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Conseil départemental-Aveyron Ingénierie-Agence de l’eau : protéger et gérer la ressource en eau

12 décembre 2019

Conseil départemental-Aveyron Ingénierie-Agence de l’eau : protéger et gérer la ressource en eau

Un contrat de progrès 2019-2024 a été signé vendredi 6 décembre par ses trois partenaires, le Conseil départemental de l’Aveyron, l’agence départementale Aveyron Ingénierie, et l’Agence de l’eau Adour-Garonne.

Ce nouveau contrat vise «à promouvoir une gestion équilibrée des ressources en eau et des milieux aquatiques, conciliant la satisfaction des différents usagers de l’eau, y compris économique, et la préservation des écosystèmes». Il a été paraphé par Jean-François Galliard, président du Conseil départemental, Aline Comeau, directrice-adjointe de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, et Annie Cazard, vice-présidente d’Aveyron Ingénierie. Aveyron Ingénierie, établissement public administratif regroupant des membres adhérents (Conseil départemental, intercommunalités, syndicats de communes, communes), est une structure d’appui et d’accompagnement, «dotée de 12 postes équivalents temps plein travaillant au quotidien, à la disposition des communes et de leurs groupements» indique le président Galliard. Et d’ajouter : «cette année, nous avons investi 540 000 euros dans des projets pour aider les collectivités à s’équiper, plus de 70 000 euros dans le programme rivières».

En Aveyron, «60 % des cours d’eau sont en bon état, alors que la moyenne nationale est de 50 %», affirme Aline Comeau, précisant que «l’Aveyron était dans la moyenne il y a dix ans». Le département engrange donc le fruit de son travail avec ses partenaires, sachant que la situation de la ressource en eau doit être la préoccupation de tous. Car, selon Aline Comeau, «en 2050, le déficit en eau en Adour-Garonne pourrait atteindre 50 % des prélèvements actuels». En clair, le débit de l’eau serait moitié moindre dans 30 ans...

«Je ne veux pas de guerre de l’eau»

La directrice-adjointe de l’Agence de l’eau prévient : «si l’on ne fait rien, certaines de nos activités économiques pourraient être menacées. Il faut donc se préparer pour garantir une eau potable pour nos villes, mais aussi notre agriculture». Le président Galliard poursuit : «le problème de la ressource en eau est en effet majeur, tant au niveau quantitatif que qualitatif. Je ne veux pas de guerre de l’eau. Nous devons anticiper et nous préparer au mieux pour une gestion rigoureuse de la ressource. Il est impératif que les collectivités prennent aussi conscience des enjeux», glisse le président Galliard.

«Sécuriser la ressource» fait partie du contrat de progrès ayant identifié «40 portions de cours d’eau» sur le département, «impactées de façon significative à forte», par «une pression polluante liée à des dysfonctionnements des réseaux ou des stations d’épuration».

Des mises en conformité des systèmes d’assainissement sont notamment ciblés dans le contrat 2019-2024. «Il est destiné à œuvrer tous ensemble pour traiter ces points noirs, en mobilisant les moyens techniques et les financements nécessaires», insiste la directrice adjointe de l’Agence de l’eau. Aline Comeau a également mis en avant les systèmes de productions respectueux de la ressource en eau, dont les filières à bas niveau d’intrants et en conversion à l’agriculture biologique. Elle a loué les agriculteurs intéressés par les PSE (paiement pour services environnementaux), citant deux territoires du Lévézou ayant candidaté pour ce programme accompagnant des pratiques bénéfiques à la biodiversité.

D.B.