lavolontepaysanne.fr Actualités - Agriculture - Aveyron
Elevage - Cultures - Machinisme - Ruralité

Archives VP
Luc-La Primaube : «Je donne mon avis sur le matériel»

17 septembre 2020

Luc-La Primaube : «Je donne mon avis sur le matériel»

Sarah Bedel : «les tracteurs d’aujourd’hui sont des engins faciles à conduire, avec la climatisation, le bluetooth, la radio, le siège pneumatique...».

Sarah Bedel, 25 ans, productrice de lait de vache au GAEC Saint-Hubert à Luc-La Primaube, a aussi son mot à dire sur les questions machinisme.

La jeune agricultrice installée en GAEC avec son père Laurent, sera rejoint par son frère Kévin en novembre, sur la ferme familiale comptant pour l’heure 120 vaches Prim’holstein et une SAU de 100 ha. Ils produisent un million de litres de lait pour Lactalis et sont adhérents de la CUMA de Luc. «Je suis responsable du service bétaillère, du rouleau après semis et de la tonne à lisier» détaille Sarah. «Quand il s’agit de renouveler le matériel, je suis évidemment consultée comme les autres membres du bureau de la CUMA».

Ensilages à 16 ans

Le GAEC Saint-Hubert dispose de son côté d’un tracteur de 190 chevaux, un de 130 chevaux et un de 90 chevaux pour la mélangeuse et d’un télescopique. «Je conduis tout. La première fois c’était le jour de mes 16 ans, pour les ensilages. C’est mon grand-père qui m’a appris. La conduite du tracteur permet de faire autre chose que le suivi du troupeau, même si les vaches restent une passion. J’apprécie aussi les chantiers d’ensilage pour les contacts avec nos voisins. Dans notre groupe ensilage de six tracteurs, deux sont conduits pas des femmes parmi une équipe très dynamique».

Les tracteurs d’aujourd’hui «sont des engins faciles à conduire, avec la climatisation, le bluetooth, la radio, le siège pneumatique, les commandes assistées, sans efforts», poursuit Sarah. «Au sein du bureau de la CUMA, je suis la seule femme et mon avis compte comme les autres dans le choix et le renouvellement de matériel», insiste-t-elle.

Fidèle à la même marque

Le GAEC Saint-Hubert est fidèle à la même marque de tracteur «depuis le grand-père» confie l’agricultrice, «nous avons par ail- leurs de bonnes relations avec le concessionnaire. Nous gardons nos tracteurs assez longtemps en général, autour de cinq ans. Et sur la ferme là-aussi, j’ai mon mot à dire pour le choix du matériel».

Cependant, Sarah avoue ne pas pouvoir tout faire seule avec le tracteur : «je ne peux pas tout atteler, pour la tonne à lisier par exemple, il faut en effet soulever les cardans qui sont très lourds».

D.B.

Article extrait de notre dossier spécial "tracteurs".