc national est stable avec un chiffre d’affaires ayant progressé de 5 % en 2014. Il est en hausse de 1,8 % pour ce premier trimestre 2015, comparé à celui de 2014».

Force et valeurs

Le président national était aussi en Aveyron pour confirmer la forte notoriété de la marque Gîtes de France. «76 % des Français la connaissent ! Nous figurons derrière le Club Med (84 %) et Center Parcs (80 %). Nous devons prendre conscience de notre force, garder nos valeurs, nos racines, en faveur d’une ruralité que nous défendons avec notre activité touristique et économique». Yannick Fassaert a aussi évoqué des dossiers 2016 et «le travail de lobbying» pour défendre les adhérents du réseau. Avec notamment la nécessité «de conserver les 71 % d’abattement fiscal au titre de micro BIC. La menace est présente et nous l’avons refusée auprès du ministère de l’économie. Ce sera l’un des dossiers importants de l’année qui pourrait nous contraindre, pour conserver les 71 %, à quitter notre classement en épis pour un classement en étoiles».

Il a par ailleurs confié que le réseau entendait travailler avec l’ensemble des acteurs touristiques, afin de favoriser notamment les centrales de réservation uniques par département. Il a aussi souligné l’importance d’internet dans les réservations, lesquelles en Aveyron, ont réuni 90 000 visiteurs uniques durant l’année 2014. «Il est donc indispensable que les propriétaires présentent sur le site de belles photos de leur produit avec des plannings de réservation mis à jour. Gîtes de France sera également plus présent dans les réseaux sociaux», a-t-il annoncé. En 2014, le relais départemental Gîtes de France a enregistré plus de 4 000 dossiers de réservation, contre 3 600 en 2013, dont 48 % par internet. Les séjours de 7 nuits représentent 56 % des contrats. La clientèle est française à 94 % chez les 397 propriétaires confiant la commercialisation de leur structure au service de réservation Gîtes de France Aveyron.

Didier BOUVILLE

16 avril 2015

Fédération départementale des Chasseurs : «des sangliers en surdensité»

L’assemblée générale de la Fédération des chasseurs de l’Aveyron s’est déroulée samedi 11 avril à Luc-La Primaube, sous la présidence de Michel Gombert.

L’ouverture générale de la chasse se fera en Aveyron le dimanche 13 septembre à 7 h, avec une clôture fixée au 29 février au soir, a annoncé le président Michel Gombert. La fédération aveyronnaise qui a validé 12 464 permis de chasser en 2013-2014 (en baisse de 2,38%), a accueilli de nombreux chasseurs lors de son assemblée générale à laquelle participait le Juracien Christian Lagallice, président national de l’association communale des chasses agréées. Les députés Marie-Lou Marcel et Yves Censi ont également salué l’ensemble des chasseurs et élus présents.

Dans son rapport moral, Michel Gombert a fait le point sur la saison de chasse qui s’achève, en commençant par le grand gibier. Il a notamment insisté sur «le sanglier qui pose de gros problèmes en ce début d’année, de nombreuses communes sont en effet impactées. Il faut agir vite et j’invite les responsables à se rencontrer pour faire une analyse de la situation et identifier l’origine des surdensités». Pour le petit gibier, le président a noté que «le lièvre se porte bien surtout sur les territoires gérés» mais que «le lapin restait toujours le grand absent de l’ouverture». Il a également évoqué la mise en place du centre de formation et d’examen du permis de chasser de la fédération, basé à Rodelle. «Il vient d’être agréé et le nombre de candidats journaliers pour l’examen est passé de 10 à 12 personnes». Un sentier de piégeage sera réalisé sur le site pour la formation de juin, en attendant la création prochaine d’un sentier pédagogique ouvert notamment aux scolaires. La salle de formation est au stade de l’appel d’offre, a aussi indiqué Michel Gombert.

«Protéger et servir»

Le président a par ailleurs salué Claude Rabayrol, Alain Julliaguet et René Aussel, les représentants de la section Chasse et dégâts de gibier au sein de la FDSEA jusqu’aux dernières élections. «Ils étaient depuis de nombreuses années nos interlocuteurs». Rolland Aubeleau, nouveau co-président de la section Chasse et dégâts de gibier FDSEA, était présent à l’assemblée générale.

Auparavant, Michel Gombert a également fait un point régional et national, sur les dossiers en cours. Il a évoqué la réforme territoriale et le rapprochement des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, avec de nombreuses interrogations. «Que pouvons-nous en attendre ?», a-t-il lancé. Un groupe de travail a été mis en place. «L’échelon régional est important mais il ne doit pas laisser pour compte les départements dont la proximité avec les chasseurs est indispensable», selon Michel Gombert. Il a aussi relayé les paroles de Bernard Baudin, président de la Fédération Nationale de la Chasse (FNC), dont la mission est de «protéger et servir». C’est à dire, «servir les fédérations, notamment dans le domaine juridique, informatique, ou celui des outils de communication. Et protéger la chasse dans l’anticipation, le lobbying, les études, l’innovation...».

Didier BOUVILLE

26 mars 2015

Réseau Gîtes de France Aveyron : des nouveaux médaillés du tourisme

Le réseau Gîte de France Aveyron a remis, vendredi 20 mars, des médailles du tourisme de bronze à trois de ses adhérents, au titre de la promotion du 1er janvier 2015.

La cérémonie s’est déroulée en présence des co-présidents de Gîtes de France Aveyron, Myriam Andrieu et Olivier Mazars. Le réseau aveyronnais qui recense 650 établissements labellisés a ainsi récompensé trois de ses adhérents, avec une médaille de bronze délivrée par le ministère de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme. Il s’agit de Jacqueline Romiguière, Guy Soulié et Paul Mestre. Agnès Jayr, elle aussi médaillée, était excusée.

- Jacqueline Romiguière, gîte trois épis à Flagnac. Son gîte rural a été aménagé dans une ancienne grange en 1999. Il est commercialisé en service de réservation depuis plus de quinze ans. Les propriétaires proposent bénévolement des visites guidées, cathédrale de Rodez, etc.

- Guy Soulié, gîte trois épis, chambres d’hôtes et camping à Castelnau-Pégayrols. En 1972, aménagement d'un camping à la ferme. En 1985, aménagement de chambres d'hôtes dans la maison du propriétaire. Puis en 2004, aménagement du gîte sur l'exploitation agricole. M. Soulié propose des vols ULM aux touristes pour découvrir le viaduc de Millau, les lacs du Lévézou, les Gorges du Tarn… Il est administrateur des Gîtes de France Aveyron depuis 2009 et vice-président depuis 2013.

- Paul Mestre, gîte trois épis à Thérondels. Création du gîte en 1983. Correspondant «voya-ges conseil» du Crédit Agricole. Président de l'Office de Tourisme de Mur-de-Barrez de 2004 à 2014. Administrateur des Gîtes de France de 2005 à 2013.

Les 60 ans du réseau

Le réseau national Gîtes de France fête cette année ses 60 ans d’existence. En Aveyron, une porte ouverte célébrera l'événement samedi 28 et dimanche 29 mars à Chantefriboule, commune de St-Juéry, chez Mme Birot. Ce site est situé dans le Sud-Aveyron, dans le Parc Naturel Régional des Grands Causses. Il est aussi un hameau de plusieurs gîtes «trois épis», proposant notamment piscine, SPA, salle de jeux...

Par ailleurs, l’assemblée générale de Gîtes de France Aveyron est programmée jeudi 30 avril, à la salle des fêtes de Pont de Salars. Yannick Fassaert, président de la Fédération Nationale des Gîtes de France (venant de l’Aube), sera présent.

Didier BOUVILLE

19 mars 2015

Pays de l’Argence : préserver les cours d’eau

Vendredi 13 mars, sur la commune de Luc-La Primaube, une rencontre était organisée sur la problématique de la préservation des cours d’eau. Des agriculteurs du secteur de l’Argence (canton de Sainte Geneviève), accompagnés de l’association HalieutiLot, sont venus se rendre compte des aménagements effectués le long du Trégou.

«Notre région comporte beaucoup de petits ruisseaux qui courent dans les parcelles de pâturage», explique Roland Carrié, agriculteur à Vitrac en Viadène, portant, pour le secteur agricole, le programme de préservation des cours d’eau en Viadène. «Les animaux pataugent pour s’abreuver, salissant l’eau et provoquant l’érosion des berges. Nous sommes venus constater des aménagements faits sur le Trégou pour reproduire cette action chez nous». Il était accompagné, entres autres, de Clément Jouvet, de l’association HalieutiLot, à l’origine du projet sur le nord Aveyron. Au bord du Trégou ils ont été reçus par Vincent Miquel, responsable eau du Grand Rodez, Marion Sudre, du contrat de rivière Aveyron Amont, et Nicolas Vacquier, agriculteur sur la commune de Luc-La Primaube.

Ensemble ils ont fait un tour d’horizon des aménagements qui ont été faits au niveau du cours d’eau. Tout d’abord, des clôtures ont été installées tout le long pour éviter le piétinement des animaux qui provoque la destruction des berges et l’ensablement des ruisseaux. «Nous avons sacrifié 2 mètres de chaque côté du ruisseau mais nous en aurions perdu beaucoup plus sans réagir. Nous étions perpétuellement en train de refaire les clôtures ! Cela ne pouvait plus continuer», affirme Nicolas Vacquier. Des descentes stabilisées, grâce à un empierrement, ont été créées pour permettre aux vaches d’atteindre l’eau sans pour autant pénétrer dans le ruisseau.

La mise en place du programme de protection du Trégou a été un travail de longue haleine. Les premiers constats ont débuté en 2008. S’en sont suivies de nombreuses réunions avec les agriculteurs, l’ONEMA, la DDT, la communauté d’agglomération du Grand Rodez, les associations de pêche, de chasse, la LPO... D’après Vincent Miquel, «l’implication des agriculteurs locaux était primordiale. Nous avons échangé pendant 2 ans avant le démarrage des travaux. Il ne fallait pas qu’ils vivent cette action comme une contrainte, mais qu’ils en deviennent des acteurs. Leur engagement dans la démarche est totalement volontaire». «L’activité agricole est compatible avec la protection des milieux aquatiques et tout le monde a intérêt à avoir des cours d’eau de qualité», ajoute Nicolas Vacquier.

Sur le secteur de l’Argence, tous les agriculteurs adhèrent à la démarche. Tous les frais seront pris en charge : clôtures lisses électrifiées, passerelles, descentes aménagées, bacs d’abreuvement... Le financement est réparti entre l’Agence de l’eau (60 %), la communauté de communes de l’Argence (20 %), le Conseil général (10 %), la région Midi-Pyrénées (10 %). Les agriculteurs donnent, quant à eux, du temps et de l’énergie pour la réalisation des travaux. L’association de pêche locale va aussi s’impliquer en fabriquant des échelles permettant d’enjamber les clôtures. Pour Roland Carrié, emporter l’adhésion des agriculteurs a été plutôt simple. «Il faut se lancer et ça fait boule de neige !».

Cette question de la gestion des cours d’eau est aussi une préoccupation des pouvoirs publics. «Aujourd’hui un travail est engagé sur le Viaur et l’Aveyron. Il devrait s’étendre sur tout le département. L’Agence de l’eau demande d’avoir une vision large pour mettre en place des solutions durables», confie Vincent Miquel. Marion Sudre complète ce propos : «sur le bassin versant de l’Aveyron nous travaillons non seulement sur l’agriculture, mais aussi d’autres thématiques comme l’urbanisme, ou l’industrialisation».

Bérangère CAREL

05 février 2015

Elections MSA Midi-Pyrénées Nord : les assurés sociaux agricoles ont voté à près de 35%

La population agricole, exploitants agricoles, salariés, employeurs et retraités vient de renouveler pour les cinq années à venir les délégués cantonaux qui vont les représenter à la MSA.

112 056 électeurs ont été invités entre le 12 janvier et le 27 janvier à voter pour élire les délégués de terrain de la MSA MPN. 40 000 d’entre eux se sont mobilisés.

Pour la première fois, les électeurs ont eu le choix entre le vote par internet et le vote par correspondance. Le nouveau mode de vote par internet a été choisi par 15,87 % des votants.

La participation à ces élections au niveau national est de 31 %.

