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APROVIA : se régaler avec de l’agneau !

17 mai 2018

APROVIA : se régaler avec de l’agneau !

APROVIA, était en assemblée générale fin avril. L’organisation de producteurs ovins, emmenée par Philippe Tabardel, continue d’œuvrer pour valoriser la production de ses 249 éleveurs.

Pour continuer d’améliorer la valorisation de ses agneaux, APROVIA mise sur la qualité des produits et le positionnement commercial. En invitant Pierre Cabrit, président de Fil Rouge, fédération qui réunit les viandes sous label en France, l’organisation de producteurs ovins confirme sa volonté de répondre aux attentes des consommateurs.

Au-delà de la viande de qualité, les consommateurs ont besoin d’être rassurés sur le bien-être animal, l’éthique, les conditions de production et d’élevage, l’environnement, la rémunération des éleveurs,... Des leviers de communication qui peuvent permettre de relancer la consommation de viande. «On ne peut plus se contenter d’être de simples producteurs d’agneaux, il faut accompagner le produit», ont avancé les responsables d’APROVIA, qui pour assurer la transparence, vont travailler à l’accueil sur leurs fermes dans l’année à venir. «Cette prise en compte des attentes des consommateurs fait désormais partie de notre métier et notre volonté est avant tout de faire plaisir à tous ceux qui mangent notre agneau», poursuivent-ils.

C’est aussi dans cette optique qu’APROVIA s’implique dans le plan filière dans le cadre des Etats généraux de l’alimentation. «Nous voulons apporter notre contribution en jouant la carte du multipartenariat entre tous les maillons de la chaîne», expliquent les responsables.

Faire plaisir aux amateurs d’agneau

Pour accompagner ses producteurs dans cet axe stratégique, APROVIA poursuit ses groupes d’appui technique en vue d’améliorer encore la qualité des produits, l’aspect sanitaire et l’étalement de la production vue pour une meilleure valorisation. «Ce sont des groupes qui travaillent bien et qui avancent sur la base d’une approche technique collective, avec une cinquantaine d’éleveurs concernés depuis 2-3 ans», argumente Jean-Luc Bruel, directeur d’APROVIA.

Parmi les principaux événements à retenir en 2017 pour l’OP, la production de viande ovine bio continue de se développer autour de 43 éleveurs (+4), avec 600 agneaux de plus (+1,81 euro), 482 agnelets de plus (prix stable) et 227 brebis de plus (+0,32 euro). Pour encourager la production d’agneaux sous la mère d’automne, APROVIA maintient une prime de contre saison bio.

La campagne 2016/2017 est en demi-teinte du fait du cycle de 3 agnelages en 2 ans : «Nous sommes en année basse avec près de 81 000 agneaux (-4%) et 7 600 ovins de réforme, pour une production totale en baisse de 3,5%. Par contre la courbe des éleveurs est plutôt positive avec 249 adhérents (+2)».

Globalement l’année n’a pas été simple avec une courbe de sortie des agnelets à deux pics : en novembre-décembre et de février à avril puis en période estivale de juillet à octobre. La baisse du prix d’achats des agnelets a été très marquée de février à la fin de la saison printanière (-7,4%). En agneaux laitiers, le nombre d’éleveurs est stable. Et côté marché la très forte chute des prix en début d’année a été rattrapée en fin d’année. L’avancée de la sortie des agneaux en janvier sur un marché déjà atone est un des points noirs. Il n’est en effet pas évident chaque année de faire face à la sortie massive des agneaux sur une même période qui plus est, peu propice à la consommation de viande d’agneau. Parallèment les cours du gras se sont aussi effondrés sur la première partie de l’année. Heureusement les ventes ont repris juste avant Pâques et se sont bien maintenues jusqu’en fin d’année.

Des perspectives encourageantes

La bonne nouvelle vient des agneaux label qui ont vu leur prix se consolider (autour de 115 euros). Globalement, les responsables d’APROVIA se veulent confiants : «les perspectives sont encourageantes et nous menons un travail efficace avec nos partenaires d’abattage, de commercialisation, tels Greffeuille, pour valoriser les produits de nos adhérents et contribuer à notre échelle à la relance de la consommation de viande ovine de qualité en France. C’est l’un des enjeux de demain».

Eva DZ