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Rémi Agrinier, secrétaire général : «Nos cantons sont le socle de JA 12»

02 avril 2020

Rémi Agrinier, secrétaire général : «Nos cantons sont le socle de JA 12»

Rémi Agrinier a été réélu au poste de secrétaire général de JA 12, en charge notamment de la vie du réseau au sein des cantons (photo JA 12).

- Pouvez-vous vous présenter ?

R. Agrinier : «Je suis installé depuis mars 2014 à Aguessac en GAEC avec mes parents. Avec l’appui d’un salarié, nous élevons des brebis laitières pour l’AOP Roquefort, des brebis viande et des volailles que nous vendons en direct et nous produisons des agneaux sous label en filière.

- Depuis quand êtes-vous engagé à JA ?

R. Agrinier : Pendant mon installation, je m’intéressais déjà à JA. Clément Lacombe, un voisin de Millau, était administrateur à JA 12 et m’a invité à venir à la Bumpkin’s night organisée par les JA, à Saint-Côme d’Olt pendant l’été 2015. Puis je me suis engagé petit à petit jusqu’à être élu administrateur départemental. Aujourd’hui je démarre mon deuxième mandat en tant que secrétaire général.

- Qu’est-ce qui motive votre engagement à JA ?

R. Agrinier : L’envie de partager de bons moments avec d’autres agriculteurs, de parler d’autres productions, d’échanger sur nos expériences, ce qui permet parfois de relativiser par rapport à nos propres problèmatiques personnelles. La défense de notre métier est aussi importante : expliquer notre métier faire passer nos messages aux pouvoirs publics comme aux consommateurs, aux élus... Moi qui suis en vente directe, le contact avec les clients est gratifiant mais il nous confronte aussi à leurs attentes et à travers JA, je peux toucher davantage de personnes pour expliquer comment nous produisons.

- Quels dossiers vous tiennent à cœur ?

R. Agrinier : Le loup, la prédation sont des sujets qui m’intéressent. Je m’y suis intéressé parce que j’avais du mal à comprendre qu’on ne puisse rien faire face à la prédation ! J’ai participé au groupe national Montagne à JA où j’ai pu échanger avec des éleveurs d’autres massifs confrontés à la prédation. C’est très enrichissant et je m’aperçois que l’Aveyron est moins touché que d’autres et a pu bénéficier du statut de zone difficilement protégeable. Je suis toujours partant pour participer aux manifestations et actions syndicales à la préfecture, à la DDT... pour aller porter notre voix devant la préfète ou le représentant des services de l’Etat. Ils sont à l’écoute de nos réalités du terrain et les discussions sont ouvertes.

- En tant que secrétaire général de JA 12, vous êtes chargé de la vie du réseau dans le département. Comment se porte-t-il ?

R. Agrinier : Les cantons viennent de renouveler leur équipe lors des assemblées générales d’hiver. Certains JA ont été réélus, d’autres ont cédé la main. Chaque canton gère son fonctionnement en fonction du nombre d’adhérents. Je prends l’exemple du canton de Saint-Affrique avec plus d’une quarantaine d’adhérents. Il est organisé sur le même modèle que le département avec une co-présidence, deux vice-présidents... Il y a une vraie équipe. Dans la plupart des cantons, il s’agit avant tout d’une bande de copains qui ont envie de faire avancer l’agriculture ensemble, de la promouvoir... Une à deux fois par an, nous organisons un «conseil départemental» qui réunit l’ensemble des présidents de canton. Ils font remonter aux administrateurs départementaux, leurs attentes, leurs besoins en termes de formations, de journées à thèmes, d’événementiels... C’est aussi l’occasion pour eux d’apprendre à se connaître, de partager des idées...

- Quel est le secret de la dynamique JA sur les cantons ?

R. Agrinier : Pour maintenir la dynamique, nous avons créé quelques événements comme les After’bottes qui réunissent les jeunes installés d’un même secteur, sur une ferme afin de se connaître et de faire le point avec eux sur l’accompagnement à l’installation : comment ils l’ont vécu, leurs difficultés, les atouts... et ainsi pouvoir améliorer le parcours. Ces événements ont permis de fédérer des groupes de jeunes et de relancer quelques cantons. De même l’opération Découvrez nos fermes déclinée chaque été dans des cantons volontaires, permet aux jeunes de passer de bons moments conviviaux autour de la préparation de portes ouvertes. Le mot d’ordre chez JA c’est la convivialité, c’est ce qui fait revenir les jeunes chez nous !

- Comment le conseil d’administration de JA 12 accompagne les cantons ?

R. Agrinier : Sans les cantons, notre échelon départemental n’existerait pas ! Les problématiques partent du terrain et donc des cantons. Le conseil d’administration de JA 12 est là pour trouver des solutions, accompagner les initiatives.

- Quels sont vos prochains rendez-vous dans les cantons ?

R. Agrinier : Nous espérons renouveler l’opération Découvrez nos fermes cet été. Puis créer un nouvel événement en novembre, au plus près des consommateurs et pour lequel nous aurons besoin de la mobilisation de nos JA pour la préparation, l’organisation, la promotion et l’animation de ce nouveau rendez-vous. C’est à travers ce type d’événement que nous fédérons nos équipes, que nous suscitons aussi des vocations d’engagement au sein de JA».

Eva DZ