Pour la MSA MPN il est de 34,53% et représente :

• 38,34% pour le département de l’Aveyron

• 35,93% pour le département du Lot

• 33,51% pour le département du Tarn

• 29,27% pour le département Tarn et Garonne

Dans le contexte actuel de crise économique et sociale, les résultats de ce scrutin restent satisfaisants et sont une confirmation de l’attachement des adhérents MSA à leur régime de protection sociale. Les récentes avancées sociales obtenues par le régime agricole (indemnités journalières Amexa, petites retraites) n’ont pas encore produit leur plein effet alors qu’elles sont le résultat de l’engagement constant de la MSA auprès des pouvoirs publics pour améliorer la protection sociale de ses ressortissants.

Le conseil d’administration de la MSA MPN remercie tous ceux et celles qui se sont impliqués dans ce scrutin, par leur vote, ou par leur engagement en se portant candidats, montrant ainsi leur volonté de défendre l’action et les valeurs que porte la MSA.

Malgré un certain tassement des résultats par rapport à 2010, ce score montre l’attachement que porte la population agricole et rurale à son régime social géré par des élus, couvrant l’ensemble de la protection sociale, constitué en guichet unique et tourné vers la proximité des services.

L’ensemble des délégués ainsi élus, soit plus de 1 000, se retrouveront lors de l’assemblée générale du 5 mars à Albi pour élire le conseil d’administration de la MSA MPN. La MSA et ses nouveaux élus, forts de leurs valeurs de solidarité et de responsabilité, poursuivront plus que jamais leur engagement et leur action pour la défense de la protection sociale au service des populations agricoles.

Nous reviendrons plus en détail dans une prochaine édition sur le résultat de ce scrutin professionnel.

Article MSA

29 janvier 2015

Partenariat AVEM et FD CUMA : mécanisation partagée avec le Sénégal

La FD CUMA et l’Association Vétérinaire des Eleveurs du Millavois (AVEM), engagée dans une action de développement solidaire au Sénégal, ont signé, vendredi 23 janvier, une convention de partenariat.

La convention a été paraphée par Sébastien Clergeau, président de l'AVEM (Association Vétérinaire des Eleveurs du Millavois) et Frédéric Carrière, président de la FDCUMA. Une action de développement solidaire est conduite au Sénégal depuis plus de 15 ans par l’AVEM (1). L’association regroupe 157 élevages du Sud-Aveyron, quatre vétérinaires salariés, un agronome, une secrétaire et un comptable. Elle pilote l’opération de coopération décentralisée auprès de 600 éleveurs de la région de Kaolack au Sénégal, regroupés dans l'Agroprov. Cette convention porte sur l’attribution d’un microcrédit de 2 000 euros pour le financement de matériels agricoles. «La FD CUMA s’engage également à promouvoir l’opération auprès de ses partenaires et de son réseau avec l’ambition de faire exemple et d’élargir le soutien», explique Frédéric Carrière.

La FD CUMA a communiqué sur cette action lors de ses 17 réunions de secteurs auprès de 370 responsables de CUMA locales. Des CUMA se sont engagées, comme celle de Coubisou (60 adhérents) avec un apport de 1?000 euros de trésorerie. D’autres initiatives individuelles, issues des CUMA de Palmas ou de Sévérac le Château, sont des dons en matériels notamment. Jean Seguin, ancien président de la FD CUMA, retraité à Sévérac le Château, souligne la nécessité de cet engagement collectif : «nous avons plus de dix ans de recul sur ces actions. Les agriculteurs sénégalais manquent de reconnaissance dans leur pays. Le travail est encore essentiellement manuel, alors qu’ils ont des atouts, avec des grandes villes alentour. Et ils ont envie de travailler !».

Réserves fourragères

Cette action vise donc à aider les éleveurs de la région de Kaolack, deuxième ville du Sénégal après la capitale Dakar. «Ils ont en moyenne des troupeaux de 50 brebis», commente Patrice Combettes, vice-président de l’AVEM, «avec de nombreuses petites structures». Les premiers échanges avaient mis l’accent sur la constitution de réserves fourragères, puis la récolte avec l’introduction de motofaucheuses gérées collectivement par des groupements d’utilisation de matériels agricoles (GUMA). Depuis 2012, les éleveurs sénagalais expriment le souhait de réduire la pénibilité des travaux agricoles avec la mécanisation.

«La réussite et la reconnaissance de l’opération des motofaucheuses par les autorités sénégalaises a donc incité l’AVEM et les CUMA à accompagner les éleveurs de l’AGROPROV pour l’acquisition et la gestion collective de tracteurs et de matériels agricoles». Un premier tracteur a été été expédié au Sénégal fin 2013, accompagné par la formation des chauffeurs à la conduite et à l’entretien, suivi en 2014 par l’apprentissage de la faucheuse. Aujourd’hui, les objectifs d’actions de l’AVEM sont d’équiper les six GUMA de tracteurs, de matériels de fauche et de labour légers. La demande est estimée à dix tracteurs équipés, du matériel d’occasion. L’AVEM souligne aussi les besoins en bénévoles, qu’ils soient éleveurs ou non, et en mécaniciens, «les retraités sont les bienvenus !».

Didier BOUVILLE

(1) www.avem12.org

04 décembre 2014

Chasseurs-Education Nationale : réserve de chasse du Causse Comtal et partenariat

Le président de la Fédération départementale des chasseurs et le directeur académique des services de l'Education nationale de l'Aveyron ont signé mercredi une convention de partenariat pour l'encadrement d'activités scolaires de découverte des milieux naturels, en lien avec la nouvelle réserve chasse-faune sauvage créée à Sébazac-Concourès et La Loubière.

Michel Gombert, président des chasseurs de l'Aveyron et Dominique Roure, directeur académique, ont paraphé la convention de partenariat au siège de la Fédération départementale des chasseurs à Rodez ce mercredi soir. Elle a pour but «d'encadrer les activités scolaires de découverte des milieux naturels, d'éducation à la citoyenneté, à l'environnement et au développement durable». Le site couvrant environ 400 ha sur le Causse Comtal a été aménagé «avec l'appui de plusieurs partenaires, l'Europe (FEDER), le Conseil régional, le Conseil général, les maires de La Loubière, Sébazac-Concourès, et la Fédération des chasseurs qui est le financeur et le porteur du projet», a indiqué Michel Gombert. L'espace naturel sensible de réserve de chasse du Causse Comtal a été accompagné dans sa réalisation par de nombreuses associations environnementales et piloté par Karine St-Hilaire, directrice de la fédération régionale des chasseurs. Il a été adapté pour accueillir le public, avec notamment un sentier de découverte (2,8 km).

«Ce site rassemble plusieurs composantes, l'écologie, l'économie et le patrimonial, dans un espace sécurisé élaboré avec deux conseillers pédagogiques de l'Education nationale», ajoute Karine St-Hilaire. Dominique Roure, directeur académique, a rappelé que la convention illustrait la mission première de l'Education nationale qui est «l'acquisition de connaissances des milieux naturels», mais aussi «l'éducation des jeunes à un comportement responsable et citoyen au développement durable». La réserve du Causse Comtal bénéficie de l'appui des techniciens de la fédération des chasseurs, et d'une signalétique, documents et fiches pédagogiques illustrés avec un «carnet de l'explorateur» distribué aux visiteurs, dont les scolaires des classes du CE2 au lycée.

Pâturage des brebis

L'espace naturel du Causse Comtal est aussi le début «d'une reconquête du pâturage» sur des pelouses sèches naguère abandonnées. «Cinq exploitations agricoles de Sébazac-Concourès et une de La Loubière sont associées au projet dans le cadre notamment d'une prochaine convention pâturage signée entre la Fédération des chasseurs et les agriculteurs concernés», poursuit Karine St-Hilaire. C'est environ un potentiel de «2 000 brebis» qui pourra pâturer en plusieurs petits troupeaux distincts sur cette espace naturel de 400 ha.

Pour Michel Gombert, «l'objectif de la convention signée avec l'Education nationale est de favoriser la découverte des différents sites naturels proposés par la Fédération des chasseurs, et d'aborder, à partir de l'attrait des enfants pour les activités de pleine nature, les notions de fonctionnement et de préservation des milieux naturels à travers de multiples compétences transversales et disciplinaires contenues dans les programmes des écoles primaires publiques».

La Fédération des chasseurs est déjà propriétaire ou gestionnaire de sites remarquables comme le centre de formation de la Gachoune à Rodelle (classé espace naturel sensible), la réserve de gibier d'eau de la Gourde à Canet de Salars, la tourbière de Bouloc à Salles-Curan et du lac de Ste-Geneviève sur Argence où est installé un observatoire pour le gibier d'eau.

Didier BOUVILLE

20 novembre 2014

Gîtes de France Aveyron : des médaillés du tourisme !

Quatre adhérents du réseau Gîtes de France Aveyron ont reçu la médaille du tourisme attribuée sur la promotion 2014, mardi 18 novembre, dans les locaux du réseau à Rodez, quartier de Bourran.

«Ce sont des médailles du tourisme que la préfète de l’Aveyron souhaitait attribuer aux adhérents d’un réseau sérieux, organisé», confie Jean Laurens, ancien président de l’APATAR, auquel a succédé il y a un an Myriam Andrieu et Olivier Mazars, co-présidents de Gîtes de France Aveyron. Jean Laurens a précisé que le réseau départemental Gîtes de France était «un label autonome financièrement et garant d’une qualité d’hébergement reconnue». La remise des médailles s’est déroulée en présence d’Olivier Mazars et de Valérie Duchatelle, directrice du réseau aveyronnais.

«Un cahier des charges strict»

Les médailles ont été remises à Joëlle et Jean-Paul Barrillio, de St-Beauzély, Brigitte Boissel, de St-Jean et St-Paul, et Yves et Marie-Françoise Randeynes, de Nauviale. Madeleine et André Alazard, de Coubisou, étaient indisponibles. Jean Laurens a rendu hommage à «ces pionniers» du tourisme vert en Aveyron, André Alazard fut par ailleurs président de l’APATAR durant douze ans avant Jean Laurens. Ce dernier en a ensuite loué «la qualité professionnelle des médaillés au sein d’un réseau départemental et d’une marque nationale guidée par un cahier des charges strict». Et d’ajouter : «vous êtes des professionnels du tourisme depuis plus de 15 ans et menez un travail de qualité. C’est aussi pour toutes ces raisons que les pouvoirs publics ont souhaité vous distinguer par ces médailles du tourisme», a indiqué Jean Laurens.

Le co-président Olivier Mazars, propriétaire d’un gîte à Onet le Château depuis 1993, a rappelé «la diversité des hébergements et des produits du réseau Gîtes de France» et souligné «son maillage territorial conséquent sur les communes de l’Aveyron. Nous avons plus de 800 adhérents et autant de produits d’hébergement labellisés dans notre réseau Gîtes de France Aveyron».

Les médaillés

- Joëlle et Jean-Paul Barrillio, la ferme de la Tacherie, à St-Beauzély. Ils sont installés depuis 1986 et ont ouvert leur camping à la ferme en 1999 près d’une production ovins lait Roquefort AB. De 25 places à ses débuts, le camping a aujourd’hui une capacité d’accueil de 40 places, avec 6 500 nuitées comptabilisées cette année. Le couple tire désormais son revenu pour moitié de son activité touristique.

- Brigitte Boissel, de St-Jean St-Paul. Documentaliste de métier et néo-Aveyronnaise, elle travaille dans le tourisme vert depuis 1993, puis a étoffé son activité en 2000. Son gîte rural dispose du label Tourisme et Handicap (uniquement mental et auditif) et d’une accessibilité «handicap moteur avec une certaine autonomie».

- Yves et Marie-Françoise Randeynes, de Nauviale. Ce retraité de la fonction territoriale a créé son gîte de groupe en 1992, puis l’a amélioré en 1999 avec un second bâtiment. Le couple a enregistré plus de 3 000 nuitées cette année. Il est aussi adepte du caravaning en dehors de la saison, ce qui lui permet de bien connaître les attentes de la clientèle.

Didier BOUVILLE

20 novembre 2014

SDIS et Service remplacement : agriculteurs et pompiers volontaires

La Chambre d'agriculture, le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) et le Service Remplacement en agriculture (SRA) ont signé une convention départementale de partenariat visant à faciliter l’engagement des agriculteurs comme pompiers volontaires.

La convention a été signée vendredi 14 novembre au SDIS situé à Bel-Air à Rodez par Jean-Claude Anglars, président du SDIS, Jacques Molières, président de la Chambre d'agriculture et Jean-Pierre Verlaguet, président du SRA. Elle s’est déroulée en présence du colonel Eric Florès, du lieutenant-colonel Serge Rieutort, responsable de la cellule volontariat SDIS et du lieutenant-colonel Olivier Théron.

