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Agricampus La Roque : un nouveau directeur

05 septembre 2019

Agricampus La Roque : un nouveau directeur

La cloche de la rentrée a sonné dans les établissements d’enseignement agricole du département. A l’Agricampus Rodez, c’était même un nouveau départ avec les nouvelles infrastructures et l’arrivée d’un nouveau directeur, le tout salué par le député Stéphane Mazars, venu à la rencontre des jeunes et de leurs parents le jour de la rentrée.

Jérôme Bourret est le nouveau directeur de l’Agricampus La Roque. Cet Aveyronnais de naissance a retrouvé son département d’origine et l’établissement qui l’a formé puisqu’il a décroché un BTS PA à La Roque !

Ingénieur divisionnaire agriculture et environnement diplômé de l’ENITA de Clermont Ferrand, Jérôme Bourret a enseigné pendant une vingtaine d’années avant d’être chargé de mission biodiversité en Lozère. Directeur adjoint de l’EPL de Haute Corrèze, il a voulu revenir à ses racines aveyronnaises ! «J’ai eu la chance d’obtenir le poste de directeur de l’Agricampus La Roque». Que de chemin parcouru pour l’établissement qu’il a quitté à 20 ans, son BTS PA en poche ! «L’établissement s’est modernisé à grande vitesse avec de belles restaurations dans le laboratoire, le restaurant scolaire et plus récemment l’exploitation agricole», souligne le nouveau directeur. «L’établissement a pu se développer grâce à l’implication de mes prédécesseurs, du président du conseil d’administration, Bruno Montourcy, et grâce au soutien de la profession, des élus...».

La notoriété de l’Agricampus La Roque continue de grandir. Pour preuve, les effectifs sont en augmentation, «ce qui n’est pas une évidence dans le contexte de l’enseignement agricole en général». L’Agricampus atteint ainsi 520 lycéens (bac et BTS) contre 490 en 2018/19. «Nous avons ouvert une quatrième classe de 2nde GT que nous espérons préserver dans les années à venir», avance Jérôme Bourret. Ces chiffres font de l’Agricampus La Roque, l’un des plus gros lycées agricoles de la grande région Occitanie, qui plus est à proximité d’une ville de taille moyenne.

Cette notoriété tient aussi dans la réussite des élèves. Sur les 175 candidats à un examen l’année dernière, un seul a échoué. Et ce taux de réussite s’inscrit dans la durée. A noter aussi la présence d’une classe préparatoire aux grandes écoles, la seule basée loin d’une grande ville !

«L’un de mes défis est de travailler sur la qualité d’accueil de nos apprenants toujours plus nombreux parce que cette qualité d’accueil est aussi une marque de fabrique de notre établissement», souligne Jérôme Bourret qui espère la réalisation de prochains investissements dans de nouvelles salles de classe, dans l’internat... «J’ai envie d’accompagner ce développement, de l’inscrire dans les systèmes agricoles en place en complémentarité des deux autres EPL présents en Aveyron, à Villefranche de Rouergue et Saint Affrique, des lycées privés, des MFR, du pôle de Bernussou, de l’ADPSA... Notre rôle est de proposer des formations qui répondent aux besoins du territoire. Ensemble nous travaillons ainsi sur la réorganisation de la formation par apprentissage». Il ajoute : «Nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur un tissu agricole dense. Environ 40% de nos élèves ont des parents agriculteurs, en comparaison des 10 à 15% de la moyenne nationale... !». L’une des nouveautés de l’Agricampus La Roque est la rénovation (de A à Z) de l’exploitation agricole qui offre un terrain de travail idéal pour les jeunes et l’équipe pédagogique.

L’un des challenges de Jérôme Bourret est aussi d’améliorer l’attractivité des formations agroalimentaires auprès des jeunes : «elles offrent pourtant de réelles opportunités de carrière dans des entreprises performantes et innovantes. Nous devons travailler avec elles sur la promotion des métiers et expliquer combien ils ont su évoluer». Le hall technologique reste aussi un bon support de ces formations et un outil pour nombre d’agriculteurs transformateurs, dans lequel l’établissement souhaite investir.

Enfin, dans la continuité des nombreux partenariats noués avec des entreprises locales, des collectivés,... l’Agricampus poursuit son envie d’ouvrir ponctuellement ses portes au grand public : «Nous sommes aux portes de Rodez, entourés de consommateurs urbains, à qui l’on souhaite montrer les savoir-faire de l’agriculture aveyronnaise».

Une année scolaire qui s’annonce donc riche en échanges et en enseignement !

Eva DZ