lavolontepaysanne.fr Actualités - Agriculture - Aveyron
Elevage - Cultures - Machinisme - Ruralité

Archives VP
Contrat de rivière Aveyron Amont : une démarche concertée et partagée

28 novembre 2019

Contrat de rivière Aveyron Amont : une démarche concertée et partagée

Après plusieurs années de travail, le contrat de rivière Aveyron Amont va voir le jour. Animé par le syndicat mixte du bassin versant Aveyron amont (SMBV2A), ses élus ont présenté le programme d’actions décliné sur ce territoire réunissant 14 intercommunalités et 83 communes.

Assurer une gestion durable de l’eau et des milieux aquatiques pour concilier tous les usages et reconquérir le bon état des masses d’eau, tel est l’objectif du contrat de rivière Aveyron amont. Un contrat élaboré par le comité de rivière Aveyron amont composé de l’ensemble des usagers de ce bassin versant qui s’étend sur 83 communes et 14 intercommunalités dont l’Agglomération de Rodez, de Villefranche de Rouergue à Sévérac d’Aveyron.

Un plan de 87 actions

«Il faut souligner le travail de concertation mis en œuvre depuis plusieurs années par l’ensemble des acteurs», a tenu à souligner Michel Artus, président du SMBV2A, qui porte ce contrat depuis le 1er janvier 2017. Parmi ses missions, le syndicat s’occupe de la gestion et de l’aménagement durables des cours d’eau et milieux associés de son territoire tout en contribuant à la prévention des inondations. Il est entouré de plusieurs maîtres d’ouvrage : la Chambre d’agriculture, la Chambre de commerce et d’industrie, la Chambre de métiers, la Fédération de l’Aveyron pour la pêche et la protection du milieu aquatique, le Parc naturel régional des Grands Causses, l’ADASEA d’Oc, plusieurs collectivités... et bénéficie du soutien de plusieurs partenaires financiers dont l’Agence de l’Eau Adour Garonne, la Région Occitanie, le Conseil départemental de l’Aveyron et des fonds européens.

Ce contrat de rivière va porter sur 5 ans (2020-2024) et comprend 87 actions pour un montant estimé de près de 17 millions d’euros. Des actions réparties en 5 volets : amélioration de la qualité physico-chimique des eaux (amélioration et réhabilitation des assainissements collectifs et non collectifs, accompagnement des entreprises à la maîtrise des pollutions issues des activités professionnelles...) ; amélioration du fonctionnement hydromorphologique des cours d’eau (revégétalisation des berges, mise en défens des cours d’eau, aménagement de points d’abreuvement du bétail, débusage, restauration de zones naturelles d’expansion de crues, lutte contre l’érosion, optimisation environnementale des plans d’eau...) ; actions de prévention des inondations ; gestion quantitative de l’eau ; coordination des actions, animation et communication du contrat. «Ces actions se mettront en place sur la base du volontariat. Notre ambition étant de convaincre sans contraindre», a assuré Michel Artus. Prenant exemple sur le projet mis en œuvre sur la zone humide Nostre Seigne, qui a permis de remettre au pâturage, une zone naturelle d’expansion de crues aux portes de Rodez, un support pédagogique de choix pour les lycéens de l’Agricampus La Roque.

Convaincre sans contraindre

Sur la prévention des inondations, l’idée est bien de créer une cohérence à l’échelle du bassin versant, a ajouté Patrick Gayrard, maire de Druelle Balsac et vice-président du SMBV2A. «Ce travail de terrain s’appuyera sur notre équipe de techniciens qui iront à la rencontre des usagers, proposeront des journées techniques, informeront sur les soutiens financiers... Un véritable accompagnement va se mettre en place», complète Michel Mercadier, maire de Gaillac d’Aveyron et vice-président du SMBV2A. Et la communication ne sera pas oubliée sur ces actions, puisque le programme «Mon école, mon cours d’eau» sera décliné auprès de 30 classes du bassin versant afin de sensibiliser les plus jeunes.

Pour Catherine Adnet de l’Agence de l’Eau Adour Garonne, ce programme est un bel exemple du travail concerté réalisé sur ce grand bassin versant. «Nous avons eu un bel exemple sur le contrat rivière des Serènes (2014-2018) avec des résultats très positifs d’amélioration du fonctionnement du milieu aquatique. Nous espérons la même réussite sur le bassin Aveyron amont», a-t-elle avancé.

Dans un premier temps, certaines actions seront priorisées et des bilans seront proposés au fil du contrat. Certaines ont d’ailleurs déja démarré. Prochaine étape, la signature au printemps, de ce contrat de rivière Aveyron amont.

Eva DZ