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Marché au cadran de Baraqueville : les élus et la sous-préfète en visite

12 septembre 2019

Marché au cadran de Baraqueville : les élus et la sous-préfète en visite

Les élus du département et de la Région ont accompagné la sous-préfète de l’Aveyron au marché au cadran de Baraqueville, lundi 9 septembre. Un an et demi après son ouverture, le marché poursuit son développement.

Le Conseil départemental, la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée et l’Etat ont appuyé la Communauté de communes du Pays Ségali à concrétiser la mise en œuvre d’un marché au cadran à Baraqueville. Un an et demi après son ouverture, les élus des deux collectivités accompagnés de la sous-préfète de l’Aveyron, Pascale Rodrigo et du sénateur, Alain Marc, ont visité le marché et ont pu constater avec plaisir le beau développement de ce concept.

Près de 200 animaux par semaine

«Nous sommes passés d’une foire tous les 15 jours avec une trentaine d’animaux à une foire hebdomadaire qui frôle les 200 animaux tous les lundis !», résume Vincent Albouy, président de la SAS Marché au cadran de Baraqueville. «La réussite de notre projet tient dans le fait que nous avons démarré de façon modeste autour des installations existantes et avec un investissement limité», ont expliqué Jacques Barbezange, maire de Baraqueville et Jean-Pierre Mazars, président du Pays Ségali.

Aujourd’hui, l’infrastructure, le volume d’animaux, les éleveurs, les acheteurs, tout est réuni pour continuer la marche en avant, selon Jean-Marc Fabre, responsable agricole à la Communauté de communes. La proximité du prochain échangeur de la RN 88 devrait aussi être un facilitateur dans l’accès au marché hebdomadaire qui accueille des éleveurs et des acheteurs du grand Ségala et des départements alentours (Tarn, Tarn et Garonne, Cantal, Lozère). Et les élus locaux ont confirmé le projet de construction d’une salle d’animation toute proche de l’espace Raymond Lacombe pour améliorer l’accueil et l’organisation.

Le marché au cadran de Baraqueville rassemble 550 actionnaires : «des fidèles pour la plupart qui sont venus au départ en curieux et qui reviennent parce qu’ils ont été séduits par ce concept de marché au cadran», confirment les organisateurs qui notent, chaque lundi, l’arrivée de quelques nouveaux. «Le public s’est beaucoup rajeuni et ça aussi c’est encourageant pour l’avenir», poursuivent-ils. «Le concept de marché au cadran plaît parce qu’il garantit une sécurité de paiement, une transparence et un anonymat dans les transactions. L’un des atouts est aussi que le vendeur a toujours le dernier mot, il est maître jusqu’au bout du prix de son animal».

Un «dossier d’avenir» pour la Région

Baraqueville est le seul marché au cadran de France qui affiche une croissance et le seul marché de ce type à sortir un résultat positif dès sa première année. «Actuellement, le site nous offre une capacité suffisante pour le volume de notre marché dont le potentiel peut encore augmenter, et nous l’espérons !», souligne Vincent Albouy. «Nous ambitionnons de faire évoluer la catégorie des broutards et pourquoi pas mettre en place quelques innovations comme la vente d’animaux par vidéo qui est déjà en place sur certains marchés en France. C’est une piste à travailler», avance-t-il.

Des projets que les deux élus du Conseil régional sont prêts à relayer et à accompagner. Jean-Sébastien Orcibal et Stéphane Bérard ont montré tout leur intérêt lors de leur première visite au marché au cadran. «Nous sommes clairement sensibles à ce type d’installations qui contribue au dynamisme de l’économie locale», a déclaré le premier. «C’est un dossier d’avenir». Et Stéphane Bérard de compléter : «il est de notre compétence de porter attention à nos territoires ruraux. L’agriculture est d’ailleurs l’un des premiers employeurs de la Région et notre volonté à la Région est de les accompagner au plus près de leurs besoins».

Un système de vente apprécié

Une satisfaction partagée par le président du Conseil départemental qui venait lui aussi pour la première fois, visiter le marché au cadran. «Je suis heureux que le Département ait contribué à cette réalisation. Le marché au cadran permet de faire évoluer les habitudes de ventes des animaux de façon neutre, objective selon les prix réels du marché», a commenté Jean-François Galliard. «Et quand on connaît le poids de l’activité agricole dans le département (10% de la population active), c’est un enjeu suprême du département de l’encourager à travers des réalisations comme le marché au cadran».

Présente depuis 9 mois dans le département, la sous-préfète de l’Aveyron, Pascale Rodrigo découvrait elle aussi, le marché de Baraqueville : «pour le territoire comme pour la profession agricole, c’est une démarche porteuse, un élément de développement et d’attractivité. Les chiffres que nous ont présentés les responsables du marché nous le prouvent bien. J’apprécie aussi le principe de la fixation du prix plus respectueuse, plus objective, la qualité de l’animal et du travail de l’éleveur est appréciée à sa juste valeur».

Eva DZ