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Halles de l’Aveyron : dix ans déjà !

29 novembre 2018

Halles de l’Aveyron : dix ans déjà !

Le magasin des Halles de l’Aveyron à Onet le Château fête ses 10 ans. Dix ans que ce concept de circuits courts collectifs a vu le jour. Et a fait deux petits frères en région parisienne. Son nouveau directeur, Simon Nozière revient sur cette belle dynamique et présente les nouveaux projets.

Comment est perçu le concept des Halles de l’Aveyron auprès des consommateurs et des producteurs ?

S. Nozière : «Les Halles de l’Aveyron se sont intégrés dans les habitudes des consommateurs. Plusieurs enseignes de ce type en circuits courts collectifs ont d’ailleurs vu le jour depuis, preuve de l’intérêt des consommateurs pour des produits locaux et de qualité. Nous sommes l’unique réseau de magasins issus d’une coopérative qui valorise les produits de ses coopérateurs.

Quelles sont vos ambitions ?

S. Nozière : Notre objectif, identique à celui d’il y a 10 ans au lancement du premier magasin, est double : valoriser les productions de nos coopérateurs et être de véritables sélectionneurs sur les produits qui ne sont pas issus des exploitations de nos adhérents. Notre concept territorial porte un certain nombre de valeurs que nous voulons partager avec nos clients. Les Halles de l’Aveyron, c’est un endroit où l’on trouve des produits de qualité, locaux et sains. Dans les allées du magasin, nous avons aussi réalisé plusieurs panneaux rappelant nos valeurs et notre philosophie, en affichant notamment le retour aux éleveurs.

Quelles évolutions apportez-vous dans vos magasins ?

S. Nozière : Nous avons mené une étude qualitative auprès de nos clients de la région parisienne sur les produits qu’ils trouvent aux Halles de l’Aveyron. Même si leur façon de consommer est un peu différente de celle des Aveyronnais, nous avons constaté une orientation vers plus de produits élaborés. Les habitudes de consommation évoluent. Il y a 40 ans, on achetait viandes, fromages et charcuteries en rayon traditionnel, aujourd’hui, les consommateurs ont moins le temps de cuisiner des produits bruts et apprécient qu’on leur apporte de la praticité dans des produits prêts à cuisiner voire déjà transformés.

Quels sont vos projets ?

S. Nozière : Face aux nouvelles attentes, nous avons voulu créer du service et un accompagment à nos clients en maintenant notre état d’esprit : valoriser la matière première de nos producteurs. Tout en gardant nos rayons traditionnels, nous avons développé un rayon de libre service en viande et un rayon surgelé.

«Proposer le meilleur de notre territoire»

Que pourront trouver les clients dans ces deux nouveaux étals ?

S. Nozière : Pour compléter notre rayon traditionnel de boucherie et pour limiter le temps d’attente aussi, les clients pourront trouver en libre service, cinq types de produits : steak haché, faux filet, cheveux d’ange (haché en vrac) et carpaccio. L’idée est aussi de proposer de petites portions pour s’adapter à tous les budgets mais encore une fois, il s’agit de la même qualité de produit que ceux servis par nos bouchers. Nous allons proposer également prochainement de la viande de porc et de volailles de la même manière. Et nous sommes à l’étude d’un conditionnement pour proposer également du Veau d’Aveyron et du Ségala.

Sur la partie surgelés, qui devrait démarrer première semaine de décembre, sept produits seront référencés : steaks hachés Veau d’Aveyron et du Ségala et Ferme des Hauts Terroirs, paupiettes et saucisses de Veau d’Aveyron et du Ségala (100% veau), côtelettes d’agneau issu de la filière Roquefort.

Et sur les produits transformés ?

S. Nozière : Notre rayon traiteur actuellement représente 1,5m sur les 17m de notre rayon boucherie traditionnelle. C’est un secteur en développement mais là encore pour nous, pas question de faire n’importe quoi ! Nous voulons rester dans la même qualité de produit.

Les produits bruts sont notre image, celle de notre territoire mais le client nous attend aussi sur l’acte de transformation et notre capacité à garder notre âme dans ce domaine. C’est ainsi que sur le rayon crèmerie nous réfléchissons à proposer quelques produits transformés à partir du lait de nos coopérateurs en partenariat avec des coopératives locales parce qu’UNICOR n’a pas d’activité de collecte de lait. Des synergies vont se mettre en place toujours dans l’objectif de valoriser les produits de nos coopérateurs je le répète, pour une rémunération juste.

Quel regard portez-vous sur les dix dernières années ?

S. Nozière : En 10 ans, la coopérative UNICOR a réussi à inscrire les Halles de l’Aveyron dans le paysage de la distribution. Tout en défendant les valeurs qui sont les siennes : des produits de qualité, locaux, qui rémunèrent ceux qui les produisent. La qualité à prix juste et notre capacité à s’organiser en circuits courts collectifs. Dans un objectif unique : créer de la valeur sur nos territoires pour garder nos jeunes demain !».

Recueillis par Eva DZ