En Aveyron, le SDIS compte 1 300 sapeurs pompiers, dont 1 200 volontaires. Parmi ces derniers, 50 sont agriculteurs dans 21 centres de secours sur les 40 du département. Les sapeurs pompiers volontaires sont âgés de 16 ans (avec tuteur) à 59 ans. «Le SDIS repose donc sur le volontariat», dit Jean-Claude Anglars, «avec des femmes et des hommes travaillant à proximité d’un centre de secours». Selon lui, «les agriculteurs sont comme les artisans, il ont un sens pratique efficace, essentiel dans leur mission de secours à la personne ou aux biens». L’engagement de l’agriculteur comme pompier volontaire est donc facilité par la convention de partenariat entre le SDIS et la Chambre d’agriculture en lien avec le SRA.

«Notre service a recensé en 2013, 70 000 heures de remplacements, avec 38 équivalents temps plein», précise Jean-Pierre Verlaguet. «Nous avons 14 salariés en CDI présents sur 10 secteurs géographiques avec un agriculteur bénévole par secteur capable de planifier les interventions. Il y a 250 personnes différentes qui remplacent des agriculteurs pour des missions de 1 à 3 jours, ou de 1 à 115 jours pour les congés maladie ou maternité».

Engagement citoyen

«Cet engagement citoyen, de proximité» a également été loué par Jacques Molières : «les agriculteurs sont partout sur le territoire, dans un département de l’Aveyron classé au premier rang national en nombre d’exploitants. Etre engagé comme sapeur pompier volontaire pour un éleveur, c’est aussi confier son élevage à une autre personne qualifiée, pour une mission d’intérêt général soutenue par la Chambre d’agriculture».

Les lieutenants-colonels Serge Rieutort et Olivier Théron ont rappelé que «sans les pompiers volontaires, le SDIS ne fonctionnerait plus». Le SDIS doit chaque année remplacer environ 100 de ses pompiers volontaires, suite aux départs pour cause de limite d’âge. «Nous avons besoin de nouveaux volontaires chaque année pour maintenir notre effectif. Les sapeurs pompiers volontaires ont les mêmes compétences que les professionnels, du fait de leur programme de formation. Nous organisons chaque année 7 000 journées individuelles de formation, avec aujourd’hui des spécificités nouvelles comme les interventions sur les panneaux photovoltaïques ou les unités de méthanisation».

Garde et formation

Virginie Lignon, maraîchère âgée de 25 ans, installée dans un GAEC à trois dans le sud Aveyron, est pompier volontaire depuis un an. «J’assure une garde au centre de secours de St-Affrique, une semaine par mois, avec parfois des journées de formation. C’est en effet assez lourd mais le fait d’être remplacée rapidement est une solution bien adaptée à mon métier», confie-t-elle. Benoît Gladin apprécie, lui, son statut de salarié remplaçant au SRA depuis 25 ans. Il a pu se rendre compte, lors de la signature de la convention au côté d’Anne-Lise Brioudes, animatrice du SRA, que le dispositif du SDIS était rapide et efficace dans ses interventions, grâce à toutes les composantes du milieu agricole.

Le SDIS Aveyron est financé par les communes, les communautés de communes et le Conseil général. «Le SDIS Aveyron est placé au troisième rang national pour la faiblesse de son coût de fonctionnement par habitant», souligne Jean-Claude Anglars. «Cela, avec une efficacité optimisée, confortée notamment par des améliorations de voies routières rendant les interventions toujours plus rapides».

Didier BOUVILLE

30 octobre 2014

Agriculteurs et chasseurs : mieux comprendre la chasse

La section chasse et dégâts de gibier de la FDSEA a sollicité la DDT, la Fédération des Chasseurs, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, les lieutenants de louvèterie et l’association des piégeurs pour réaliser un dossier afin d’aider agriculteurs et chasseurs à mieux comprendre la chasse, son fonctionnement, ses règles... Claude Rabayrol, président de la section chasse et dégâts de gibier, présente le document.

Pourquoi ce document ?

C. Rabayrol : «Il existe en Aveyron, une bonne synergie entre les différentes structures spécialisées et la profession agricole pour que la chasse se passe dans les meilleures conditions. Notre section chasse et dégâts de gibier de la FDSEA est active, elle se tient régulièrement informée auprès de ces structures et maintient avec elles, de bonnes relations de travail.

Mais la chasse reste un dossier complexe, aussi avons-nous pensé réaliser collégialement un dossier qui informe les agriculteurs comme les chasseurs sur la réglementation de la chasse.

Comment avez-vous procédé ?

C. Rabayrol : La section a été force de propositions dans les sujets à aborder. Nous sommes partis sur une forme de questions - réponses, de manière à clarifier les informations en particulier sur l’évolution de la réglementation d’aujourd’hui, les informations juridiques, la procédure d’indemnisations, la protection des cultures,... Puis nous avons travaillé de concert avec les services compétents pour apporter des réponses précises et justes.

Quel est l’objectif ?

C. Rabayrol : A travers ce dossier, nous souhaitons inciter le monde agricole à se rapprocher de celui de la chasse. Il est en effet important que les agriculteurs s’intéressent à ce domaine, qu’ils soient présents dans les orientations et les décisions des chasseurs, qu’ils s’impliquent dans l’acte de chasse afin de maintenir un équilibre entre nos deux activités et de bonnes relations. C’est dans l’intérêt de chacun, agriculteur comme chasseur de conserver des échanges.

Que contient ce document ?

C. Rabayrol : Nous avons voulu rédiger un document détaillé, compréhensible pour tous, qu’agriculteurs et chasseurs pourront partager et afficher. Certes, il est pas exhaustif mais il se veut un outil sur lequel ils pourront s’appuyer pour répondre à toutes les questions».

Recueillis par Eva DZ

16 octobre 2014

Jean-Luc Combe, nouveau préfet de l’Aveyron : sensible à l’agriculture

Le jour de sa prise de fonction, lundi 13 octobre, Jean-Luc Combe, nouveau préfet de l’Aveyron s’est présenté à la presse aveyronnaise.

Pour son deuxième poste de préfet, après 19 mois dans le Cantal, Jean-Luc Combe est arrivé en Aveyron le 13 octobre dans un département qu’il avoue connaître peu mais qu’il souhaite «découvrir au plus vite». «A plusieurs niveaux, l’Aveyron est proche du Cantal avec un socle économique basé sur l’agriculture, l’élevage en particulier, et de nombreuses entreprises agroalimentaires».

Déterminé à «s’attacher aux enjeux du territoire» et à «travailler dur pour mettre en œuvre les solutions qui conviendront le mieux aux Aveyronnaises et Aveyronnais», le nouveau préfet souhaite rencontrer au plus vite les acteurs locaux. «Je suis un homme de terrain et je veux rencontrer rapidement les entrepreneurs, les bénévoles des associations, les agriculteurs,... les acteurs économiques de l’Aveyron pour comprendre les problématiques et agir», a-t-il avancé, misant sur un dialogue ouvert avec tous.

Conscient de l’importance de l’agriculture dans l’économie départementale, Jean-Luc Com-be espère rencontrer ses responsables pour évoquer avec eux les sujets cruciaux comme celui de l’application de la Directive nitrates : «nous entrons dans une phase de concertation. Nous avons reçu les documents du préfet de Région, coordonnateur pour le bassin Adour Garonne et nous voulons en discuter avec les acteurs concernés sur la base d’une transparence totale».

Selon le représentant de l’Etat, «les mesures doivent être bien établies en adéquation avec la réalité du terrain, sans aberration ni contradiction et sans pénaliser indûment les exploitants et les territoires». Il ajoute : «un argumentaire bien charpenté ne laissera pas indifférenet la commission de Bruxelles sachant que la préservation des espaces naturels et de la qualité de l’eau est un enjeu partagé par tous, professionnels inclus».

Bientôt une rencontre sur une exploitation avec la profession

Au-delà de ce sujet d’actualité, le préfet de l’Aveyron entend «faire vivre pleinement les bénéfices des arbitrages de la PAC pour l’élevage», citant également les avancées positives sur la revalorisation de l’ICHN et la reconnaissance des actifs. «Autant de perspectives à saisir pour défendre notre agriculture et plus particulièrement celle en zone de montagne».

L’aménagement du territoire et notamment les nouveaux réseaux de communication, l’amélioration du réseau routier, figurent aussi parmi ses priorités : «Je suis fondamentalement optimiste sur l’aboutissement de ces dossiers, je me battrai en tout cas aux côtés des acteurs du territoire», a-t-il avancé.

La situation de l’emploi, la sécurité des Aveyronnais, l’organisation territoriale sont aussi des enjeux importants à ses yeux. «Nous travaillerons aux côtés des élus dans un dialogue toujours ouvert», a-t-il poursuivi.

Eva DZ

28 aout 2014

Ouverture de la chasse dimanche 14 septembre : une saison qui se présente bien !

Les chasseurs de l’Aveyron seront nombreux en campagne dimanche 14 septembre pour l’ouverture générale de la chasse. La tradition sera une nouvelle fois respectée dans un département qui comptait l’an dernier 12 700 titulaires d’un permis de chasser. Entretien avec Michel Gombert, président de la fédération départementale de la chasse (notre photo).

- L’Aveyron reste-t-il une importante fédération de chasseurs ?

«En effet, avec exactement 12 768 timbres fédéraux vendus durant la saison 2012-2013, selon nos derniers chiffres. Nous connaissons une petite érosion chaque année, avec des départs dus au vieillissement de nos adhérents et qui ne sont compensés qu’en partie par l’arrivée de jeunes. Car nous accueillons de jeunes chasseurs ! Nous recevons chaque année une moyenne de 300 candidats, dont 270 seront reçus à l’examen théorique et pratique du permis de chasser. Notre département est au second rang de la région Midi-Pyrénées, derrière la Haute-Garonne, en nombre de permis de chasser.

- Comment se présente cette saison 2014-2015 ?

Elle devrait être un bon millésime sur le plan général, suite à un hiver clément et un printemps favorable. Je peux affirmer que la reproduction 2014 est bien meilleure que celle des années précédentes.

- Quelle est la situation du grand gibier ?

Le cerf est dans une progression constante. Le chevreuil me paraît stable, car suite à un printemps précoce et des naissances survenant tard après le débourrement de la végétation, la qualité du lait des chevrettes (femelle du chevreuil) baisse et affecte la survie des faons. Nous avons observé un pic des mises bas des chevrettes se situe mi-mai, situation constatée depuis 30 ans.

- Et le sanglier ?

Pour le sanglier, il est difficile de faire un inventaire mais la situation me paraît être stable, avec des mises bas tardives, et des marcassins qui vont gêner le bon déroulement des battues. Je souhaite que l’on maintienne la pression afin que la population diminue pour limiter les dégâts sur les cultures. Et de fait, alléger le budget dégâts de gibier de notre fédération !

- Où en est le petit gibier ?

Je dirai que l’heure est à l’optimisme. Car comme je l’ai précisé auparavant, le printemps a été favorable également pour le lièvre et le gibier à plumes. Le lapin rencontre beaucoup de difficultés pour reconquérir des territoires. Par contre, la population des lièvres sur les territoires bien gérés explose et donne entière satisfaction. Pour les faisans et les perdrix, il en est de même, à moins que le mois de juillet pluvieux anéantisse quelques nichées ou petits oiseaux. Car les nichées me paraissent plus nombreuses sur certains secteurs.

- Pour quelles raisons ?

Ce résultat est à mettre à l’actif des chasseurs qui s’impliquent dans l’amélioration de l’habitat, la gestion des espèces... En effet, le fait d’implanter des intercultures servant de couvert pour la protection et la nourriture pendant la période hivernale, ceci accompagné par un maillage d’agrainoirs fonctionnant toute l’année, est une mesure simple et efficace à mettre en pratique pour la sauvegarde du petit gibier naturel en période de disette.

- La sécurité demeure-t-elle toujours une priorité de votre fédération ?

Nous y sommes en effet très attentifs pour la chasse au petit, comme au grand gibier. Pour le grand gibier, je rappelle que les chefs de battues doivent effectuer :

- le rappel des consignes de sécurité ;

- le report de l’identité de chaque tireur (sur le carnet de battue) ;

- l’affectation individuelle des postes de tirs (numérotés ou matérialisés), et en précisant le nombre de postes affectés au tir à plomb du chevreuil (si c’est le cas). Il faut aussi noter que le carnet de battue n’est valable que pour le territoire sur lequel il a été délivré.

