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«Mission bio» de la Chambre d’agriculture : une nouvelle équipe en place

18 juillet 2019

«Mission bio» de la Chambre d’agriculture : une nouvelle équipe en place

La mission agriculture biologique de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron s’est réunie vendredi 12 juillet à Montagnac, commune de St-Saturnin de Lenne, sur la ferme de son nouveau responsable David Argentier, lequel succède à Pierre Joffre. Les conseillers spécialisés de la Chambre d’agriculture participaient à cette journée de travail. Présentation de cette mission AB avec David Argentier (à droite sur la photo).

- Qui est le nouveau responsable de la mission AB de la Chambre d’agriculture ?

«Je suis donc David Argentier, 41 ans, marié et père de trois enfants, nouvel élu de la Chambre d’agriculture depuis février. Je suis installé avec ma mère Monique au GAEC des Calsiers, à St-Saturnin de Lenne, sur un élevage de 550 brebis Lacaune, une SAU de 150 ha, et producteur bio pour La Bergerie de Lozère (groupe Tribalat Noyal) depuis mars 2015. Notre conversion en bio a débuté en 2010.

- Quelles sont vos orientations stratégiques en ce début de mandat concernant l’agriculture AB en Aveyron ?

Je suis élu depuis peu et donc en phase d’adaptation à ma nouvelle mission. Il est important de continuer sur la lancée actuelle du bio en Aveyron, qui rassemble désormais 10 % des agriculteurs du département. Il faut poursuivre sur cette dynamique. L’Aveyron compte début 2019, 921 exploitations engagées dans la filière agriculture biologique, soit 75 fermes supplémentaires sur une année. L’an dernier, une installation aidée sur trois était en agriculture biologique parmi les 151 installations aidées au total en Aveyron. On compte aussi beaucoup de jeunes agriculteurs et producteurs dans cette dynamique bio départementale. Pour la mission AB, il est important de répondre à la demande des consommateurs et aux organismes en aval qui ont des débouchés économiques. Rappelons que l’Aveyron est le 2ème département français bio en surface, derrière le Gers, dans une région Occitanie classée au premier rang national en productions AB.

Technique et économique

- Comment allez-vous travailler, avec quels appuis, quels partenaires ?

Nous allons travailler sur un mandat de six ans, avec cette fois, une équipe de professionnels plus étoffée, rassemblant six agriculteurs, ce qui est nouveau (lire encadré). Autre point important, je suis membre du bureau de la Chambre d’agriculture, comme Christian Marty, qui vient en appui de ma fonction de responsable mission bio. Les quatre autres membres représentent les élevages du département avec une présence cohérente sur les territoires. Nous sommes tous en relation directe, et avons prévu au moins quatre réunions de travail sur l’année. Notre ambition est d’accompagner le développement de l’agriculture biologique dans une cohérence globale : au niveau des filières entre productions et transformations-valorisations, mais aussi au niveau des exploitations. Une exploitation agricole où les équilibres recherchés par l’agriculteur sont respectés sera une ferme performante et résiliente. Nous privilégierons l’entrée technique et technico-économique sans oublier la relation de confiance producteurs bio/consommateurs qui doit être confortée. Des enjeux nouveaux doivent être pris en compte comme l’impact du réchauffement climatique sur nos structures, l’intégration de l’AB dans la formation comme une expression de l’agroécologie, l’intégration des produits bio dans la restauration collective, et bien d’autres actions encore.

- Quels sont les premiers chantiers entrepris, les pistes de travail ?

Pour le moment, je prends mes marques. Le contact se fait au sein de la Chambre d’agriculture, du Conseil départemental, du Conseil régional, dans la continuité du travail réalisé par mon prédécesseur Pierre Joffre. L’accompagnement des filières, le lien avec le terrain, l’installation en agriculture bio, l’appui technique, tout cela figure dans notre domaine de compétences. Je n’oublie pas notre partenariat avec l’APABA, les passerelles de travail entre nos deux structures et les réunions périodiques, et aussi les liens techniques avec l’INRA, l’IDELE, ARVALIS, etc.

- Quel est le dispositif d’accompagnement technique actuel au sein de la Chambre d’agriculture ?

Nous avons trois conseillers spécialisés, plus les techniciens troupeau bovins lait, l’équipe Agronomie-fourrage, la mission Références. A cela s’ajoutent nos partenaires de l’APABA, d’UNOTEC, de la Confédération générale de Roquefort... Il faut aussi savoir que la mission bio de la Chambre d’agriculture existe depuis 50 ans !».

D.B.