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AOP Marcillac : une confiance en l’avenir

31 octobre 2019

AOP Marcillac : une confiance en l’avenir

Les vendanges de l’aire AOP Marcillac se sont terminées vers le 18 octobre, avec le sourire.

Pour Philippe Teulier, président de l’AOP de Marcillac et de la Fédération des vins de qualité de l’Aveyron, le cru 2019 est bon : «ce sera un très bon millésime en qualité, malgré les pertes autour de 30 % à cause des gelées de printemps. Avec des raisins de 12 à 14 degrés, voire au delà sur certaines terrasses, nous sommes satisfaits. Le vin aura un bel équilibre. L’évolution du climat constatée chaque année nous arrange un peu dans ce sens-là…» avoue Philippe Teulier. Pour lui, la production de vin du Vallon est sur bonne dynamique : «nous avons des projets, des aménagements de chais. Ce vignoble avance à son rythme, sur la bonne voie !».

L’aire AOP Marcillac couvre 200 ha, rassemble les 32 vignerons de la cave coopérative de Valady, plus les 13 indépendants dont fait partie Philippe Teulier. La cave de Valady collecte à elle seule 110 ha de vigne de l’aire AOP. Pour son directeur, Kasper Ibfelt (notre photo), le constat est le même : «c’est un bon millésime. J’observe que cette vigne de Marcillac est souple, s’adapte à des gelées de printemps et des canicules de juin !». Autre observation, «la pluie d’août a été nécessaire, mais la météo de fin septembre, début octobre, a été difficile à appréhender de par son imprévisibilité. Ici, nous ne vendangeons pas avec des machines mais avec du personnel dont il faut planifier le travail» sourit Kasper Ibfelt.

Des projets

La cave de Valady a récolté cette année 3 700 hl, «loin de la moyenne décennale de 4 200 hl, toute surface égale» complète le spécialiste. Et très loin aussi de l’année 2018, qualifiée de «vendange du siècle», avec ses 5 300 hl ! La coopérative a réaménagé cet été la réception du raisin pour améliorer plus encore la qualité, avec un égouttoir, une table de tri, «permettant de mieux cibler et sélectionner les jus pour le rosé, et concentrer celui du rouge. Nous franchissons un palier supplémentaire pour aller plus haut dans la qualité». Autre projet, la démolition du bâtiment de vinification «pour doubler sa surface, l’isoler, installer des cuves plus petites, semi-enterrées, pour pratiquer la sélection parcellaire,valoriser le travail du vigneron, être en phase avec la demande du marché».

La cave commercialise environ 500 000 bouteilles/an, en vitesse de croisière. Un des vignerons coopérateur est en bio, un autre en conversion. «Le bio est une demande des producteurs à laquelle la cave s’adapte» souligne-t-il. Deux cuvées haute valeur environnemental (HVE) seront produites cette année suite à la récente certification. «Nous avons également une cuvée sans sulfites répondant à un marché de niche, demandant énormément de technicité. Nous travaillons aussi pour la transmission, l’installation, pour toujours aller de l’avant. Notre chais nouvelle génération en projet, doit séduire autant nos clients que nos producteurs !».

D.B.