- La chasse reste-t-elle une activité ouverte à tous et toutes ?

Evidemment ! Et je dirai que notre fédération milite et travaille pour pérenniser une chasse populaire et démocratique, gestionnaire de la nature et des territoires, accessible économiquement à tout le monde.?Bonne ouverture et bonne saison de chasse à tous les chasseurs !».

Recueilli par Didier BOUVILLE

21 aout 2014

JA Aveyron : clôture gastronomique pour «Découvrez nos fermes !»

L’opération estivale de Jeunes Agriculteurs s’est achevée jeudi 14 août, de manière très gourmande, sur la ferme d’Edith et Patrick Gaubert, éleveurs et transformateurs de canards gras, en vente directe, sur la commune de Centrès.


Les exploitants, habitués à recevoir du public toute l’année, ont ainsi fait découvrir aux quelque 150 visiteurs tous les secrets de la qualité de leurs produits. En effet les Gaubert font partie des rares éleveurs à travailler avec des canards de Barbarie, cette race, de haute qualité, étant plus délicate et plus longue à gaver que les autres utilisées traditionnellement.
C’est donc avec plaisir que les aviculteurs ont partagé leur passion et leur mode d’élevage basé sur le respect du bien-être animal, ingrédient principal de la qualité des produits transformés dans le laboratoire de l’exploitation.
Les Jeunes Agriculteurs du canton de Réquista-Cassagnes ont quant à eux servi 70 repas de terroir à base de canard, d’aligot, de saucisses et de Roquefort. Malgré un temps assez maussade, la journée a donc été placée sous le signe de la gastronomie, pour le plaisir des habitués et des touristes, qui ont pu repartir avec un panel des gourmandises élaborées par la ferme du Camp-Grand.

Une saison placée sous le signe de la diversité

Ainsi s’est achevée cette saison de l’opération «Découvrez nos fermes !». Cette année, les JA sont satisfaits d’avoir fait évoluer leur action en ouvrant des fermes tout au long de l’été, laissant libre choix de la date aux cantons organisateurs. Ce sont donc cinq fermes qui se sont dévoilées au grand public, d’Espeyrac à Saint Léons, en passant par Agen d’Aveyron, Manhac et Centrès. Cette édition 2014 aura été placée sous le signe de la diversité et de la diversification, avec des productions atypiques (minoterie, huilerie, lapins, etc.) comme des plus classiques (bovins viande, ovins lait), parfois se côtoyant sur la même exploitation, comme à Manhac avec pas moins de trois ateliers différents (bovins lait, bovins viande, volailles).

Les débouchés n’ont pas échappé à cette règle, allant de la vente directe à la filière internationale, en passant par des circuits locaux organisés. Comme toujours, la volonté de Jeunes Agriculteurs a donc été de faire la promotion de tous les modèles agricoles qui font la richesse du département de l’Aveyron. Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres découvertes !

Article JA

21 aout 2014

L’équipe JA : une belle fête de l’agriculture !


«Un grand rendez-vous de la ruralité, une fête de l’agriculture», les 6èmes Agrifolies des JA seront tout cela à la fois, selon leur président départemental Sébastien Granier. Il était présent sur le terrain en début de semaine avec son équipe pour caler les derniers détails de cet évènement majeur, dans le calendrier estival aveyronnais.

«La communication sur l’agriculture, ses métiers et ses valeurs, c’est l’une des missions phares des JA de l’Aveyron», résume le président Sébastien Granier. «Nous voulons des projets pour tous, des agriculteurs nombreux, des territoires vivants et une alimentation qui a du sens». Les Agrifolies s’inscrivent dans cette ambition, alliant une agriculture de qualité et des territoires dynamiques portés par une agriculture vitale pour le monde rural.

«Notre fête est donc ouverte à tout le monde. C’est une fête de l’agriculture, avec un esprit festif JA. Elle est aussi agroalimentaire car toutes les filières liées à nos productions sont des facteurs de développement rural qui génèrent aussi de l’emploi en Aveyron». Le programme des 6èmes Agrifolies est une nouvelle fois très dense et varié. Les démonstrations d’aéromodélisme et le concours de burger aveyronnais, dans l’animation «découvrez l’Aveyron, de la fourche à la fourchette», sont nouvelles. Les Agrifolies restent fidèles à des valeurs sûres que sont notamment les concours et présentation d’animaux, avec cette année le concours de la race Limousine rassemblant des éleveurs de l’Aveyron et du Tarn. Idem pour le concours départemental des chevaux lourds de l’Aveyron, fidèle aux JA depuis plusieurs années.

Avec le comité des fêtes

Les Jeunes Agriculteurs se sont associés au comité des fêtes de Drulhe pour mutualiser leurs moyens humains et techniques, et associer la fête du village à celle des Jeunes Agriculteurs. Le chapiteau dédié à la restauration en sera un bel exemple, dressé sur le stade de la commune. «Nous avons réuni nos complémentarités, en unissant nos forces pour montrer ce qu’est une dynamique de territoire efficace», souligne Sébastien Granier, aux côtés de Didier Massol et Anthony Quintard, respectivement secrétaire général et secrétaire général-adjoint des JA. Ils étaient présents sur le site cette semaine avec notamment Bruno Cantaloube et Julien Bros, co-présidents du canton JA Montbazens-Rignac, chevilles ouvrières des 6èmes Agrifolies aidés de nombreux bénévoles. «Notre objectif est aussi de fédérer la profession agricole du département autour d’un projet commun, de mettre en avant les valeurs de solidarité, de mutualisme et d’ouverture qui animent l’agriculture aveyronnaise». Cette belle vitrine aveyronnaise vise aussi à valoriser les missions économiques, sociales et territoriales de l’agriculture autour des JA, avec tous les agriculteurs, élus, organisations professionnelles agricoles, et les filières qualité associés aux Agrifolies.

Pour cette 6ème édition, les JA attendent entre 10 000 et 15 000 personnes sur les deux jours... Le beau temps devrait lui aussi être au rendez-vous !

Didier BOUVILLE

14 aout 2014

Chambre d’agriculture : André Cazals nous a quittés

Le monde agricole aveyronnais est en deuil depuis vendredi 8 août et l'annonce du décès d'André Cazals qui avait fêté ses 87 ans le 16 juillet. L'ancien maire de Colombiès présida la Chambre d'agriculture de 1976 à décembre 1994. Il sera vice-président de l'APCA et à l’origine des Centres techniques d’études agricoles (CTA) œuvrant au progrès et à la vulgarisation du développement agricole. Il fut aussi l'un des piliers de la coopérative laitière de la CALA, aujourd’hui dans le groupe Sodiaal.

André Cazals faisait partie du «quatuor professionnel agricole aveyronnais» issu de la JAC, qui pesa sur les orientations agricoles départementales et nationales plusieurs dizaines d’années, composé de Raymond Lacombe, décédé en février 2002, Marcel Bruel, décédé en novembre 2007, et André Laur, décédé en janvier dernier.

Les obsèques d’André Cazals ont été célébrées lundi 11 août, en l’église de Baraqueville, en présence de nombreuses personnalités locales et régionales.

André Cazals, natif de Colombiès où il fut agriculteur et maire, a été élu président de la Chambre d’agriculture en 1976. Un organisme consulaire qu’il quittera en décembre 1994 en passant le relais à Jean Laurens. «Je passe la main six mois avant la fin de mon mandat, après 35 ans de mandats divers, dont 18 à la présidence de la Chambre d’agriculture. C’est l’élection de 1976 qui m’a porté à cette tribune», déclarait-il lors sa dernière session.

Vision économique

Avant de tourner cette page de l’agriculture aveyronnaise, André Cazals avait tenu à «asséner ses vérités», selon la presse de l’époque, «pas un testament, mais un message d’espoir», en s’appuyant sur l’évolution de l’agriculture départementale, qui comptait alors 13 000 exploitations agricoles, soit 1,57 % de la représentativité nationale. Entre 1983 et 1993, le nombre d’actifs familiaux a particulièrement progressé, l’Aveyron passant du 12ème au 6ème rang national. Il louait alors le nombre de jeunes installés, «38 % des 18 000 agriculteurs aveyronnais, soit 5 600 jeunes depuis 1976 et jusqu'en 1994». Sa vision économique était très claire, et n’a pas pris une ride : «l’agriculture est condamnée à avoir un schéma économique au sein duquel le secteur privé et coopératif devront cohabiter. Il faut adapter la production au marché et surtout savoir garder la valeur ajoutée dans notre terroir», déclarait-il encore lors de sa dernière session. Il y évoqua aussi «les aides directes», qu’il jugeait «nécessaires à l’Aveyron et à l’équilibre économique».

Agriculteur-entrepreneur

Dans son dernier discours, André Cazals, évoquait les grands défis de sa génération de professionnels agricoles : «nous sommes passés de la condition de paysans, à l’état d’une profession, d’une position économique, dans un monde nouveau qui s’organisait. Nous avons dû admettre qu’il fallait assurer des équilibres fonciers, organiser les structures pour une société plus solidaire, prenant en compte l’efficacité économique. Et passer de l’assistance au développement, du paysan à l’agriculteur-entrepreneur, faire entrer le technicien dans l’exploitation agricole. C’était une révolution».

L’équipe aveyronnaise

Il reviendra aussi sur le quatuor «Laur, Lacombe, Bruel et moi-même dont on parle souvent dans la presse. Je suis toujours gêné», confiait-il, encore à l’époque, «car nous ne symbolisons pas seuls le débat aveyronnais, ce n’est pas cela l’équipe aveyronnaise. Derrière nous, il y a des dizaines et des dizaines d’agriculteurs qui sont dans nos équipes et que je remercie», concluait-il, avant de quitter la présidence de la Chambre d’agriculture.

Didier BOUVILLE

07 aout 2014

Tourisme en Aveyron : un mois de juillet jugé «difficile»

Le Comité Départemental du Tourisme de l'Aveyron (CDT) a mis en place un baromètre d'opinion des professionnels du tourisme. Il a recueilli, début août, les avis de plus de 300 professionnels aveyronnais pour connaître leurs opinions sur la saison touristique 2014. «L'ensemble des éléments présentés ne traduit pas des résultats de fréquentation mais exprime le ressenti des professionnels aveyronnais qui répondent au baromètre», note le CDT.

Ce mois de juillet est marqué par une fréquentation globale en retrait : 56 % des professionnels aveyronnais jugent leur activité de juillet «insatisfaisante» ou «peu satisfaisante». «Les dépenses liées aux activités et à la restauration sont toujours à la baisse», selon les professionnels du tourisme interrogés. «Le contexte économique et les conditions météo ont découragé nombre de vacanciers et rendent inquiets les professionnels», complète le CDT.

Pouvoir d’achat

Le mois de juillet est jugé «comme un millésime très particulier car on ne sent pas les gens en vacances, ils sont soucieux, indécis, sans engouement», selon les professionnels du tourisme. «Les clients louent de plus en plus une chambre sans repas du soir ni petit-déjeuner. La météo est le premier moteur de réservation et donc d'annulation. Les relations tournent toujours sur le constat de crise et de diminution du pouvoir d'achat avec la négociation systématique des prix». Enfin, «certains clients ont écourté leur séjour» mais «les étrangers à fort pouvoir d'achat restent des client fidèles». Globalement, «les touristes font la traque aux prix par rapport à la même période de l'an dernier, en fin juillet», selon le baromètre du CDT. Les réservations de dernière minute sont toujours soutenues, avec internet représentant plus de la moitié du chiffre d’affaires de 60 % des professionnels aveyronnais. Fin juillet, 57 % des professionnels jugeaient leurs réservations pour la suite de la saison en retard par rapport à 2013.

Des atouts et des espoirs

Face à ce constat morose, l’Aveyron fait preuve de résistance. La richesse de l’offre touristique reste un point fort, de même que l’ouverture récente du musée Soulages à Rodez. En revanche, les professionnels remarquent la réduction de la durée des séjours, le marchandage des prix déjà souligné, et une hyper concentration de la saison estivale. Avec des activités de plein-air lourdement pénalisées par les mauvaises conditions météo en juillet.

Et pour ce mois d'août 2014, 58 % des professionnels estiment qu’il sera supérieur ou équivalent à août 2013. Et 54% pensent que septembre 2014 sera inférieur à septembre 2013.

Les espoirs se portent aujourd’hui sur une météo plus favorable, sur la qualité et la diversité des animations programmées en août. Et des réservations de dernière minute facilitées par l’outil internet.

