lavolontepaysanne.fr Actualités - Agriculture - Aveyron
Elevage - Cultures - Machinisme - Ruralité

Archives VP
Le label rouge BFA fête ses 20 ans : en estives avec le Bœuf Fermier Aubrac !

25 juillet 2019

Le label rouge BFA fête ses 20 ans : en estives avec le Bœuf Fermier Aubrac !

A l’occasion de ses 20 ans, le label rouge Bœuf Fermier Aubrac profite de l’été pour communiquer auprès des touristes sur son produit d’exception. L’association qui porte le label a organisé une «Découverte des prairies d’estives» mardi 23 juillet, à quelques encablures d’Aubrac.

Un bon bol d’air sur le plateau de l’Aubrac à la rencontre des éleveurs engagés dans le label rouge Bœuf Fermier Aubrac ! Cette rencontre inédite était proposée par l’association BFA mardi 23 juillet, sur les hauteurs du village d’Aubrac. Christian Bonal, ancien président et Nadège Mouliade, membre de l’association accompagnés de l’animatrice, Claire Védrines, ont accueilli un petit groupe de visiteurs, touristes en vacances dans la région et soucieux de découvrir le label rouge, les éleveurs qui le produisent, les animaux Aubrac et bien sûr les prairies qui les accueillent pendant tout l’été.

Manger de la viande : un acte écologique fort !

«Nous voulons montrer toutes les notions qui gravitent autour de l’élevage dont son rôle sur les paysages et sur le territoire», a introduit Christian Bonal. «Sous nos pieds et sous ceux de nos vaches, nos prairies sont riches d’une biodiversité très variée, d’une flore, d’une faune préservées jusque dans nos sous-sols. Nos prairies stockent le carbone comme les forêts, elles limitent également le ruissellement des eaux...», argumente Christian Bonal qui a coutume de dire que manger de la viande c’est un acte écologique fort !

C’est justement sur ce lien très étroit entre l’élevage et les paysages, l’agriculture et l’environnement... que les membres de l’association Bœuf Fermier Aubrac ont voulu communiquer auprès du grand public, particulièrement bien présent sur le plateau de l’Aubrac à cette période estivale.

Quoi de mieux que de se rendre dans une prairie d’estives, accompagné de Nathalie, salariée du jardin botanique de l’Aubrac, et des éleveurs pour échanger sur cette relation entre élevage et territoire ! Il suffit de se baisser pour observer la richesse des plantes et fleurs, des herbes et insectes... présente sur l’Aubrac ! En quelques minutes, Nathalie a montré une foultitude d’espèces sur la parcelle de M. Tardieu, prête à la fauche et sur celle de Serge Niel déjà fauchée. «On retrouve dans ses pâtures la base des graminées mais aussi bien d’autres plantes présentes grâce au pâturage», explique Nathalie. «Clairement sans le pâturage nous n’aurions pas cette richesse floristique et faunitisque», assure-t-elle. Des plantes que l’on retrouve parfois dans le lait et la viande, apportant toute la spécificité des produits issus du plateau de l’Aubrac. «Les systèmes d’élevages pratiqués sur l’Aubrac, des systèmes tout en herbe et extensif, sont tout à fait en adéquation avec le territoire sur lequel ils sont mis en place par les éleveurs», poursuit-elle. Lors d’un recensement réalisé sur le terrain, Nathalie a relevé plus de 250 espèces différentes... Les estimations évoquent plus de 2 000 espèces présentes sur le plateau de l’Aubrac... «Et on continue d’en découvrir», sourit Nathalie.

L’occasion pour les éleveurs engagés dans le label rouge Bœuf Fermier Aubrac de rappeler les grandes lignes de leur cahier des charges : des animaux de race Aubrac nés, élevés et engraissés sur la ferme (d’où le nom de fermier), des exploitations à plus de 800m d’altitude ou pratiquant la transhumance à plus de 800m d’altitude, des génisses ou des vaches de moins de 10 ans, une alimentation sans ensilage ni maïs... «Nous avons simplement retranscrit, il y a 20 ans, les pratiques qui étaient en place dans les élevages, qui perdurent et qui sont désormais reconnues depuis 20 ans par un label rouge», avance Christian Bonal.

Un discours qui a séduit les participants dont la plupart ne connaissait ni l’Aveyron, ni l’Aubrac, ni le Bœuf Fermier Aubrac. «C’était vraiment une belle découverte et une belle rencontre aussi avec des éleveurs, des botanistes passionnés par leur métier et par leur territoire», témoigne ainsi un couple venu d’Angers avec leurs enfants. L’un d’eux qui suit des études en protection de la nature et environnement s’est confectionné un herbier de choix, qui à coup sûr, fera des envieux chez ses collègues à la rentrée !

Les éleveurs étaient eux aussi, ravis de cet échange, une première pour l’association qui renouvelle cette opération communication fin août en Lozère (lire encadré).

Eva DZ