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Congrès GDS France à Rodez : «La surveillance est l’affaire de tous !»

17 septembre 2020

Congrès GDS France à Rodez : «La surveillance est l’affaire de tous !»

 

Pour le président, Michel Combes, 2019 est une «année de résultats» pour les GDS. Les 35 élus et 20 collaborateurs de GDS France en s’appuyant sur les GDS départementaux, «la force de son réseau», ont travaillé sur de nombreux dossiers.

Loi de santé animale, plan BVD, gouvernance sanitaire... sans oublier la représentation profes- sionnelle, l’expertise sanitaire, la construction de programmes collectifs, l’appui aux GDS et au réseau, la gestion des fonds de mutualisation... sont autant de dossiers que GDS France mène de front, résu- més par Christophe Moulin, secrétaire général de GDS France.

La loi de santé animale est l’ac- tion stratégique des GDS, votée en 2016 et dont l’application est prévue au printemps 2021. «Notre challenge est la déclinaison fran- çaise des textes», avance Christophe Moulin saluant le travail des experts et des élus de GDS France à Paris et Bruxelles pour analyser les textes, sensibiliser les acteurs professionnels, défendre le modèle des éleveurs français, coordonner les OPA, collaborer avec la DGAL sur un projet réaliste, proposer des amendements... «Mais nous avons pris du retard en raison de la pandémie COVID et nous demandons un délai dans la mise en application de cette loi», a avancé Christophe Moulin. Cette demande de report par les OPA a été relayée par le ministre et sui- vie par 25 pays sur 27.

«L’enjeu d’une approche globale collective de la santé doit être partagé et nous avons besoin de plus de temps». Bruno Ferreira, directeur général de l’alimentation, représentant le ministre de l’agriculture et de l’alimentation au congrès, a rappelé combien les GDS faisaient partie des acteurs reconnus et même précurseurs dans la lutte à travers un système de surveillance performant : «Les GDS sont de vrais parte- naires dans ce chantier et nous avons besoin des professionnels pour écrire les textes sur la règle- mentation de la surveillance, la gestion des mouvements, l’identification, l’enregistrement, la traçabilité, l’indemnisation... dans un objectif de simplification».

Acteur dans la recherche

GDS France consacre aussi une large part de son activité à la recherche qui se traduit en 2019 par la reprise de la référence Besnoitiose, la concrétisation de paradigm (liens entre résistance et génétique). Le plan d’éradication du BVD entre aussi dans sa deuxième phase : «Après la première année de surveillance et retrait des ani- maux IPI, nous entrons dans la phase du contrôle des mouve- ments», explique Christophe Moulin. «Les premiers résultats sont encourageants avec seulement 4% des troupeaux en France en juin qui ont au moins un animal IPI. Les mesures choisies ont porté leurs fruits et ont permis aux éleveurs d’anticiper l’application de sanctions au commerce. Autant d’années gagnées face à une maladie qui cause de gros dégâts dans les élevages», poursuit le secrétaire général de GDS France, saluant au passage l’anticipation de l’Aveyron, dans une démarche quasi systématique depuis 3 ans.

Les enjeux sanitaires restent importants pour les années à venir : la biosécurité dans toutes les espèces, la finalisation des plans BVD, IBR, Varroa et la reconnaissance européenne, la mise en application de la loi de santé animale, la construction de la nouvelle gouvernance sanitaire, le développement des modules de la plateforme sanitaire des GDS, le renforcement des plateformes d’épidémio-surveillance animale et alimentaire, la mise en place de la référence CAEV et Visna Maëdi,... «Nous continuerons à travailler en collaboration avec les organisations professionnelles agricoles, les acteurs de la santé vétérinaire et les laboratoires, avec les services de l’Etat et l’appui des instituts de recherche, en intégrant les besoins de nos concitoyens en matière de sécurité et de santé», a conclu Christophe Moulin.

De son côté, Bruno Ferreira a évoqué quelques points importants : la vigilance à maintenir sur l’influenza aviaire, la peste porcine africaine, la nécessité de maintenir le statut indemne de la France en tuberculose bovine... Et la mise en place du plan de relance par le gouvernement dont un volet (de 130 millions d’euros) est réservé au pacte de biosécurité et au bien-être animal : «les acteurs de la profession ne doivent pas hésiter à s’en emparer pour maintenir la surveillance, clé de voûte de toute votre action, l’affaire de tous !».

Eva DZ