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Sécheresse, loup, PAC, retraites... : FDSEA et JA chez le député Mazars

04 octobre 2018

Sécheresse, loup, PAC, retraites... : FDSEA et JA chez le député Mazars

Lundi 1er octobre, les responsables FDSEA et JA ont rencontré le député Stéphane Mazars, à Rodez, pour faire le point sur plusieurs sujets d’actualité. En préambule au conseil syndical réuni en soirée.

L’entrevue a duré plus d’une heure et demi avec un ordre du jour chargé : situation climatique en Aveyron, retraites agricoles, le loup, les sangliers, les attaques anti-élevage, etc. Laurent St-Affre (président FDSEA) et Anthony Quintard (président JA) étaient accompagnés de Valérie Imbert (bovins viande FDSEA), Benoît Fagegaltier (1er vice-président FDSEA), Pierre Rouquette (section anciens exploitants FDSEA). Stéphane Mazars était au côté de sa suppléante, Pauline Cestrières.

Sécheresse

La situation est critique sur le front de la sécheresse, a confirmé Laurent St-Affre. «Une large partie du département dont le nord Aveyron et l’Ouest sont très touchées. Un dossier calamité agricole est en cours, avec un autre, pour perte de fonds, concernant l’ensemble du département. Les prairies n’ont pas été renouvelées et les sols sont très endommagés par la sécheresse. Les pertes de fourrage sont évaluées entre 30% et 50% dans certaines zones à préciser. Nous avons aussi alerté le député sur la réserve de 250 millions d’euros prise sur le fonds calamité par François Hollande, ancien Président de la république. Cette enveloppe ne doit pas être à la baisse ! Sachant que la sécheresse touche maintenant presque l’ensemble du territoire national». Le président de la FDSEA insiste : «depuis le 14 juillet, les troupeaux sont alimentés par les stocks, lesquels seront trop faibles pour l’hiver. Des éleveurs vendent des vaches. D’autres vendent leurs bêtes pas finies, avec des valorisations inférieures. La sécheresse est aussi européenne. Seule l’Espagne peut fournir de la paille. Il faudra donc acheter du fourrage, mais à quel prix ?». A propos des actions antiviande, Laurent St-Affre dénonce le fait que «certaines personnes puissent anéantir les travail des autres (éleveurs, bouchers, abattoirs). L’Etat doit prendre ses responsabilités face à de tels agissements !».

Sangliers et loups

Anthony Quintard a évoqué le dossier dégâts de gibier, et leurs conséquences, «avec des sols dévastés, pénalisant les implantations fourragères». A propos du loup, la profession agricole demande «des tirs de prélèvement en cas d’attaque. Nous attendons des réponses rapides concernant le plan loup». Et d’ajouter : «la préfète de l’Aveyron est à notre écoute avec la mise en place annoncée de caméra infrarouge et de projecteur en cas d’attaque».

PAC

A propos de la PAC, Benoît Fagegaltier réagit : «nous ne sommes pas dans une année normale. Les aides bio 2016 et 2017 n’ont toujours pas été versées. Les aides aux mesures environnementales non plus.

Tout cela pénalise les systèmes, dont ceux qui sont en conversion bio. Les aides ne sont pas versées également pour les installations, notamment les bâtiments, là aussi à cause de soi-disant problèmes informatiques !». S’agissant des contrôles PAC, il dénonce «le relèvement du seuil de 5 % à 11,5 % des exploitations contrôlées, soit 800 fermes concernées en hiver et printemps prochains, contre 400 lors de la précédente campagne. Tout cela engendrera encore des retards de paiement. Avec la sécheresse, les cours bas, cela commence à faire beaucoup !» a-t-il protesté.

Retraites

Enfin, Pierre Rouquette a relayé la demande des retraités en faveur de la revalorisation des pensions agricoles au delà de 75 % du SMIC. «Nous demandons plus d’égalité entre citoyens. Une pension de retraite agricole, c’est environ 800 euros/mois, 600 euros/mois pour une femme, bien en dessous du seuil de pauvreté !».

D.B.