31 juillet 2014

Goûter à la ferme des autruches à Montégut

Plusieurs exploitations, adhérentes au réseau Bienvenue à la ferme en Aveyron, proposent des goûters. La ferme de Montégut, sur la commune de Bozouls, entame sa deuxième année. Tous les mardis de l’été, cette ferme invite au dépaysement avec une rencontre inédite avec des autruches et une visite dans les yourtes !

Les températures fraîches et les quelques gouttes de pluie n’ont pas découragé les curieux mardi 29 juillet. Ils étaient 26 personnes à venir à la rencontre de Daniel Frank, éleveur de vaches allaitantes et d’autruches. Engagé dans le réseau Bienvenue à la ferme depuis de nombreuses années, il propose chaque mardi un goûter à la ferme.

«Nous avons aménagé une grange que nous avons inaugurée avant l’été pour accueillir nos visiteurs mais pour l’instant le mois de juillet est un peu calme», note l’éleveur. Plutôt que d’organiser ponctuellement des portes ouvertes, Daniel mise sur un rendez-vous hebdomadaire : «cela permet de mieux organiser les visites et de pouvoir consacrer du temps aux échanges».

S’il a choisi d’ouvrir les portes de son exploitation, c’est avant tout pour favoriser le contact avec le public : «je suis heureux de pouvoir partager un moment avec les consommateurs, leur expliquer comment je travaille, leur présenter mes produits». Ce contact, Daniel l’a cultivé sur les marchés hebdomadaires de Bozouls, Espalion et Rodez, ainsi que les marchés de producteurs et nocturnes de l’été à Millau, Espalion, St Chély d’Aubrac, Estaing, Bozouls, St Côme, où il commercialise ses produits et fait griller quelques escalopes et saucisses à déguster sur place.

Une majorité de visiteurs locaux

Il vend en effet les deux tiers de sa production de veaux en direct ainsi que sa production d’autruches. Un élevage qu’il a démarré un peu par hasard en 1997. «Jusqu’alors, nous gavions des canards pour une coopérative, mais il fallait passer un cap dans les effectifs avec une mise aux normes, or les banques ne nous ont pas suivi. J’ai donc cherché une autre production. C’est alors que j’ai rencontré un éleveur d’autruches qui m’a vendu quelques jeunes, et c’est parti comme ça !», raconte Daniel.

Aujourd’hui, il élève 10 autruches (reproducteurs mâles et femelles). Une production qui attire les curieux ! «Nous recevons quelques touristes mais aussi beaucoup d’habitants du coin qui veulent en apprendre plus sur cette production inédite, découvrir les produits et surtout passer une soirée conviviale sur une ferme locale, c’est d’ailleurs cette demande locale qui nous a incitée à nous lancer dans ces goûters», explique Daniel. Un goûter un peu amélioré puisque les visiteurs dégustent une entrée, un plat et un dessert pour 12 euros.

Combien pèse une autruche ?

«Combien mesure une autruche ? Combien pèse-t-elle ? Les œufs sont-ils énormes ?... Les enfants et même les parents ont beaucoup de questions», souligne Daniel. Ainsi au cours de la visite, on apprendra qu’une autruche mesure 2 m de haut, qu’un mâle reproducteur peut peser jusqu’à 150 kg pour une carcasse de 120 kg à l’abattage et environ 30 à 40 kg de viande avec les abats récupérés pour la transformation en pâtés, conserves, steak,...

La météo est un élément déterminant dans la fécondation des œufs, les autruches aimant les périodes de grosses chaleurs, sans grand écart de température, sous-entend que cette année n’est pas très favorable !

Une autruche pond entre 30 et 40 œufs par an, des œufs, que Daniel place en incubateur à 36,5°, pendant 42 jours où ils sont tournés automatiquement toutes les 2h. «Nous pouvons en mettre une quarantaine en même temps mais tous n’éclosent pas car tous ne sont pas fécondés», explique l’éleveur, aux enfants ébahis devant la taille des œufs ! Un œuf pèse en moyenne 1,5 kg et équivaut à une vingtaine d’œufs de poule !

Daniel garde les jeunes jusqu’à 120 kg, il faut environ 20 mois avec une alimentation similaire à celle d’une vache (à base de luzerne, pulpe de betterave, céréales...). Une autruche mange environ 2 kg de matière par jour. Une fois le poids atteint, il les fait abattre à Villefranche de Rouergue : «Au début nous avions notre propre salle d’abattage mais la nouvelle réglementation nous interdit d’abattre des animaux sauvages et les autruches entrent dans cette catégorie», regrette l’éleveur, qui a tout de même gardé son laboratoire où il réalise la découpe de la viande et la transformation des produits. Des produits que les visiteurs prennent plaisir à déguster !

Non sans avoir préalablement fait un détour pour découvrir les yourtes, nouvel hébergement que Daniel propose depuis cette année sur son exploitation. Des tentes fabriquées en Mongolie, qu peuvent accueillir jusqu’à cinq personnes. Une autre originalité de la ferme de Montégut !

Eva DZ

24 juillet 2014

Chiens de berger à Ségur : les Aveyronnais ont survolé l’épreuve reine !

Malgré la météo orageuse, le concours des chiens de berger à Ségur a reçu, le week-end dernier, un public nombreux. Pari réussi donc pour cette fête recentrée dans le village, la nouvelle formule du comité d’organisation !

Pendant tout le week-end, Ségur a accueilli un public fourni autour de son concours de chiens de berger, nouvelle formule. «Malgré les pluies orageuses, les visiteurs n’ont pas fui, ils se sont retrouvés dans la salle des fêtes ou sous les chapiteaux en attendant le retour du soleil !», se réjouissent les organisateurs. Très satisfaits, ils ont servi plus de 250 repas le samedi soir et plus de 350 déjeuners le dimanche midi ! «Notre objectif est doublement atteint puisque la foule a répondu présente et que cet événement a retrouvé son esprit convivial de fête de village», poursuivent-ils.

Ainsi, le concours et toutes les animations attenantes étaient installés au cœur de Ségur, autour de la salle des fêtes et du terrain de sport. «Les concurrents étaient eux aussi satisfaits, le terrain de sport étant tout à fait adapté au parcours proposé pour leur chien. Ils nous ont confiés que les obstacles étaient plus visibles, que le parcours, même semé des traditionnelles embûches, était agréable !», rapporte Marie-Noëlle Chauzy, membre du comité d’organisation.

Un parcours favorable aux Aveyronnais !

Un parcours qui semble avoir porté chance aux Aveyronnais puisque qu’ils sont présents aux premières places du concours de niveau 2 (Philippe Mirabel et Dick de Rignac) et du concours de niveau 3 (François Garibal et Athos de Rignac) - lire le palmarès complet en encadré. «Les Aveyronnais ont été particulièrement performants à domicile, une belle prestation qui nous encourage à poursuivre», assure Alain Bertrand, co-responsable du concours et membre de l’association des chiens de troupeau de l’Aveyron. De même les animations proposées par l’ACT 12 pendant le week-end ont ravi les spectateurs.

Du côté des exposants, la satisfaction est aussi de mise. Ils étaient plus d’une quinzaine à faire la démonstration de leur savoir-faire artisanal ou à présenter leurs produits locaux. «Nous leur avions réservé une place le long du terrain de sport, ce qui permetttait une bonne proximité avec le public», explique Marie-Noëlle Chauzy qui s’occupait de ce dossier. «Il y avait une très belle ambiance autour des stands».

Le pôle enfants, animé par les parents d’élèves de Familles Rurales, a lui aussi fait le plein pendant deux jours. Les organisateurs tiennent d’ailleurs à remercier les bénévoles de l’association pour leur engagement : «Ils ont proposé des jeux inédits en bois, ont accompagné les enfants pour décrocher le diplôme du petit berger,... Leur stand de crêpes ne désemplissait pas !».

La réussite collective de tout un village

De façon générale, le comité d’organisation salue la mobilisation des associations locales autour de cet événenement, le club de randonnée pour la balade du dimanche matin, le comité des fêtes pour la soirée du samedi et tous les bénévoles du village autour des animations (tonte et traite des brebis, exposition de tracteurs anciens,...). «Toutes les associations ont répondu présentes pour que cet événement puisse continuer à vivre à Ségur et c’est une belle réussite collective», ont félicité les organisateurs. «L’ambiance était très conviviale comme celle des fêtes traditionnelles de village et nous avons vu beaucoup de familles de Ségur et des alentours participer aux diverses animations, les locaux s’y sont retrouvés !», poursuivent-ils. Les touristes étaient aussi au rendez-vous, la météo les a fait déserter les lacs du Lévézou pour venir découvrir le travail des chiens de berger autour des brebis !

Bref, cette nouvelle édiiton du concours des chiens de berger a été une belle réussite : «Nous avions un peu peur de la réaction du public, habitués à trouver un événement de taille exceptionnelle. Nous renouvelions le concours mais dans un nouveau contexte, le week-end nous a pleinement rassurés !», estime l’équipe de bénévoles qui a dé-sormais pris ses nouveaux repères au cœur de Ségur. «Notre objectif est atteint et nous espérons le même engouement pour l’édition 2015 !», conclut-elle.

Eva DZ

17 juillet 2014

Marchés de producteurs de pays : la saison est lancée

Chaque semaine, pendant tout l’été, aux quatre coins du département, les marchés de producteurs de pays donnent rendez-vous aux Aveyronnais comme aux touristes de passage, pour déguster les spécialités locales.

L’association de gestion de ces marchés avait choisi la bastide de Sauveterre de Rouergue pour lancer la saison estivale de ses 200 marchés de producteurs de pays. Chaque année, elle organise en effet une soirée pour ses partenaires, sur un marché différent afin de mettre en avant l’engagement des organisateurs et le savoir-faire des producteurs et artisans.

A Sauveterre, dans l’un des Plus Beaux Villages de France, une vingtaine d’exposants, fidèles et petits nouveaux, se retrouvent tous les vendredis soir de juillet et août avec une fréquentation de 200 jusqu’à 800 personnes entre le 14 juillet et le 20 août ! Ce marché fidèle à la démarche marchés de producteurs de pays depuis une quinzaine d’années, est organisé par l’association des commerçants, artisans et professions libérales de la bastide. «Nous avions envie d’inscrire notre marché dans une démarche de qualité», explique Jean-Christophe Coupat qui co-préside l’association avec Pascale Mathieu - Charre.

«Créer de l’événement dans notre commune»

Ils font partie de la quarantaine de commerçants et artisans de Sauveterre, soucieux de créer de l’événement dans leur village. «Le réseau des marchés de producteurs nous permet aussi de bénéficier d’une communication commune et mutualisée, c’est important pour des associations comme nous !», poursuit-il. «C’est l’une des manifestations les plus importantes à Sauveterre, qui apporte une belle dynamique tous les vendredis», ajoute Jean-Christophe, par ailleurs restaurateur dans le village. «Les marchés de producteurs draînent une nouvelle clientèle et chacun, exposants, commerçants, trouve sa place».

L’association travaille également à l’élaboration d’un annuaire des actifs de Sauveterre, distribué dans les villages vacances, hébergements et aux Aveyronnais. Elle étudie aussi un projet d’animations pour les enfants, avec des promenades en calèche (en plus de celles proposées les soirs de marché). «Notre ambition est d’étendre la période touristique au-delà des mois de juillet et août», conclut le responsable.

Cet engagement des bénévoles et la qualité du marché qu’ils proposent avec les producteurs exposants chaque vendredi ont séduit Cécile Contastin, présidente de l’association de gestion des marchés de producteurs de pays. Entourée des partenaires de la démarche (Conseil général, Chambre d’agriculture, Chambre de métiers, association des maires, CDT, JA, FDSEA,...) et de la fondatrice du réseau, Sylvette Hermet, elle a fait le tour des stands. Macarons, fruits et légumes, foie gras, farçous, truffade avec les pommes de terre du Ségala, aligot, magrets grillés, charcuteries, brochettes de viande, fromages, gâteaux à la broche, glaces, confitures, miels, vins,... les visiteurs n’avaient que l’embarras du choix pour composer leur menu du soir !

«Un joli marché»

«Le marché de producteurs de Sauveterre est un bel exemple pour tout notre réseau, il est à l’image de nos marchés de producteurs en nocturne : des organisateurs bien impliqués et des producteurs et artisans fidèles qui respectent bien notre charte», a commenté Cécile Contastin. Car l’ambition de l’association est bien de maintenir cette qualité de marché afin de se différencier dans le paysage foisonnant des marchés de pays.

