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Aubrac : un espace PNR/Maison de l’Aubrac

23 juillet 2020

Aubrac : un espace PNR/Maison de l’Aubrac

Fin juin, les élus du bureau du Syndicat mixte d’aménagement et de gestion (SMAG) du Parc naturel régional de l’Aubrac ont évoqué de nombreux dos- siers dont la création du complexe «Maison du Parc/Maison de l’Aubrac».

Le programmiste (Champs des possibles) et le bureau d’études (Kipik consulting) missionnés en octobre 2019 pour étudier le projet de complexe Maison du Parc/Maison de l’Aubrac, ont présenté les résultats de leur diagnostic structurel et fonctionnel des deux bâtiments. Le projet qu’ils ont élaboré, vise à faire de ces deux établissements un seul et même complexe au service des visiteurs (100 000 en 2019) mais aussi des professionnels et des habitants. La partie Maison de l’Aubrac sera renforcée dans ses missions de «vitrine des activités, des savoir-faire et des patrimoines de l’Aubrac». A cet effet, les espaces existants (restauration, accueil touristique, boutique des produits du terroir, scénographie) seront revisités pour les rendre plus opérationnels.

De nouveaux espaces viendront compléter ces équipements pour faciliter l’accueil de groupes ou de séminaires. Ces espaces seront ouverts aux utilisateurs actuels (Jardin botanique, SARL couleur Aubrac, Guides accompagnateurs, TV Aubrac) mais aussi à d’autres partenaires,publics ou privés. Dans le bâtiment abritant actuellement l’équipe du Parc, un centre de ressources et de valorisation des savoir-faire permettra d’accueillir les professionnels. Les deux établissements devraient être reliés par un même réseau de chaleur. Quelques études restent à réaliser avant d’envisager, cet automne, de lancer le concours d’architecte. Le nouveau complexe devrait être opérationnel en 2022.

Un site internet rénové

Après les hébergements touris- tiques, les produits au thé d’Aubrac peuvent dorénavant être marqués «Valeurs Parc naturel régional». Le référentiel de marquage du «Thé d’Aubrac» a été travaillé avec des producteurs de la «Grange au thé» (Lozère) et a également été soumis à une cueilleuse indépendante installée sur la commune de Laguiole. La commission nationale de la Fédération des parcs naturels régionaux, seule habilitée à autoriser le marquage, a validé ce référentiel courant juin. L’équipe technique du PNR va donc pouvoir engager le marquage des produits concernés : thé d’Aubrac (matière première) mais aussi produits transformés à base de thé d’Aubrac. La refonte du site internet du PNR sera réalisé par l’entreprise Laëtis. Il devrait être opérationnel en fin d’année.

En tant qu’acteur du développement durable, le Parc naturel régional de l’Aubrac s’implique dans les problématiques liées à la mobilité car cela impacte directement la qualité de vie des habitants du territoire : santé, accès aux ser- vices, pollution sonore, visuelle et atmosphérique... Dans ce cadre il a été décidé de réaliser un Plan de mobilité simplifié qui constituera une feuille de route pour structurer les actions du Parc et des collectivités partenaires. Ce Plan de mobilité comprendra un diagnostic des mobilités et transports sur le territoire (toutes formes confondues), la définition d’enjeux pour le territoire et ses habitants et enfin la définition d’un plan d’actions. Les prestataires devant réaliser ce Plan de mobilité ont été pré-sélectionnés.

La programmation des travaux de restauration de cours d’eau de l’Hère et du Rioumau était également à l’ordre du jour : le diagnostic réalisé sur le bassin du Bès en 2018 sur 144 km de cours d'eau a fait apparaître un enjeu majeur lié à la restauration de la végéta- tion des berges, élément indispensable au bon fonctionnement des milieux aquatiques. Les travaux de restauration concernent l’abattage, le recépage et l’enlèvement d’embâcles (bois morts dans le fond du lit). Ils seront réalisés par l’entreprise La forêt des rutènes.

Un groupe de travail «faune sauvage»

Depuis plusieurs jours, des ten- sions sont observées en raison de la présence de vautours sur l’Aubrac, suspectés de prédations sur de jeunes bovins. Pour rappel : le Parc ne peut se substituer ni aux Commissions préfectorales en place dans chaque département, ni aux décisions de l’Etat en matière de régulation des espèces sauvages. Considérant l’ampleur de ces tensions et le contenu de la Charte du Parc, il a été décidé de créer un groupe de travail «faune sauvage» pour aborder les questions des interrelations entre la faune sauvage et l’agropastoralisme. Ce groupe sera composé des partenaires du Parc : élus locaux, services de l’Etat et de ses établissements publics, consulaires, gestionnaires de l’espace rural (associations d’agriculteurs, fédérations de chasseurs), utilisateurs (associations)... Lieu d’échanges et de réflexions pour améliorer la connaissance, les suivis, rechercher des solutions pour limiter les atteintes aux activités agropastorales, porter à connaissance des résultats d’études, organiser des visites de sites... il pourra aussi traiter de la question des campagnols, des cervidés, des sangliers, du loup...