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GAEC de Ugnes à Sévérac d’Aveyron : stop au calcaire !

08 novembre 2018

GAEC de Ugnes à Sévérac d’Aveyron : stop au calcaire !

Avec l’arrivée d’un nouvel associé, le GAEC de Ugnes à Lapanouse, sur la commune de Sévérac d’Aveyron, a construit un bâtiment pour accueillir ses 900 brebis laitières. L’occasion d’installer un système qui règle le problème de la dureté de l’eau et offre aux animaux, une eau de qualité.

Déjà dans leur ancienne bergerie, les associés du GAEC de Ugnes avaient un gros problème de calcaire dans l’eau. «En 2000 quand nous avons refait notre ancienne salle de traite, nous avons installé un système de traitement de l’eau parce que le calcaire endommageait nos installations et nos canalisations», se souvient Jean-Louis Creyssels associé avec son épouse, Evelyne, son beau-frère, Bernard Chaliez et maintenant son fils, Florian. «Nos animaux se sentaient beaucoup mieux et nos installations résistaient mieux !».

«Quand nous avons décidé de construire un nouveau bâtiment, nous n’avons pas hésité à investir dans un nouveau système de traitement d’eau. Parce que l’eau peut être un facteur de problèmes pour la santé des animaux», poursuit l’éleveur.

Le GAEC a amorcé quelques virages. Converti en AB, il trait désormais toute l’année pour le Petit Basque, avec 2 troupeaux de 450 brebis, l’un agnelant en février et l’autre en août. Sans oublier les 220 agnelles de renouvellement et 22 vaches Aubrac, sur 200 ha, répartis en 3 sites. Et l’arrivée de Florian dans le GAEC en début d’année.

D’où la nécessité pour l’organisation du travail, de construire un bâtiment pouvant accueillir l’ensemble des brebis. Les dernières finitions sont en cours mais les animaux ont déjà élu domicile ! De même que l’adoucisseur pour leur fournir une eau douce, de qualité !

«Avant de nous lancer, nous avons demandé à Damien Delbruel, agent technique Farago Aveyron, de réaliser une analyse de l’eau», avance Jean-Louis Creyssels. Et le résultat est rapidement tombé : une eau avec une dureté de 30 ! «Une eau très dure qui contenait aussi des impuretés. Le dépôt calcaire était important dans les canalisations et sur la résistance du chauffe eau. Les éleveurs risquaient une baisse de pression de l’eau et une panne de leur installation», se souvient Damien Delbruel. L’élevage est approvisionné par deux sources : «quand il pleut beaucoup, l’eau se trouble et nous sommes sur une terre de causse qui transporte facilement les impuretés que l’on retrouve dans l’eau», précise Jean-Louis Creyssels.

En lien avec Farago Aveyron, la consommation d’eau a été évaluée pour proposer une installation adéquate et bien dimensionnée. «Grâce à un adoucisseur, l’eau passe dans des pierres de sel pour s’adoucir. Un système de traitement par le chlore est complémentaire pour traiter l’eau et la rendre potable», détaille Damien Delbruel qui a conseillé les éleveurs. La pose du matériel est confiée à un professionnel. Hors main d’œuvre, cet équipement a coûté entre 3 et 4 000 euros au GAEC pour une eau plus douce et de qualité.

De l’eau pour toutes !

Parallèlement, pour équiper son bâtiment, le GAEC de Ugnes a choisi plusieurs types d’abreuvoirs : «nous en avons installé trois types : 8 petits à pipette par aire en décalé pour que lorsque l’on fait des lots, chaque zone ait un abreuvoir ; quatre à niveau constant d’1m20 de long à vidange rapide sur deux côtés du bâtiment et deux «en extérieur» de l’aire des brebis de 2m10 de long (voir photo), ce qui nous permet de ne pas avoir à les démonter lorsque nous curons», détaille l’éleveur. Dans chaque aire, les brebis ont quoiqu’il arrive un accès à un abreuvoir à niveau constant. Une installation de bon sens ! «Tout en inox, ils sont faciles à nettoyer et peu encombrants et les brebis s’y sont vite habituées, elles boivent d’ailleurs plus qu’avant. Et une brebis qui boit bien, c’est une brebis qui produit bien !», assure Jean-Louis.

«Je ne me voyais pas faire un bâtiment neuf sans intégrer un système pour traiter l’eau», poursuit l’éleveur. «Sinon nous allions au devant de problèmes, c’était inéluctable. Le matériel de traite est de plus en plus pointu, donc sensible, nous n’avons pas besoin de souci supplémentaire parce que nous ne nous sommes pas préoccupés de l’eau. C’est un système qui se met facilement en place, qui s’autogère à condition de veiller à remettre du sel (4 à 5 sacs de 25 kg par an) et de surveiller de temps en temps la qualité de l’eau grâce à un petit kit. C’est un investissement utile», conclut l’éleveur.

Eva DZ