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Saint-Christophe-Vallon : «Autrement découpe» a bien démarré

18 juin 2020

Saint-Christophe-Vallon : «Autrement découpe» a bien démarré

 

Elian Bruel (au centre), avec ses deux collaborateurs, Sylvie Cristol et Nicolas Amat.

«Autrement découpe» a ouvert ses portes en mars sur la zone artisanale du Vallon, à Saint-Christophe-Vallon, avec comme gérant-fondateur, Elian Bruel, jeune éleveur bovins viande installé à Grand-Vabre en filière bio et bleu-blanc-cœur.

Elian Bruel, 25 ans, est éleveur à Grand-V abre, commune de Conques-en-Rouergue, avec un cheptel de 80 vaches Limousine et Blanc-Bleu-Belge, sur une SAU totale de 200ha, et des par- celles également situées à Firmi et Saint-Christophe-Vallon. Il produit en filières bio et bleu-blanc-cœur. «J’ai toujours fait de la vente directe depuis mon installation il y a 8 ans», dit ce fils d’éleveur. «Je faisais découper ma viande depuis 2016 à Aubin, jusqu’à l’ouverture de mon atelier de découpe de 380 m2».

«Autrement découpe», certifié bio par Ecocert, a accueilli ses premiers clients en mars : «ce sont des éleveurs bio ou conventionnels de la région, Aveyron, Tarn-et-Garonne, Cantal, Lot, qui pratiquent tous la vente directe», explique Elian. «Nous découpons ici leurs carcasses de bovins, veaux, ovins, porcins, caprins. Elles arrivent des abattoirs de Rodez, Villefranche et sont acheminées à Saint-Christophe par un transporteur spécialisé. Nous traitons une bête par jour. Nous n’utilisons que des produits bio pour le nettoyage, mais aussi les épices, poivre, ou naturels (sel, boyaux), sans additifs, ni conservateurs».

Bientôt quatre salariés

Pour l’heure, Elian emploie deux salariés. Il y a Nicolas Amat, 26 ans, titulaire d’un CAP et BP boucherie, ayant fait ses classes chez deux artisans bien connus, Pierre Boscus et Pierre Azémar. Il travaille avec Sylvie Cristol, 37 ans, responsable qualité. «Je vais embaucher deux autres personnes en juillet, un boucher et une conditionneuse», indique Elian.

Car «Autrement découpe» connaît un démarrage d’activité encourageant, porté par son propre cahier des charges qualitatif : «nous proposons de la découpe traditionnelle, bouchère, toujours à la demande du client, avec l’objectif de valoriser le maximum de pièces, en plus des saucisses fraîches, sèches, merguez, chipolatas, viande hachée. La prestation est complète : départ abattoir, puis découpe, étiquetage, mise sous vide, confection des colis, le tout dans les règles sanitaires optimales. Nous sommes très bien situés ici, au bord de la route départementale, entre les abattoirs de Rodez, Villefranche et Capdenac...». «Autrement découpe» est installé sur un terrain de 2000 m2 acheté à la Communauté de communes de Conques-Marcillac. «Sur les 380 m2 de bâtiment, nous avons 200 m2 de chambre froide. J’ai bénéficié d’une aide de 40 %, Région Occitanie et Communauté de communes, pour financer mon projet», glisse- t-il.

Confinement et développement

Elian poursuit: «nous avons ouvert l’atelier juste avant le confinement. La forte demande de produits carnés en circuit court nous a bien aidé! Sur mon exploitation, j’ai moi-même doublé les ventes pendant le confinement. Et la tendance reste encore positive à ce jour».

Reprenant sa casquette de gérant, il continue : «trois mois après la création de mon atelier de découpe, l’effectif salarié sera donc multiplié par deux. Ce développement rapide n’était pas du tout envisagé dans mes prévisions ! Au bout de deux mois d’activité, nous avions déjà un mois et demi de délai pour assurer les commandes». L’atelier de découpe a par ailleurs obtenu un agrément «plats cuisinés traiteur» pour l’automne prochain.

D.B.