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Ovins lait à Durenque et Optitraite : sécuriser la qualité laitière

25 octobre 2018

Ovins lait à Durenque et Optitraite : sécuriser la qualité laitière

Yves Deveix, conseiller machine à traire à la Chambre d’agriculture, était récemment sur une ferme ovins lait de Durenque pour y effectuer un contrôle Optitraite, à la demande de l’éleveur.

Kévin Fabre, 32 ans, éleveur ovins lait depuis 2011 dans un GAEC, va voler de ses propres ailes en s’installant seul sur la ferme de l’un de ses oncles à Durenque. Son cheptel est composé de 180 brebis Lacaune, sur une SAU de 60 ha, avec une production AOP Roquefort livrée à l’entreprise Vernière à Villefranche-de-Panat. Il reprend une machine à traire en sommeil depuis sept ans. Il a fait appel la semaine dernière à Yves Deveix, pour un contrôle Optitraite ayant pour objectif de remettre en route de façon optimale une machine de 12 postes. Tout doit être prêt pour la première campagne laitière individuelle de Kévin, prévue à la mi-novembre. «Dans le rayon AOP de Roquefort, le contrôle Optitraite annuel est obligatoire» dit le jeune éleveur. «Il est important de travailler avec un outil fonctionnel pour la sécurité sanitaire, lutter contre les mammites, avoir un lait de qualité et donc, tirer le revenu vers le haut». Le contrôle Optitraite existe en France depuis plus de 25 ans. «Il a été généralisé à l’ensemble de la filière laitière dans les années 2000 pour les bovins, ovins et caprins», indique Yves Deveix.

Un protocole rigoureux

Le contrôle toujours effectué par un technicien agréé, se fait avec l’aide du logiciel Logimat. «Le protocole est clairement établi. Il s’agit de mesurer le niveau de vide, la dépression nécessaire pour aspirer le lait», détaille Yves Deveix. «Il faut donc contrôler la régulation. Elle doit stabiliser le niveau de vide négatif de l’air (niveau de vide de traite) afin d’avoir une machine performante, moins agressive, pour le bien-être animal. Il y a aussi les mesures du débit d’air des faisceaux trayeurs et la vérification de l’orifice calibré des faisceaux. Nous vérifions également la bonne simulation de la traite, ici, pour la tétée de l’agneau, qui a un mouvement d’environ 170 fois/minute. Il est de 90-110/minute pour les caprins et de 60/minute pour les bovins. Tout est vérifié, avec notamment un pulsographe, des niveaux, et un débit-mètre à flotteur (Optiflo) qui mesure le débit au niveau des faisceaux trayeurs».

Le contrôle dure au minimum 3 heures pour une machine de 12 postes, avec un coût HT de 230 euros. Les deux conseillers Chambre d’agriculture réalisent environ 180 contrôles Optitraite par an. D’autres prestataires de service, comme UNOTEC Roquefort en effectuent également avec ses cinq techniciens.

«Au final, nous avons une interprétation et un bilan précis permettant à l’éleveur de faire les interventions nécessaires, par lui-même ou avec un concessionnaire», souligne Yves Deveix. «Il est important de faire ce contrôle chaque année car une machine à traire s’entretient. Il y a toujours des consommables à changer. L’objectif est de produire un lait de la meilleure qualité possible !».

D.B.