Afin de mieux identifier les marchés de producteurs, l’association met en place une communication «offensive» à travers des actions de promotion (sets de table, publicités dans la presse et les magazones, diffusions de la vidéo des marchés de producteurs,...). «Notre réseau compte, avec 450 adhérents, il est le premier réseau de France», rappelle Cécile Contastin.

Eva DZ

26 juin 2014

Habitat et Développement Aveyron-Lozère : un bilan 2013 positif

L’assemblée générale d’Habitat et Développement Aveyron-Lozère s’est déroulée mardi 24 juin à Rodez sous la présidence de Jean-Michel Lalle. Et en présence du personnel et des partenaires de la structure.

«2013 a été une bonne année en termes d’activité pour Habitat et Développement. Avec la confirmation que ce fut un bon choix d’intégrer Habitat et Développement Lozère dans notre association», a indiqué Jean-Michel Lalle, évoquant ainsi le rapprochement avec la Lozère depuis mi 2012. «Cette mutualisation de moyens humains et techniques nous permet d’affronter avec plus d’assurance, la période tumultueuse que nous traversons», estime-t-il. «Ce n’est qu’en améliorant la qualité de nos services, en qualifiant encore davantage nos équipes et en leur mettant à disposition des outils plus performants, en améliorant notre présence et notre organisation territoriale, que nous continuerons à être un interlocuteur indispensable pour les collectivités locales et les propriétaires privés».

Il poursuit : «avec l’ensemble de nos partenaires, et ce, malgré le marasme économique actuel, Habitat et Développement s’engage à trouver des solutions dans l’accompagnement des plus modestes, dans leur projet habitat, à apporter une véritable assistance technique auprès des collectivités locales».

664 logements réhabilités

L’activité 2013, que dirige Philippe Schaab avec ses 14 collaborateurs, affiche donc de bons résultats, avec un total de 664 logements réhabilités, contre 478 en 2012. Près de 5 millions d’euros de crédits publics alloués ont généré près de 14 millions d’euros de travaux, et ce, avec l’appui des artisans locaux. Une activité qui concerne principalement les propriétaires occupants, avec 430 logements améliorés, et une demande accrue de travaux d’économie d’énergie.

Parmi ces 430 propriétaires, 112 retraités ont bénéficié de travaux favorisant leur maintien à domicile avec l’aide complémentaire de leur caisse de retraite, principalement la CARSAT, ajoutée aux subventions de l’ANAH (agence nationale de l’amélioration de l’habitat). Du côté des propriétaires bailleurs, les aides de l’ANAH ont contribué à la réhabilitation de 75 logements destinés à la location. «Cela permet à autant de ménages modestes de vivre dans de meilleures conditions et de gagner du pouvoir d’achat en faisant des économies sur leur facture de chauffage», selon le président.

Mission de service public

Habitat et Développement Aveyron-Lozère est une structure au service du développement territorial intervenant dans le domaine de l’urbanisme, de l’habitat, de l’aménagement et du développement, dans le cadre d’une mission de service public.

Pour l’urbanisme, elle a ainsi mis en avant lors de son assemblée générale l’action menée sur la commune de Moyrazès, présentée par son maire Michel Artus. Avec un exemple «associant urbanisme opérationnel et urbanisme réglementaire au service du développement territorial». Sur une localité «de 1 160 habitants, de 4?800 ha, de 100 lieux-dits et de 100 km de voiries communales», a précisé le maire, soucieux «d’ouvrir de nouvelles zones d’habitats». D’autres dossiers et réalisations ont été présentés comme le projet d’éco-hameau de Malzac (Lozère), de programme d'intérêt général du Pays du Rouergue Occidental ou les OPAH de Villefranche de Rouergue ou des Gorges Causses et Cévennes.

Patricia Cirgue est aussi intervenue au nom du Conseil général sur les missions d’accompagnement social du département relatives aux logements, avec 104 dossiers accompagnés en 2013. Jérôme Souyri, représentant l’ANAH au niveau de la région Midi-Pyrénées, a rappelé l’activité nationale 2013, précisant par ailleurs une hausse de 22 % des subventions allouées à l’Aveyron pour cette année 2014.

Didier BOUVILLE

19 juin 2014

SAFALT : un rôle conforté dans la future loi d'avenir

La SAFALT tenait son assemblée générale le 16 juin à Cahors sous la présidence d'Alain Bou en présence de son nouveau directeur Christian Lelièvre. Une table ronde a débattu sur le futur enjeu de la loi d'avenir où les safer verront leur rôle renforcé pour mieux préserver le foncier agricole et aménager l'espace rural.

Marché en hausse

L'année 2013 est marquée par une légère hausse du marché, le foncier agricole représentant 80 % du marché total. En moyenne, sur les trois départements, la Safalt traite 18 à 20 % du foncier échangé avec des variations importantes selon les régions.

Sur 2013, les prix sont en augmentation de 4,6 % sur les terres et prés non bâtis. Le marché des biens à destination non agricole est resté quant à lui stable. Dans ce contexte, la Safalt améliore sa part de marché, confirmant son rôle déterminant de régulateur de l'aménagement foncier.

Ainsi, l'activité d'acquisition du foncier s'est renforcée en 2013. Sur l'Aveyron, on retrouve un niveau moyen d'activité avec majoritairement des petites opérations en valeur. Sur le Lot, la croissance d'activité se poursuit. Dans le Tarn, le niveau d'activité reste élevé avec des opérations importantes en valeur.

Rappelons que les préemptions ne représentent que 1 % des échanges de foncier notifiés. Ainsi, comme le rappelait le directeur Chritian Lelièvre, l'activité de la Safalt repose avant tout sur les services d'appui que les équipes techniques proposent aux propriétaires, aux collectivités ou aux professionnels. Il soulignait également l'équilibre budgétaire assuré grâce à quelques opérations importantes qui permettent de financer les nombreuses acquisitions de faible valeur.

Les rétrocessions sont également en hausse avec des destinations habituelles : la moitié des surfaces pour l'agrandissement / maintien, le quart pour l'installation, 12 % pour les remaniements parcellaires et 11 % pour les réorientations du foncier.

Perpectives d'avenir

La loi d'avenir, en cours d'adoption au parlement, envisage la régionalisation des Safer en instaurant de nouveaux périmètres d'action régionaux voire interrégionaux. Pour Midi-Pyrénées, «La régionalisation ne nous fait pas peur, dans le sens où nous voulons rendre un meilleur service et renforcer l’échelon départemental dans la proximité du terrain», déclarait Alain Bou.

Le texte de loi prévoit également la clarification de la gouvernance avec la création de trois collèges : le collège syndical agricole (tous les syndicats, les Chambres d'agriculture...), le collège des collectivités territoriales et le collèges des partenaires (Etat, actionnaires, environnement...).

Il vise à améliorer la transparence des processus de décision. Il conviendra également de travailler sur le modèle économique : missions, moyens financiers... Cette nouvelle loi affirme clairement l'ambition de préserver le foncier agricole aujour-d'hui trop gaspillé par l'urbanisation anarchique.

La directrice de la FNSafer, Muriel Gozal, se félicitait du rôle dévolu à sa structure pour mener à bien cette mission ambitieuse : «Les safer sont confortées dans leur rôle de régulateur et d'aménageur foncier sur les trois grands domaines, agriculture, environnement et développement local, en partenariat avec les collectivités locales. C'est une chance pour pouvoir y défendre l'agriculture et l'espace rural...».

Table ronde

Lors de la table ronde, les invités donnaient leur point de vue sur cette loi d'avenir. Dominique Barrau (FNSEA) insistait sur la nécessité de préserver le foncier agricole pour l'alimentation des générations futures et l'importance de défendre le modèle d'exploitation familial basé sur la maîtrise foncière.

Vincent Labarthe (Conseil régional) approuvait les orientations de cette loi en se félicitant de la régionalisation des Safer qui seront l'interlocuteur privilégié sur l'aménagement rural. Il souhaitait un partenariat renforcé pour travailler plus étroitement avec la profession.

Jean-Claude Huc (Chambre d'agriculture du Tarn) soulignait l'indispensable complémentarité entre les Safer, les collectivités locales et les aménageurs, en s'appuyant davantage sur le savoir faire et la connaissance du terrain qu'ont les Safer.

Alain Bou (président Safalt) insistait sur la nécessité de préserver le foncier agricole qui est aujourd'hui le plus mal protégé. Jean-Luc Debrosses (président de la Safer Bourgogne Franche Comté) témoignait se la fusion de ses deux Safer qui s'est bien déroulée et amène une nouvelle force à l'organisation.

Pascal Augier, DRAAF, concluait les débats en insistant sur les avancées de cette loi d'avenir qui se veut ambitieuse en faveur de l'activité agricole, protectrice de son foncier et régulatrice d'un aménagement rural durable. Il reconnaît le rôle central et déterminant des Safer pour y parvenir. En fin d'assemblée, Alain Bou remerciait l'ancien directeur, André Jacquot, qui a fait valoir ses droits à la retraite après 23 ans à la tête de la Safalt.

Article La Défense Paysanne du Lot

29 mai 2014

L’Aubrac séduit jusqu’au Japon !

Une équipe de tournage d’une émission populaire au Japon a réalisé un reportage sur la transhumance et Junko, professeur d’université à Tokyo, est venue découvrir le terroir de l’Aubrac. Quand l’Aveyron s’exporte !

C’est aussi cela la Fête de la vache Aubrac en transhumance : faire découvrir le terroir du plateau de l’Aubrac au grand public français comme étranger. Cette année, le Japon était particulièrement présent sur la fête avec la venue de l’équipe de tournage d’une émission populaire et d’une professeur d’université spécialisée dans les produits de terroir.

La première a montré son intérêt pour la culture française. «Notre émission présente un pays à travers sa culture, son histoire.?Pour le numéro de juillet, nous avons choisi la France et comme notre période de tournage correspondait à la fête de la transhumance, nous avons foncé !», explique l’une des membres de l’équipe. «Nous voulons montrer comment les habitants de l’Aubrac se mobilisent autour de cette tradition pour faire vivre leurs villages», poursuit-elle. Serge Niel, éleveur président de Traditions en Aubrac, les a accueillis et leur a même offert la cloche de son troupeau en souvenir !

La Transhumance c’est «so special» !

Sans savoir que des compatriotes étaient présents sur la fête, Junko avait prévu son séjour sur l’Aubrac depuis l’automne lors d’un forum international terroir à Genève. Là bas elle avait sympathisé avec Isabelle Baldit, aujourd’hui chargée de mission à la Communauté de communes Aubrac - Laguiole. Impressionnée par les nombreux produits issus du terroir Aubrac, elle a voulu en savoir plus sur les agriculteurs qui les produisent. Présente pendant quelques jours en Aveyron, elle a ainsi rencontré des producteurs fermiers de Laguiole ainsi que les responsables de Jeune Montagne qui lui ont fait découvrir l’Aligot de l’Aubrac. «Chez nous au Japon, tout est concentré dans les grandes villes, nous avons perdu le côté artisanat et notre agriculture très productive est calquée sur le modèle américain. Nous n’avons pas vraiment de «culture terroir» puisque 60% de notre alimentation est importée. Mais notre ministère de l’agriculture y travaille d’où mes travaux !». Junko dit aussi que le Japon est soumis à une rude concurrence de son voisin chinois avec des produits bon marché. «Nous devons travailler à l’éducation à l’alimentation auprès de nos enfants», a-t-elle avancé.

Elle s’est dit marquée par le calme, la paisibilité des vues panoramiques sur l’Aubrac, impressionnée de pouvoir suivre un troupeau le jour de la transhumance et séduite par le goût du Laguiole ! «Au Japon, nous n’avons pas une culture fromagère mais ça démarre !», explique Junko qui au cours de son séjour, va rencontrer des producteurs de Rocamadour, de Roquefort et des vins de Marcillac. Cette professeur va aussi échanger avec les responsables des lycées d’enseignement de La Roque en Aveyron et St Flour dans le Cantal sur leur implication dans le territoire. Après son séjour, elle livrera dans une de nos prochaines éditions son carnet de voyages en Aveyron !

Eva DZ

29 mai 2014

18ème Fête de la brebis : Réquista, capitale ovine et festive !

La 18ème Fête de la brebis, dimanche 1er juin, sera une nouvelle fois le rendez-vous festif du Réquistanais, au cœur du premier canton moutonnier de France.

