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MSA Midi-Pyrénées Nord : dernière assemblée générale de la mandature

11 avril 2019

MSA Midi-Pyrénées Nord : dernière assemblée générale de la mandature

A l’aube des élections début 2020, la MSA Midi-Pyrénées Nord organisait la dernière assemblée générale de la mandature, mardi 9 avril à Rodez. Les 1 092 délégués de l’organisme des 4 départements (Aveyron, Lot, Tarn et Tarn et Garonne) ont dressé le bilan des cinq dernières années d’activité au service de leur territoire, en présence de Pascal Cormery, président national de la MSA.

Dans un souci de proximité et de services, la MSA Midi-Pyrénées Nord s’appuie sur son réseau de délégués élus tous les 5 ans par l’ensemble des 223 185 ressortissants. L’organisation territoriale et la structuration des échelons locaux ont été les priorités du mandat qui s’achève. «Nous avons adapté notre représentativité sur le territoire selon les réalités de la loi NOTRe pour être au plus près des décisions qui se prennent», a rappelé Jean-Pierre Dilé, président. Ainsi, le conseil d’administration a mis en place des comités territoriaux, 26 sur la caisse régionale Midi-Pyrénées Nord (10 en Aveyron, 5 dans le Lot et le Tarn et 6 dans le Tarn et Garonne). Ils rassemblent près de 1 700 délégués titulaires et suppléants des 3 collèges (exploitants, salariés et employeurs de main d’œuvre).

«Nous avons donné à ces comités territoriaux des moyens pour mettre en place des actions d’animation», explique Jean-Pierre Dilé. «L’idée étant de se retrouver pour organiser des événements, quelle que soit leur taille. Tout part du terrain», poursuit le président. Il l’assure, ce dispositif est sur la voie de la réussite. En 3 ans, 85 actions territoriales ont été déployées à l’initiative des comités territoriaux sur la base des besoins exprimés par la population : lutte contre l’isolement des seniors (charte des aînés, réseau de visiteurs bénévoles), prévention du bien vieillir, préparation à la retraite, soutien aux aidants familiaux (groupes de parole, activités de loisirs), conciliation vie familiale et professionnelle (micro-crèches, service de remplacement des agriculteurs le week-end), soutien à la parentalité, intergénération (prévention routière), prévention santé, solitude et mal-être des agriculteurs (pièces de théâtre, groupes d’échanges), accès au numérique (formation et sensibilisation), accompagnement des employeurs de main d’œuvre, information des ressortissants agricoles... Près de 2 000 personnes des 4 départements ont déjà bénéficié de ces multiples actions territoriales. Elles peuvent aussi se concrétiser grâce à la commission de la Vie Mutualiste au sein de la MSA qui fédère les comités territoriaux, grâce aux différents services concernés (action sanitaire et sociale, santé sécurité au travail, proximité...) et en lien avec des partenaires locaux (collectivités, centres sociaux, Familles Rurales, clubs des aînés, établissements scolaires, associations...) ou avec des acteurs départementaux (Chambre d’agriculture, FD CUMA, Service de remplacement, CAF, Conseils départementaux, gendarmerie...).

Dynamique territoriale

Cette dynamique territoriale impressionne le président de la caisse centrale : «La MSA Midi-Pyrénées Nord, malgré la grandeur de son territoire, a réussi à trouver une organisation au plus proche des ressortissants grâce à l’implication de ses délégués locaux qui ont toute leur place dans la mise en œuvre d’actions», a expliqué Pascal Cormery. «La présence sur l’ensemble du milieu rural est l’essence même de notre MSA, c’est la recette pour contrer l’abandon des territoires ruraux, des services publics, de santé dans nos espaces de vie», a-t-il argumenté. «Notre force est la prestation d’un guichet unique incluant des missions de service public (protection sociale, cotisations, recouvrement contentieux), des missions d’accompagnement (action sanitaire et sociale, santé sécurité au travail, relation clients) et de l’information à destination des jeunes (appel à projets jeunes, prévention dans les lycées agricoles, vacances et loisirs...), des actifs (amélioration conditions de travail, insertion des personnes fragiles, contrats de prévention avec les entreprises agricoles et contrats d’accompagnement des employeurs), des retraités (ateliers, aide ménagère...)»...

«Nous tenons à toutes ces missions car elles sont importantes pour le maintien d’une activité économique dans nos territoires», avance Jean-Pierre Dilé, «d’où l’intérêt de participer nombreux aux prochaines élections pour montrer notre attachement à ce type de services au plus près de chez nous» (lire aussi en encadré). «Notre institution présente un certain nombre d’atouts que nous devons faire valoir, nous avons tout intérêt à rappeler l’utilité de notre régime de protection sociale de droit privé avec des missions de service public», confirme Pascal Cormery.

«L’agriculture et l’agroalimentaire sont le secteur économique le plus important de France, on oublie de le dire !», continue le président de la caisse centrale. «Il ne peut y avoir de France sans agriculture, c’est pour cette raison, qu’aux côtés des autres organisations professionnelles agricoles, nous nous investissons dans le renouvellement des générations en agriculture et dans l’accompagnement de la transmission des exploitations». Il évoque alors le projet de réforme des retraites en cours. «Ce que je rappelle régulièrement au Haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye : quel que soit le système, le niveau de retraite ne peut être élevé si le niveau de revenu en activités est faible !». Et de mettre en avant les atouts de l’agriculture française : «Nous avons une agriculture de qualité, qui pèse dans l’économie française, qui répond aux attentes de la société, elle doit être rémunérée à sa juste valeur».

Relationnel et échanges

Jean-Pierre Dilé et Pascal Cormery mettent aussi en avant la vivabilité des exploitations : «Certes la dimension économique est importante mais un projet doit aussi être pensé dans sa globalité, avec la possibilité pour les agriculteurs et en particulier les éleveurs soumis à un travail d’astreinte quotidien, de souffler, de prendre quelques jours de congés, pour être bien dans ses bottes». Ils évoquent notamment le drame humain des suicides en agriculture : «La MSA met à disposition des personnes fragiles, une équipe pluri-disciplinaire pour participer à des groupes de parole, pour profiter de dispositifs de type aide au répit... C’est aussi le rôle de la MSA et de ses délégués locaux d’accompagner toutes les situations».

Globalement, en termes d’actions territoriales, la MSA Midi-Pyrénées Nord est fière de la dynamique enclenchée : «nous percevons nettement un renforcement de la cohésion et des liens entre les délégués et les administrateurs. Nous ressentons ce plaisir partagé d’être et d’agir ensemble», ont résumé Sabine Delbosc Naudan et Isabelle Cheynier, vice-présidentes. Des délégués MSA ont témoigné de leur attachement à l’organisme : «C’est une force d’avoir un régime comme la MSA, basé sur des valeurs mutualistes et de démocratie sociale», témoigne Nathalie. Et Brigitte de compléter : «A la MSA, il y a du relationnel et de l’échange au plus près des territoires».

Un délégué MSA est une personne à l’écoute de son territoire, qui agit et s’engage pour celui-ci. Il est aussi le premier relais entre les adhérents et la MSA. Il porte les besoins du terrain. Un message d’encouragement en vue des prochaines échéances électorales.

Eva DZ