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Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées : «Notre agriculture, secteur économique essentiel»

23 avril 2020

Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées : «Notre agriculture, secteur économique essentiel»

Benoît Quintard, vice-président du Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées, réagit à cette crise sanitaire et revient sur le dispositif mis en place par la «banque verte» pour répondre aux attentes des agriculteurs notamment.

- Quel retour avez-vous de cette crise auprès des agriculteurs ?

B. Quintard : «Aujourd’hui, l’agriculture n’est pas le secteur le plus impacté par la crise du Covid- 19, comparé au commerce et à l’artisanat par exemple. Nos produits agricoles sont collectés, les marchés exports sont ouverts vers l’Italie, etc. Les opérateurs de collecte sont au travail pour les matières premières agricoles, le lait en particulier, même si certaines entreprises demandent une baisse de la production. Il faut en revanche citer le secteur de la viticulture touché par la suppression des foires aux vins traditionnellement organisées à cette période, ou les salons. La baisse des ventes de nos vins en dehors de l’Union européenne pénalise aussi cette profession. Par contre celles ou ceux qui commercialisent en circuit courts ont en effet souvent perdu la moitié de leur chiffre d’affaires. Mais des marchés de plein air ont heureusement rouvert, suite aux dérogations signées par la préfète de l’Aveyron.

- Comment la Caisse régionale du Crédit Agricole répond-elle aux attentes des agriculteurs dans cette crise ?

B. Q. : Nous avons conservé les mêmes éléments, les dispositifs d’aides aux entreprises d’avant la crise pour les secteurs de l’artisanat et du commerce, avec une pause de six mois des échéances d’emprunt. Nous appliquons également le dispositif national du Prêt Garanti par l’État (PGE) lorsque celui-ci est justifié par les conséquences du Covid-19 et dans son cadre réglementaire. Ce dispositif PGE permet aux entreprises confrontées à des enjeux de trésorerie liés à cette crise de demander une garantie par l’État sur leur prêt. Notre objectif est d’être toujours vigilant pour l’ensemble de nos clients et entreprises. Nous avons donc maintenu notre dispositif en place malgré la contrainte du confinement. Et nous l’avons renforcé si nécessaire, que ce soit au niveau départemental ou avec nos agences locales partielle- ment ouvertes, avec le respect des mesures barrières pour l’accueil de nos clients.

- Comment cela se passe-t-il sur le terrain ?

B. Q. : Le travail d’écoute est permanent, avec des réponses les plus rapides possibles aux différentes questions posées. Nous travaillons au cas par cas et sommes toujours en veille, attentifs pour réagir au mieux. Notre dispositif Covid-19 a été opérationnel rapidement avec nos collaborateurs, dès le début du confinement. Tous nos clients ont été aussitôt informés afin qu’ils prennent contact avec leur conseiller si nécessaire.

- Etes-vous en lien régulier avec l’ensemble des secteurs économiques, voire associatifs ?

B. Q. : Nous travaillons en étroite collaboration avec les Chambres consulaires, agriculture, métiers et artisanat, commerce et industrie. Il y a des passerelles historiques entre elles et nous. Nous sommes aussi au contact du monde associatif pour accompagner les structures d’aide à la personne, comme les ADMR, les EHPAD, pour le bien-être des pensionnaires, dans le prolongement de nos valeurs de solidarité.

- Quel votre sentiment sur cette crise sanitaire ?

B. Q. : Nous vivons-là une période très difficile, qui sera longue, c’est une évidence... Mais cette crise permet aussi de nous recentrer sur un secteur économique d’importance, celui de l’agriculture, un domaine essentiel à notre vie de tous les jours !».

D.B.