Près de 5000 personnes, dont 1500 pour les repas, sont attendues dimanche 1er juin à Réquista pour la 18ème fête de la brebis. Un rendez-vous annuel qui attire grand public et éleveurs de la région. «C’est aussi une rencontre entre ruraux et citadins», commente Michel Laurens, co-président de l’association Fête de la brebis, éleveur ovins lait installé en GAEC à Réquista. «La brebis Lacaune fait vivre toute une région. C’est une richesse économique qui fait travailler beaucoup de monde, éleveurs de la filière Roquefort notamment, sur une commune de Réquista où est installée une laiterie qui emploie plus de 50 salariés». La laiterie de Société des Caves (groupe Lactalis) est aussi partenaire de cette 18ème édition, portée par les sept localités de la Communauté de communes.

Premier marché ovin de France

Francine Barthes, animatrice de la Communauté de communes, fédère l’ensemble des associations locales et bénévoles mobilisés sur l'événement depuis le début de l’année. «Nous nous voyons une fois par semaine, depuis janvier», confirme Maurice Jalade, coprésident de l’association Fête de la brebis, agent d’assurance et tondeur de brebis. Il fera notamment des démonstrations de tontes à l’ancienne, avec ciseaux, tondeuses manuel-le et électrique.

Réquista, c’est aussi le premier marché ovin de France le lundi. Il accueille environ 50 000 ovins chaque année, une structure qui est en gestion communale. «Et nous avons aussi sur le canton, La Selve, la première commune ovine de France !» ajoute Michel Laurens. C’est donc tout un territoire dévoué à la brebis Lacaune qui sera en fête dimanche 1er juin. Une foule d’animations est au programme, avec comme moments forts, les deux passages du troupeau réunissant 600 brebis Lacaune, sous la conduite du berger Etienne Serclerat et ses chiens Border-Collie, aidé par une partie des cent bénévoles mobilisés. «Le passage du troupeau a toujours eu pour idée d’évoquer la tradition pastorale de notre métier», confie Michel Laurens.

La ronde des brebis

La journée débute le matin par une randonnée pédestre. La «ronde des brebis» avait accueilli l’an dernier 560 randonneurs. Elle devrait en rassembler au moins autant dimanche, si le beau temps est de la partie. Car la présence du soleil est primordiale pour faire de cette 18ème édition un grand-rendez-vous populaire, mêlant traditions, animations de rue, musiques, avec le 11ème Salon du livre français-occitan. Des animations majoritairement renouvelées et toujours étoffées par un petit marché et un tournoi de quilles de huit lancées le dimanche matin près du marché ovin !

Didier BOUVILLE

22 mai 2014

Fête de la vache Aubrac en transhumance, ce week-end : préparez-vous au grand départ !

Depuis plus de 30 ans, Traditions en Aubrac a fait de la transhumance, un événement identitaire dans le petit village d’Aubrac. Parce que les éleveurs transhumants se sont réappropriés la fête en réunissant autour d’eux tous les acteurs économiques de l’Aubrac en vue d’un objectif unique et partagé : promouvoir leur territoire.

Chaque année, le pari est osé : accueillir des milliers de visiteurs dans le tout petit village d’Aubrac le temps d’un week-end. Et le challenge est encore plus relevé lorsque la météo n’est pas de la partie. La dernière édition s’est en effet déroulée sous la neige ! Pour autant, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, ils sont des milliers à venir applaudir les belles Aubrac, encourager les éleveurs et goûter un morceau d’Aubrac chaque année ! Ils prennent place dans les pâtures autour du village plusieurs jours avant l’événement, histoire de s’imprégner de ce territoire.

Soucieux de répondre à leurs attentes, les organisateurs, réunis dans l’association Traditions en Aubrac, ont fait évoluer la fête, en proposant depuis plusieurs années, un salon du terroir, qui réunit pendant deux jours les artisans producteurs de l’Aubrac, les éleveurs qui présentent leurs animaux et prennent le temps d’échanger avec le public ainsi que des stands d’information sur le terroir Aubrac, les traditions et savoir-faire.

Un salon du terroir pour fédérer

«C’est aussi cela que recherche le public, le contact avec les gens du terroir», explique ainsi Serge Niel, éleveur transhumant et président de Traditions en Aubrac. «Et les éleveurs ont aussi besoin de communiquer sur leur métier, leurs pratiques», ajoute-t-il. Le salon du terroir est donc un espace de rencontre entre la filière agricole, le milieu professionnel et le grand public. «C’est important de pouvoir impliquer les différentes filières et acteurs de la vie économique, agricole, touristique et culturelle du territoire», affiche Serge Niel, dans l’objectif commun de travailler ensemble à la dynamique du territoire. Ainsi un premier travail est en cours entre toutes les fêtes de la transhumance du territoire Aubrac (St Geniez, Bonnecombe, St Chély d’Aubrac,...) pour défendre ensemble la race Aubrac, le territoire et l’économie locale. «Nous avons tous le même objectif, à nous d’y œuvrer d’une même voix», a-t-il conclu.

Car la fédération des acteurs de l’Aubrac est le maître mot de cette fête de la vache Aubrac en transhumance. Au-delà de la tradition séculaire de la montée des troupeaux en estives, Traditions en Aubrac veut montrer le rôle et le poids de l’élevage, socle de l’économie locale : «Nous som-mes une des rares grandes fêtes qui fédère le monde agricole, économique dans son ensemble et touristique. Nous sommes tous liés», expliquent les organisateurs.

Eva DZ

15 mai 2014

Gîtes de France Aveyron : un premier «cinq épis» bien réfléchi !

Le gîte Emeraude situé sur la commune de Mostuéjouls est le premier cinq épis du réseau Gîtes de France Aveyron. La bâtisse contemporaine accrochée à un coteau surplombant le Tarn allie confort cinq étoiles et environnement naturel de qualité. Une prestation délibérément haut de gamme déjà prisée par la clientèle après une année de fonctionnement.

L’Aveyron s’est doté de son premier Gîte de France cinq épis, un hébergement cinq étoiles offrant une prestation haut de gamme réservée à une clientèle familiale. Et pour plusieurs familles ! Le gîte d’une capacité de deux à neuf personnes permet d’accueillir éventuellement plusieurs couples avec enfants, avec un rapport qualité-prix exceptionnel, vu la qualité de l’hébergement total de 164 m2. Il est construit aux normes BBC sur deux niveaux, doté de quatre chambres, de salles d’eau et de bain, autour d’un salon-cuisine moderne, avec du mobilier et une décoration intérieure dignes des plus beaux magazines de décoration. Il est aussi conçu pour les personnes à mobilité réduite. Un jacuzzi, terrasse, patio, chaises longues, peignoirs et linges de maison font partie de l’offre facturée 2 300 euros la semaine, en très haute saison.

Etude de marché

Les propriétaires Natacha et Sébastien Roques-Unal, âgés de 35 et 40 ans, ont mûrement réfléchi leur projet. «Nous l’avons préparé durant deux ans, avant l’ouverture en juin 2013. Nous avons notamment participé à des réunions d’information ouvertes aux porteurs de projets organisées par le réseau Gîtes de France. Nous avons été confortés dans notre démarche et rejoint ce réseau renommé pour sa qualité, sa marque, complémentaires de notre ambition de réaliser un produit haut de gamme».

Le couple a fait appel à deux architectes de Rodez pour dessiner la bâtisse contemporaine construite en béton brut, acier et bois, matériaux adaptés au design haut de gamme souhaité par le couple. La construction a été réalisée par des artisans de la région et un paysagiste. Le gîte domine le Tarn situé à 50 mètres, au bord duquel y est associée une plage privée. Tout cela en contre-bas du village de Mostuéjouls, au lieu-dit la Resclauze, dans le Parc naturel régional des Grands Causses, à l’entrée des Gorges du Tarn. «C’est en effet un écrin et un endroit qui ont de nombreux atouts», confie Natacha, salariée par ailleurs dans le secteur touristique local. «Nous avons fait une étude de marché avant de nous lancer, sur l’Aveyron et la Lozère toute proche où ce type d'hébergement n’existe pas dans le réseau Gîtes de France. Nous voulions dès le début un produit haut de gamme, capable d’accueillir plusieurs familles».

Design et nature

La formule est déjà encourageante à l’issue de la première année de fonctionnement : «nous en avions parlé sur notre blog internet (1), puis sur facebook avant l’ouverture, pour faire notre promotion avant l’ouverture de notre projet design et nature», ajoute Natacha. «Nous sommes ouverts toute l’année depuis juin 2013 et nous sommes satisfaits. Le gîte est déjà complet pour les mois de juin, juillet et août prochains». Le retour clientèle et les avis déposés sur internet sont jugés positifs : «le bouche à oreille fonctionne très bien et des clients sont déjà revenus plusieurs fois. La clientèle est majoritairement étrangère, britannique, hollandaise, belge», indique Natacha, qui parle anglais et espagnol. «Et nous écoutons et améliorons sans cesse notre produit».

Pour Valérie Duchatelle, directrice du réseau Gîtes de France Aveyron, «ce produit est une belle vitrine pour nous, le seul de cette catégorie parmi nos 600 hébergements. Il y a une clientèle pour cette prestation haut de gamme où l’Aveyron a une belle carte à jouer là-aussi. Nous enregistrons cette année 2014 une hausse des réservations de 12 %. Un produit comme le gîte Emeraude est un bel exemple de la dynamique touristique aveyronnaise !».

Didier BOUVILLE

(1) www.gite-design-nature-gorgesdutarn.com

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17 avril 2014

Tourisme : l’APATAR devient Gîtes de France Aveyron

 

L’assemblée générale de l’APATAR s’est déroulée jeudi 10 avril à Salles-la-Source. L’association change de nom et devient Gîtes de France Aveyron.

La structure est co-présidée depuis l’automne par Myriam Audrieu et Olivier Mazars, respectivement propriétaires à St-Chély d’Aubrac et à Onet-le-Château. Le duo remplace Jean Laurens qui présida l’APATAR de 2003 à 2013. Présent à cette assemblé générale, il a été unanimement salué pour son travail à la tête de ce relais départemental du réseau Gîtes de France, acteur de développement du milieu rural avec son offre d'hébergement labellisée.

En Aveyron, le nombre d’hébergements est stable avec 576 gîtes (dont 45 % classés en 3 épis), 118?maisons d’hôtes proposant 319 chambres d’hôtes, 22 gîtes de groupe, 12 campings, 3 chalets-loisirs et 2 gîtes d’enfants. «Gîtes de France Aveyron est régulièrement sollicité par des personnes intéressées par des formules d’accueil, soucieux de rentabiliser leur projet grâce à la notoriété du label», résume Valérie Duchatelle, directrice de la structure (3,5 équivalents temps pleins), installée dans le quartier de Bourran à Rodez.

165 demandes de projets ont été enregistrées en 2013, dont une grande majorité concerne des projets de gîte rural et 3 city-break, hébergement proposés dans les villes. En 2013, 46 gîtes ont été labellisés, ainsi que 14 chambres d’hôtes, 1 gîte de groupe et 1 chalet-loisirs. Et 55 propriétaires de gîtes ont quitté le label, 20 pour les chambres d’hôtes, pour cause notamment de départ à la retraite ou raison de santé. «Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux propriétaires, de jeunes notamment», annoncent Mme Audrieu et M. Mazars «pour étoffer notre réseau qui comptait au total 4 600 lits en 2013».

50?% des réservations avec internet

Le taux de fréquentation en Aveyron est d’une quinzaine de semaines par an. «Il est de 18 semaines au niveau national», continue Christophe Maridet, directeur marketing de la Fédération nationale des Gîtes de France. «Au niveau national, le réseau propose une trentaine de thématiques autour de l’hébergement, avec par exemple la randonnée, l’équitation, le bien-être, la ferme, la moto, le cyclotourisme...».

En France, les réservations Gîtes de France sur internet représentent aujourd’hui 50 % des ventes de contrats, pour un total de 450 000 opérations, soit l’équivalent de 5,2 millions de nuitées. «Notre force est de proposer un accueil téléphonique permanent, chaque jour de la semaine par les centrales de réservation, comme celle qui existe en Aveyron. Ce sont des Aveyronnais qui répondent aux clients, des opérateurs locaux, c’est aussi une valeur ajoutée de notre réseau».

Un réseau dont la notoriété est un gage de sécurité pour le client et le propriétaire, dans un secteur du voyage et du tourisme leader dans le domaine de l’e-commerce, le commerce sur internet, selon Christophe Maridet.

Les agriculteurs représentent en France le tiers des propriétaires Gîtes de France. «L’argument du complément de revenu est la première motivation de ceux qui ont un patrimoine immobilier à valoriser, avec le sens de l’accueil !», précisent Mme Audrieu et M. Mazars. «Nous regrettons par ailleurs le manque de partenariat avec le Département», ajoutent les co-présidents, «notre activité est pourtant un secteur à part entière de l’économie aveyronnaise».

Didier BOUVILLE

19 septembre 2013

PNR Aubrac : une nouvelle étape

Vendredi 6 septembre, le Parc naturel régional de l’Aubrac a franchi une nouvelle étape vers sa concrétisation.

Le bureau de l’association d’émergence du Parc naturel régional de l’Aubrac s’est réuni récemment à Aubrac, sous la présidence de Martin Malvy, coordonateur du projet de PNR de l’Aubrac au nom des régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Auvergne.

82 communes

Le premier point à l’ordre du jour relevait du périmètre d’étude du projet de Parc et en particulier les demandes d’ajustement. En février, le préfet a adressé l’avis d’opportunité aux trois présidents de Régions confirmant l’approbation de l’Etat sur le projet de création de ce parc mais a formulé quelques recommandations sur le périmètre. Après discussion, le bureau s’est rangé sur la proposition de Martin Malvy de retenir 82 communes sur les 107 du projet initial. Concrètement, en Aveyron, les communes du Carladez et celles du sud et de l’ouest de la rivière Lot auraient le statut de communes ou communautés de communes «associées».

Les communes concernées par le projet de PNR seront prochainement consultées pour prononcer leur choix d’adhésion.

Bientôt un syndicat mixte de préfiguration

Le bureau a ensuite examiné le projet de statuts du futur syndicat mixte de préfiguration, qui devrait naître en fin d’année. Il a défini la participation des régions, départements et communes au sein de cette nouvelle structure.

D’ici là l’association dessine son projet de territoire, qui fixera pour 12 années le cadre d’intervention du futur Parc, en y associant les collectivités, l’Etat et les acteurs locaux (élus, socioprofessionnels, représentants associatifs). Elle s’appuie sur le diagnostic du territoire, soumis à l’expertise des services des collectivités territoriales, de l’Etat, des chambres consulaires, des organismes et des associations à caractère professionnel lors de commissions thématiques organisées au premier semestre et qui s’achèveront en octobre.

Ce diagnostic est présenté et partagé avec les acteurs locaux (élus, responsables professionnels et associatifs) invités à participer à des ateliers. Ces travaux se prolongeront jusqu’à la fin de l’année.

Six conférences, ouvertes à tous, sont programmées à l’automne pour apporter un éclairage sur certaines thématiques à enjeux pour l’Aubrac, situer le territoire, ses évolutions globales.

Un forum territorial clôturera en fin d’année la concertation.

Des avancées

Plusieurs missions sont déjà en cours. Le bureau a fait un point d’étape. Sur l’eau, le diagnostic est en cours de finalisation. La renaturation d’une ancienne tourbière exploitée (Montorzier) a été lancée avec l’appui des communes de St Chély d’Aubrac et de Prades d’Aubrac. L’association assure un encadrement technique.

Concernant la charte forestière de territoire, six commissions ont été organisées avec les professionnels (bois-énergie, transformation, exploitation, boisements, multifonctionnalité, loisirs). L’état des lieux est finalisé et la réflexion sur le plan d’actions va démarrer.

Une formation autour du développement de la station d’évaluation de la race Aubrac se poursuit jusqu'à la fin de l'année. Sept agriculteurs, administrateurs de l’UPRA, y participent.

L’étude de faisabilité du projet de méthanisation collective de Ste Geneviève sur Argence s’est achevée en janvier. Les porteurs de projet constituent actuellement la société qui assurera les dernières études, la construction puis la gestion de l’unité.

Le financement de la Trame verte et bleue vient d’être validé par les trois Régions, l’Agence de l’Eau Adour Garonne et le programme Massif central. Un animateur devrait être recruté à l’automne.

Un site pour se tenir informé

Le site internet de l’association est en ligne depuis juin (www.projet-pnr-aubrac.fr) avec toutes les informations sur l’avancée du projet, les comptes rendus,…

Par ailleurs, l’exposition sur le projet de Parc est utilisée lors de différents évènements (salons, évènements festifs, culturels, réunions...) et peut également être mis à disposition gratuitement à toute structure intéressée, sur réservation.

Enfin un film documentaire de 25 minutes ainsi qu'une version courte de 7 minutes ont été réalisés au printemps sur le projet de PNR de l’Aubrac à partir des témoignages d'acteurs locaux et institutionnels.

La version courte est en ligne sur le site internet. La version intégrale sera très prochainement visionnable sur le site d’Aubrac TV avec qui ce projet a été réfléchi et réalisé.

Eva DZ

29 aout 2013

Foire de Villefranche de Rouergue : le CDAV partenaire !

Yves Cazol, horticulteur, maraîcher, producteur de porcs à Livinhac le Haut, est président du Comité de Développement Agricole du Villefranchois (CVDAV).?

- Pourquoi cette présence de la Chambre d’agriculture à la foire expo ?

“Ce rendez-vous commercial organisé tous les trois ans est une tradition pour le secteur agricole et agroalimentaire. C’est une superbe tribune pour conforter notre activité dans l’économie départementale et régionale, aux côtés des artisans, des commerçants et des entreprises. Il faut préciser que la région du Villefranchois est la première du département en nombre d’agriculteurs, région qui accueille notre centre de formation de Bernussou et son pôle porcin de pointe que nous avons construit et fait évoluer en relation étroite avec tous les élus locaux.

- Quel sera le message du CDAV ?

Nous avons un rôle d’interface entre l’agriculture, les ruraux, les néo-ruraux et les gens de la ville. Personne ne comprendrait que nous ne soyons pas présents à ce rendez-vous commercial. J’ai été membre des JA il y a plus de vingt ans, avec Jacques Molières, actuel président de la Chambre d’agriculture installé dans le Villefranchois. Nous savons qu’il faut toujours communiquer pour vanter l’agriculture, favoriser l’installation agricole, et répéter que notre secteur innove, contribue à l’économie locale et génère des retombées positives dans plusieurs secteurs, comme celui du machinisme agricole et autres. Durant la foire, nous allons notamment mettre en avant notre action Ecophyto et signer la charte transmission-installation pour les cantons de Najac et de Villefranche portée par les Jeunes Agriculteurs (lire en pages suivantes).

- Qu’est-ce qui distingue cette région du Villefranchois ?

Il y a donc un nombre d’agriculteurs important sur cette région, son centre de formation de Bernussou, mais aussi ses nombreux établissements scolaires et lycées agricoles, Rignac, Beauregard, Monteils, François-Marty.?Il sont l’avenir de notre métier ! Je dois ajouter que le CDVA dispose désormais d’une animatrice territoire à temps complet toute l’année, suite à la nouvelle organisation de la Chambre. C’est le signe que le CDAV veut être au plus près de ses ressortissants et accompagner avec efficacité toutes les initiatives locales visant à développer notre agriculture, en relation avec l’ensemble des acteurs du monde rural”.

22 aout 2013

Chiens de chasse : bon à savoir

- Chaque chien de chasse doit obligatoirement être tatoué par le vétérinaire ou être doté d’une puce électronique sous l’oreille.

- Un carnet de santé accompagne la vie du chien. Y figurent les vaccins, les dates de rappel de vaccin, les éventuelles maladies contractées. La vaccination n’est cependant pas obligatoire en France mais vivement recommandée. Elle est en revanche obligatoire pour déplacer un chien de chasse dans l’UE.

- Pour la reproduction, l’éleveur doit déclarer chaque naissance de chiot à la société centrale canine, avec la race mentionnée par le propriétaire. Une année plus tard, un juge agréé validera ou non la race déclarée, au cours d’expositions canines notamment.

- Le LOF, ou Livre des Origines Français, est le registre créé en 1885 où sont répertoriées les origines des chiens français de race. Seuls les chiens inscrits au LOF ont droit à l’appellation «chien de race» justifiant un prix plus élevé qu’un chien croisé, d’apparence ou de type racial. Un chien LOF possède un pedigree. Le pedigree est un document officiel comportant la généalogie du chien certifiant l’exactitude de ses origines. Il est donc obtenu après l’inscription définitive au LOF.

- Le prix d’une saillie est d’environ 300 euros. Il est parfois coutume de donner un chiot en échange de cet acte.

- Quelle alimentation ? Un chien de chasse mange de la viande ou des croquettes équilibrées en général, entre 0,5 et 1 kg par jour, selon que l’animal est au chenil ou en période d’activité de chasse. Un kg de croquettes coûte environ 1 euro.

- Un chien de chasse doit consulter au moins une fois par an un vétérinaire.

- La vente d’un chien est réglementée.?La carte de tatouage et sa carte d’identité doivent mentionner le nom du propriétaire. A chaque transaction, le vendeur la déclare à la société centrale canine à Paris (timbre de 3 euros) afin d’enregistrer le nom du nouveau propriétaire à qui sera ensuite adressée la carte de tatouage mise à jour.

- Assurance. Un chien de chasse doit être assuré. Le permis de chasser peut prendre en compte cette option avec l’assurance. Il existe des cotisations par tranche, selon le nombre d’animaux dans un chenil.

- La vermifugation du chien de chasse est une mesure de prévention importante luttant contre l’apparition de parasites internes comme les vers ronds et les vers plats. L’animal est verfimugé au moins deux fois par an avec un comprimé (environ 8 euros la pièce). La première prise de vermifuge se fait entre 12 et 15 jours après la naissance avec un vermifuge à donner trois jours de suite.

- Tiques et puces. Il existe un grand nombre de solutions (pipettes, sprays, shampooings, colliers, poudres...) pour traiter le chien de chasse contre les puces et les tiques. Il est aussi nécessaire de traiter le chenil régulièrement.

- La maladie de Carré est une maladie virale contagieuse chez le chien. Elle peut provoquer des signes cliniques peu marqués chez certains canins, mais être mortelle chez d’autres, en particulier chez les chiots. La vaccination a réduit considérablement l’incidence de cette maladie.

- Accidents. Les chiens de chasse sont évidemment exposés aux accidents de chasse avec le gros gibier, dont le sanglier et ses canines redoutables. Les pertes peuvent parfois atteindre jusqu’à 4 chiens par an, pour une meute de 15 chiens. Et peut s’acquitter de factures de vétérinaire de plus de 3 000 euros par an pour les soins, selon les saisons de chasse.

- La réglementation du chenil. Un particulier peut détenir au maximum neuf chiens âgés de plus de quatre mois, sans aucune formalité. Un établissement détenant plus de neuf chiens âgés de plus de quatre mois constitue une installation classée nécessitant une déclaration auprès de la Direction Départementale des Territoires (DDT).

22 aout 2013

13 000 chasseurs prêts avec leurs chiens !

Environ 13 000 chasseurs ont rendez-vous avec le gibier dimanche 8 septembre dès 7h. Un effectif stable dans un département où la chasse demeure une valeur culturelle et sportive sûre !

Les fusils sont briqués, les cartouches préparées et les chiens affûtés ! Et les commerçants de produits de chasse affairés derrière leur comptoir depuis quelques semaines. Selon Jean-Claude Ramondenc, administrateur de la fédération départementale de la chasse, «notre activité représente en effet un secteur économique qui dégagerait en France plus de 3,5 milliards de chiffre d’affaires». Et d’ajouter, «notre fédération compte par ailleurs plus de licenciés que le football ou le rugby !». La chasse est donc une valeur sûre en Aveyron, département où le nombre de permis de chasser se stabilise autour de 13 000, quasiment comme l’an dernier, même si les départs de chasseurs âgés ne sont encore compensés qu’en partie.

Un permis de chasser coûte 150 euros par an, le permis national est lui délivré contre 392 euros pour chasser sur tout le territoire national. «Notre activité est donc importante pour le commerce, mais aussi pour son côté culturel et social» poursuit Jean-Claude Ramondenc. «Nous représentons un véritable réseau, dans lequel le salarié et son patron peuvent souvent partager une même passion. La chasse est aussi un ascenseur social qui permet d’échanger des expériences, d’entrenir des relations positives sur un même territoire».

C’est aussi une activité sportive où les meilleurs peuvent se distinguer. Selon une statistique connue dans le milieu des chasseurs, sur sept balles tirées en période de chasse, une seule tuerait un sanglier. La chasse est une école d’humilité !